

21 novembre 2007
Photos dans les pas de Charles de Foucauld
sur un site que je vous recommande, celui de René Guitton,
quelques très belles photos
11 décembre 2005
Publications récentes
Prier 15 jours avec Charles de Foucauld
Michel Lafon*
Nouvelle cité
124 pages
12,50 €
ISBN 2-85313-341-9
nov 2005
Michel Lafon prolonge la prière de son maître spirituel.
La religion est avant tout AMOUR.
* Michel Lafon, prêtre diocésain, successeur d'un des premiers disciples de Charles de Foucauld, Albert Peyriguère, à El Kbab (Maroc). Il y vécut 41 ans, prolongeant son oeuvre de compréhension et d'amitié entre chrétiens et musulmans. Aujourd'hui, retiré à Bordeaux, engagé dans la fraternité séculière.
Charles de Foucauld
Jean-François Six**
Collection Vie
Le livre Ouvert
136 pages
9€
ISBN2-915614-08-3
Présentation brève destinée à une approche
allant à l'essentiel de la vie et du message
de charles de Foucauld.
**Jean-François Six est responsable de la Sodalité, fondée en 1909.
Le moment fondateur fut la nuit de prière du 21 Fevrier 1909 au Sacré-Coeur de Montmartre vécue par Frère Charles et Louis Massignon. L'Union des Frères et Soeurs du Sacré-Coeur de Jésus fondée de son vivant qui avait recueilli 49 adhésions, à qui Massignon donnera plus tard le nom de Sodalité.
Autres publications du Livre Ouvert:
Dieu est Amour
petites soeurs de Jésus
CollectionParoles de Vie
64 pages
5,5€
ISBN 2-907429-32-9
Lettres à sa soeur
Charles de Foucauld
Présentées par Ph. Tiriez
232 pages
18€
ISBN 2-915614-08-3
Editions du Livre Ouvert
14 bis Rue Ferrée
10190 MesnilSAint-Loup (France)
03 25 40 47 69
10 décembre 2005
Un disciple de Charles de Foucauld, mort comme lui dans le désert
La mort du Père Jacques Vallery disciple de Charles de Foucauld
Article paru dans l'édition du 22.10.87
Attaqué par des pillards, qui leur ont pris bagages et réserves, deux jeunes ingénieurs de Meurthe-et-Moselle, Olivier Drouot et Michel Comte, et deux missionnaires rédemptoristes, Jacques Vallery, un Belge, et Lucien Bidault, un Normand, sont morts dans le désert, au sud de Tamanrasset. Ils se rendaient au Burkina-Faso pour une mission humanitaire (le Monde du 21 octobre).
Jacques Vallery était disciple de Charles de Foucauld, faisait partie de sa " sodalité ". Il est mort, comme lui, dans le désert, victime d'une agression...
Peu connu en France, Jacques Vallery avait un grand rayonnement en Belgique et en Allemagne. Ce prêtre de quarante ans était un excellent théologien. Son audace, alliée à la rigueur, avait indisposé le secrétaire de la Commission théologique romaine, Mgr Philippe Delhaye. Son audience auprès des jeunes et des laics belges _ il a été vice-président du Conseil de la jeunesse catholique et a fondé un centre, qui connaissait un vif succès, de formation théologique pour les laics _ ainsi que son dynamisme gênaient certains évêques de son pays.
Il aurait pu, après deux essais prometteurs, se retirer et écrire une somme de théologie morale ; il préféra partir pour le Burkina-Faso, s'y consacrer au développement et se mettre au service de l'Eglise locale. C'est en route vers ce projet que cet homme de désert et de progrès, de mystique et d'action, que ce jeune prophète à l'intense chaleur humaine a été arrêté. Il redisait souvent, comme Foucauld, la parole évangélique : " Si le grain ne meurt... "
SIX JEAN FRANCOIS*
*Jean-François Six est responsable de la Sodalité, fondée en 1909.
