

19 décembre 2008
Hanukkah greetings

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23 juin 2007
Chaine d'or et grand-prêtre
Question posée
bonjour je fais une recherche sur la chaine en or que portait le grand pretre , lorsqu'il entrait dans le saint des saints et devait prononcé le mot sacré.
Où puis-je trouver source et commentaires sur ce point , notamment qui placait cette chaine et la symbolique générale.
MERCI DE VOTRE AIDE
A.V. Vendredi 22 juin 09:11
°°°000°°°
REPONSE:
cher chercheur
je suppose que vous avez lu l'article que j'ai publié ici:
http://carnetspi.canalblog.com/archives/2007/04/30/4795449.html
sinon, allez-y.
COMMENTAIRES ET INDICATIONS (KNTHMH)
un texte biblique parle de chaîne d'or, cela ne concerne pas le grand-prêtre, mais comme on le verra dans mon commentaire, il a son importance et le voici:
Daniel, chapitre 5 (Bible de Jérusalem)
Dn 5:1- Le roi Balthazar donna un grand festin pour ses seigneurs, qui étaient au nombre de mille, et devant ces mille il but du vin.
Dn 5:2- Ayant goûté le vin, Balthazar ordonna d'apporter les vases d'or et d'argent que son père Nabuchodonosor avait pris au sanctuaire de Jérusalem, pour y faire boire le roi, ses seigneurs, ses concubines et ses chanteuses.
Dn 5:3- On apporta donc les vases d'or et d'argent pris au sanctuaire du Temple de Dieu à Jérusalem, et y burent le roi et ses seigneurs, ses concubines et ses chanteuses.
Dn 5:4- Ils burent du vin et firent louange aux dieux d'or et d'argent, de bronze et de fer, de bois et de pierre.
Dn 5:5- Soudain apparurent des doigts de main humaine qui se mirent à écrire, derrière le lampadaire, sur le plâtre du mur du palais royal, et le roi vit la paume de la main qui écrivait.
Dn 5:6- Alors le roi changea de couleur, ses pensées se troublèrent, les jointures de ses hanches se relâchèrent et ses genoux se mirent à s'entrechoquer.
Dn 5:7- Il manda en criant devins, Chaldéens et exorcistes. Et le roi dit aux sages de Babylone : "Quiconque lira cette écriture et m'en découvrira l'interprétation, on le vêtira de pourpre, on lui mettra une chaîne d'or autour du cou et il gouvernera en troisième dans le royaume."
Dn 5:8- Alors, accoururent tous les sages du roi; mais ils ne purent ni lire l'écriture ni en faire connaître l'interprétation au roi.
Dn 5:9- Le roi Balthazar en fut très troublé, il changea de couleur et ses seigneurs demeurèrent perplexes.
Dn 5:10- S'en vint dans la salle du festin la reine, alertée par les paroles du roi et des seigneurs. Et la reine dit : "O roi, vis à jamais! Que tes pensées ne se troublent pas et que ton éclat ne se ternisse point.
Dn 5:11- Il est un homme dans ton royaume en qui réside l'esprit des dieux saints. Du temps de ton père, il se trouva en lui lumière, intelligence et sagesse pareille à la sagesse des dieux. Le roi Nabuchodonosor, ton père, le nomma chef des magiciens, devins, Chaldéens et exorcistes.
Dn 5:12- Et puisqu'il s'est trouvé en ce Daniel, que le roi avait surnommé Baltassar, un esprit extraordinaire, connaissance, intelligence, art d'interpréter les songes, de résoudre les énigmes et de défaire les noeuds, fais donc mander Daniel et il te fera connaître l'interprétation."
Dn 5:13- On fit venir Daniel devant le roi, et le roi dit à Daniel "Est-ce toi qui es Daniel, des gens de la déportation de Juda, amenés de Juda par le roi mon père?
Dn 5:14- J'ai entendu dire que l'esprit des dieux réside en toi et qu'il se trouve en toi lumière, intelligence et sagesse extraordinaire.
Dn 5:15- On m'a amené les sages et les devins pour lire cette écriture et m'en faire connaître l'interprétation, mais ils sont incapables de m'en découvrir l'interprétation.
Dn 5:16- J'ai entendu dire que tu es capable de donner des interprétations et de défaire des noeuds. Si donc tu es capable de lire cette écriture et de m'en faire connaître l'interprétation, tu seras revêtu de pourpre et tu porteras une chaîne d'or autour du cou et tu seras en troisième dans le royaume."
Dn 5:17- Daniel prit la parole et dit devant le roi : "Que tes dons te soient retournés, et donne à d'autres tes cadeaux! Pour moi, je lirai au roi cette écriture et je lui en ferai connaître l'interprétation.
Dn 5:18- O roi, le Dieu Très-Haut a donné royaume, grandeur, majesté et gloire à Nabuchodonosor ton père.
Dn 5:19- La grandeur qu'il lui avait donnée faisait trembler de crainte devant lui peuples, nations et langues : il tuait qui il voulait, laissait vivre qui il voulait, élevait qui il voulait, abaissait qui il voulait.
Dn 5:20- Mais son coeur s'étant élevé et son esprit durci jusqu'à l'arrogance, il fut rejeté du trône de sa royauté et la gloire lui fut ôtée.
Dn 5:21- Il fut retranché d'entre les hommes, et par le coeur il devint semblable aux bêtes; sa demeure fut avec les onagres; comme les boeufs il se nourrit d'herbe; son corps fut baigné de la rosée du ciel, jusqu'à ce qu'il eût appris que le Dieu Très-Haut a domaine sur le royaume des hommes et met à sa tête qui lui plaît.
Dn 5:22- Mais toi, Balthazar, son fils, tu n'as pas humilié ton coeur, bien que tu aies su tout cela
Dn 5:23- tu t'es exalté contre le Seigneur du Ciel, tu t'es fait apporter les vases de son Temple, et toi, tes seigneurs, tes concubines et tes chanteuses, vous y avez bu du vin, et avez fait louange aux dieux d'or et d'argent, de bronze et de fer, de bois et de pierre, qui ne voient, n'entendent, ni ne comprennent, et tu n'as pas glorifié le Dieu qui tient ton souffle entre ses mains et de qui relèvent toutes tes voies.
Dn 5:24- Il a donc envoyé cette main qui, toute seule, a tracé cette écriture.
Dn 5:25- L'écriture tracée, c'est : Mené, Mené, Teqel et Parsîn.
Dn 5:26- Voici l'interprétation de ces mots : Mené : Dieu a mesuré ton royaume et l'a livré;
Dn 5:27- Teqel : tu as été pesé dans la balance et ton poids se trouve en défaut;
Dn 5:28- Parsîn : ton royaume a été divisé et donné aux Mèdes et aux Perses."
Dn 5:29- Alors Balthazar ordonna de revêtir Daniel de pourpre, de lui mettre au cou une chaîne d'or et de proclamer qu'il gouvernerait en troisième dans le royaume.
Dn 5:30- Cette nuit-là, le roi chaldéen Balthazar fut assassiné
source
SUITE COMMENTAIRES ET INDICATIONS (KNTHMH)
Dans le texte ci-dessus, nous voyons qu'il est offert une chaîne d'or (= signe de valeur précieuse) + un vêtement pourpre (= signe de royauté) et enfin: une troisième place dans le royaume, comme distinctions particulières à celui qui pourra donner une signification à l'énigme de la main traçant des signes sur le mur. (si l'on voulait aller au fond des choses, on pourraît dire que l'on propose de donner au prophète, à celui qui pénètre les secrets de D-ieu tous les signes de la royauté et de la filiation divine, une royauté et un filiation qui ont été perdues au moment de la "chûte", de la séparation de l'homme d'avec son créateur, roi et père: l'or, symbole de la lumière divine et de la transparence communionnelle, la pourpre, symbole de la royauté, et la troisième place dans le royaume, tout de suite après le roi et son fils, symbole de la filiation retrouvée, de l'unité retrouvée avec le Roi de l'Univers)
Par contre, dans l'Exode, au sujet du grand-prêtre, il est fait mention de plusieurs chaines d'or, et non d'une seule (regarder les illustrations de l'article), elles soutiennent l'éphod et le pectoral de fil d'or et de pierres précieuses. Je vous mets le passage entier concernant les prescriptions pour les vêtements du Cohen Gadol ci-dessous:
Exode 28 (La Bible du Semeur)
La Bible du Semeur (BDS)
Copyright © 1999 by International Bible Society
Les vêtements du grand-prêtre
1 ---Tu feras venir auprès de toi ton frère Aaron et ses fils, Nadab et Abihou, Eléazar et Itamar. Ils seront pris du milieu des Israélites pour me servir comme prêtres.
2 Tu confectionneras pour ton frère Aaron des vêtements sacrés, insignes de gloire et de dignité.
3 Tu donneras des instructions à tous les artisans habiles que j'ai remplis d'un Esprit qui leur confère de l'habileté: tu leur demanderas de confectionner les vêtements d'Aaron pour sa consécration à mon sacerdoce.
4 Voici les habits qu'ils auront à confectionner: un pectoral, un *éphod, une robe, une tunique brodée, un turban et une écharpe. Ils feront ces vêtements sacrés pour ton frère Aaron et pour ses fils, afin qu'ils me servent comme prêtres.
5 Ils utiliseront des fils d'or, de pourpre violette, de pourpre écarlate, de rouge éclatant et du fin lin.
L'éphod
6 ---Ils feront l'*éphod[a] avec des fils d'or, de pourpre violette, de pourpre écarlate, de rouge éclatant et de fin lin retors. Ce sera l'oeuvre d'artisans.
7 On y fera deux bretelles fixées à ses deux bords.
8 Sa ceinture sera faite de la même façon, de la même étoffe que l'éphod; elle sera faite de fils d'or, de pourpre violette, de pourpre écarlate, de rouge éclatant et de fin lin retors.
9 Tu prendras deux pierres d'onyx sur lesquelles tu graveras les noms des fils d'Israël:
10 six noms sur la première pierre et les six autres sur la seconde dans l'ordre de leur naissance.
11 Tu feras graver ces noms sur ces deux pierres par un graveur de pierre comme on grave une pierre servant de *cachet; tu enchâsseras ces deux pierres dans deux montures en or
12 et tu les fixeras sur les bretelles de l'éphod. Ces pierres rappelleront le souvenir des fils d'Israël, et Aaron portera leurs noms sur ses deux épaules devant l'Eternel comme un constant rappel.
13 Tu feras aussi faire les deux montures en or
14 et deux chaînettes en or pur que tu feras en forme de tresses torsadées; tu fixeras ces chaînettes ainsi tressées aux montures.
Le pectoral
15 ---Tu feras le pectoral du verdict[b], ce sera une oeuvre d'artisans, ouvragée comme l'éphod: tu le feras de fils d'or, de pourpre violette, de pourpre écarlate, de rouge éclatant et de fin lin retors.
16 Une fois replié en deux, il aura la forme d'un carré de vingt-cinq centimètres[c] de côté.
17 Tu y sertiras quatre rangées de pierreries. Sur la première, tu enchâsseras une sardoine, une topaze et une émeraude.
18 Sur la seconde rangée: un rubis, un saphir et un diamant.
19 Sur la troisième: une opale, une agate et une améthyste.
20 Sur la quatrième: une chrysolithe, un onyx et un jaspe[d]. Ces pierreries seront serties dans des chatons en or.
21 Elles seront gravées aux noms des douze fils d'Israël comme des sceaux à cacheter; chacune portera le nom d'une des douze tribus.
22 Tu feras pour le pectoral des chaînettes d'or pur, tressées comme des cordons.
23 Tu feras aussi deux anneaux d'or que tu fixeras aux deux bords du pectoral.
24 Tu passeras les deux cordons d'or dans ces deux anneaux, aux bords du pectoral,
25 et tu fixeras les deux autres bouts des cordons aux deux agrafes, sur les deux bretelles de l'*éphod, par devant.
26 Tu feras de plus deux anneaux d'or que tu placeras aux deux coins inférieurs du pectoral, sur le bord intérieur appliqué contre l'éphod.
27 Tu feras deux autres anneaux d'or que tu fixeras aux deux bretelles en bas de l'éphod, sur le devant, près de l'endroit où elles sont fixées, tout près de la ceinture de l'éphod.
28 On fixera le bas du pectoral en joignant ses anneaux à ceux du bas de l'éphod par un cordonnet[e] de pourpre violette, pour qu'il soit fixé sur la ceinture de l'éphod sans pouvoir s'en séparer.
29 Ainsi, par ce pectoral du verdict, lorsque Aaron entrera dans le sanctuaire, il portera sur son coeur les noms des fils d'Israël pour en évoquer constamment le souvenir devant l'Eternel.
30 Tu placeras dans le pectoral du verdict l'*ourim et le toummim[f], qui seront ainsi sur le coeur d'Aaron lorsqu'il se présentera devant l'Eternel, et Aaron portera en permanence sur son coeur, devant l'Eternel, le moyen de connaître mon verdict concernant les problèmes des Israélites.
Les autres vêtements du grand-prêtre et de ses fils
31 ---Tu feras la robe de l'éphod tout entière en pourpre violette[g].
32 Il aura au milieu une ouverture pour y passer la tête, cette ouverture sera garnie tout autour d'un ourlet tissé comme l'encolure d'un vêtement de cuir tressé, pour que la robe ne se déchire pas.
33 Tu en garniras tout le bord inférieur de grenades faites de fils de pourpre violette, de pourpre écarlate et de rouge éclatant alternant avec des clochettes d'or:
34 une clochette d'or et une grenade, et ainsi de suite sur tout le tour du bas de la robe.
