

29 janvier 2006
Un des hauts-lieux de la louange interconfessionnelle sous la neige aussi
Le Centre chrétien de Gagnières actuellement au repos sous la neige...
Voici Gagnières comme vous ne l'avez sans doute jamais vu (photo ci-dessous du 06/01/2006).
Une vocation : l'unité des chrétiens
Le Centre Chrétien de Gagnières a pour vocation d’être un lieu de rencontre, d’évangélisation et de ressourcement et de travailler à l’unité des Chrétiens. A la base de son enseignement et de son action, le CCG place l’autorité souveraine de la Bible telle que la fonde le témoignage intérieur du Saint Esprit.
Le Centre Chrétien ne se situe à l’intérieur d’aucune dénomination religieuse, tout en étant affiliée à la Fédération Protestante de France, dans le cadre de son Département de Recherches Communautaires.
email:
site web:
www.centrechretien-gagnieres.org.
Débuts de l'histoire du "Centre"
Depuis de nombreuses années, des chrétiens de divers milieux étaient désireux de témoigner de leur foi pendant leurs vacances.
C'est ainsi que des actions diverses furent entreprises en Belgique, en France et en Suisse, dans les années 60, par exemple dans des campings par divers groupes de chrétiens engagés, en particulier par des hommes d'affaires chrétiens du mouvement ACTE (Association de Chrétiens Témoins dans leurs Entreprises), mouvement existant dans divers pays francophones et germanophones (IVCG). Le succès réel de leur témoignage fit qu'une idée germa chez plusieurs : créer un Camping chrétien, où toute l'année on pourrait apporter l'Évangile à des vacanciers, souvent sans but, et qui parfois s'ennuient dans leur désœuvrement.
C'est ainsi qu'à quelques-uns nous créâmes le 17 avril 1971 la SCI "LE MARTINET". La SCI acquit cette magnifique propriété. Dès l'acquisition de la propriété, de nombreux amis sont alors venus de partout, pour défricher ce territoire, par petits bouts de week-ends ou de vacances. Ce fut un vrai travail collectif, fruit du dévouement gratuit de chacun.
Bientôt les premiers "équipiers" ont pu venir habiter la vieille maison, achetée aux héritiers de l'ex-médecin de l'endroit, mais ils y vécurent (heureusement en belle saison) dans des conditions vraiment très primitives.
L'embryon de Centre devient vite trop petit pour les week-ends et les nombreuses retraites spirituelles qui commencent à Pâques, continuent au 1er mai, à l'Ascension, à Pentecôte, et se généralisent par l'activité incessante des deux mois de l'été. Souvent, on baptise les nouveaux convertis dans la Ganière (rivière qui traverse notre propriété sur 1 km environ).
L'automne et l'hiver '73-'74 verront des week-ends nombreux avec Jean-Louis Jayet, les pasteurs Bechdolf, Thomas Roberts et Hartnagel, Philippe Gold-Aubert, M. Menpiot, etc. etc., sur divers sujets, et selon les charismes de chacun. Pour le printemps '74 de grandes choses sont prévues, qui vont amener de grands bouleversements au Centre. La première Convention charismatique du printemps (du 28 mars au 2 avril) sera présidée par Thomas Roberts, ainsi que la rencontre Spécial Jeunes du 29 août au 5 septembre 1974, avec Henri Hartnagel.
C'est alors que commence l'ouverture avec les Catholiques. On est en plein Renouveau, et toutes les barrières dénominationnelIes tendent à s'effacer.
Lieu de rencontre
Se rencontrer, se découvrir, se connaître et s’aimer dans le Christ, dans le respect de nos spécificités.
Lieu d'évangélisation
Par la prédication de la Parole de Dieu, amener des hommes et des femmes à " faire retour vers le Seigneur " et à prendre la décision de " changer de vie ".
28 janvier 2006
Quelques dates importantes (unité des chrétiens)
1740 En Ecosse, naissance d'un mouvement pentecôtiste avec des liens en Amérique du Nord, dont le message pour le renouveau de la foi appelle à prier pour toutes les églises et avec elles.
1820 Le Révérend James Haldane Stewart publie : « Conseils pour l'union générale des chrétiens, en vue d'une effusion de l'Esprit » (Hints for the outpouring of the Spirit).
