L'arbre de mai
L'arbre de mai est une fête européenne.
L'origine
Déjà au temps de l'antiquité grecque le mois de mai était fêté avec ferveur. Un vieux culte païen rendait hommage à Maïa, la mère de Mercure, déesse des Enfers et de l'abondance. Elle veillait sur la bonne germination des semences, au printemps, et témoignait du retour à l'éveil de la nature et de la vie.
Les romains, soucieux de l'entretien et de la prospérité des forêts, procédaient chaque année à des cérémonies rituelles et à des plantations d'arbres à cette période.
On retrouve des arbre de mai érigés en Allemagne mais aussi dans certaines régions françaises comme (en Alsace ou dans les Landes) en Belgique au Luxembourg et en juin en Suède...
En France la Maïade ou la Mayade
Au mois de mai, poussent dans les Landes, des arbres étranges du même nom: "les Mais". Le Mai exprime dans un langage fleuri et verdoyant une longue tradition faite d'influences multiples et entremêlées.
On en trouve trace dès le Moyen Age où le jour du 1er mai, les jeunes gens du village allaient couper dans la forêt voisine non point un arbre mais seulement quelques branches vertes qu'ils plantaient la nuit venue devant la demeure des jeunes filles.
Le 1er Mai était la fête de la jeunesse puisque jeunes gens et jeunes filles se réunissaient une fois les branches installées et soupaient ensemble.
A la fin du Moyen Age, les poètes et les peintres prirent cette jolie coutume comme thème de leurs oeuvres. Charles d'Orléans l'évoquait ainsi dans l'une de ses ballades:
"Allons au bois le mai cueillir
Pour la coutume maintenir
Nous aurons des oiseaux la gaîté
en ce premier jour du mois de mai"
Au fil des siècles, la tradition perdure mais s'est transformée.
Le Mai sert à évoquer l'estime que porte une communauté villageoise à certains de ses membres. Une fois tous les six ans, les Mais fleurissent devant les demeures des élus municipaux. Chaque année, en principe dans la nuit du 30 avril au 1er mai, c'est devant la maison de toute personne qu'ils veulent honorer que les jeunes du village érigent un de ces mats. Il en coûtera à l'heureux destinataire de régaler tous ceux qui l'ont distingué.

(NDLR de carnetspi:Actuellement, le Mai au tronc enrubanné est transporté dans la remorque d'un tracteur, il est ensuite fièrement dressé sur la place du village, avec son écusson "honneur à nos élus".
Des réjouissances sont offertes à toute la population après un discours du maire: verre de l'amitié, buffet campagnard, bandas, bal populaire.)°°°000°°°
La "Maïade" et le "Mai"
La "maïade" est une fête en l'honneur des nouveaux élus, elle consiste à planter le "Mai" (selon le petit Larousse: arbre enrubanné que l'on plantait autrefois le 1er mai en l'honneur de quelqu'un).
C'est devenu une tradition régionale qui se perpétue dans quelques villages: à chaque élections municipales, un arbre est planté à la gloire des nouveaux élus.
C'est une tradition ancienne puisque c'est en 1790 qu'un curé de la Vienne eut l'idée de planter un arbre pour fêter l'installation des autorités municipales.
La légende révolutionnaire veut que cette plantation ait lieu au mois de mai, d'où le nom que l'on donnera par la suite aux "arbres de Mai" qui seront plantés un peu partout en France au cours des insurrections de 1790.
Le "Mai" est tout à la fois émeutier et symbole de joie.
Planté spontanément, au milieu de la liesse populaire, il symbolise l'adieu au vieux monde et la naissance du nouveau monde. Ce n'est que quatre ans plus tard que l'"arbre de Mai" désormais "arbre de liberté", devient une véritable institution, puisque c'est en 1794 qu'est publiée la première loi concernant cette tradition.
Paré de justifications officielles et érudites, l'arbre de la liberté n'en reste pas moins pour les hommes de la révolution un symbole qui leur survivra et qui doit fixer pour les générations à venir, l'esprit de la liberté et des droits de l'homme.
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Nous venons ensemble de planter cet arbre, symbole de sagesse,
Mais aussi symbole de beauté, de grandeur, de noblesse,
Qu’un jour ce magnolia au port majestueux
Abrite nos enfants à l’ombre de son feuillage,
Qu’il partage leurs rondes et protège leurs jeux,
En les voyant grandir au cœur de notre village,
Qu’il puisse un jour accueillir un banc
Sur lequel nos aînés aimeraient à se rendre
Pour parler du passé, des histoires d’antan,
Et que son tronc offre aux amoureux une écorce tendre.