Il vient de publier
Charles de Foucauld
Collection Vie
Le livre Ouvert
196 pages
9€
ISBN2-915614-08-3
Editions du Livre Ouvert
14 bis Rue Ferrée
10190 MesnilSAint-Loup (France)
03 25 40 47 69
09 décembre 2005
Charles de Foucauld, homme de son temps et prophète pour aujourd’hui
Dans le destin hors du commun de cet homme si marqué par ses origines, son époque, son milieu, le contraste est frappant entre les particularités de sa vie et I’universalité de son message qui éclaire aujourd’hui la route de tant de gens à travers le monde.
Charles de Foucauld, homme de son temps
Il est intéressant de situer Charles de Foucauld: ses origines - aristocratie par son père, bourgeoisie d'argent par sa mère -, son milieu militaire, son époque - la« revanche» après l'humiliante défaite de 18711 l' anticléricalisme et les « persécutions» de la France républicaine contre l’Église -, son histoire personnelle depuis les blessures affectives provoquées par la mort rapide de ses parents jusqu'à l’exploration au Maroc, qui, au-delà de l’exploit, révèle le chercheur consacrant les dix dernières années de sa vie à une entreprise scientifique d'un haut niveau pour la connaissance de la culture touarègue.
Le message de Charles de Foucauld: revenons à l'Évangile
À la suite des grands saints - comme François d'Assise - suscités par Dieu pour rappeler au peuple chrétien les exigences de l'Évangile, Charles de Foucauld redit l'essentiel: « Revenons à l'Évangile; si nous ne revenons pas à l'Évangile, Jésus ne vit pas en nous ».
Revenir à l'Évangile, c'est laisser vivre en nous Jésus de Nazareth: une vie de pauvreté du cœur et de disponibilité à tous, à la dernière place, s'insérant dans ce qu'il y a de plus humain.
Charles de Foucauld s'est engagé inconditionnellement dans l'Évangile, habité qu'il était par l'amour passionné du Christ. C’ est à cette source que nous puisons, nous, membres de sa famille, mais beaucoup d'autres avec nous.
Charles de Foucauld, prophète pour aujourd'hui
À partir de cet essentiel, le retour à I’Évangile, voici quelques points par lesquels Charles de Foucauld éclaire notre route dans une Eglise soucieuse de répondre aux besoins actuels du monde.
Charles de Foucauld, un homme en recherche
- Il est proche de tous ceux - jeunes en particulier - qui cherchent un sens à leur vie,
lui qui a passé le tiers de sa vie dans l'incroyance.
- Il a cherché toute sa vie, mais avec un point fixe: imiter la vie de Jésus à Nazareth. Il savait discerner la volonté de Dieu dans les événements. Dans un monde qui bouge si vite, il peut nous aider à en accompagner les mutations pour répondre aux besoins de nos contemporains.
Nazareth: présence à Dieu, présence aux hommes. Faire le lien est l'essentiel de nos vies
Charles de Foucauld a pensé rester toujours moine en vivant de plus en plus près des
gens, devenant à Tamanrasset si abordable et si petit.
Présence aux hommes dans des relations simples d'amitié, mais aussi en solidarité avec ceux qui sont victimes de l'injustice (sa lutte contre l'esclavage) ; il a abordé le peuple touareg avec un grand respect, désirant le connaître avec les exigences d'une approche scientifique et faire connaître et reconnaître sa culture.
Le souci des « plus loin»
Partant de sa foi en Jésus Sauveur, il en est arrivé à accepter la perspective du sacerdoce. Et une fois prêtre, il a voulu se consacrer aux plus délaissés, d'abord aux habitants du Maroc où il n'a pu pénétrer, puis au peuple des oasis, enfin aux Touaregs. Il. consacrera ses dernières années à ce peuple, tout en se disant prêt à aller jusqu'au bout du monde annoncer l'Évangile.
Bâtir une fraternité universelle à partir des pauvres et les mettre au centre de la société et de l'Église
Vivre l'Église peuple de Dieu
Non l'Église, société pyramidale, mais l'Église, peuple de Dieu, au service duquel certains exercent simplement un ministère. Charles de Foucauld a eu très tôt cette conviction de la vocation commune des baptisés: dans sa congrégation, pas de distinction entre prêtres et frères; l'Association est accueillante à tous, laïcs, religieux et religieuses, prêtres. Il a cherché à faire venir, comme collaborateurs, des laïcs, missionnaires à part entière, comme le furent Priscille et Aquila pour saint Paul (Actes, 18, 1-4; 19-26).