1840 Le Révérend Ignatius Spencer, un converti au catholicisme romain, suggère une « Union de prière pour l'unité ».
1867 La première assemblée des évêques anglicans à Lambeth insiste sur la prière pour l'unité, dans l'introduction à ses résolutions.
1894 Le Pape Léon XIII encourage la pratique de l'Octave de la Prière pour l'unité dans le ontexte de la Pentecôte.
1908 Célébration de « L'Octave pour l'unité de l’Eglise » à l'initiative du Révérend Père Paul Wattson.
1926 Le Mouvement « Foi et Constitution » commence la publication de « Suggestions pour une Octave de prière pour l'unité des chrétiens ».
1935 En France, l'abbé Paul Couturier se fait l'avocat de la « Semaine universelle de prière pour l'unité des chrétiens sur la base d'une prière conçue pour l'unité que veut le Christ, par les moyens qu'Il veut ».
1958 Le Centre « Unité chrétienne » de Lyon (France) commence à préparer le thème pour la Semaine de prière en collaboration avec la Commission « Foi et Constitution » du Conseil œcuménique des Eglises.
1964 A Jérusalem, le Pape Paul VI et le Patriarche Athénagoras Ier récitent ensemble la prière du Christ « que tous soient un » (Jn 17).
1964 Le Décret sur l’œcuménisme du Deuxième Concile du Vatican souligne que la prière est l'âme du mouvement œcuménique, et encourage la pratique de la Semaine de Prière.
1966 La Commission « Foi et Constitution » et le Secrétariat pour l'unité des chrétiens (maintenant Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens) de l'Eglise catholique décident de préparer ensemble le texte pour la Semaine de Prière de chaque année.
Pour la première fois, la « Prière pour l'unité » est célébrée sur la base des textes élaborés en collaboration entre « Foi et Constitution » et le Secrétariat pour l'unité des chrétiens.
Texte pour 1996 préparé en collaboration avec l’YMCA et l’YWCA.
2004 Accord entre Foi et Constitution (Conseil œcuménique des Eglises) et le Conseil Pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens (Eglise catholique) pour que le livret de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens soit officiellement conjointement publié et présenté sous un même format.
25 janvier 2006
8e Jour Unis dans l’espérance
En ce jour-là, vous connaîtrez que je suis en mon Père et que vous êtes en moi et moi en vous (Jn 14, 20)
Prière
Père éternel, réunis au nom de Jésus, donne-nous la certitude qu’en dépit de tout, la mort ne prévaudra pas, que nos divisions cesseront, que nous ne nous laisserons pas vaincre par le découragement et que, dans l’espérance, nous parviendrons à la plénitude de vie, d’amour et de lumière que tu as promis à ceux qui t’aiment et sont fidèles à ta parole. Amen.
Le thème de cette semaine nous rappelle la promesse de Jésus : «Là où deux ou trois se trouvent réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux ». Avec Jésus, Parole éternelle et vivante de Dieu parmi nous, nous cheminons ensemble dans l’espérance. Nous pouvons nous entraider pour rester fidèles à cet engagement. Par la puissance de l’Esprit, Jésus Christ nous fera connaître toujours plus profondément la volonté de renouveau qui est celle du Père. Au sein du mouvement œcuménique, nous aspirons à devenir une communauté qui est réconciliée et qui réconcilie ; elle constitue un signe et un avant-goût de la nouvelle création à venir. Avec la grâce de Dieu, nous avons entrepris ce pèlerinage pour vivre le plus possible dès maintenant « sur la terre comme au ciel ».
Aujourd’hui, nous parcourons ensemble le même chemin. Nous vivons dans la même espérance et appartenons au même Dieu. Dans notre pèlerinage, nous ne sommes pas orphelins. Jésus ne nous a pas abandonnés car nous avons reçu l’Esprit : l’Esprit d’espérance et d’amour. Le Christ nous a donné sa paix qui nous encourage et nous guide afin que nous demeurerions dans l’amour. Si nous aimons le Christ, nous serons fidèles à sa parole.
Le nouveau peuple né de l’Evangile est un peuple pèlerin, en route vers la plénitude de la vie dans la nouvelle création où Dieu demeurera parmi nous, séchant toutes nos larmes. La mort n’existera plus. La douleur et les divisions seront surmontées. Il n’y aura plus qu’une seule humanité renouvelée et réunie en Dieu.