Qu’à chaque saison, il puisse nous offrir
Des chants d’oiseaux, des fleurs parfumées,
Ou le vert brillant de ses feuilles allongées.
Qu’à chaque coup de vent, il s’agite en bruissant,
Et qu’au soleil d’été, il puisse faire écran.
Au fil des années, qu’il devienne plus beau,
Les racines ancrées dans cette terre aimée,
Que ses branches tendues de plus en plus haut
Se perdent la nuit dans le ciel étoilé.
A présent il est tien, ROMAGNE accepte le,
Donne lui ta terre comme source d’amour,
Du chant de ton clocher, chaque heure berce-le
Fais que TON ARBRE soit aussi un symbole d’AMOUR.
Romagne, le 8 juin 2001
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LES CHRONIQUES DE PROLOGUE
Par : AUGUSTIN LEBEAU [ 1851-1852 ]
Plantation du mai et réjouissance
Prologue, jeudi 13 mai 1852
C'est ainsi que le premier jour du mois de mai 1852, au lever du soleil, Joseph Tremblay, Théodore Borduas, Athanase Bergeron et Joseph Simard coupèrent un sapin majestueux. Ils l'ébranchèrent et l'écorcèrent sur place en prenant soin de conserver à la cime, le bouquet. À l'aide d'un valeureux cheval canadien, ils le traînèrent jusqu'à la demeure de Joseph Simard où les femmes et les enfants les attendaient avec impatience.
Là, ils parèrent les branches de la cime de fleurs de papiers fabriqués à la main, avec patience et doigté. Madame Simard y ajouta quelques rubans multicolores et quelques babioles. Les décorations installées, la p'tite troupe se dirigea vers le manoir seigneurial. Le long de la route, les voisins et tous ceux qui voulaient faire de ce premier mai une belle fête, se joignirent à eux.
Armés de long fusils, la corne à poudre à la bandoulière et la hache à la ceinture, les habitants de la seigneurie formaient une longue et joyeuse parade.
Gonzague Prologue était debout depuis les p'tites heures. Il avait peine à cacher son émotion à ses deux filles. Malgré la controverse qu'il suscitait dans le village, cet événement était important pour lui. À cette occasion, de lointains souvenirs l'envahissaient. Il pensait à son père! Il se rappellait qu'alors les droits seigneuriaux et l'autorité des seigneurs sur les censitaires n'étaient pas débattus sur la place publique. Aujourd'hui, il y avait tous ces marchands, tous ces nouveaux négociants et tous ces conquérants anglais qui se pressaient pour prendre leurs terres et leurs biens! Ils voulaient mettre fin aux privilèges des seigneurs. Pourtant quelques amis anglophones et marchands de surcroît avaient uni leur destinée à des filles de seigneur! Ils ne semblaient pas souffrir outre mesure de leurs nouveaux titres, de leurs droits et de leurs devoirs!
Le vieux seigneur argumentait ainsi à voix basse lorsque la foule arriva devant le manoir. Sur les lieux, les habitants creusèrent un trou profond dans lequel ils enfoncèrent le sapin. Puis, le fermier du seigneur tira un coup de fusil devant la porte d'entrée pour annoncer que tout était prêt.

A ce signal, le seigneur Prologue se dirigea au salon, en compagnie de ses deux filles, afin de recevoir les représentants du groupe. Il prit place sur un fauteuil, entouré de ses belles.
Firmin Borduas et Rachel Blackburn entrèrent les rejoindre. Ils le saluèrent avec politesse et lui demandèrent, au nom de tous les censitaires de la seigneurie, la permission de planter le mai devant sa porte. Bien sûr, le seigneur Prologue acquiesça. C'était là pour lui, une occasion de fierté.
Puis, les deux émissaires sortirent rapporter à la foule le succès de leur mission. Quelques minutes suffirent pour consolider le mai. Et alors, un second coup de feu résonna dans l'air matinal. On présenta ensuite au seigneur un fusil et un verre d'eau-de-vie et on l'invita à venir recevoir le mai. Bernard Hamelin, qui adorait son maître et ses deux filles, cria alors :
— Vive le seigneur!