Henri LE MASNE, prêtre Fraternités sacerdotale et séculière
08 décembre 2005
Le dialogue avec l’islam
C’est parce qu’il est fasciné par la soumission des musulmans à leur Dieu, la régularité de leur prière, la simplicité du dogme, que Foucauld entre en dialogue avec eux. Il veut prier avec eux sans prosélytisme, sans chercher à les convertir. Il est l’auteur du premier dictionnaire français-berbère. L’islam est indissociable de son œuvre : « L’islam a produit en moi un profond bouleversement, écrit-il à son ami Henry de Castries. Je me suis mis à étudier l’islam puis la Bible, et la grâce de Dieu agissant, la foi de mon enfance s’est trouvée affermie, renouvelée. »
07 décembre 2005
Charles de Foucauld, le marabout du Christ
| Charles de Foucauld, de Christophe Mory, Pygmalion. 290 p., 18,50 €. |
Gérard Leclerc
[01 décembre 2005]
Face à celui qui appartient autant à l'armée qu'à la mémoire coloniale et à l'Eglise – qui vient de le béatifier –, le biographe s'interroge : n'y aurait-il pas une légende de l'ermite du Sahara dont il faudrait se déprendre ?
Voilà très longtemps qu'on attendait la béatification de Charles de Foucauld. Le vicomte de Foucauld (1858-1916) est l'objet d'un procès en béatification depuis sa mort. Il appartient presque autant à l'armée qu'à la mémoire coloniale et à l'Eglise... Fut-il l'agent de renseignement dénoncé par certains ? Toujours est-il que la Congrégation pour la cause des saints a tranché le débat. Charles de Foucauld se réclame à la vénération des fidèles parce qu'il fut héroïque depuis sa conversion. Christophe Mory s'est passionné pour ce personnage dont les contrastes renforçaient l'énigme. Il ne voulait pas en rester à la statue «élevée sur un socle de granit et de marbre, la patrie et l'Eglise». Il a voulu interroger la personne même et il s'est attardé sur les ombres, qui loin d'affadir Foucauld, le rendent plus fascinant encore. (suite de l'article)
06 décembre 2005
Charles de Foucauld, le testament de sable
Une rencontre improbable en plein Sahara : celle d’un Français et de Moussa, chef
touareg sans âge. Le vieux guerrier dévoile par énigmes, à son compagnon de piste, des pans entiers d’une histoire méconnue : celle où les tribus nomades, jusqu’alors déchirées par des conflits fratricides, vont s’unir et combattre la colonisation française. L’un des premiers hommes incarnant l’épopée de l’exploration du Sahara fut Charles de Foucauld, instigateur de cette politique coloniale. De son côté, Moussa détient un testament riche en révélations et la raison de l’assassinat de Foucauld.
Lors d’expédtions au Sahara en 1995-2001, Philippe Frey a rencontré dans le Hoggar un chef touareg plus que centenaire : Moussa ag Adasalhreir. Celui-ci a participé, en 1916, à l’enlèvement de Charles de Foucauld, mythe français de la période coloniale d’Afrique du Nord.
Du croisement de ce témoignage et des textes de Foucauld (plus de 10000 pages d’écrits spirituels et 7000 correspondances), l’ethnologue a effectué un travail d’historien et présente un visage nouveau de cette personnalité désormais controversée qui légua de son vivant la moitié de sa fortune à Antoine de Morès pour créer un journal antisémite L’Anti-juif, alors que le Vatican étudie encore aujourd’hui la béatification du moine-soldat.
prix public : 18 €
288 pages
Edition Desmaret
ISBN 2-913675-24-7
Philippe FREY
05 décembre 2005
Portrait du moine « marabout » qui s’installa en Algérie
Charles de Foucauld béatifié
lundi 14 novembre 2005, par Olivia Marsaud
Charles de Foucauld, né à Strasbourg en 1858 et mort à Tamanrasset, en Algérie, en 1916, a été béatifié dimanche à Rome. L’occasion de revenir sur ce personnage complexe, issu de la noblesse, soldat fêtard ayant trouvé la foi à 28 ans. Ermite mais aussi aventurier et ethnologue, moine et missionnaire, ou encore linguiste... Une personnalité multiple qui avait choisi de s’installer parmi les Touaregs du Hoggar algérien.