Le thème du psaume est le désir vital et l’espérance de réaliser la communauté de Dieu qui fera disparaître tous les doutes et les peines.
Commentaire
Moïse conduit le peuple d’Israël dans le désert. Tandis qu’ils le traversaient, Dieu était là sous forme d’une nuée pendant le jour et, pendant la nuit, il y avait en elle du feu.
Ex 40, 34-38 A chaque étape de leur exode, la nuée du Seigneur était sur la demeure
Ps 42 (41) Espère en Dieu ! Oui, je le célébrerai encore
Ap 21, 1-6 Il sera le Dieu qui est avec eux
Jn 14, 15-31 Je ne vous laisserai pas orphelins
24 janvier 2006
7e Jour Reconnaître la présence de Dieu en l’autre : accueillir l’autre au nom de Jésus
Qui accueille en mon nom un enfant comme celui-là, m’accueille moi-même (Mt 18, 5)
Prière
Père éternel, accorde-nous de reconnaître que tu es présent parmi nous de différentes manières afin que grandisse notre désir de parvenir à une communion authentique dans nos propres églises et dans la société où nous vivons et que notre prière pour l’unité du corps du Christ, ton Eglise, devienne toujours plus fervente. Au nom de Jésus Christ, nous te prions. Amen.
C’est en ayant conscience de la présence constante de Jésus de bien des manières que nous reconnaissons qu’il fait partie de notre vie. Il n’est pas simplement un personnage historique qui nous a enseigné comment nous devrions vivre mais grâce à l’Esprit-Saint, il est présent et agit dans le monde d’aujourd’hui.
Parallèlement, les théologiens s’efforcent de trouver le chemin capable de nous mener à une plus grande unité dans l’Eglise. Là aussi, le mot « étranger » est un mot clé. Jésus nous a dit que nous devrions aimer notre prochain dans toute sa différence. Cette indication très claire qui nous est donnée de reconnaître que l’étranger, l’autre appartient au Christ même s’il ou elle est différent(e) de nous, représente un élément fondamental de la manière dont nous pouvons embrasser et faire avancer la cause œcuménique. Si nous reconnaissons la présence du Christ chez l’étranger issu d’une autre tradition ecclésiale, nous n’avons nul besoin d’avoir peur de lui ou de ses intentions. Au contraire, nous pouvons apprendre de lui et lui, de nous. De cette manière, il est probable que nous progressions sur le chemin de l’unité.
Quand nous donnons à manger aux affamés, soignons les malades, visitons les prisonniers, habillons ceux qui sont nus et ouvrons notre porte à l’étranger, c’est aussi à Jésus que nous le faisons et c’est également lui que nous accueillons. Le Conseil œcuménique des Eglises fut fondé en 1948, en partie pour répondre à la nécessité urgente qu’éprouvaient les chrétiens de participer à la tâche de réconciliation et d’aider ceux dont les vies avaient été dévastées par la seconde guerre mondiale. Ce service œcuménique continue d’être aujourd’hui de la plus grande urgence.
Surtout, en tant que chrétiens obéissant au commandement donné par le Christ lors de la Cène - « faire cela en mémoire de moi » - et bien que nous puissions ne pas être d’accord sur la nature de la présence de Jésus à sa table, nous sommes certains qu’il est présent dans notre cœur et notre esprit.
Plus tard, Dieu devait confirmer la nature de son être en la personne de son fils, Jésus Christ, qui nous rappelle que nous devons devenir comme des petits enfants si nous désirons accéder au Royaume de Dieu ! Au sein de l’Eglise ou dans la société, ce n’est pas en ceux qui sont arrogants ou fiers que nous devrions chercher le Christ mais dans l’innocence des petits enfants (et de ceux qui sont devenus comme eux dans l’innocence et l’humilité). En les accueillant au milieu de nous, c’est le Christ que nous accueillons. Jésus nous assure encore de la présence de Dieu parmi nous lorsque nous gardons sa parole ; quand deux ou trois se rassemblent en son nom et quand des hommes ou des femmes sont persécutés à cause de lui.