Spontannément, plusieurs habitants, hommes, femmes et enfants se joignirent à lui et reprirent en choeur:
— Vive le seigneur Prologue!
L'émotion du vieux seigneur se lisait facilement sur son visage. La crainte d'être embêté par des trouble-fête s'était maintenant dissipée.
D'un seul trait il avala l'eau-de-vie et lança son verre dans le trou. Puis, il fit feu sur le mai. À sa suite, pendant une demi-heure, les femmes tout autant que les hommes déchargèrent leur fusil sur le pauvre arbre ébranché. Ce fut même une occasion pour plusieurs de mesurer leur habileté, sinon leur vanité.
Au moment ou la gaieté s'estompait et ou la fusillade ralentissait, le seigneur invita tout le monde à déjeûner. Dans le manoir, tout le personnel était prêt. D'immenses tables regorgeaient de mets variés que le cuisinier du seigneur, Hilaire Borduas, avait préparés avec amour.
La boisson et l'excitation aidant, à chaque toast levé, des jeunes tels Henry-Firmin McLean et Christophe Tremblay couraient à l'extérieur décharger à nouveau leur fusil sur le mai.
Le meilleur violonneux de la paroisse était là. La fête se poursuivit dans une succession de quadrilles, de chansons et de contes.
Finalement, peut-être fêtera-t-on encore le mai l'an prochain. Tant pis pour ceux qui ne sont pas d'accord. Ils manquent une belle occasion de réjouissances.
Augustin Lebeau, journaliste
L 'arbre de mai se dit :
Maypole ou May day en Angleterre et il décoré avec des rubans multicolores.
Meiboom en Belgique (cliquer sur le lien pour avoir des précisions)
En Belgique, on célèbre aussi l'arbre de joie mais cela se fête en août le "meiboom"
Transporté dans les rues, l'arbre Mai distribue à tous les habitants la force qu'il contient. On danse et on chante tout au long du parcours. La joyeuse tournée qui s'ensuit passe dans chaque maison pour quémander des victuailles. Les dons de mai, trait commun aux cultures européennes, contiennent néanmoins toujours des oeufs, des fruits secs, et des gâteaux spécifiques, symboles de l'indestructibilité de la vie.
En Suède ou le midsommar pole
Cette fête est aussi communément appelée la fête de la St.-Jean.
Dès le matin, on prépare les décorations en feuillage. On décore la maison, le jardin, les églises, les véhicules, les salles de bal... En fait, on décore tout avec des fleurs et des branches de bouleau. Les filles ont pour coutume d'aller dans les prés fleuris pour tresser des couronnes multicolores. On a l'habitude aussi de dresser la table dans le jardin pour le souper du soir. On peut voir partout le drapeau suédois avec sa croix jaune sur fond bleu. L'attribut le plus important de cette fête est l'arbre de mai car chaque village a le sien. On peut le retrouver habituellement dans les jardins privés et près des hôtels et restaurants. L'arbre de mai est lui aussi décoré avec des fleurs et des couronnes tressées dans les branches de bouleaux. L'après-midi, tout le monde danse autour de l'arbre de mai puis, la fête continue dans les champs ou sur les passerelles des bateaux.
Le repas traditionnel se compose de hareng mariné de différentes manières, garni de pommes de terre nouvelles à l'aneth (fenouil), et comme dessert des fraises de bois. Le village reconstitué de Skansen à Stockholm est le lieu de dans le plus célèbre pour la fête du solstice d'été en Suède méridionale. Les danses de la nuit de la St-Jean sont plus intimes et plus pittoresques. Elles sont, en un mot, inoubliables. Enfin, cette nuit-là, personne ne se couche. Partout, ce n'est que fête, musique et danse à la lueur de la nuit.
En Bavière (consulter le lien pour visionner les illustrations )
Les Celtes qui auraient peuplé le Sud de l´Allemagne : venant des steppes orientales, vénéraient la nature et célébraient le début de l´été, le 1er mai, en érigeant un arbre autour duquel ils dansaient pour chasser les mauvais esprits.
Comme bon nombre des rites de nos ancêtres, il fut intégré au culte chrétien.
Depuis le 18ème siècle, et encore plus depuis la seconde guerre mondiale, le mât de mai est devenu le symbole des villes et villages de la Bavière du Sud.