35 Aaron le portera pour effectuer son service et l'on entendra le tintement des clochettes lorsqu'il entrera en présence de l'Eternel dans le lieu saint et lorsqu'il en sortira; ainsi il ne mourra pas.
36 Tu feras une plaque frontale d'or pur sur laquelle tu graveras comme sur un *cachet: «Consacré à l'Eternel».
37 Tu la fixeras par un cordonnet de pourpre violette sur le devant du turban
38 pour qu'elle orne le front d'Aaron. Ainsi il se chargera des fautes que les Israélites pourront commettre lorsqu'ils m'apporteront toute espèce d'offrandes consacrées. Cette plaque sera toujours sur son front pour que moi, l'Eternel, je les accueille favorablement.
39 Enfin tu feras confectionner pour lui la tunique de lin, le turban de lin et la ceinture; celle-ci sera l'oeuvre d'un brodeur.
40 Tu feras aussi pour les fils d'Aaron des tuniques, des ceintures et des turbans, insignes de gloire et de dignité.
41 Tu revêtiras ton frère Aaron et ses fils de ces ornements; tu leur conféreras l'onction pour les investir de leur charge et les consacrer à mon service comme prêtres.
42 Tu leur feras aussi des caleçons de lin allant des reins aux cuisses pour cacher leur nudité.
43 Aaron et ses fils les porteront quand ils entreront dans la *tente de la Rencontre ou quand ils s'approcheront de l'autel pour faire le service dans le lieu saint; ainsi, ils ne se rendront pas coupables d'une faute qui entraînerait leur mort. C'est une ordonnance en vigueur à perpétuité pour Aaron et pour ses descendants.
pour consulter les notes de ce texte
SUITE COMMENTAIRES ET INDICATIONS (KNTHMH)
dans l'article
nous voyons que c'est le cohen gadol lui-même qui se dévêtait et se revêtait après immersion, si une personne l'aidait à ces opérations, ce n'est pas précisé
des noms étaient inscrits sur les pierres précieuses, et vous les avez dans le texte ci-dessus avec leur signification
si le cohen gadol entre dans le Saint des Saints c'est pour implorer miséricorde et demander la bénédiction de D-ieu sur la terre et les familles.
Voir ensuite tous les textes qui expliquent la signification de tout vêtement, du temple et la part fondamentale apportée par la "pierre d'angle", le grand prêtre par excellence: Jésus;
vous avez là, dans ces textes toutes les significations que l'ont peut rêver de chercher et d'obtenir.
L'or est en relation avec la lumière divine, celle qu'a perdu l'homme en se coupant de son créateur, en devenant "opaque" à Lui et uniquement "charnel".
Entrer dans le "temple" c'est retrouver la communion avec D-ieu, c'est donc se revêtir d'or, de Lumière, redevenir transparent à la communication avec le Créateur, c'est participer à la construction de l'unité.
L'or, le temple (bâtiment) sont des symboles qui veulent signifier que l'homme est en marche vers l'unité retrouvée, à condition qu'il comprenne et qu'il agisse, en se reliant LIBREMENT mais résolument et fréquemment à sa SOURCE. Oui il faut déchirer le "voile" qui dissimule le Créateur, et que l'homme se réconcilie avec Lui et avec lui-même et ses semblables. Il faut retrouver l'unité!
Une chaine est faite pour relier les individus, les coeurs, les âmes, les esprits. Pas pour enchaîner et asservir, mais pour être garante de l'unité librement acceptée et accomplie.
Voici des textes importants, qui vous rediront ce que je viens d'exprimer, mais de manière circonstanciée et détaillée::
7 jours avant le jour redoutable on préparait dans la maison du Cohen Gadol, des sièges pour le chef du Beth Din, le Cohen Gadol, le vice Cohen Gadol et le Roi. A part ces sièges, 70 sièges chaises d'argent étaient préparées pour les 70 membres du Sanhedrin. Le doyen des prêtres se levait et s'adressait au grand prêtre: Sache bien devant Qui tu vas paraître. Réfléchis au fait que , si tu ne te comportes pas comme prévu, tu tomberas et tu mourras. Or tout Israel a les yeux tourné vers toi. Fais un examen de conscience très scrupuleux pour obtenir le pardon de tes fautes, même les plus légères, et cela avant que commence le jour très redoutable. Prend garde, car tu viens devant le Roi des Rois Qui siège sur le Trône du Jugement et déniche de son regard, tout mal. Comment peut - tu venir si l'ennemi t'accompagne?
Le Grand Prêtre répondait d'une voix chargée d'émotion qu'il s'était déjà repenti et qu'il était prêt à se rendre dans la loge qui lui était réservée dans le Sanctuaire. Puis tout le monde sortit pour l'accompagner. Ils marchaient dans un certain ordre.
Voici l'ordre dans lequel ils marchaient devant lui:
En premier venaient les descendants des Rois d'Israel; après eux vinrent les membres de la famille royale de David.
Un crieur les précédait en proclamant : "Honorez la Royauté de la Maison de David"; ensuite vint la maison de Levi et le crieur proclama: "Honorez la maison de Levi! " Ils étaient au nombre de 36.000. Ils portaient des vêtements de soie bleue. Les Cohanim étaient vêtus de soie blanche. Ils étaient au nombre de 24.000.
Ensuite, vinrent ceux des Lévites qui chantaient dans le Beth-Hamikdach, des musiciens, des sonneurs de trompette, des gardiens des portes, des fabricants de parfums pour l'encens….Ils étaient suivis de tous ceux qui travaillaient dans le Beth-Hamikdach, du Sanhedrin, de 70 membres et d'une centaine de policiers qui ouvraient la voie.
Après eux, marchait le COHEN GADOL. Il était suivi des anciens de la Kehouna qui marchaient deux par deux. A l'entrée de chaque rue, les Rosché Yechivot se levaient en disant: Seigneur Cohen Gadol, puissiez vous venir en paix! Priez notre Créateur qu'Il nous soutienne afin que nous puissions étudier la Torah!
Quand la procession atteignit la porte du Har Habayit, ils prièrent d'abord pour que le Royaume de David perdure, ensuite pour la prospérité des Cohanim et pour le Beth-Hamikdach. Le bruit de la foule était si puissant que, quand elle répondait amen, les oiseaux qui volaient tombaient au sol.
Puis le Cohen Gadol s'inclina vers le peuple, se détourna en pleurs et en proie à la crainte. Deux représentants de la Kehouna l'accompagnèrent à sa chambre où on le sépara de ses frères, les Cohanim.
L'instant le plus saint et le plus redoutable du service du Grand Prêtre était lorsque vêtu des 4 vêtements de lin blanc il pénétrait dans le Saint des Saints pour effectuer son Travail.
Des prêtres lui tenaient compagnie durant toute la nuit de Kippour et étudiaient la Torah avec lui pour l'empêcher de s'endormir. A l'aube, le parvis du Sanctuaire était déjà plein de monde. Le Grand Prêtre paré de vêtements tissés d'or, offrait les sacrifices du Grand Pardon, au nombre de 15, et faisait brûler l'encens à trois reprises.
Il changeait cinq fois de vêtements, passant des vêtements d'or aux vêtements blancs et vice-versa. Et chaque fois, avant de mettre de nouveaux vêtements, il plongeait dans le bain rituel puis se purifiait les mains et les pieds à l'aide de l'eau contenue dans un broc en or.
Le Grand Prêtre demandait pardon à trois reprises: Une première fois pour lui et sa famille, une deuxième fois pour les prêtres ses frères, une troisième fois pour l'ensemble d'Israel.
Le peuple était cependant très inquiet tant que le Cohen Gadol restait dans le Saint des Saints. Car un Grand Prêtre indigne ne ressortait pas vivant de ce lieu redoutable. Aussi pour éviter d'alarmer le peuple, sa prière était courte: Pour la pluie bénéfique, pour la subsistance suffisante, pour la délivrance des femmes enceintes, pour les fruits de la terre et pour la prospérité de la maison de David.
Une joie immense accueillait la sortie du Grand Prêtre du Saint des Saints. Pour tout Israel, c'était le signe que la prière du Grand Prêtre avait été agréée.
A la sortie de Kippour, l'honneur qu'on lui rendait était double, car tous les gens à Jérusalem défilaient devant lui. La plupart d'entre eux avaient des torches de cire blanches à la main, tous portaient des vêtements blancs. Toutes les fenêtres étaient décorées de broderies et illuminées.
Les Cohanim me racontèrent que, plusieurs années, le Cohen Gadol ne put atteindre sa maison avant minuit, à cause du grand nombre de monde qui était venu. Même si tous jeûnaient, ils ne rentraient pas chez eux avant avoir essayé d'atteindre le Cohen Gadol et de lui avoir embrassé la main.
Le jour suivant le Cohen Gadol offrit un grand festin. Il y invita ses amis et parents et célébra un jour de fête pour être sorti sain et sauf du KODECH HAKODACHIM. Ensuite, il fit fabriquer par un artisan une tablette où était gravée cette inscription: "Moi untel, fils de untel, Cohen Gadol, j'ai servi en qualité de Cohen Gadol, dans la Grande et Sainte Demeure, au service de Celui Qui y réside, en telle et telle année après la Création. Que celui qui m'a donné le mérite de ce service accorde à mes enfants le mérite d'être, après moi, au service de Hachem".
Adam, avant la faute, avait une peau de lumière, cela veut dire que l’âme lumineuse irradiait totalement à travers le corps jusqu’à l’extérieur sans opacité, sans couche créant l’obscurité et l’arrêt. Avec la faute, une occlusion s’est produite et de or (écrit alef, vav, reich: lumière), la séparation de l’être avec l’extérieur est devenue ôr (écrit âyine, vav, reich: peau).
Vêtements du Grand Prêtre pour exprimer la même présence du divin
- dessous, le manteau (méîl) bleu ciel de l'éphod. Il est bien renforcé en haut pour l'enfiler par la tête; il n'a pas de manches. En bas, on y intercale 36 clochettes et 36 grenades (voyez le commentaire de Rachi sur Chémote 28, 33).
- la ceinture avnét. Elle est très travaillée (maâssé rokém) contrairement à celle du simple prêtre (cohen édiote). Comme les fils du voile du tabernacle, elle est composée d'azur de pourpre, d'écarlate avec du lin retors. Selon le Rambam, elle a trois doigts de largeur et trente-deux coudées de long.
- dessous, la tunique ou chemise, coutonéte.
- dessous, un caleçon de lin pour cacher la nudité quand il monte à l'autel.
Le service se faisait pieds nus.
Le simple prêtre (Cohen édiote) ne porte que 4 de ces habits qu'il revêt en cet ordre : le caleçon de lin blanc, la tunique de lin blanc, la ceinture brodée, le turban blanc. Le Cohen Gadol, ou Grand Prêtre a 4 vêtements de plus comme il est dit dans la Michna de Yoma 7, 5 (et Talmud Yoma 72) : Cohen gadol méchaméche bi chémona kélim vé ha hédiote bé arbaâ, bikhtonéte ou minésayim ou mitsnéféte véavnéte ; mossif âlav Cohen gadol : 'hochéne vééphod ouméîl vatits.
Un autre habit est celui du Cohen Gadol, ou Grand Prêtre, le jour de Kippour ; vêtements blancs et ceinture blanche.
La beauté de participation (nature d'Israël reliant le bas et le haut)
Il faut se souvenir que le Sanctuaire d’en-bas a son parallèle dans les mondes d’En-Haut, pour comprendre que les vêtements de beauté sont tellement une expression de la beauté de Hachém Lui même que les commentateurs les mettent en rapport direct avec les lettres des noms saints de Hachém (voir toute l'oeuvre du Ari et des Sages qui s'en inspirent); de plus, ils soulignent le fait que l'éphod ne pouvait pas être séparé de l'autre vêtement pour garder la conscience de la relation continue à la source de cette beauté. Toute beauté doit être perçue comme reliée à la source de l'intériorité (pnimioute). Cela est exprimé également par la forme des fenêtres du Temple de Salomon (I Rois 6, 4) qui étaient plus étroites à l'intérieur du Temple qu'à l'extérieur, afin de montrer que le rayonnement vient de l'intérieur et non pas de l'extérieur.
La beauté de participation de notre être
L’importance de ces vêtements doit nous donner une vision moins banale de ce qui nous vêt. Pour cela, il faut toujours nous resituer dans la réalité profonde de notre être fait à l’image du Créateur, devant vivre avec Lui dans Sa lumière.
Pour bien le comprendre, sachons que Moché Rabbéinou n’était vêtu que d’un léger vêtement lorsqu’il construisait le tabernacle car il était, et lui seul, presque dans la pureté de l’Adam primaire. Il n’avait pas besoin de vêtements particuliers car il était presque antérieur à la chute de niveau.
Le vêtement du Cohen
Par contre, le grand prêtre qui représente l'homme d’aujourd’hui en cours de rénovation et se rapprochant le plus possible de l’état idéal ancien,
- d'une part, revêt ce qui nous caractérise tous,
- mais, d'autre part, il nuance au maximum ce vêtement par des caractéristiques qui peuvent enseigner et manifester et éveiller l’état antérieur ravivé.
Le vêtement du juif
Le Juif, fonction de l'homme qui travaille à sa propre rénovation (tiqoune), doit donc porter son vêtement (béguéd) comme ce qui, à la fois, manifeste ce qui est commun et en être différent : cet état est la forme de sainteté nommée qédoucha, terme qui veut dire “séparé”.
Pour sanctifier ainsi le corps, il faut être séparé de la banalité actuelle pour manifester avec kavod vétiférét (dignité et beauté), la véritable distinction de l’Adam lumineux.