Commentaire
Quand Dieu annonça qu’il libérerait le peuple d’Israël de l’esclavage en le conduisant hors d’Egypte vers un pays ruisselant de lait et de miel, il manifesta sa présence à Moïse du milieu du buisson que le feu ne pouvait consumer. Le peuple fut ainsi assuré de la présence du Dieu de leurs pères : « Je suis qui je suis ». Ce n’était pas un Dieu distant, indifférent mais une Présence et une Personne à laquelle importait le sort du peuple qu’il avait élu.
Ex 3, 1-17 Le buisson ardent
Ps 34 Le Seigneur sauve les esprits abattus
Ac 9, 1-6 Je suis Jésus, c’est moi que tu persécutes
Mt 25, 31-46 Jésus est présent dans notre prochain
23 janvier 2006
6e jour Etre missionnaires au nom de Jésus
Ainsi votre Père qui est aux cieux veut qu’aucun de ces petits ne se perde (Mt 18, 14)
Prière
Dieu vivant, éveille en nous le désir d’être un peuple missionnaire. Aide-nous à écouter ton appel et accorde-nous le courage de nous laisser guider par ton Esprit. Puissions-nous rassembler par notre témoignage commun les plus démunis afin qu’ils soient fortifiés et aller dans le monde pour proclamer la bonne nouvelle de ton royaume. Amen.
Nous avons donc une double mission à remplir !
Face à un monde en rapide évolution, les chrétiens rendent un témoignage commun de l’Evangile en s’ouvrant au monde mais aussi en rassemblant tous ceux qui sont démunis afin qu’aucun des plus humbles ne soit laissé pour compte.
Aujourd'hui en tant que disciples du Christ, nous sommes appelés à être un peuple missionnaire. Le message de l’Evangile est toujours plus efficace quand les chrétiens témoignent ensemble de leur foi. C’est maintenant notre tour de partager la Bonne Nouvelle avec tous nos semblables. Nous sommes appelés à :
faire preuve de courage face à l’incroyance ;
quitter le confort que nous offrent notre propre culture et notre tradition religieuse ;
trouver des moyens nouveaux, innovateurs, pour proclamer la Bonne Nouvelle de Jésus Christ ;
être enthousiastes et passionnés par notre foi commune ;
être motivés par la compassion de Jésus pour travailler ensemble en vue de soulager les souffrances de notre monde ;
défier l’injustice dans le monde et prendre le parti des pauvres.
En Philippe se reflète l’enthousiasme de l'Eglise primitive. L’apôtre profite de toutes les occasions qui s’offrent à lui pour remplir la mission de Jésus.
Le psalmiste chante les louanges de Dieu qui vient en aide à son peuple en de nombreuses circonstances afin qu’il trouve la sécurité et le salut. Le fait que Dieu nous ait envoyé son Fils confirme suprêmement le souci constant qu’Il a de son peuple : Jésus ne rassemble pas seulement ceux qui sont faibles ou sont égarés ; il attend aussi de ses disciples qu’ils s’engagent avec passion, en tant que missionnaires en son nom, à répandre la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu.
Commentaire
Nous rencontrons aujourd'hui des personnes que Dieu appelle à témoigner de leur foi. Shadrak, Méshak et Abed-Négo croient fortement et de manière inébranlable en Celui qui les sauve. Leur ferveur, leur courage et leur témoignage commun, en présence d’un grave danger, convainquent le Roi et ses conseillers que leur Dieu est le seul vrai Dieu. Leur témoignage de foi a permis aussi de rassembler les membres les plus timorés d’Israël. Le peuple de Dieu s’en est trouvé fortifié et de nouveau uni autour de son Dieu.
Dn 3, 19-30 Témoigner de la foi
Ps 146 (145) Louer Dieu notre Sauveur
Ac 8, 26-40 Philippe annonce la Bonne Nouvelle à l’eunuque éthiopien
Lc 10, 1-12 Jésus envoie ses disciples
22 janvier 2006
5e jour La présence de Dieu parmi nous: un appel à la paix
Il est avec nous le Seigneur (Ps 46)
Prière
Réunis au nom du Christ Jésus nous te prions, Père : rends-nous attentifs à ta présence en ce monde et aide-nous à discerner les chemins sur lesquels tu veux nous conduire dans notre pèlerinage œcuménique. À Toi, tout honneur et toute gloire pour les siècles des siècles. Amen.