En Bavière, cette vieille tradition perdure et les Bavarois ne manqueraient pour rien au monde ce rassemblement champêtre.
Généralement on utilise le bouleau comme arbre mais cela peut-être le pin également.
Il est source de compétition entre les villages bavarois, qui rivalisent d´ingéniosité et d´efforts pour se doter du plus
grand et du plus bel arbre. Aussi, des hauteurs de 30 mètres ne sont-elles pas rares....
Et jusqu´à ce qu´il soit érigé, le jour de la cérémonie, il fait l´objet de toutes les convoitises et à ce titre, il est jalousement surveillé, jour et nuit, par les hommes de la commune, pour décourager les éventuels ravisseurs.....
L´enjeu est de taille, car en cas de vol, les victimes se verraient dans l´obligation de verser une rançon en nature (bière et victuailles).
Dépourvu de son écorce, le tronc d´arbre dont on se sert pour ce mât de mai, est ensuite peint de bandes blanches et bleues (les couleurs de la Bavière) et le sommet du mât est décoré d´une couronne en branches de sapin.
Bien souvent, on retrouve tout le long du mât, des figurines représentant les différents corps de métiers, comme le brasseur, le cordonnier, le ramoneur, le menuisier, le charpentier, etc....
Une fois l´arbre prêt, et l´heure de la cérémonie arrivée, les hommes de la commune doivent se préparer à installer le mât au centre du village, souvent sur la place principale.
C´est l´occasion de faire la fête, au son de la fanfare et les groupes folkloriques et pour soutenir moralement les hommes qui devront déployer tous leurs efforts pour hisser le mât.
Devant un tel exercice, on ne s´étonnera donc pas que le mât de mai soit conservé en l´état, en général 5 ans, et pour certaines communes au moins 3 ans.
L´arbre de mai enfin dressé, il ne reste plus qu´à aller fêter l´événement au son de la musique traditionnelle en dégustant bière, saucisses et bretzels c est l'heure du Brotzeit (du casse-croûte) !
On peut y déguster le vin de mai. : le Maiwein.
Cette coutume est bien implanté et tous les ans on boit ce breuvage printanier.
Il s'agit de prendre du vin blanc sec et de le mélanger à une plante que l'on trouve dans les bois : l'aspérule odorante.
Pour 1 litre de vin blanc sec
3 tiges flétries d'Aspérule odorante
2 tranches d’un centimètre d orange
6 morceaux de sucre
1 verre de Cognac
Dans un pot en grès, mettre les ingrédients ci dessus, et y verser le vin blanc . Mélanger le tout et laisser macérer 3 à 4 jours. Filtrer sur papier et mettre en bouteilles.
Ce vin se boit après 2 heures passés au réfrigérateur,
cette boisson est réputée pour être digestive et diurétique mais il ne se conserve pas donc à boire très vite et à ne pas en abuser.
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Le 1er mai, la fête du travail et le célèbre brin de muguet
Date de creation : 17/02/06 19:31
Auteur : Olive2
Le premier mai est devenu fête du travail, c'est évidemment un jour férié, le 1° mai est en France, le jour par excellence des revendications sociales des syndicats et des défilés.
Mais il faut savoir que le 1° mai, fête du travail, nous vient en réalité de l'Amérique, de Chicago où les syndicats américains "Fédération of Labor" avaient réussi à mobiliser plus de 400000 personnes, pour revendiquer afin d'obtenir la journée de travail de 8 heures, c'est bien loin déjà, c'était le 1° mai 1886.
Pourquoi, le 1° mai, tout simplement parce que les contrats de travail étaient renouvellés à cette date. C'est le 20 juillet 1889 que le Congrès de l’Internationale socialiste a déclaré le 1° mai Journée Internationale des revendications sociales.
Que vient faire la dedans, le muguet !!! le muguet est d'abord la fleur du bonheur, le muguet est la fleur du printemps, du renouveau, sa floraison intervenant dans les premiers jours de mai, il est par tradition la fleur qui porte bonheur, Le 1er mai 1891, en France et à Fourmies, dans le Nord, des ouvriers manifestent et les soldats tirent sur eux, et tuent 10 personnes, dont Marie Blondeau, toute vêtue de blanc et dont les bras étaient chargés de fleurs.