Donc, Aharone et ses descendants qui nous représentent, nous vivifient et nous transforment sont, pour cela, séparés dans les lieux, les tâches, les moments, la nourriture et le vêtement.
Réflexion sur le vêtement du Juif en fonction de lumière
Tout cet ensemble nous mène à plusieurs réflexions :
- en raison de ce que nous avons dit du Cohen, est également vrai du Juif parmi les nations où il doit être lumière intérieure manifestée (or la goïm, cohen la goïm) : nos rites alimentaires sont différents, par exemple.
- le Juif portera donc une attention particulière à la tsénioute, dignité pudique du vêtement qui doit orienter vers la rencontre avec la valeur vécue de la lumière.
- de plus, il va de soi que le vêtement du Juif devrait être particulièrement autre, rayonnant de beauté, de propreté, de distinction, de pudeur, de noblesse et de lumière.
Le vêtement du juif qui doit être lui-même sanctuaire
Nous savons par la paracha précédente que Hachém veut habiter parmi Son peuple comme dans un sanctuaire et que c’est Son peuple qui doit être la manifestation de Sa gloire et de Sa beauté comme un sanctuaire splendide, comme un vêtement de la mariée révèle la beauté de ce qui se passe. Le psaume 89, 18 le dit : "la parure de leur force, c’est Toi, et dans Ton ratsone, Ta volonté, s’élève notre puissance". Qui connait la beauté d’Israël et veut la vivre dans le réel peut dire avec le prophète Isaïe 49,3 :
“Tu es toi Mon serviteur Israël, par qui Je suis embelli,
Li âvdi ata Yisrael achér békha étpaar".
Un vêtement porteur de pierres de lumière
Il faut relire les versets suivants, et les références que donne le Chla : Isaïe 64, 10 ; 60, 7 et 13. Il faut lire aussi tout le psaume 45 que l’on dit lors du mariage, que l'on considère comme un moment réel ou optatif de l'accès de l'être à la lumière.
Aucun Juif ne devrait ignorer cette construction splendide de l’homme dans la lumière divine qui nous est dévoilée en ces textes.
Nous comprenons maintenant pourquoi le Grand Prêtre portait sur son vêtement les pierres précieuses différentes représentant les tribus d’Israël. Chacune était enchassée dans un chaton d’or brodé michbétséte zahav.
On comprend aussi le sens du devoir de vêtir de beauté son épouse (vêtements et bijoux) auquel s'est engagé le mari en signant la kétouba du mariage. Les poèmes du Chabbate chantent les bijoux et vêtements de la Chékhina. Lisez aussi le superbe cantique que l'on chante avant le repas de Chabbate, Echéte 'Hayil (Proverbes 31, 10-31). Il parle de cela sans cesse. Donc, en conclusion simple et brute: impossible et interdit pour le Juif d'être vêtu de vêtements laids et sales.
Rôle éducatif des Cohen
Il s’ensuit qu’il y a à adopter une conception du vêtement qui, selon ces enseignements, soit l'expression de la beauté de Hachém qui devrait nous illuminer : les Cohanim, justement, nous rappellent par leur bénédiction que ces dons d'honneur et de beauté de Hachém nous sont acquis, sont en nous et devraient rayonner : "Hachém fera rayonner sa face sur toi et qu'il te soit bienveillant, Hachém dirigera son regard sur toi et t'accordera la complétude" (Bamidbar 6, 22-27). Les descendants d'Aharone, les Cohen, ont cette fonction de nous rappeler ce rayonnement. Des siècles de pauvreté dans l'exil où le Juif a dû se camoufler, ne doivent pas éteindre cette expression capitale puisqu'elle concerne non seulement notre condition initiale mais aussi notre être-même qui est fait à l'image du Créateur et en exprime la lumière. Et la fidélité aux ancêtres est à cet enseignement et non pas à l'attitude humiliée où nous ont placé nos ennemis.
Une anthropologie juive de l'être et du regard
Une conception esthétique de soi-même devrait donc être une base de l'anthropologie juive, et la laideur, la saleté ou la vulgarité devraient particulièrement être ressenties comme un voilement de la beauté du Créateur et une atteinte directe à Son image.
Un travail personnel est nécessaire à ce sujet comme dit le psaume 57, 9 : "oura khévodi, éveille-toi ma gloire”, ou comme Ribbi Yo’hanane qui appelait ses vêtements “ma gloire, kévodi" (Traité Chabbate, 113). Nous comprenons maintenant pourquoi. Les deux personnes dans le couple doivent s'aider pour y parvenir.
C'est une approche peut-être subtile des individus et très éloignée de la brutalité des nombreuses relations humaines, mais le judaïsme n'est pas seulement subtil dans l'intelligence analytique, il l'est autant en ce qui concerne l'inter-relation et le port du corps.
L'être humain peut et doit être remarqué et apprécié dans sa beauté, mais ce message visuel doit être perçu comme venant d'une source qu'est Hachém Lui-même, c'est ce que l'on appelle la bérakha, flux des bénédictions qui est venu de la source.
Alors, percevoir la beauté de créatures, spécialement de l'autre sexe, devrait faire obligatoirement s'élever une bénédiction : "c'est ainsi dans Son monde, pour Lui, à Son image" et non pas : "c'est ainsi pour le plaisir vulgaire et superficiel de mon regard sur autrui". La tradition nous rappelle que cela demande une vigilance constante car ce qui est reçu par le regard atteint sans défense les zones les plus intérieures et les plus pulsionnelles : c'est pour cela que c'est le même mot âyine qui désigne en hébreu l'oeil et la source. (Relire ce que nous avons écrit sur la bénédiction dans la fête de Tou bi Chevate ).
C'est en ce sens qu'il est dit, en Chémote 23, 20 : "voici, J'envoie devant toi Mon messager pour te conduire au lieu que J'ai préparé pour toi, él hammaqom achér hakhinoti".
Et Rachi dit, dans le sens qui nous est familier à propos de la résidence de Hachém :
"kévar méqomi nikar kénégdo, c'est l'endroit auquel correspond le lieu où est Ma résidence ;
vé zé é'had mine hammiqraote,c'est un des textes ché omérim ché beit hammiqdache chél maêla, qui montrent que le sanctuaire d'En-Haut
mékhouvane kénéghéd béit hammiqdache chél mata,correspond au sanctuaire d'En-bas".
(La source de Rachi est dans Tan'houma 18 ; voir aussi le splendide Rachi de Chémote 15, 17).
En résumé, l'autre individu, dans son apparence d'honneur et de beauté, doit être perçu comme un lieu de demeure de Hachém, et cette demeure apparente doit nous conduire à la source et à la demeure invisibles. Il faudrait penser à ce Rachi dans toute rencontre sociale aussi bien qu'affective.
le Cohen sont, parmi les Juifs,
- le prototype de l'homme rénové;
- celui qui meut le service désintéressé de la rénovation du monde dans l'ordre bénéfique de la bénédiction ;
Ainsi est, à son image, le peuple juif au milieu des nations, comme une lumière et comme un Cohen.
Que le Ciel nous rende vite ce lieu et sa fonction, comme Il nous l'a promis, pour le bonheur d'Israël et de toutes les nations
Le sens et le rôle du Sanctuaire
Le Sanctuaire et ce qui s'y déroule sont, justement, au point de jonction de ces deux dimensions inconciliables pour notre regard. Et pourtant, c'est cette jonction qui assure la vie. De façon imagée, nous pourrions dire que ce qu'il y a d'inconciliable et d'incompréhension et de différence dans ce que sont la femme et l'homme, est aussi la source du sentiment de vie et d'amour, et la source la plus matérielle de la vie florissante. Il est possible de vivre dans ce point de jonction double et irréductible. C'est le point de vie.
Vayéhi ba yom hachémini, quand on fut au huitième jour".
Il s’agit du huitième jour du mois de Nissane, celui où a été inauguré le Sanctuaire. Expliquons pourquoi il a été inauguré le 8e jour et non pas un autre.
Le chiffre 7 (semaine) est de l’ordre des mitsvotes du chabbate (lien) et du yovél et de l’année de chémita (lien), des sept jours de Pessa'h (lien) et de la fête de Souccote (lien), et du deuil de 7 jours ou chiveâ (lien) ou les 7 jours de fête de la joie du mariage (les chévâ bérakhotes, lien), et tout cet ensemble n’est qu’un seul sujet qui réfère aux sept jours de la Création.
Par contre, le chiffre 8 concerne ici le Cohen Gadol, le Grand Prêtre, qui est au service de Celui qui est au delà de tout cela, et qui est 1 ; et D.ieu Lui seul est 1. Aucun homme n'est D.ieu et ne peut se prendre pour D.ieu dans un délire. C'est pourtant fréquent, mais ce n'est pas Juif. C’est ce UN là qui est concerné par le terme de huitième jour, le 1 au delà du sept qui caractérise au mieux notre monde. Le vêtement ne doit pas seulement être référé à l'image d'un milieu, d'une fonction, d'un âge, d'un sexe, ni à la beauté du corps de celui ou de celle qu'il habille, mais à la source de sa beauté.
De même que le Grand Prêtre ne portait ses plus beaux vêtements que pour le service, il faut retrouver une hiérarchie des vêtements différents suivant les moments, mais sans jamais descendre du niveau de ce que nous sommes intérieurement et que nous devons faire rayonner. D'où l'importance particulière des vêtements du Chabbate qui doivent être portés en leur beauté dans la montée de sainteté qui se fait depuis la veille jusqu'après l'office de min'ha. Ce n'est pas un moment où on se néglige comme parfois en vacances.
Ajoutons, à partir de là, que lorsque nous assistons, dans le livre de Vayiqra, à la rénovation de la Création, à la restauration de l’homme dans l’ordre idéal et premier, ce n’est pas seulement une vision humaniste et révolutionnaire qui organise un monde nouveau et meilleur autour d’un système de régulation optimale. Tout ce système ne fonctionne que parce qu’il est orienté vers sa SOURCE qui est au delà de lui ("lé âvodate él é’had vé’hechbone chémona a’har chiveâ, vers le service de El, D.ieu Un, et son nombre est huit après sept").
Le Sanctuaire et l'homme : importance de ces rites régulateurs
Ainsi, le même mouvement qui nous fait passer de la réalité matérielle et laborieuse du sept vers le service de D.ieu Un, cette vectorisation dynamique qui porte l'homme dans la prière et plus encore dans les actes posés dans le Sanctuaire, cela nous enseigne également qu’il y a une source en nous à cette orientation, c’est le cœur, le lév.
Sans ces deux pôles, le divin et notre coeur (lév, El), l’organisation du Sanctuaire n’aurait pas de “sens” : si le monde se prive de ce sens bipolaire, tout s’écroule comme le disent sans cesse les prophètes et la Torah.
Bien plus, notre tradition nous a remis les actes historiques nombreux de cette dynamique qui sera ou bénéfique ou catastophique suivant le comportement de l'homme, comme la destruction du Temple l’a prouvé, et comme le prouvent les meilleurs idéaux humains qui, s'ils en restent à l’horizontalité de l’homme, s'effondrent en tragédies destructrices.
Voilà pourquoi, depuis toujours et plusieurs fois par jour, les Juifs du monde entier se tournent vers ce coeur de tout le judaisme : la montagne du Temple et récitent plusieurs fois par jour le texte de ces rites régulateurs qui doivent s'y dérouler, le pitoum ha qétoréte et le récit des sacrifices comme dans la prière de chaque matin.
Quand les nations le comprendront, au lieu de détruire le Temple, puis de l'accaparer pour supprimer cette centrale nécessaire au bien de l'humanité, elles feront comme le sage Roi de la Perse à l'époque : elles donneront l'ordre de rebâtir le Temple pour le bien de tous. Elles auront retrouvé le sens de la fraternité humaine et comprendront le rôle du peuple juif : un peuple qui a reçu une fonction de service, serviteurs, "Cohanim" pour le bien de toute la Création.
Le Temple n'est donc pas une sorte de super-organisation des Nations Unies. Il a ce rôle de régulation parce que le Créateur a choisi d'en faire le lieu prototypique du projet de Sa Création, un lieu de rencontre du divin et de l'humain dans l'ordre de tous les niveaux, là où il sera possible non seulement de cohabiter entre hommes, mais entre les hommes et leur Créateur dans la paix :
"faites-moi un Sanctuaire et J'habiterai parmi eux",
âssou li miqdache vé chakhanti bé tokham (Chémote 25, 8).
Le peuple juif est, par là, le peuple du service et de l'humilité obéissante.
Tant qu'il n'y avait « que » Yahvé, le Dieu trois fois Saint, le Seigneur des Armées (Sabaoth), le (Seigneur des) Cieux (Shammaïm), le Seigneur (Adonai), le Saint des Saints (Qadosh Qadoshim), il semble qu'étaient « tolérés » le grand Temple de Salomon, puis le petit Temple d'Esdras, puis de nouveau l'immense Temple d'Hérode le Grand. Maintenant que tout est accompli, Yahvé se révèle en un homme, Jésus, son Fils, le Christ (Messie), le Seigneur (Kyrios) et prétend qu'avec ce fils s'épuise dans l'histoire la « révélation » de soi : l'homme n'a plus besoin de cacher derrière la tenture, le rideau, le « voile », ce Dieu inaccessible. La « révélation » (le soulèvement du voile) est elle aussi accomplie. C'est pourquoi, de croyant I'homme est appelé à devenir chrétien. Être chrétien, c'est croire au Dieu de Jésus‑Christ, c'est croire en celui qu'il appelle légitimement « Père », et qu'on n'a plus besoin de reléguer derrière un rideau. La liaison est désormais directe, immédiate, personnelle : c'est une relation je‑tu, à la Martin Buber. Être « l'alter ego » de Jésus‑Christ, c'est pour un prêtre, déchirer tous les voiles qui cachent encore aux hommes le visage humain de Dieu ; c'est les délivrer de toutes les imaginations humaines pour synthétiser l'inaccessibilité de Dieu. Le prêtre du Christ est un démystificateur, un démythologiseur, un désenchanteur. S'il doit introduire à un mystère (la mystagogie), c'est à celui de l'amour, à un tel amour d'un Dieu Créateur, pour l'homme créature. C'est-à-dire, si le prêtre de Jésus-Christ a un ministère (service), c'est celui de la réconciliation, de la miséricorde et du pardon ! Cela ne nécessite en rien les fastes des manifestations religieuses traditionnelles.