La parabole du bon Samaritain nous rappelle que nous ne pouvons détourner le regard quand nous croisons un frère ou une sœur démuni(e) au bord du chemin. Comment pourrions-nous ne pas nous sentir solidaires lorsqu’une autre communauté ecclésiale est en difficulté ?
L’épisode rapporté dans les Actes des Apôtres nous invite à contempler l’Esprit du Christ Ressuscité à l’œuvre partout dans le monde. A l’image d’un Dieu qui ne fait pas acception des personnes, nous devons apprendre à dépasser les frontières trop humaines.
La conviction du psalmiste doit nous animer : Dieu est notre seule force. A l’exemple d’un Dieu qui brise les arcs et rompt les lances, nous sommes invités à mettre un terme à tout conflit.
Comme au temps d’Elie, Dieu n’est pas à chercher dans l’ouragan ou le tremblement de terre. C’est dans la discrétion d’une brise légère que se manifeste sa présence paisible et réconfortante.
Commentaire
En méditant des textes bibliques qui parlent de la présence de Dieu parmi nous, nous trouvons des interpellations fortes pour notre cheminement œcuménique.
1 R 19, 1-13a Dans le bruissement d’une brise légère
Ps 46 (45) Il est avec nous le Seigneur
Ac 10, 9-48 Dieu ne fait pas acception des personnes
Lc 10, 25-37 Et qui est mon prochain
21 janvier 2006
4e Jour Du passé à l’avenir: pardon et guérison des mémoires
Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois (Mt 18, 22)
Prière
Dieu de réconciliation, aide-nous à surmonter les déceptions et l’amertume qu’ont accumulés en nous les échecs et les péchés du passé. Enseigne-nous ton pardon pour que nous puissions en toute humilité rechercher la réconciliation avec Toi et avec notre prochain. Renforce en nous l’amour du Christ, source et garant de l’unité de ton Eglise. Amen.
Le pardon ne se mesure pas, il est inépuisable comme l’amour de Dieu : jusqu’à soixante-dix fois sept fois. Dans leur cheminement œcuménique, nos communautés sont appelées à témoigner de la miséricorde de Dieu dans ce qu’elle a d’infini.
Les scribes et les pharisiens ne voient en la femme adultère que la chute et le péché. Ils l’identifient avec son passé. En même temps, ils refusent de reconnaître leur propre passé et leurs propres péchés. Jésus nous invite à ne plus jeter la première pierre, à ne plus condamner et, finalement, à ne plus pécher. Notre recherche de l’unité se fonde sur cet appel.
Le Psalmiste implore le pardon de Dieu, étant lui-même profondément troublé par son passé. Il reconnaît ses torts et demande à Dieu de ne pas l’abandonner. Il se sent aussi responsable des autres et désire leur indiquer les chemins de la vérité et d’une vie droite afin qu’ils puissent, eux aussi, se réconcilier avec Dieu.
Jonas exhorte les habitants de Ninive à se conduire honnêtement en confessant leur égocentrisme, leur mépris du bien et leurs actes de violence. Il adresse cet appel à la ville entière et à tous ses habitants. Chacun doit se convertir de son mauvais penchant et de la violence qui encore reste attachée à ses mains.
Commentaire
La reconnaissance des péchés du passé, la grâce du pardon et le rétablissement de la communion sont les thèmes qui reviennent dans ces textes. Dans leurs relations mutuelles, nos communautés chrétiennes portent encore les traces d’un passé marqué par la faiblesse humaine et le péché. Certaines blessures sont en voie de guérison, d’autres sont encore source de douleur et de division. La confrontation avec le passé peut être difficile et exiger un sincère examen de conscience, aussi bien des personnes que des communautés. C’est pourtant le cheminement que Dieu veut accomplir avec nous pour que nous soyons davantage son peuple d’élection et pour que la paix du Christ règne dans nos cœurs et entre nous.