En hommage à ces morts, c'est les fleurs d'églantines qui seront pendant quelques années, les fleurs du 1°mai, jusqu'en 1900, où le muguet à été associé à la fête du travail, car les grandes maisons de haute couture, de l'époque, avaient offerts à leur personnel en l'occurence les "petites mains" un brin de muguet. Le muguet est aussi la fleur de la Vierge Marie. Le Muguet est une fleur très odorante, avec de très belles clochettes, donc le 1° mai, offrez, un brin de muguet, un bouquet de muguet, ou encore une composition florale à base de muguet, aux personnes à qui vous voulez souhaiter beaucoup de bonheur, maintenant avec internet, vous pouvez faire envoyer du muguet, partout en France et à l'étranger et celà directement en commandant sur les sites de livraison de fleurs à domicile, en ligne.
Vous pouvez aussi acheter votre muguet chez votre fleuriste habituel, ou aux particuliers qui selon la tradition en vendent dans les rues, Vive le 1° mai, vive la fête du travail, vive le muguet. Respectons encore cette tradition pendant très longtemps.

Les origines de la fête du travail (fêtée le 1 Mai)
sont liées à la première révolution industrielle et sont inséparables de l’histoire du monde ouvrier, ainsi qu'au mouvement anarchiste. Elle prend ses racines à la fois aux Etats-Unis et en France, avant d’être adoptée dans la plupart des pays.
Le 1er mai 1886 à Chicago
Le samedi 1er mai 1886, à Chicago, un mouvement revendicatif pour la journée de 8 heures, organisé par les syndicats américains et le journal « The Alarm », est à l’origine de la fête du travail. Une grève, suivie par plus de 300 000 salariés, paralyse des milliers d’usines à travers tout le pays. Le mouvement se poursuit les jours suivants ; le 3 mai, à Chicago, un meeting se tient près des usines McCormick (matériel agricole).
Des affrontements ont lieu avec les « jaunes » et la police tire sur la foule, provoquant la mort de plusieurs ouvriers. Le 4 mai, tout Chicago est en grève et un grand rassemblement est prévu à Haymarket dans la soirée. Alors que celui-ci se termine, la police charge les derniers manifestants. A ce moment, une bombe est jetée sur les policiers qui ripostent en tirant. Le bilan se solde par une dizaine de morts, dont 7 policiers, ce qui déclanche la proclamation de la loi martiale.
La police arrête 8 anarchistes, à un procès, commencé le 21 juin 1886, on en condamne 5 à mort ; malgré l’agitation internationale, ils seront pendues le 11 novembre, sauf un certain Lingg qui se suicide la veille, dans sa cellule. Trois ans plus tard, en 1889, le congrès de la IIè Internationale Socialiste réuni à Paris pour le centenaire de la Révolution française et l’Exposition universelle, décide de consacrer chaque année à la date du 1er mai comme journée chômée de lutte à travers le monde avec pour principal objectif la journée de huit heures ( 48 heures hebdomadaires, seul le dimanche étant chômée ).
Par la suite, le « 1er mai » sera adopté par la IIIé Internationale, puis par la régime nazi, comme fête du travail. Le 24 avril 1941 pendant l’occupation allemande, le 1er mai sera officiellement désigné en France comme la fête du travail, à l’initiative de René Belin, ancien dirigeant de la CGT, devenu secrétaire d’état au Travail du Maréchal Pétain. C’est seulement en 1947 que le 1er mai deviendra de droit un jour chômé.
Fête du travail en Pologne
Les travailleurs polonais ont pour la première fois fêté leur fête du 1er mai en 1890. Depuis cette date, tous les ans la fête du travail est célèbre dans la plupart des grandes villes de Pologne. Les défilés du temps du communisme étaient de grande fêtes populaires organisées en grandes pompes par le parti communiste. On venait en famille pour participer au défilé ou au moins pour assister à ce grand élan de solidarité populaire. Avec les années de crise les défilés sont devenus une occasion de manifester son mécontentement, ce qui souvent se finissait par des affrontements avec les forces de la milice.
Après la chute du communisme les défilés sont devenus inintéressants et démodés. De nos jours près de 90 pour 100 de la population préfère fêter le premier mai à des kermesses ou autres fêtes de village et seulement 7 pour 100 déclare participer à un traditionnel défilé. Pour la plupart des Polonais la fête du travail arrive en troisième position dans l’ordre d’importance des fêtes nationales polonaises après la constitution du 3 mai et la libération du 11 novembre.
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