Sur la plateau de l’Assekrem, à 2 700 m d’altitude, dans le Hoggar algérien, l’ermitage de pierres sèches édifié par Charles de Foucauld en 1911, est toujours debout. Le prêtre français y a séjourné 6 mois cette année-là, souhaitant se rapprocher des nomades qui faisaient pâturer leurs chameaux dans les montagnes. Aujourd’hui, une poignée de frères fait vivre son héritage. Ils accueillent pèlerins et touristes avec une égale bonne humeur et la même hospitalité dont faisait montre de Foucauld en son temps. Celui-ci s’était émerveillé de la vue : « La vue est plus belle qu’on ne peut l’imaginer [...] c’est une merveille... on ne peut la voir sans penser à Dieu ». Le paysage, non plus, n’a pas changé. Les sommets déchiquetés se découpent toujours dans la brume matinale, coiffés d’or et de rose. Ils deviennent ocre à la nuit tombée et, coiffés d’étoiles, veillent sur les rêves des marcheurs qui ont atteint le sommet.
A quelques heures de piste de là, Tamanrasset est écrasée de soleil. C’est dans cette ville, à 1 400 m d’altitude, qui était alors un village avec 15 feux, que Foucauld s’installe en 1905. Non loin du marché de Tamanrasset, et après avoir longé une petite mosquée, on se retrouve devant un mur de terre. Derrière, se cache « la frégate », le premier ermitage du Frère Charles. Il faut alors aller taper à la porte des sœurs qui gardent la clé et ouvrent l’endroit aux visiteurs de passage. Celui que les Touaregs appelaient le « Marabout » vivait dans ce bâtiment tout en longueur, exigu, d’une simplicité ascétique et aux poutres de palmier.
Du soldat à l’ermite
Loin des sables chauds et des rocailles moirées du Sahara, la béatification [*] de Charles de Foucauld a été célébrée dimanche, à Rome. Le pape Benoît XVI a déclaré que la vie de Charles de Foucauld était une invitation à aspirer à la « fraternité universelle » devant les évêques présents mais aussi un groupe de Touaregs venus d’Algérie. Il aura fallu attendre 80 ans pour que son procès en béatification, ouvert dès 1927, aboutisse. Plusieurs raisons sont invoquées : les périodes troublées que sont la seconde guerre mondiale et la guerre d’Algérie. Mais aussi la personnalité « trouble » de cet ancien soldat qui découvre la foi sur le tard, à 28 ans.
Sa vie complexe reste encore une énigme sur bien des points. Sans compter que, durant de longues années, l’Algérie le considère comme un espion de l’armée française. Il est à la fois aventurier, ethnologue, linguiste, géographe, ermite et missionnaire... Né en 1858 à Strasbourg dans une famille noble, le jeune vicomte devient orphelin à 6 ans et sera élevé par son grand-père maternel. Admis à Saint-Cyr en 1876, cela fait déjà 2 ans qu’il avoue avoir « perdu la foi ». Sous-lieutenant de cavalerie, il mène une vie de patachon et dilapide son héritage en soirées et fêtes. En 1882, il démissionne de l’armée et entreprend un voyage d’exploration au Maroc, en 1883-84, où il découvre l’islam, qui « a produit en moi un profond bouleversement », écrit-il. En 1886, à 28 ans, c’est le déclic de la conversion suite à sa confession avec l’abbé Henri Huvelin. En 1890, il entre dans l’ordre religieux de la Trappe. Il mène une vie de trappiste pendant 7 ans en France puis en Syrie. En 1897, il va vivre en ermite à Nazareth, en Palestine.