Jon 3 Repentance de Ninive, la grande ville
Ps 51 (50) Un appel à la miséricorde
Col 3, 12-17 Par-dessus tout, revêtez l’amour
Jn 8, 1-11 Moi non plus, je ne te condamne pas
20 janvier 2006
3e jour Prier ensemble au nom de Jésus
Le Seigneur attend le moment de vous faire grâce (Es 30, 18)
Les disciples du Christ se consacraient à la prière et recherchaient l’unité. Il est assez probable que si Jésus a prié à la veille de sa mort afin que ses disciples soient un, c’est parce qu’ils n’étaient pas encore unis en son nom. Vingt siècles plus tard, nous avons le devoir de nous interroger : sommes-nous aujourd’hui plus proches de l’unité dans la prière, la vie et l’action commune ? En fait, notre unité est un don qui nous vient de Dieu. De plus, nous sommes conscients que ce don, nous devons sans cesse le rechercher dans l’humilité. L’Apôtre nous exhorte à prier sans arrêt afin que l’Esprit-Saint se répande à nouveau sur nous et, malgré toutes nos diversités, nous unisse de son souffle.
Prière
Seigneur, apprends-nous à prier comme Jésus l’a enseigné à ses disciples. Puissions-nous être un dans la foi, dans l’amour et le service comme eux-mêmes n’avaient qu’un seul cœur. Donne-nous de célébrer notre différence, de nous réjouir dans la diversité et de partager de tout cœur les richesses de nos prières respectives. Fais que notre rassemblement au nom de Jésus nous transforme afin que nous soyons vraiment un et que le monde croie en sa présence fidèle. Amen.
Il était naturel que cette tradition se poursuive dans l’Eglise primitive. Jésus lui-même n’a-t-il pas appris à prier à ses disciples ? Dans l’Evangile d’aujourd’hui, Jésus parle de ce qui nous sera accordé, si nous nous mettons d’accord, quel que soit ce que nous demandons. Lorsque nous, chrétiens, nous rassemblons dans l’amour pour prier les uns avec les autres, nous pouvons être sûrs que le Christ est présent parmi nous. Ensemble, lorsque nous prions au nom de Jésus Christ, c’est par lui que nous sommes liés les uns aux autres ainsi qu’à l’objet de notre prière. Voilà pourquoi la prière commune est une prière efficace.
Les Psaumes ont été conservés comme les hymnes et prières qui étaient récitées par le peuple de Dieu lorsqu’il se rassemblait pour célébrer le culte divin. Ces paroles prononcées ensemble créaient un lien d’unité entre les fidèles ainsi qu’un sentiment d’appartenance commune qui, en retour, leur donnait confiance et sérénité.
Commentaire
Se rassembler pour la prière en une seule et unique communauté, en dépit des différences qui persistent au plan humain, est un thème récurent de la Bible. Des communautés se réunissent pour célébrer et louer Dieu, implorer son pardon et intercéder auprès de lui afin d’obtenir sa miséricorde et son aide. La bonté de Dieu nous apparaît encore plus clairement du fait que le Seigneur est un Dieu de justice. Par la prière, nous répondons à la justice de Dieu, à ce que Dieu a d’abord accompli pour nous car « Christ est mort pour nous alors que nous étions encore pécheurs». A travers toute la Bible, l’identité de Dieu nous est révélée : son amour miséricordieux nous sauve.
Es 30, 18-26 Il vous fera certainement grâce
Ps 136 (135) Sa fidélité est pour toujours
Ac 1, 12-14 Réunis dans la prière
Mt 18, 18-20 Prier au nom de Jésus
19 janvier 2006
2e jour Bâtir l’unité des chrétiens avec Jésus au milieu de nous –
Un œcuménisme au quotidien
Vous devez vous aussi vous laver les pieds les uns les autres (Jn 13, 14)
Prière
Père Eternel, unis dans le nom de ton Fils Jésus Christ et dans la présence de ton Esprit consolateur, nous nous engageons à construire la communauté chrétienne avec un cœur et un enthousiasme renouvelés par le feu de ton amour.
Aide-nous à vivre avec ceux que nous côtoyons un œcuménisme au quotidien à l’image de ton Fils qui a lavé les pieds de ses disciples pour les faire entrer ensemble dans la vie nouvelle de sa présence. Amen.
Laver les pieds de ses frères, plus qu’un simple geste, c’est aussi une ouverture du cœur, dans la fidélité à Jésus qui nous convie à servir l’Eglise une dont nous voudrions être les pierres vivantes et les bâtisseurs.