FIN COMMENTAIRES (KNTHMH)
Que l'on soit croyant ou non, juif, chrétien ou d'autres confessions, il y a tout avantage à lire cet article et le précédent à ce sujet
car c'est entrer dans une certaine compréhension du monde et des hommes et de l'"histoire"
si l'on ne croit pas en D-ieu ou en un Créateur, il est tout de même un fait, c'est que l'homme petit à petit s'est coupé de sa SOURCE et ne sait plus vivre en unité, en harmonie avec ses semblables et avec l'univers. Comprendre, mettre en pratique ce qui est signifié ici, retrouver le sens de la beauté, de l'intériorité, de la valeur inestimable de chaque individu, éprouver la nécessité de l'unité, de la communication vraie, de la pureté du regard comme de l'intention, retrouver le sens profond de nos existences sur terre permettrait de construire un monde infiniment plus vivable et heureux pour tous!
je vous félicite de vous pencher sur des recherches semblables et souhaite vous avoir été utile dans votre quête
KNTHMH 23 juin 07
30 avril 2007
Les huits vêtements du Cohen Gadol
Une étude à faire:
bonjour, j' aurais besoin des informations les plus completes sur le sens profond de la facon dont le cohen gadol s' habillait au temps du temple,
le sens profond le pourquoi de chacun des 8 vetement.
pourriez vous me fournir ces informations en allant le pluis profondement possible?
dans l' attente d'une reponse positive rapide et précise, je vous remercie.
Z L 29 -04-07
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Aller au plus "profond", c'est chercher tout ce que ces différentes traditions, rites et accessoires signifient pour le croyant, pour le peuple, pour chacun d'entre nous
L'essentiel à comprendre est que d'une part, nous sommes tous différents et précieux aux yeux de D-ieu
Chacun est différent d'autrui, mais tous, nous sommes le Peuple, nous devons chacun nous tourner vers l'autre, tous les autres sans exception
L'appel mutuel à la conversion et à la vigilence, l'accueil mutuel sont importants
D'autre part, que l'entreprise de l'homme pour échapper à son "égo" et cheminer vers la sainteté est cahotante et génératrice de bruit, alors que la réalisation en D-ieu ouvre au murmure, au doux bruit divin, à la calme intimité
Et finalement: que si sainteté est aussi synonyme de beauté et gloire, d'où les vêtements en fils d'o r= nous devons utiliser au service de D-ieu ce que nous avonsdde plus beau, précieux et rafiné
l'or évoque également la corruption de l"idolâtrie du veau d'or, et n'est pas de mise lorsqu'on veut obtenir le pardon
alors: le cohen gadol doit donc entrer dans le saint des saint, s'approcher de D-ieu avec les vêtements les plus purs et simples, en fil de lin
le sanctuaire intérieur où D-ieu réside en chaque homme ne peut être détruit, là, dans ce temple intérieur, il est dans son essence la plus pure et simple, la plus humble, là il peut s'épancher en vérité, en coeur à coeur avec son Créateur
là il peut demander et obtenir le pardon non seulement pour lui, mais pour le reste du peuple
là il est en proximité immédiate avec D-ieu, sans artifice, ni fard
débarrassé des vêtements glorieux, des vêtements-écrans
en nudité, en vérité, en humilité
Voilà à quoi préparent également les différents changements de vêtements et les rites de putrification au yom kippur
Bonne étude et bonne synthèse de ces documents
T.S. 30 avril 07
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Documents pouvant servir à l'étude sollicitée:
Vivre la Paracha avec Le Rabbi
« Tu adapteras sur ses pans [de la robe] des grenades…des clochettes d’or au milieu d’elles, tout autour. Elle sera sur Aaron pour le service ; le son [des clochettes] s’entendra quand il entrera dans le Sanctuaire… »
(Exode 28 – 33,35)
Ce texte décrit les vêtements du Cohen Gadol – Grand Prêtre – précisant que des clochettes devaient être placées aux extrémités de sa robe.
Quel but avaient ces clochettes ?
Pourquoi le Grand Prêtre ne pouvait-il pas entrer dans le sanctuaire sans les porter ?
N’aurait-il pas été plus convenable que l’entrée dans le Sanctuaire se fasse dans le silence et dans la discrétion, puisqu’il est dit (Rois I 19 – 11,12) « D-ieu ne s’est pas dévoilé dans le bruit ! [Puis Il vint] dans un doux et subtil murmure » ?
La réponse tient dans le fait que le Cohen Gadol représentait tout le peuple Juif avec ses diverses composantes. Nous pouvons dire que tout Israël l’accompagnait au moment où il servait dans le Mikdach.
Or, nos sages nous indiquent que le service de D-ieu du Baal Téchouva – celui qui s’enfuit du mal et qui entreprend un retour vers Hachem – est caractérisé par le tumulte, l’élan et le dynamisme. Nous pouvons comparer l’entrain de sa démarche à celui de l’homme qui s’échappe de quelque chose ou de quelqu’un qui lui veut du mal.
En extension, cet aspect du service de D-ieu existe aussi chez chaque Juif, même chez celui qui n’aurait commis aucun péché. Lorsque l’homme réalise combien il est, en fait, éloigné de D-ieu – soit parce qu’il n’a pas encore éradiqué le mal qui est en lui, soit parce qu’il n’a pas encore atteint un véritable degré d’abnégation – il s’éveille en lui un désir brûlant de quitter son statut présent.
Ce type de service de D-ieu est en aucune sorte contradictoire avec le principe énoncé plus haut selon lequel Hachem se révèle dans « un doux et subtil murmure ». En fait, c’est au moment où l’homme finit par atteindre le Divin, l’instant où il entrevoit le degré de D-ieu qui transcende les mondes – le Nom de Havaya, le Tétragramme – que le lien dans la discrétion se crée. Tant que l’homme est encore soumis à un combat, interne et externe, tant qu’il tente d’échapper au mal et de se libérer de son ego pour évoluer spirituellement, son entreprise sera animée et bruyante.
C’est pourquoi le Cohen Gadol était vêtu d’un costume orné de clochettes pour entrer dans le Sanctuaire : ainsi, il entrait avec ceux qui, symboliquement, étaient aux extrémités de la robe – de la communauté.
Ces hommes, de part leur situation spirituelle, font – comme les clochettes – un certain bruit dans leur service Divin.
L’enseignement est clair : Nous devons, aujourd’hui aussi, nous tourner vers nos frères, tous nos frères sans distinction, et clamer haut et fort que le moment est venu de mettre les Téfilin, de placer une Mezouza aux portes, d’allumer les bougies de Chabbath etc.
Nous vivons maintenant les moments les plus sombres de l’exil, l’instant qui précède la venue du Machia’h ; nous sommes, aux extrêmes de la robe du temps.
C’est là que doivent être placées les clochettes.
En d’autres termes : de nos jours, la meilleure façon de ramener les Juifs au Judaïsme et à D-ieu est de s’assurer que « le son sera entendu » !
Likouté Si’hoth Vol XVI
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Le jour de Kippour même, le Cohen Gadol devait suivre un ordre précis d'offices, sacrifices et purifications:
Korban Tamid (Offrande perpétuelle) du matin : le Cohen Gadol réalisait d'abord l'offrande perpétuelle, qui se tient le matin, mais était d'ordinairement réalisée par des cohanim ordinaires, vêtu d'une tunique dorée spéciale, après s'être immergé dans un mikveh et avoir lavé ses mains et pieds.
Premier changement d'habits : le Cohen Gadol s'immergeait dans un mikveh spécial dans la cour du Temple, et revêtait une tunique de lin spéciale. Il lavait ses mains et ses pieds deux fois, la première après avoir retiré sa tunique dorée, la seconde avant de revêtir celle de lin.
Tirage au sort des boucs : à la porte orientale (Nikanor), le Cohen Gadol tirait au sort parmi deux boucs. L'un était choisi "pour le Seigneur," l'autre "pour Azazzel." Le Cohen Gadol nouait un fil rouge au bouc dédié "à Azazzel."
Un taureau comme offrande expiatoire personnelle : le Cohen Gadol se penchait (réalisant une semikha et faisait une confession sur le bouc pour lui-même et sa maisonnée, prononçant le Tétragramme. Le peuple tombait en prosternation en entendant le Nom; selon certaines traditions, l'orchestre du Temple jouait plus fort à ce moment pour que le Nom ne soit pas entendu. Le Cohen Gadol abattait alors un taureau en tant que korban 'hatat (offrande expiatoire) et recueillait son sang dans un bol
.
Préparation de l'encens : le Cohen Gadol gravissait le mizbea'h (autel) et prenait une pleine pelletée de braises avec une pelle spéciale. De l'encens lui était apporté. Il en remplissait ses mains et le plaçait dans un récipient (il s'agissait, selon le Talmud de la partie la plus physiquement difficile du rituel, le Cohen Gadol devant garder la pelletée de charbons ardents en équilibre et empêcher son contenu de tombern en s'aidant de ses aisselles, voire de ses dents, tout en remplissant ses mains d'encens).
Offrande de l'encens : tenant la pelle et le récipient, le Cohen Gadol pénétrait dans le Saint des Saints. À l'époque du Premier Temple, il plaçait la pelle entre les pieux de l'Arche de l'Alliance. À celle du Second Temple, il plaçait la pelle à l'endroit où l'Arche s'était tenue. Il attendait que la pièce s'emplisse de fumée avant de partir.
Aspersion de sang dans le Saint des Saints : le Cohen Gadol prenait le bol contenant le sang du taureau, et retournait dans le Saint des Saints. Il procédait à l'aspersion du sang du taureau avec son doigt huit fois, devant l'Arche, ou l'endroit où elle s'était tenue. Le Cohen Gadol quittait alors le Saint des Saints, plaçant le bol sur le support devant la Parokhet (rideau séparant le Saint du Saint des Saints).
Le bélier pour le Seigneur en tant qu'offrande expiatoire pour les Cohanim : Le Cohen Gadol se rendait à l'extrémité orientale de la cour du Temple, près de la Porte de Nikanor, imposait ses mains (Semikha) sur le bélier "dédié au Seigneur", et prononçait la confession en faveur des Cohanim (prêtres). Le peuple se prosternait en l'entendant prononcer le Tétragramme. Il abattait ensuite le bouc, et recueillait son sang dans un autre bol.
Aspersion de sang dans le Saint : se tenant sur l'"eikhal (le Saint), de l'autre côté de la Parokhet le séparant du Saint des Saints, le Cohen Gadol prenait le sang du taureau de l'endroit où il l'avait posé, et l'aspergeait avec son doigt huit fois, en direction de la Parokhet. Il prenait ensuite le bol contenant le sang du bélier, procédant de la même manière et au même endroit, avant de le remettre sur son support.
Étalement du sang sur l'autel d'or (pour l'encens) : le Cohen Gadol retirait le sang du bouc du support, et le mélangeait avec le sang du taureau. Il étalait alors, en partant du nord-est, le mélande des sangs aux quatre coins de l'autel d'or dans l'Eikhal.
Le bouc pour Azazzel : le Cohen Gadol quittait l'Eikhal, et se rendait dans la porion orientale de l'Azarya (la cour d'Israël). Arrivé près de la Porte de Nikanor, il imposait ses mains (semikha) sur le bouc "pour Azazzel" et confessait les péchés de tout le peuple d'Israël. Le peuple se prosternait lorsqu'il prononçait le Nom. Tandis qu'il faisait une confession générale, les gens dans la foule réalisaient une confession privée. Le Cohen Gadol envoyait alors le bouc "dans le désert." En pratique, afin d'éviter son retour dans une habitation humaine, l'animal était précipité du sommet de l'une des collines aux alentours de Jérusalem.
Préparation des animaux sacrificiels : tandis que bouc "pour Azazzel" était conduit vers la colline, le Cohen Gadol retirait les entrailles du taureau, et entrelaçait les corps du taureau et du bouc. D'autres prenaient les corps au Beit HaDeshen (maison de la cendre), où les animaux étaient brûlés lorsqu'on avait reçu la confirmation que le bouc "pour Azazzel" avait été poussé de la colline.
Lecture de la Torah : une fois la confirmation que le bouc "pour Azazzel" avait été poussé de la colline reçue, le Cohen Gadol passait la porte de Nikanor, arrivait dans lEzrat Nashim' (la Cour des Femmes) et lisait les portions de la Torah afférentes à Yom Kippour et ses sacrifices.
Second changement de tunique : le Cohen Gadol retirait ses vêtements de lin, s'immergeait dans le mikveh dans la cour du Temple, et revêtait un second ensemble d'habits dorés spéciaux. Il lavait ses mains et ses pieds avant de retirer sa tunique de lin, et après s'être revêtu de ses habits dorés.
