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07 novembre 2006

Avortement et doctrine sociale catholique

(brefs extraits)
Père Thomas D. Williams, doyen de l’école de théologie à l’université Regina Apostolorum de Rome

Voici les propres mots de Jean Paul II : « De même qu’il y a un siècle, les classes ouvrières étaient privées de leurs droits fondamentaux et c’est l’Eglise qui, très courageusement, est venue à leur défense en proclamant les droits sacro-saints de l’ouvrier en tant que personne, de même aujourd’hui, alors qu’une autre catégorie des personnes est privée du droit fondamental à la vie, l’Eglise se sent tenue de s’exprimer avec le même courage au nom de ceux qui n’ont pas de voix » (numéro 5).

Père Williams : L’engagement de l’Eglise en faveur de la justice sociale s’étend à toutes les questions essentielles touchant à la vie, si bien que l’attention qu’Elle peut porter à l’une ne diminue pas l’importance des autres. L’avortement, ceci dit, se distingue comme un cas unique méritant une attention singulière.

Pour rappeler rapidement les raisons de ce caractère singulier, il y a lieu tout d’abord de considérer la simple ampleur du problème : chaque année, environ 46 millions d’avortements légaux ont lieu de par le monde, un chiffre qui, à lui tout seul, fait de l’avortement un problème social aux proportions gigantesques. En second lieu, il implique la mise à mort des membres les plus innocents et les plus vulnérables de la société. Troisièmement, ce mal est commis de manière à la fois systématique et légale et confère, de ce fait, à l’avortement un vernis de légitimité morale. Puisque la loi influe sur les consciences des gens, la légalité de l’avortement perpétue une mentalité hostile à la vie et le sépare d’autres crimes contre la vie tels que le terrorisme, les massacres à répétition, le trafic humain, et ainsi de suite. Quatrièmement, l’avortement renouvelle l’erreur historique qui consiste à prendre une classe entière d’êtres humains et à les reléguer à un statut de deuxième classe, privés de leur dignité humaine de base et des droits qui en découlent.

En tant que « droit » légal, l’avortement entraîne dans son sillage d’innombrables questions d’ordre social qui exigent une réponse raisonnée : questions d’objection de conscience, l’application de la règle de loi dans une démocratie, de la fonction pédagogique de la loi, et du rôle de la vérité morale dans un système démocratique, pour n’en citer que quelques unes.

Et en ce qui concerne la politique, l’avortement soulève à nouveau de nombreuses questions d’ordre moral : le caractère correct d’une attitude politique privilégiant une seule question plutôt qu’une approche plus large et « sans vagues », la possibilité d’être opposé à l’avortement à titre personnel mais d’être publiquement favorable à une législation qui l’autorise, l’accès aux sacrements des hommes politiques catholiques qui, de manière publique, soutiennent l’avortement, la question des électeurs et des politiciens qui coopèrent au mal, l’appui apporté à des lois « imparfaites » qui touchent à la vie, etc.

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