La participation à la vie de la Sainte-Trinité n’est pas la simple affirmation d’un article de foi. Elle nous presse à nous engager au quotidien dans une tâche œcuménique pour que l’Eglise reflète davantage la communion trinitaire. Dans le Dieu Un que nous confessons avec nos frères monothéistes, n'y a-t-il pas pour les chrétiens le modèle à imiter d’un échange d’amour qui s’opère entre le Père, le Fils et le Saint-Esprit ? Avancer avec le Christ implique donc la sollicitude parmi les membres de l’Eglise, car ce qui est accompli de positif de manière isolée n’a pas la valeur de ce qui, même modeste, est construit ensemble.
Le soir avant de mourir, en lavant les pieds de ses disciples, Jésus nous a laissé le modèle très concret du comportement du chrétien envers le prochain. Dans 1 Co 12, saint Paul ajoute à la nécessité de la prise en compte de l’autre, le fait que dans l’Esprit-Saint chacun est différent bien qu’appartenant au même corps. La Parole de Dieu nous invite à pratiquer un service très concret de la sœur et du frère dans l’Eglise que nous avons pour mission de faire grandir pour le service du monde.
Commentaire
Comme l’indique le Psalmiste, l’unité est attrayante. En raison de la présence du Christ parmi nous, tous les chrétiens ont la tâche de rendre au quotidien leurs communautés plus conformes à l’esprit de l’Evangile.
Dt 30, 15-20 Alors tu vivras, tu deviendras nombreux
Ps 133 (132) Quel bonheur de se trouver entre frères
1 Co 12, 12-31 Dieu a disposé dans le corps chacun des membres selon sa volonté, vous êtes ses membres, chacun pour sa part
Jn 13, 1-15 Vous devez vous aussi vous laver les pieds les uns aux autres
18 janvier 2006
1er jour Unis par la présence du Christ
Un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême (Ep 4, 5-6)
Prière
Seigneur, nous te rendons grâce pour ta présence parmi nous ; elle nous fortifie et nous encourage sur notre chemin. Rends-nous conscients de ta présence en nous et fais que nous soyons sensibles à ce que tu nous suggères dans toutes nos actions. Accorde-nous la sagesse et l’humilité afin que nous puissions reconnaître ta présence en nos frères et nos sœurs. Seigneur, fais que nous soyons vraiment un. Amen.
Notre reconnaissance mutuelle du baptême montre avec puissance cette appartenance commune. Par le baptême, Jésus appelle chacun de nous et le fait accéder à son corps, l’Eglise. En appartenant au Christ, nous appartenons tous les uns aux autres. Cette appartenance commune – au Christ et à chacun d’entre nous – fait que nous sommes un, en dépit de notre passé, de notre culture et de nos convictions théologiques différents : car «là où deux ou trois se trouvent réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux » (Mt 18, 20).
Mais la promesse de la présence de Jésus ne se limite pas aux croyants pris individuellement : ainsi que l’affirme l’Evangéliste Matthieu, si deux ou trois seulementsont réunis au nom de Jésus, ils forment une communauté, une communauté au sein de laquelle Jésus a promis d’être présent pour en fortifier et accompagner les membres tout au long de leur chemin.
Jésus enseigne à ses premiers disciples qu’avec le Père, il sera présent en eux, qu’il « demeurera» en tous ceux qui l’aiment. Il leur promet également que sa présence ne prendra pas fin avec sa mort : il continuera à être avec chacun de ses disciples – et avec nous, aujourd’hui – à travers l’Esprit-Saint.
Nous répondons naturellement par la gratitude et la louange au don d’unité que nous offre Dieu. Le psalmiste invite toutes les nations à s’unir dans la louange à Dieu dont la puissance salvatrice sera reconnue dans toutes les nations et à travers le monde entier.
Commentaire
Les Ecritures soulignent que Dieu veut l’unité de son peuple. Par le prophète Ezéchiel, Dieu affirme que Juda et Israël – deux royaumes séparés, souvent en désaccord – ne seront à nouveau plus qu’un. Par sa présence purifiante, Dieu les fortifiera et les bénira dans une alliance de paix.
Ez 37, 15-28 Ma demeure sera auprès d’eux
Ps 67 (66) Que les peuples te rendent grâce, Dieu
Ep 4, 1-6 Un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême
Jn 14, 23-27 Nous viendrons à lui et nous établirons chez lui notre demeure