Offrandes des béliers : Le Kohen Gadol offrait deux béliers comme korban olah, les abattant du côté nord du mizbea'h (autel extérieur), recueillant leur sang dans un bol, portant le bol sur l'autel extérieur, et jetant le sang aux extrémités nord-est et sud-ouest du Mizbea'h. Il démembrait les béliers et brûlait ses parties entièrement sur le Mizbea'h. Il procédait ensuite à l'offande de farine (min'ha) accompagnant l'offrande des béliers, et aux nessakhim (libations de vin).
Offrande supplémentaire (korban moussaf) : le Cohen Gadol réalisait ensuite l'offrande supplémentaire (moussaf).
Crémation des Entrailles : le Cohen Gadol plaçait les entrailles du taureau et du bouc sur le Mizbea'h et les brûlait entièrement.
Troisième changement d'habits : le Cohen Gadol retirait ses habits dorés, s'immergeait dans un mikveh, et se vêtait d'un nouvel ensemble de vêtements de lin, se lavant encore les mains et les pieds à deux reprises.
Retrait de l'encens du Saint des Saints : le Cohen Gadol retournait dans le Saint des Saints, et retirait le bol d'encens, ainsi que la pelle.
Quatrième changement de vêtements : le Cohen Gadol retirait sa tunique de lin, s'immergeait dans un mikveh, et portait le troisième ensemble d'habits dorés, lavant ses mains et ses pieds deux fois de plus.
Offrande perpétuelle (korban tamid) du soir : Le Cohen Gadol réalisait la partie vespérale de l'offrande perpétuelle dans les habits spéciaux dorés. Il lavait ses mains et ses pieds une dixième fois.
Le Cohen Gadol portait donc cinq ensembles de tuniques, trois en or, deux en lin, s'immergeait dans le mikveh à cinq reprises, lavait en outre ses mains et ses pieds par dix fois
.
Les sacrifices incluaient deux agneaux (sacrifice quotidien), un taureau, deux boucs, deux béliers, ainsi que des offrandes accompagnatrices de farine (min'ha), des libations de vin et trois offrandes d'encens (deux étaient habituelles, la troisième était spécifique à Yom Kippour).
Le Cohen Gadol entrait trois fois dans le Saint des Saints, et prononçait trois fois le Tétragramme, à l'occasion des trois confessions.
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Regardez passer ce Cohen. Il porte l'habit sacerdotal d'un simple prêtre, tout de lin blanc. Le caleçon, la longue tunique, une longue ceinture entourée sur ses reins et un turban. Il est pieds nus, et ne porte aucun vêtement de plus que les quatre vêtements prescrits par la Torah.
Seul le Grand Prêtre se distingue, par quatre vêtements supplémentaires qu'il porte en permanence lorsqu'il officie tous les jours: Par dessus caleçon et tunique, sa longue ceinture faite d'un tissage de près de 32 coudées de long, il porte une robe bleue, sur laquelle est posé un gilet particulier le Ephod, lui-même porteur de la plaque pectorale le 'Hochen. Le gilet est agrafé sur des épaulettes qui portent deux pierres précieuses sur lesquelles sont gravés les noms des 12 tribus, et bouclé par des lanières sur les côtés.
La plaque pectorale d'un tissage épais porte 12 pierres précieuses de couleur différentes. La Torah rapporte que le scintillement de ces pierres était interrogé par les Grands d'Israël en difficulté et apportait la réponse de D.ieu à leurs questions. Ce recours aux "Ourim et Toumim" n'existait plus dans le Second Temple car le 'Hochen de Moïse avait disparu.
Le Cohen Gadol en portait une copie, sans disposer du recours à l'Esprit Saint qui se manifestait dans le 'Hochen de Moché.
Sur le front du Cohen Gadol, vous voyez aussi le Tsits, tiare en or, sur laquelle est gravée la phrase "Sanctifié pour D.ieu". Le nom de D.ieu y est ici gravé avec ses soixante dix lettres.

Le jour de Kippour, certains phases du Culte étaient pratiquées par le Grand Prêtre muni de ses huit vêtements, et d'autres avec les seuls quatre habits de lin. A chaque change, le Grand Prêtre s'immergeait dans la Chambre du Bain située au dessus de la Loge de Parva, puis se lavait les mains au Kiyor, bassin d'ablutions.
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le Cohen devait effectuer son service dans le sanctuaire revêtu de vêtements rituels « de gloire et de splendeur », et un manque quelconque dans son habillement invalidait le service. Ceci parce que la plénitude de la sainteté est atteinte lorsqu’elle se révèle dans le monde matériel dans toute sa beauté et toute sa gloire. C’est certainement la raison pour laquelle le Cohen Gadol doit être « le plus grand parmi ses frères... en richesse » (Rambam), car la plénitude de la sainteté implique que celle-ci se révèle dans la plénitude de chaque chose, y compris dans la plénitude matérielle, la richesse.
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Entrer Simplement
Yom Kippour est le jour le plus saint de notre calendrier. A l’époque du Beth-Hamikdach – le Temple -, c’était une journée particulière, car c’était le Cohen Gadol qui conduisait toutes les opérations du service et des rites de la Sainte Journée. Le Cohen Gadol allait et venait dans le Sanctuaire.
Il était amené à servir dans toutes les parties du Temple. C’était d’ailleurs le seul jour où il entrait dans le Kodech Hakodachim – le Saint des Saints.
Le Grand Prêtre portait une merveilleuse tenue tissée de fils d’or qu’il retirait juste avant d’entrer dans le Saint des Saints. Au coeur du Sanctuaire, il ne portait que de simples habits de lin.
Il était important que les prêtres soient vêtus de belles parures durant leur service. Cela donnait honneur et gloire à leur fonction. De plus, cela montrait que nous devions utiliser ce que nous avions de plus beau pour le service de D-ieu. C’est pourquoi le Cohen Gadol était vêtu de façon si majestueuse.
Or, s’il en est ainsi, pourquoi retirait-il ses vêtements tissés d’or précisément pour entrer dans le Saint des Saints ?
Nos sages nous indiquent que le Temple ne fut détruit que dans sa dimension matérielle. Il existe encore au sein de chaque Juif un Sanctuaire spirituel qui est éternel et que rien ne pourra jamais détruire.
Dans ce Temple intérieur, les opérations se déroulent de la même manière que dans le sanctuaire de Yérouchalayim.
Lorsque arrive le jour de Kippour chaque Juif tient le rôle du Cohen Gadol dans son Temple personnel.
L’homme se retrouve face à deux types de services dans deux espaces différents: le Sanctuaire où les habits tissés d’or étaient requis ; puis, dans le Saint des Saints où la simplicité de la tenue de lin était de mise.
Le fait que l’homme doive se vêtir généralement des vêtements tissés d’or signifie que chacun de nous doit consacrer ce qu’il a de plus cher pour faire le bien et le service de Hachem.
Néanmoins, dès lors que l’homme passe le seuil du Saint des Saints, qu’il laisse exprimer l’essence de son âme, tout accessoire devient superflu. C’est dans la simplicité absolue qu’il s’avance vers D-ieu, et d’une foi pure et intègre, il se tourne vers Lui. A ce niveau, toute différence entre les hommes est estompée, l’essence de l’homme se trouve face à l’essence de D-ieu.
C’est dans cet esprit que nous sonnons le Choffar à Roch-Hachanna. Cette corne ne produit aucun son mélodieux ; elle ne produit que de simples notes. Le jour de Roch-Hachanna, chaque juif se tourne vers Hachem et d’un cri qui vient du fond du coeur, il l’implore.
Le son plaintif du Choffar est une supplication pour que D-ieu nous accorde une bonne et douce année.
Ce sentiment de simplicité accompagne l’homme pendant Asséreth Yémé Téchouva – les dix jours de Retour – jusqu’à Kippour, jour où il épanche son âme devant Hachem afin qu’Il l’inscrive pour une bonne et douce année.
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Entrer dans le Saint des Saints
Au début de la Paracha de A’haré, Hachem indique à Aaron, le frère de Moché, le Cohen Gadol – Grand Prêtre – que le Jour de Kippour, il se vêtira, pour rentrer dans le Saint des Saints, de vêtements de cérémonie en lin. Normalement, le Cohen Gadol portait des vêtements de cérémonie garnis d’or. Pour entrer dans le Saint des Saints, cependant, il devait porter des vêtements ordinaires en lin, identiques à ceux que portaient les simples Cohanim.
Rachi nous en donne la raison : « Un plaignant ne peut pas devenir avocat pour la défense. » Depuis que l'or avait été utilisé pour faire le Veau d'Or, il était déplacé que le Cohen Gadol en porte pour entrer dans le Saint des Saints afin d’implorer le pardon en faveur du peuple Juif ; l’or des vêtements pouvait servir de rappel du terrible péché.
Au moment où le Cohen Gadol – l’homme le plus saint du peuple Juif – entrait dans le lieu le plus sacré du monde – le Saint des Saints – le jour le plus sacré de l'année – Yom Kippour – les trois dimensions élémentaires du temps, de l’espace et de l’Homme se retrouvaient à l’état le plus élevé. Toutes les autres étapes du service du Cohen Gadol durant la journée de Kippour n’étaient qu’un prélude à cet ultime moment où il allait obtenir le pardon pour le peuple.
Le fait de porter des vêtements de cérémonie tissés d'or le reste de la journée, ne pouvait porter préjudice ; par contre, porter ces vêtements en or – évocateurs du Veau d'Or – dans le Saint des Saints, au moment même où le Cohen Gadol s'efforçait d’obtenir le pardon pour tous les péchés, aurait été déplacé.
Le service du Grand Prêtre, de Yom Kippour, n’avait pas pour seul objectif d’obtenir l’expiation ; il permettait au peuple Juif d’atteindre un degré de pureté et de sainteté qui créaient un rapport de proximité avec D-ieu, ainsi qu’il est dit : « Car, ce jour, sera pour vous expiation ; il vous purifiera de tous vos péchés ; vous serez purifiés devant Hachem. »
L’expiation des péchés et le privilège de se retrouver « devant Hachem » ne sont, bien sûr, pas exclusifs à Kippour. Il est vrai que ce jour est plus propice pour atteindre un haut niveau spirituel ; cependant, un Juif pourra vivre dans cet état d’esprit n’importe quel autre jour de l’année. Chaque Juif pourra, chaque jour de l'année, atteindre le niveau de proximité et être « devant D-ieu » en s’approchant de Lui, de Sa Torah et de Ses Mitsvoth.
Cependant, pour accéder à ce niveau, un Juif devra préalablement faire entrer dans le Saint des Saints sa propre personne ; il fera un travail interne et profond. L'individu devra sonder les profondeurs de son âme et éclairer son existence. Ce n’est qu’après que l'expiation et la purification seront obtenues pour lui et ses proches.
Comment atteindre, donc, un tel niveau ? En se débarrassant des vêtements glorieux - des vêtements d'or. Tant qu’une personne sera préoccupée par des banalités telles que la vanité, elle ne pourra pas être sensible aux dimensions profondes de son être, elle ne pourra, donc, pas entrer dans la pièce la plus secrète de l’existence, et atteindre le but ultime de la Création.
Ce n’est qu’après s’être vêtue des vêtements de lin d'un Cohen simple – c’est-à-dire, seulement après avoir atteint le niveau d’une véritable simplicité et humilité - qu’une personne aura le mérite de pénétrer dans le Saint des Saints, et ainsi obtenir l’expiation et la purification pour lui et ses proches. L’homme atteindra, alors, un niveau comparable à celui du Cohen Gadol ; il obtiendra « le pardon pour lui-même, pour sa famille, et pour toute la Communauté d'Israël. »
Likouté Si’hoth Vol XVII
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un document très complet à consulter

03 mars 2007
Happy Purim!
POURIM SAMEAH!
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02 mars 2007
Purim et Morde'Khaï (2007: purim = 4 mars)
"Et Mordekhaï ne se pliera pas et ne se prosternera pas" (Esther, III, 3): le Rouleau d'Esther nous relate le célèbre épisode au cours duquel Mordekhaï, qui se tenait quotidiennement à l'entrée du palais royal, refusait systématiquement de se prosterner au passage du cruel Aman, le Premier ministre de l'Empire perse.
Nos Sages s'interrogent sur la légitimité de la conduite somme toute assez téméraire de Mordekhaï face à Aman: comment, lui qui était considéré comme le premier leader de la communauté juive de Perse, pouvait-il mettre en danger la vie de ses coréligionnaires en adoptant, face au deuxième personnage du royaume, une attitude aussi arrogante, susceptible en tout cas d'exacerber la haine antisémite ?
L'un d'eux, Rabbi David Ben Zimra - dit "le Radbaz" - va jusqu'à se demander si cet entêtement de Mordekhaï n'est pas justement à l'origine du tragique décret d'extermination signé par Aman.
On peut comprendre que ce geste de soumission que constitue toute revérence à un "grand" du royaume ne soit pas des plus agréables, mais n'est-ce pas le rôle d'un responsable de savoir à certains moments précis plier l'échine afin de sauver des vies humaines ?
Il est vrai que selon nos Sages, Aman s'était lui-même "divinisé", ou tout au moins portait autour du cou un pendentif idolâtre ! Et certains commentateurs affirment que Mordekhaï refusait de se prosterner devant lui car il aurait alors commis un acte d'adoration idolâtre catégoriquement interdit par la Tora. Mais là encore, Mordekhaï aurait peut-être pu esquiver ce problème en choisissant un autre itinéraire ou un autre endroit pour siéger.