Contre l’esclavage
Il est ordonné prêtre en 1901 et s’installe à Beni-Abbès, dans l’Ouest de l’Algérie. Puis il entre en contact avec les Touaregs du Hoggar en 1904 et s’établit à Tamanrasset un an plus tard. Il s’y bâtit lui-même un ermitage, cube d’argile rouge, étroit comme un bateau, d’où son nom de « frégate ». Il se fixe parmi les nomades touaregs, poursuivant son vœu de devenir un « frère universel » : « Je veux habiter tous les habitants, chrétiens, musulmans, juifs... à me regarder comme leur frère, le frère universel. Ils commencent à appeler la maison ‘la fraternité’ et cela m’est doux ». « Je tâche d’être gracieux pour tous... il faut savoir qu’on frappe à ma porte au moins dix fois par heure : des pauvres, des malades, des passants... », écrit-il.
« Le parcours de Charles de Foucauld en Algérie et au Maroc a été marqué par le désir d’aller vers les plus pauvres, de se mettre à la portée des plus petits, de leur donner les instruments pour se relever et prendre conscience de leur identité. Sa présence n’a pas été muette mais très active, à l’origine d’une nouvelle façon de considérer la colonisation », explique Monseigneur Claude Rault, évêque du diocèse de Laghouat, en Algérie. « Il a dédié une longue période de sa vie et de son énergie à la culture touareg, dont il est devenu un expert. D’autre part, il a dénoncé le drame de l’esclavage (il rachète lui-même plusieurs esclaves avec l’argent qu’on lui envoie de France, ndlr) ainsi que la colonisation comme forme de sujétion des peuples. »
"Une famille spirituelle présente dans 90 pays"
Charles de Foucauld écrit en effet plusieurs ouvrages sur les Touaregs, apprend leur langue, traduit 6 000 vers de leur poésie, écrit une grammaire et un dictionnaire français-touareg en 4 volumes. Il parle aussi l’arabe et traduit une partie de la Bible en langue berbère. Il meurt en 1916, à 58 ans, dans des conditions encore obscures. Depuis 1915, le désert est agité et, pour protéger les populations, Charles de Foucauld construit un fortin à Tamanrasset. Il s’y installe seul en attendant d’accueillir les gens d’alentour en cas de danger. Le 1er décembre, le fortin est attaqué par des pillards. Dans la panique, le jeune garçon qui devait le protéger tire une balle. Charles de Foucauld est tué sur le coup.
Aujourd’hui, 19 mouvements, associations ou congrégations déclarent s’inspirer de son message. « Une famille spirituelle présente dans plus de 90 pays », selon Pascal Clément, le ministre français de la Justice, présent à Rome dimanche. Cette béatification est « un événement pour les 100 000 religieux et religieuses, prêtres et laïcs vivant de sa spiritualité », explique Sophie de Villeneuve, rédactrice en chef de Croire. « Un événement aussi pour les pays du Sud, fortement attachés à son message. Un événement enfin pour tous ceux qui attendent depuis longtemps la reconnaissance officielle de la pertinence de ses intuitions. »
[*] La béatification est la dernière étape avant une possible canonisation. Un décret de reconnaissance de miracle est requis pour arriver à la béatification. De Foucauld est crédité de la guérison d’une Italienne atteinte d’un cancer en faveur de qui il a intercédé auprès de Dieu. Un autre miracle est requis pour la canonisation.
les albums photo: Tamanrasset - Algérie
04 décembre 2005
Charles de Foucauld et les pères blancs
Dès la première année du Petit Écho, (revue interne aux Pères Blancs)
on y parle du P. de Foucauld de passage à Maison-Carrée
Parmi les visiteurs (du mois de juin 1913 à la maison-mère où est prise la photo reproduite ici) signalons le R. P. Charles de Foucault (écrit par erreur avec un t),l'ermite de Temenrasset (sic), en plein Sahara, à mi-chemin entre El-Goléa et Tombouctou. C'est avec vif intérêt que nous avons appris que les Touaregs des environs se montrent pour lui pleins d'égards et de confiance. Dans son voyage il est accompagné d'un jeune Targui (Oûksem ag Chikat, photo à dr.) d'une des meilleures familles du pays; son intention est de produire sur son esprit une impression salutaire en lui faisant voir ce qu'est la vie de famille parmi les bons chrétiens (On sait par ailleurs qu'Oûksem s'était marié le premier avril 1913). (PÉ. n°8 , juillet 1913, p. 81-82)
En octobre, on signale son retour en Algérie
A la fin du mois de septembre le P. de Foucault, l'ermite du Sahara, est revenu de son voyage en France et, après un court arrêt à Maison-Carrée (à la maison-mère des Pères Blancs), a repris la route du désert. Le jeune Targui qui l'accompagne nous a tous frappés par le changement qui s'est opéré en lui: il semble plus ouvert, plus confiant, mais tout aussi simple que lors de son premier passage (P. É. n° 11, octobre 1913, p. 127).