Or une lecture plus approfondie de la Meguila nous révèle que l'affrontement entre Mordekhaï et Aman n'était pas accidentel. En effet, toute la communauté juive locale savait que Mordekhaï agissait de la sorte, et les notables juifs avaient déjà, à plusieurs reprises, tenté de le raisonner et de le faire prendre conscience des dangers qui pesaient sur toute la communauté en raison de cette attittude. Mais rien n'y faisait ! Car chaque jour, Mordekhaï ne se prosternait pas devant Aman, dont la colère ne faisait que croître C'est pourquoi le verset cité en exergue utilise le futur - un temps qui pourrait de prime abord surprendre. Or les grammairiens expliquent qu'il s'agit là d'un futur fréquentatif qui a pour but de marquer une action répétée.
Nos Sages compliquent encore le problème en nous racontant qu'Aman avait tenté une approche plus bienveillante à l'égard de Mordekhaï en le saluant d'un presque cordial "shalom" ! Comme Mordekhaï ne répondait pas à cette étonnante marque de "courtoisie", Aman lui demanda alors si ce n'était pourtant pas l'usage chez les Juifs de se saluer de la sorte. Sans se laisser impressionner, Mordekhaï lui aurait alors répondu qu'il ne pouvait y avoir de paix - de "shalom" justement - pour les méchants. On imagine qu'Aman n'a pas dû apprécier le compliment !
Dans son ouvrage sur la Meguila d'Esther intitulé Or Hadash, le Maharal de Prague explique qu'il ne s'agissait pas là d'une incartade marginale, mais d'une question de principe: faut-il céder a la cruauté, ou bien convient-il au contraire d'adopter une attitude fière et résolue ?
Rabbi Shimon Bar Yohaï avait répondu à ce dilemme: devant la méchanceté, estime-t-il, il est même permis d'arborer une attitude provocante (voir Traité talmudique Berakhot, p. 7b). Cette réponse est évidemment très révélatrice de la personnalité même de Rabbi Shimon Bar Yohaï. On sait que ce fut un grand résistant contre l'occupation romaine. D'ailleurs, jugeant son attitude insupportable, les envahisseurs romains le condamnèrent à mort, et il fut contraint de se cacher. Selon le Midrash Esther Rabba (VIl, 9), c'est cette même thèse que Mordekhaï a faite sienne.
Face à Aman, Mordekhaï usait justement de cette force et de cette détermination. Or cela ne doit pas nous surprendre puisqu'il était lui-même un descendant de Benjamin, le seul des enfants de Jacob qui ne s'était pas prosterné devant Esaü lors de la fameuse rencontre entre les deux frères, lors du retour de Jacob en terre d'Israël, après son long exil chez son oncle Laban puisqu'il n'était pas encore né. Selon le Midrash, ceci est lié au fait que Benjamin est le seul des enfants de Jacob à être né en Israël, et n'a donc pas de mentalité de faiblesse.
Cette dimension - être intimement lié à Eretz Israël - est indispensable pour celui qui entend tenir tête à la cruauté ! S'il arrive que les contingences de l'exil exigent parfois que l'on doive s'humilier face aux étrangers et aux "gentils" qui nous gouvernaient, en Eretz Israël au contraire, un peuple libre doit adopter une politique libre !
Nos Sages sont revenus en détail sur la célèbre rencontre au cours de laquelle Jacob s'était prosterné devant Esaü: ils comprennent fort bien son attitude et vont même jusqu'à la justifier. Cependant, cette compréhension n'est pas départie d'une certaine critique comme il est écrit: "Puisque tu t'es prosterné huit fois devant Esaü, il y aura huit rois de la descendance d'Esaü qui régneront avant qu'il n y ait un roi pour Israël'. En effet, pour espérer voir s'édifier un royaume ou un Etat indépendant, il est nécessaire de posséder au départ un certain esprit de liberté et d'indépendance.
Dans son commentaire sur cette critique des Sages à l'égard de Jacob, Nahmanide voit là un précédent historique: n'est-ce pas en signant des traités de paix humiliants avec Rome à l'époque hasmonéenne que le peuple d'Israël a plus tard provoqué lui-même sa déchéance ?
Mordekhaï avait quant à lui compris qu'il ne fallait pas céder ! En reculant devant les premières pressions, on va de concession en concession, et de recul en recul. Par contre, si l'on reste ferme, il est évident que l'on paye un certain prix sur le moment, mais on évite un désastre dans l'avenir.
Mordekhaï connaissait parfaitement les personnages impliqués dans les intrigues du royaume: il savait par exemple que le roi de Perse, Assuérus, etait un homme cruel et sans scrupule. N'avait-il pas mis à mort sa femme Vashti à cause de son refus de se présenter de manière indécente devant ses hôtes ? N'avait-il pas exigé et contraint toutes les jeunes filles de son royaume à se présenter devant lui, avant de choisir celle qui finalement lui conviendrait ? Quant à la cruauté d'Aman, elle dépassait celle de son souverain ! C'est pourquoi Mordekhaï décida de s'opposer le plus fermement possible au tyran qu'il était.
Un roman raconte l'histoire d'un jeune Juif qui aurait assassiné Hitler bien avant que ne débute la Shoa. Ce geste est condamné dans ces termes par les notables de la communauté juive: "Mais enfin, cet Hitler n'a fait aucun mal aux Juifs ! Ce ne sont que des paroles de haine ! Et on ne tue pas quelqu'un pour des paroles !"
Mordekhaï comprenait qu'Aman désirait briser peu à peu l'esprit de fierté et d'indépendance que le peuple d'Israël avait maintenu même en exil.
Mais on objectera qu'il est évidemment toujours positif de conserver son esprit d'indépendance et de fierté nationale, encore faudrait-il être capable de résister à ses ennemis. Il arrive que l'on n'ait parfois pas d'autre choix ! Or dans notre cas, il s'avère que Mordekhaï était parfaitement conscient du potentiel et des qualités de son peuple, et son attitude était donc parfaitement fondée.
En fait, après qu'Aman fut confondu, Assuérus n'a pas aboli le décret d'extermination réclamé auparavant par son Premier ministre: il l'a seulement associé à un autre décret qui permettait aux Juifs de se défendre. Il s'avéra que le courage des Juifs eut raison de la cruauté des Perses: "Venahafokh hou" - il y eut un renversement de situation ! Une fois de plus fut vérifiée l'évidence que le peuple d'Israël n'est pas une nation faible et craintive, mais forte. Peut-être les Juifs se croyaient cependant moins courageux et puissants qu'ils ne l'étaient ? Peut-être avaient-ils une trop forte tendance à se dévaloriser aux yeux des autres peuples, et sans doute étaient-ils de facto tombés dans cet état de faiblesse générale et de renoncement Tout cela ne ferait que confirmer le vieux proverbe juif: "Celui qui se fait brebis, le loup le dévore".
Mais en fait, le peuple d'Israël était doté d'un courage hors du commun, et c'est ce courage profondément enraciné dans l'âme de la nation qui a justement surgi chez Mordekhaï au moment de combattre les forces du mal représentées par Aman. A partir de là, tout devient plus clair: ce n'est pas l'attitude "arrogante" de Mordekhaï qui a suscité le décret d'extermination, mais c'est bien au contraire la faiblesse de l'ensemble du peuple paralysé dans son état diasporique. Il convient même d'affirmer que c'est bien la témérité de Mordekhaï qui a sauvé les Juifs !
Ce point est particulièrement illustré par nos Sages: "Lorsque le décret parut, Mordekhaï sut ce qui s'était passé: 'Et Mordekhaï déchira ses vêtements' ..." (Esther, IV, 1). Bien sûr que Mordekhaï "savait" ! N'était-il pas apparament la cause profonde de ce développement ? Sur ce point, Rachi explique que Mordekhaï savait, de source divine, que tout cela se produisait parce que les Juifs s'étaient prosternés devant la statue de Nabuchodonozor, et qu'ils avaient plus tard joui du festin donné par Assuérus. Il est d'ailleurs possible que cette statue n'ait pas été une idole et que l'on ait pu trouver une excuse à leur comportement, mais il était assurément signe de couardise. De même, la participation des Juifs au festin d'Assuérus était une preuve manifeste de faiblesse et de soumission, et ce, même si, comme le précise la Meguila d'Esther, "la boisson était conforme [aux règles alimentaires] de la religion juive]" (Esther, 1, 8) et le repas était strictement cachère. Le problème venait surtout du fait que les Juifs étaient quasiment tous présents au festin, et qu'ils en avaient largement et publiquement profité, s'engageant ainsi insidieusement dans la voie d'une extermination.
Et c'est donc l'homme du courage, l'inébranlable Mordekhaï, qui a su réveiller les forces enfouies de son peuple en vue d'accélérer le salut de tous !
De nos jours également, ne sommes-nous pas appelés à prendre cette conduite comme exemple et à en tirer les enseignements les plus pertinents pour savoir faire face aux événements contemporains ?
http://www.viejuive.com/synagogue/fetes/pourim2.htm
Pourim
La fête de Pourim (פּוּרים les hasards), le 14 Adar, est la célébration du miracle qui a sauvé les juifs en Perse, vers l'an 480 avant l'ère courante. C'est aussi le symbole de la prise de conscience par le peuple juif que c'est toujours Dieu qui dirige l'Histoire même s'Il semble dissimulé, et que les Israélites ne peuvent percevoir Sa présence qu'en suivant Sa Torah.
L'histoire de Pourim est racontée dans le livre d'Esther.
En 2007 le jeûne tombe le jeudi 1 mars, et Pourim le dimanche 4 mars.
Histoire de Pourim
Peu de temps après la permission donnée aux juifs par Cyrus de retourner à Jérusalem, il restait une forte population juive en Perse, dont Suse était la capitale.
Le roi Assuérus (485 à 465 avant l'ère courante), petit-fils de Cyrus, après avoir répudié son épouse Vashti, choisit pour nouvelle reine la belle Esther. Mais Esther n'avait pas révélé au roi qu'elle était juive, sur les conseils de son oncle Mordékhaï.
Ce même Mordékhaï, dans ce temps-là, avait sauvé la vie du roi en ayant déjoué le complot de ses gardes contre le souverain. Le fait fut inscrit dans les annales du royaume.
Haman l'amalécite, un homme orgueilleux et cruel, était le conseiller du roi ; et il haïssait Mordékhaï, car ce dernier avait refusé de se prosterner devant lui, les Juifs ne se prosternant que devant Dieu. Il en conçut une haine pour le peuple juif entier, et complota pour le détruire en un discours malheureusement trop connu [xxxvii] ; et le roi lui confia le soin de faire ce que bon lui semblerait. Haman, muni du sceau du roi, envoya dans toutes les provinces l'ordre de massacrer les Juifs le 13 Adar, date qu'il avait tirée au hasard.
Mordékhaï persuada Esther de parler au roi au nom du peuple juif. Pour s'apprêter à risquer sa vie en allant voir le roi sans avoir été convoquée, Esther passa trois jours en prière et en jeûne et avait demandé à tous les Juifs d'en faire autant. Le roi la reçut avec bienveillance, elle demanda à parler lors d'un festin qu'il organiserait le lendemain.
Ne pouvant dormir, le roi se fit lire les annales du royaume, où on lui rappela comment Mordékhaï avait déjoué la conspiration contre lui, et qu'il n'avait été fait aucune récompense à cet homme. Au matin, il demanda à son conseiller Haman quel traitement il se devait de réserver à un homme qu'il souhaitait honorer. Haman donna son avis en croyant que le roi pensait à lui : une parade en ville sur le cheval du roi. Assuérus lui ordonna alors de faire ce qu'il avait dit pour Mordékhaï.
Le soir, lors du festin, le roi demanda à Esther quelle était sa requête, qu'il promettait de lui accorder d'avance. Esther lui demanda la survie ainsi que celle de son peuple, que Haman avait condamnées. C'est ainsi qu'Assuérus publia un nouvel édit pour annuler celui de Haman, qui fut pendu sur la potence qu'il avait lui-même dressée pour Mordékhaï.
Le peuple juif, sauvé, passa du deuil à la réjouissance ; on célébra des fêtes. C'est ainsi que fut instaurée, le 14 Adar, la fête de Pourim.
Pourim dans le judaïsme
La fête de Pourim a une signification fondamentale dans le judaïsme.
Contrairement à Hhanouka où la religion et la pratique juives étaient en danger, Pourim raconte la menace physique sur le peuple juif. Nombreux furent les exemples dans l'histoire, où les Juifs furent pourchassés non pas en raison de leur croyance, mais uniquement par haine gratuite.
Le miracle de Pourim stigmatise l'espoir que les Juifs gardent toujours dans ces épreuves.
Il est un fait particulièrement marquant au sujet du Livre d'Esther : il s'agit du seul texte de la littérature juive sacrée dans lequel pas une fois il n'est fait mention de Dieu. Plus exactement, Dieu n'est pas cité explicitement, mais par de nombreuses allusions subtiles dans le récit. C'est que, si Pessahh est l'histoire de la libération du peuple juif par de grands miracles surnaturels, Pourim est la délivrance invisible, l'action cachée de Dieu à l'intérieur des lois de la nature. Par leur seule prière, les juifs du temps d'Esther furent sauvés ; aujourd'hui seul le croyant qui place toute sa confiance en Dieu, peut reconnaître la vraie grandeur du miracle.
C'est même le sens de nom de la fête. Pourim, la fête des "hasards", exprime l'idée que précisément, rien n'est laissé au hasard par Dieu. Ce qui semble être, à première vue, une conséquence de l'histoire, un enchaînement d'événements fortuits, n'est en fait que le moyen choisi par Dieu pour déployer Son Œuvre de Bien.
En effet, le déroulement de l'Histoire ne se limite pas à la mise en place des pièces du puzzle juste au bon moment en faisant apparaître au roi Assuérus le vrai visage de Haman et la grandeur d'âme de Mordékhaï. En remontant plus loin dans le temps, on prend toute la mesure de l'action permanente de Dieu dans le monde. Haman est un descendant du roi Agag, lui-même issu de Amaleq, le méchant qui avait attaqué lâchement et sans raison les Israélites dans le désert, par l'arrière, à leur sortie de l'esclavage d'Egypte, alors qu'ils étaient faibles et fatigués. Amaleq représente l'incarnation de la méchanceté gratuite, qui est le principe diamétralement opposé à la nature même de Dieu. Des générations plus tard, lorsque le Shaoul, roi d'Israël, vengea son peuple et combattit Amaleq, alors gouverné par Agag, il eut pitié de ce dernier et ne le tua pas. Tandis que Agag eut pour descendance Haman, qui voulut lui aussi perpétrer à son tour le crime d'Amaleq, les générations de la famille de Shaoul comptèrent Mordékhaï et Esther.
Ce qui ressemble à un hasard est bel et bien l'œuvre de Dieu.
La fête de Pourim aujourd'hui
Le 13 Adar est un jour de jeûne et de repentir, en souvenir du jeûne d'Esther, qui avait elle-même jeuné trois jours et avait demandé au peuple d'observer une journée de privation. S'il s'agit d'un samedi, le jeûne est avancé au jeudi pour ne pas gêner la célébration de Shabbat (noter que, du fait des dehhyiot, le 13 Adar ne peut jamais tomber un vendredi). Le jeûne est diurne uniquement ; il s'adresse à tous, mais comme d'habitude les personnes faibles ou malades en sont dispensées. Le 14 Adar est une journée de réjouissances.
Quatre particularités s'appliquent au jour de Pourim, 14 Adar, toutes issues du Livre d'Esther :
On écoute la lecture publique de la méguila (rouleau) d'Esther à la synagogue, deux fois : la veille au soir, et le matin du 14 ;
on envoie des cadeaux comestibles aux amis et aux pauvres, en symbole de solidarité dans l'épreuve ;
en souvenir du demi-shéquel que l'on donnait pour le Temple, l'usage est de donner une contribution pour les œvres d'Israël ;
on prend en banquet, dans l'après-midi, à l'image du festin d'Esther.
La coutume est également de se déguiser, car la vraie nature des personnages s'est révélée et leurs masques sont tombés.
Lors des années embolismiques, Pourim est célébré au mois de Adar 2.
l'histoire complète dans le texte:
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17 octobre 2006
Conversion au judaïsme
"Judaïsme : l'amour des autres" - Stephane, Ile-De-France
» Quelle est votre nouvelle religion (et l’ancienne, le cas échéant) ?
Nouvelle : judaïsme
Ancienne : catholicisme
» Comment l’avez-vous découverte et qu’est-ce qui vous a poussé à vous convertir ?
Après un accident grave, j'ai passé un long moment à l'hôpital et comme dans toutes les hospitalisations longues, j'ai eu droit à la visite de différents représentants des corps religieux. Le rabbin a été le seul à ne pas me parler de fatalité, mais de renaissance et des leçons de vie que je devais tirer de ce malheur. Au fil de nos conversations suivantes, j'ai découvert que le judaïsme était basé sur l'amour, l'épreuve, la force et l'entraide. Cela m'a guidé très naturellement vers lui.
» En quoi la pratique de cette nouvelle religion a-t-elle changé votre vie quotidienne ?
Elle m'a ouvert l'esprit sur le monde qui m'entoure, m'appris à donner de l'importance aux inconnus et à aller vers eux. Elle me donne une voie à suivre et me permet d'y guider les autres.
» Avez-vous rencontré des difficultés ?
Nombreuses, mais il n'est rien de précieux qui ne soit long et difficile à conquérir. Les épreuves ont été nombreuses, mais j'ai été guidé et accompagné à chaque étape.
07 octobre 2006
Soukot, cette année, 7 & 8 octobre 2006 et shimhat thora, le 14 octobre 2006
Pour découvrir la fête de Soukot:
Sukkot, (Soukkot, Souccoth), Fête des cabanes (7 et 8 oct 2006, 27 sept 2007)
Cette fête est également appelée Fête des tentes, Fête des Tabernacles, Fête de la moisson,
Sens de la fête Sukkot (littéralement Cabanes) est d'abord la fête des récoltes, des moissons. C'est une fête de la joie. Elle commémore aussi le séjour du peuple hébreu dans le désert qui vivait dans des cabanes et sa longue marche en direction de la terre promise.
Célébration de la fête On construit une petite cabane avec du feuillage et du bois dans son jardin, sur son balcon et même dans son appartement. On les construit en souvenir des huttes dans lesquelles vivaient les hébreux dans le désert. Pendant les 8 jours que dure la fête, on y prend ses repas, parfois on y dort. Cela rappelle à l'homme que sa vie est précaire. C'est le signe de la confiance en Dieu et de l'indifférence au confort matériel.
Documentation sur la fête
Le judaïsme, Sukkot http://www.emr-tic.qc.ca/emrp/competence2/3-judaisme/1er_cycle/sukkot.html
Sukkoth http://www.rosee.org/~josette/page62.html
Fête des Tentes juive, Sukkot http://catholique-marseille.cef.fr/article.php?id_article=914
La fête des Cabanes http://judaisme.sdv.fr/perso/stauben/soukot/sk1.htm
Les fêtes juives / Sukkot Les Tabernacles http://pedagogie.ac-toulouse.fr/culture/religieux/fetejuives.htm
Jésus à la fête des tabernacles http://www.regard.eu.org/Livres.8/Vie.de.JESUS/27.html
Shemini Atzeret / Simhat Torah Huitième jour de clôture de la fête de Sukkot / Joie de la Torah (14 oct. 2006, 4 oct. 2007)
Célébration de la fête
Shemini Atzeret (littéralement huitième jour clôture) est le 8ème jour de Sukkot. C'est la conclusion solennelle de la fête de Sukkot. Shemini Atzeret et Simhat Torah sont célébré le même jour en Israël et sur deux jours dans la diaspora.
Simhat Torah (littéralement Joie de la Torah). Au cours de cette fête on remercie Dieu pour le don de la Torah. Simhat Torah clôt le cycle annuel de lecture de la Tora. On fait une procession avec les rouleaux de la Torah. On sort tous les rouleaux de l'Arche et on tourne sept fois autour de l'estrade de la lecture. A la fin de la fête des hommes et des enfants dansent en portant les rouleaux de la Torah.
02 octobre 2006
Yom Kippour, Le jour du Grand Pardon (2 oct 2006)
Sens de la fête Yom Kippour (littéralement Jour de l'expiation ) est le jour le plus saint et le plus solennel. Il marque le paroxysme des 10 jours de repentir, de pénitence et de retour à Dieu (Téshouva) qui suivent la fête de Roch Hachana. Pour obtenir le Pardon, trois démarches sont essentielles : la prière, le jeûne et l'aumône.
Célébration de la fête Pendant vingt-cinq heures, on observe un jeûne absolu, sans manger ni boire. Le repas du soir avant le jeune, il est recommande de manger un repas complet. Le jour de Yom KIppour, il y a cinq offices. A la synagogue, on a tête et le corps recouverts de châles de prières blancs. On lit le livre de Jonas qui appelle à la conversion. On se frappe la poitrine pour dire que l'on regrette sincèrement les mauvaises choses que l'on a faites. A la fin de cette journée, le son du Chofar (corne de bélier) retentit, afin d'annoncer la fin du jeûne et le pardon de Dieu.
Documentation sur la fête
Yom Kippour http://www.harissa.com/D_Religion/yomkippour.htm
Yom Kippour, le Grand Pardon http://carte.dromadaire.com/edito/48.html
Yom Kippour http://www.image-in.co.il/SHALOM/kipour.htm
A la découverte de Yom Kippour http://www.lamed.fr/Hagim/noraim/1452.asp
Le cérémonial de Yom Kippour http://www.lamed.fr/Hagim/noraim/1023.asp
Yom kippour, Jonas ou la Techouva intégrée http://www.viejuive.com/etudes/sidra/metz/5759kippour.htm
02 septembre 2006
Mieux connaître ROCH HACHANA (fête juive)
ROCH HACHANA veut dire «Nouvel an» C’est le Nouvel an Juif ! Pour 2005, l’an 5 766 !
Le nouvel an juif porte aussi les noms de "jour du jugement", "du souvenir" et "de jour de la sonnerie" (du chofar : corne de bélier). On commémore le premier jour de la Création du monde. On regarde aussi vers le dernier jour, le jour du jugement. On prie pour que la destinée de chacun soit inscrite, par la miséricorde divine, selon un jugement favorable. Le premier jour, on lit dans les synagogues, le livre de la Genèse, chapitre 21 (naissance d'Isaac) et le premier livre de Samuel, chapitre 1er, verset 2 (la naissance de Samuel). L'un des sommets de la liturgie est la sonnerie du « Chofar », une corne de bélier, qui retentit le matin de nombreuses fois pour inspirer le retour sur soi. à rappeler le souvenir de la miséricorde divine, à réveiller les cœurs pour la confession des péchés. Elle annonce la Résurrection des morts, le Jugement dernier et la libération de toute l'humanité. Les dix jours suivants, que l'on appelle les jours terribles, Yamim Noraïm, sont des jours de repentance, de réparation des fautes commises et de réconciliation avec le prochain. La conception du Nouvel An en tant que YOM HADIN (Jour du Jugement) est d’origine rabbinique. Elle considère qu’en ce jour toute l’humanité est jugée par son Créateur, et que le sort de chaque individu est inscrit dans le Livre de la Vie. Selon la tradition, plusieurs grands événements ont eu lieu à Rosh Hashana : la création du monde, Toute blanche, la table est parée de la plus belle vaisselle, les fleurs embaument. L'enfant cadet dépose, en geste d'espérance, en souhait de profusion pour l'année qui s'ouvre, les grains de riz, les fleurs de lavande, quelques feuilles de menthe odorante. Le sel est supprimé. Seules les coupelles de sucre, de miel sont autorisées. Les lumières des bougeoirs étincelants, les pains briochés, le vin liquoreux, la grenade, la pomme, les dattes fraîches, le basilic présagent douceurs et l’abondances souhaitées. Après les bénédictions sur le vin, les pains, les fruits, les senteurs de l'aromate, le poisson est servi, souvent des petites daurades roses, offertes entières, de la tête à la queue. Lorsqu'un seul grand poisson est préparé, la tête (roch) est présentée au père ; cet honneur se dédie au patriarche de la famille : Qu'il soit toujours, à la tête des nôtres, empli de sa sagesse, de sa connaissance, au nouvel an prochain ". Suit le potage aux sept légumes, rappel symbolique de la bénédiction du pays d'Israël, un pays qui produit le froment et l'orge, le raisin, la figue et la grenade, l'olive huileuse et le miel (Deutéronome 8,9). Un plat de viande (karne kozinada) accompagne le riz blanc, les haricots princesses et les courgettes sucrées. Les desserts, les biskotchikos, les fruits, les masapanes abondent… La fête commence à la synagogue. L’un des lieux les plus fréquentés de la capitale est le Centre de la communauté juive (MEOTs) qui relève de la Fédération des communautés juives de Russie que dirige le grand rabbin Berl Lazar. La Synagogue chorale est un autre lieu traditionnel de rencontre au Nouvel An. L’association Hillel organise tous les ans la prière et la traditionnelle distribution de pommes et de miel. En 2002, elle a loué à cet effet la salle de concerts de la mairie de Moscou et, en 2003, celle de la Maison du cinéma. En général, les autres organisations de la jeunesse juive s’y associent. Dans le hall ouvrant sur la salle de prière, des stands sont installés qui présentent les manifestations de l’année naissante. La célébration de Rosh Hashana organisée par Hillel est l’occasion, pour la jeunesse, de se retrouver. Toute la soirée est programmée. Beaucoup n’entrent même pas dans la salle de prière, certains n’y restent que cinq minutes, le temps d’écouter sonner le schofar. Après la prière, les jeunes montent en voitures et, par petits groupes, s’en vont faire le tour du "Moscou juif". En 2003, Rosh Hashana a été fêté dans des clubs et des restaurants populaires. La plupart de ces établissements n’avaient jamais été considérés comme juifs mais ils ont décidé d’inclure dans leur programme la fête du Nouvel An juif. Et ils ont bien fait, la clientèle fut nombreuse. Plusieurs groupes de jeunes musiciens juifs, dont certains étaient venus d’Israël et d’autres de la province russe, ont tenté de faire toutes les scènes les unes après les autres. Dans les clubs, on distribuait des kippot en papier, du miel et des pommes, on accolait les tables pour de bruyantes compagnies. Il n’y a pas eu de place pour tout le monde. A la veille du jour de l’An tout est possible, on peut se retrouver dans une voiture avec des gens hier encore inconnus ou à une table avec d’autres que l’on ne reconnaîtra pas dans la foule le lendemain. On peut aussi y rencontrer son destin. Et, pour beaucoup, c’est une raison de venir à la fête. A Moscou comme dans d’autres villes il existe des clubs juifs de rencontres, des discothèques juives sont organisées régulièrement, mais le Nouvel An est aussi l’occasion de rencontrer son futur époux. En effet, la tradition nationale des Juifs de Russie, qui veut que Rosh Hashana offre la chance de commencer une nouvelle vie, coïncide avec la tradition russe de l’attente d’un miracle la nuit du Nouvel An. Mais l’essentiel est l’ambiance de fête, le sentiment d’appartenir à la communauté. Rosh Hashana n’est pas fêté aussi largement dans toutes les villes. Mais la joie est toujours au rendez-vous. Les voeux traditionnels que l'on échange à l'occasion du nouvel-an consistent à souhaiter d'être inscrits dans le Livre de la Vie - et que cette inscription soit confirmée et scellée le jour de Kipour (en hébreu : "Ketiva ve-hatima tova = littéralement "une bonne inscription et une bonne confirmation").
Le deuxième jour, on lit Genèse, chapitre 22 (le sacrifice d'Isaac) et le prophète Jérémie, chapitre 31, les versets 1 à 20 (le souvenir de Rachel et le cantique d'espérance).
c'est l'occasion pour les Juifs de faire le bilan de l'année passée, de réfléchir à leurs orientations de vie, et de s'en remettre à l'autorité divine. En effet, Roch Hachana est aussi le jour du jugement. Les actions de l'homme sont alors jugées, et tout ce qui lui arrivera dans la nouvelle année se décide à ce moment-là. C'est également le moment de prendre de bonnes résolutions.
la naissance des patriarches (Abraham, Isaac, Jacob)
les femmes stériles ont conçu un enfant : Sara, Rachel et Hana (la mère du prophète Samuel)
Joseph a été libéré de prison en Egypte le travail forcé des Hébreux en Egypte a pris fin
Selon un texte traditionnel, la rédemption des Juifs aura lieu à Rosh Hashana.
Pendant deux jours, anniversaire de la création du monde, le juif s'imprègne de l'idée que Dieu est le Maître du monde, qu'il exerce sa providence sur chacune de ses créatures mais qu'il exige aussi de chacune d'elles un comportement irréprochable, les contraignant à un examen de conscience rigoureux implacable devant aboutir à un repentir sincère.
Roch Hachana débutera le 23 septembre 2006 en soirée et se terminera le 24 à la tombée de la nuit.
Roch Hashana célèbre l'anniversaire de la création du monde et le jugement de Dieu. Il n’est pas un jour de réjouissances, mais un jour de prières, car la Création se souvient de toutes les créatures du monde pour les juger d’après leurs mérites.
Cette fête conduit aux 10 jours de pénitence qui précèdent la fête de Yom Kippour, le Grand Pardon. La fête du nouvel an dure 2 jours qui sont chômés. A la synagogue, tout est revêtu de blanc symbole de la pureté recherché. On souhaite "une agréable et douce année" et non pas "une joyeuse année". Le nouvel an est l'occasion de repas festifs, mais le troisième jour est un jour de jeûne.
01 septembre 2006
Bientôt: Roch Hachana, le nouvel an juif
ROCH HACHANA veut dire «Nouvel an» C’est le Nouvel an Juif ! Roch Hachana débutera le 23 septembre 2006 en soirée et se terminera le 24 à la tombée de la nuit. Roch.Hachana est le jour anniversaire de la création du monde. Il n’est pas un jour de réjouissances, mais un jour de prières, car la Création se souvient de toutes les créatures du monde pour les juger d’après leurs mérites.
Pendant deux jours, anniversaire de la création du monde, le juif s'imprègne de l'idée que Dieu est le Maître du monde, qu'il exerce sa providence sur chacune de ses créatures mais qu'il exige aussi de chacune d'elles un comportement irréprochable, les contraignant à un examen de conscience rigoureux implacable devant aboutir à un repentir sincère.
Le nouvel an juif porte aussi les noms de "jour du jugement", "du souvenir" et "de jour de la sonnerie" (du chofar : corne de bélier).
On commémore le premier jour de la Création du monde. On regarde aussi vers le dernier jour, le jour du jugement. On prie pour que la destinée de chacun soit inscrite, par la miséricorde divine, selon un jugement favorable.
La fête dure deux jours. Le premier on lit dans les synagogues, le livre de la Genèse, chapitre 21 (naissance d'Isaac) et le premier livre de Samuel, chapitre 1er, verset 2 (la naissance de Samuel). Le deuxième jour, on lit Genèse, chapitre 22 (le sacrifice d'Isaac) et le prophète Jérémie, chapitre 31, les versets 1 à 20 (le souvenir de Rachel et le cantique d'espérance).
L'un des sommets de la liturgie est la sonnerie du « Chofar », destinée à rappeler le souvenir de la miséricorde divine, à réveiller les cœurs pour la confession des péchés. Elle annonce la Résurrection des morts, le Jugement dernier et la libération de toute l'humanité.
Les dix jours suivants, que l'on appelle les jours terribles, Yamim Noraïm, sont des jours de repentance, de réparation des fautes commises et de réconciliation avec le prochain.
Roch Hachana célèbre l'anniversaire de la création du monde et conduit aux 10 jours de pénitence qui précèdent la fête de Yom Kippour, le Grand Pardon.
Le fête de Roch Hachana, qui dure deux jours, est une fête grave : c'est l'occasion pour les Juifs de faire le bilan de l'année passée, de réfléchir à leurs orientations de vie, et de s'en remettre à l'autorité divine. En effet, Roch Hachana est aussi le jour du jugement. Les actions de l'homme sont alors jugées, et tout ce qui lui arrivera dans la nouvelle année se décide à ce moment-là. C'est également le moment de prendre de bonnes résolutions.
La prière du matin, durant ces deux jours, est marquée par le son du Shofar, une corne de bélier, qui retentit de nombreuses fois pour inspirer le retour sur soi.
Les traditions festives de Roch Hachana
Le nouvel an est naturellement l'occasion de repas festifs. Dans les communautés ashkénazes (originaires d'Europe de l'Est), la tradition veut que l'on trempe des quartiers de pomme dans du miel, en disant : "Que cette année soit pour nous aussi douce que la pomme trempée dans du miel". Dans les communautés séfarades (originaires principalement d'Espagne et des pays arabes), un véritable banquet est organisé durant ces deux jours, composé de mets doux, parmi lesquels on trouve également la pomme trempée dans du miel. Les noms (en hébreu ou en araméen) des mets consommés durant ces deux soirs de fête évoquent tous une citation de la Bible, et permettent ainsi aux Juifs de dire qu'ils "mangent le livre" !
Toute blanche, la table est parée de la plus belle vaisselle, les fleurs embaument. L'enfant cadet dépose, en geste d'espérance, en souhait de profusion pour l'année qui s'ouvre, les grains de riz, les fleurs de lavande, quelques feuilles de menthe odorante. Le sel est supprimé. Seules les coupelles de sucre, de miel sont autorisées. Les lumières des bougeoirs étincelants, les pains briochés, le vin liquoreux, la grenade, la pomme, les dattes fraîches, le basilic présagent douceurs et l’abondances souhaitées.
Après les bénédictions sur le vin, les pains, les fruits, les senteurs de l'aromate, le poisson est servi, souvent des petites daurades roses, offertes entières, de la tête à la queue. Lorsqu'un seul grand poisson est préparé, la tête (roch) est présentée au père ; cet honneur se dédie au patriarche de la famille : Qu'il soit toujours, à la tête des nôtres, empli de sa sagesse, de sa connaissance, au nouvel an prochain ".
Suit le potage aux sept légumes, rappel symbolique de la bénédiction du pays d'Israël, un pays qui produit le froment et l'orge, le raisin, la figue et la grenade, l'olive huileuse et le miel (Deutéronome 8,9).
Un plat de viande (karne kozinada) accompagne le riz blanc, les haricots princesses et les courgettes sucrées. Les desserts, les biskotchikos, les fruits, les masapanes abondent…
POURQUOI NOTRE NOUVELLE ANNEE COMMENCE-T-ELLE LE 1er JANVIER ?
La nouvelle année ne commence pas dans toutes les cultures au même moment, et notre calendrier actuel, n'a pas toujours été le calendrier en vigueur en occident. D'ailleurs, le fait de commencer l'année en plein hiver n'est pas une chose naturelle et évidente : les anciens romains, par exemple, considéraient que le début de l'année se situe au printemps, au moment du renouveau de la nature.
Le calendrier que l'on connaît aujourd'hui a été inventé par le pape Grégoire XIII. En effet, c'est lui qui, en 1582, a fixé le premier jour de l'année le premier janvier.
Cette date avait déjà été retenue. Ce calendrier est appelé calendrier grégorien.
D'autres calendriers sont utilisés de nos jours
La fête du Jour de l'An a lieu le 1er janvier de l'an et bien entendu, elle est consacrée à la nouvelle année. Habituellement, elle se déroule en famille, mais souvent avec des amis. On s'échange alors des vœux de bonne année qui touchent souvent la santé.
Cependant, cet évènement était célébré, il y a plusieurs années, d'une autre façon. En fait, le matin du Jour de l'An, les enfants s'éveillaient tôt en sachant depuis la veille que des cadeaux leur seraient offerts. La maman les rassemblait pour ensuite demander la bénédiction paternelle. Dans tous les pays chrétiens, l'autorité paternelle commandait le respect, mais ce respect se manifestait de diverses façons selon les continents et l'origine des personnes. La scène de bénédiction était toujours remplie d'émotions: le père demandait alors à Dieu de bénir sa femme et ses enfants, tous agenouillés devant lui. Ce moment concordait avec la remise des cadeaux. Par contre, ces présents étaient toutefois modestes et se résumaient souvent à quelques bonbons, des fruits, des vêtements et pour les chanceux, un jouet de fabrication artisanale.
Avant de se rendre à la messe, la famille s'arrêtait chez les grands-parents pour une autre bénédiction, mais cette fois-ci, elle est donnée par le grand-père. D'année en année, le geste se répète, mais ne perd en rien son caractère touchant. Il y avait aussi une autre coutume, mais elle était réservée aux hommes. Ces derniers se promenaient d'une maison à l'autre pour transmettre les souhaits de "bonne et heureuse année" au nom de leurs familles. La tradition d'envoyer des cartes dans le temps des fêtes est donc née de cette tournée de visite.
MEDITATIONs ENCOURAGEANTEs POUR TERMINER ET COMMENCER UNE NOUVELLE ANNEE :
"Le Dieu d'Israël fermera votre marche. Esaïe 52, v. 12
Sécurité à l'égard du passé: "Dieu ramène ce qui est passé" (Ecclésiaste 3, v. 15). A la fin de l'année, nous aimons regarder avec ardeur vers l'avenir , vers toutes les grâces que Dieu nous réserve, et cependant l'anxiété est prompte à reparaître quand nous évoquons le passé. Notre joie présente peut être assombrie par le souvenir de nos péchés et de nos erreurs d'autrefois. Mais Dieu est aussi le Dieu du passé, et s'il permet que nous nous en souvenions, c'est pour en tirer quelque leçon pour nous prémunir contre une fausse sécurité dans le présent.
Sécurité pour demain: "Car l'Éternel ira devant vous." Dieu nous assure qu'il nous garde mieux que nous pourrions le faire nous-mêmes. Il veillera à ce que nous ne tombions pas dans un piège car il est notre protecteur. La main de Dieu va jusque dans le passé, pour décharger notre conscience et nous libérer de toute inquiétude.
Sécurité pour aujourd'hui: "Ne sortez pas avec précipitation." En entrant dans l'année nouvelle, ne nous précipitons pas pour jouir de l'avenir avec insouciance et légèreté. Avançons plutôt avec cette calme confiance que le Dieu d'Israël marche devant nous! Sans doute, il y a dans notre passé des choses irréparables, des occasions perdues que nous ne retrouverons jamais. Mais Dieu peut transformer notre tristesse négative en réflexion constructive pour l'avenir. Laissons dormir le passé, mais qu'il dorme dans les bras de Christ !
Laissez aux mains de Dieu le souci de l'irréparable passé et avancez avec lui vers l'irrésistible avenir." O. Chambers
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“Considère le chemin par où tu passes, et que toutes tes voies soient bien réglées; ne te détourne ni à droite ni à gauche.”
Proverbe 4, 26-27
Hier soir, sur le coup de minuit, Dieu vous a fait don d’une nouvelle année, et d’une nouvelle occasion de tout recommencer ! N’est-ce pas merveilleux ? : vous disposez d’une nouvelle chance de choisir la bonne route cette fois ! S’il y a quelque chose qui n’est pas réglé, entre Lui et vous, ne laissez pas passer la journée sans vous en occuper, portez cette chose au pied de la croix et commencez la nouvelle année sans dette ! La vie est beaucoup trop courte ! Si vous vous rendiez vraiment compte de la brièveté de votre vie, et si vous saviez le peu de semaines ou d’années qu’il vous reste, vous prendriez une telle décision tout de suite et ne gaspilleriez pas une journée de plus !
En Cornouailles se trouve la tombe d’un célèbre professeur qui a voulu que l’on inscrive sur sa pierre tombale : ”Je m’attendais à ce qu’elle vienne, mais pas aussi vite !” Enfant de Dieu, réveillez-vous !
Paul a dit qu’il avait “fini sa course.” Avez-vous commencé la vôtre ? En avez-vous même découvert le tracé ? Avant de mourir, soyez certain d’avoir vécu ! Nous avons tous un passé derrière nous, mais l’important est de savoir si ce passé nous retient prisonniers. Considérez ces quatre qualités de l’homme sage, en ce qui concerne son passé : D’abord il possède assez d’honnêteté pour faire face à son passé et en accepter la responsabilité. Deuxièmement, il possède assez d’humilité pour admettre ses fautes et en tirer des leçons. Troisièmement, il possède assez de courage pour se relever et recommencer à aller de l’avant. D’autres pourront l’aider, mais il ne se passera rien tant qu’il ne fera pas le premier geste. Enfin, il possède assez de compassion en son cœur pour se souvenir de ses propres batailles, et pour traiter les autres avec le même amour et la même bonté qu’il a reçus lui-même.
Aujourd’hui, commencez la meilleure année de votre vie ! Il n’en tient qu’à vous ! Bob Gass