Un mois après sa mort tragique, le premier décembre 1916,
déjà le rédacteur du Petit Écho qualifie Frère Charles de " religieux".
Le 27 décembre nous avons eu la douleur d'apprendre que le R. P. de Foucault avait été massacré dans son ermitage de Tamanrasset (Hoggar). Voici dans quelles circonstances d'après les renseignements apportés le 3 décembre au poste militaire de Fort-Motylinski par un indigène, serviteur du P. de Foucault.
Le 1er décembre, vers 19 heures, un razzi d'une cinquantaine d'individus, venant des Ajjers, est arrivé à l'improviste sur Tamanghasset (sic). Ils ont entouré l'habitation du P. de Foucault. Un nommé le "" a frappé à la porte, soi-disant pour lui remettre le courrier de Tarhaouhaout. Il profita de l'inattention du Père pour se saisir de lui et, aidé par quelques autres hommes, le maîtriser. Les bandits tuèrent deux Sahariens venus rendre visite au Père. Celui-ci, ayant alors voulu se sauver, fut tué à bout portant d'une balle au dessous de l'oreille. Un troisième Saharien apportant le courrier fut également assassiné. Les quatre crimes ont été commis par les gens du razzi, aidés par quelques indigènes du Hoggar. Les corps du R. P. de Foucault et des trois militaires tués ont été entièrement dépouillés de leurs vêtements par les pillards. Ils ont été ensevelis par les soins de quelques indigènes dans un fossé avoisinant l'ermitage.
Tous nos confrères voudront bien avoir dans leurs prières un souvenir pour le R. P. de Foucault, qu'ils connaissent au moins de réputation. Le religieux ermite s'intéressait beaucoup à nos œuvres. Il se considérait dans sa vocation extraordinaire comme un précurseur et souhaitait vivement de voir le jour où les Pères Blancs s'établiraient parmi les tribus pillardes où il avait élu domicile. La Congrégation qu'il avait projeté de fonder aurait eu pour but, par la prière, la pénitence et la charité, d'attirer les bénédictions célestes sur les missionnaires travaillant à la conversion des infidèles. Dans le même but il avait songé à créer une association dite " de Frères et Sœurs du Sacré-Cœur de Jésus".
Suit la reproduction d'une lettre de Mgr Livinhac, Supérieur Général, au P. de Foucauld à propos de cette association. La lettre se terminait par ces mots: "Vous n'admettez, en effet, et vous avez raison, que des âmes d'élite, résolues à pratiquer, chacune selon sa vocation, les conseils évangéliques dans toute leur perfection, mais de telles âmes ne se trouvent pas facilement. Le rédacteur du Petit Écho conclut avec un mot d'admiration mêlée de regret: C'était bien là, le grand obstacle aux projets du saint religieux. Dieu lui aura tenu compte de ses généreux désirs (P. É. n. 40, janvier 1917 p. 5-6).
Dans l'article qui suit., nous revenons sur les relations étroites entre Charles de Foucauld et les Pères Blancs et Sœurs Blanches. Leurs lettres ont été présentées par Philippe Thiriez, M. Afr., et Antoine Chatelard, Petit frère de Jésus, dans un livre de mille pages, Correspondances sahariennes (Cerf, 1998).
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En 1903, à Beni Abbès, de g. à dr. : Abd-Jesu (Serviteur de Jésus) le 'petit esclave racheté', le P. Charles de Foucauld, 45 ans, et le P. Charles Guérin, 31 ans, préfet apostolique du Sahara depuis 1901. Le 'bien aimé et très vénéré Père' et le 'bien cher ami' s'écriront pendant 9 ans jusqu'à la mort de Mgr Guérin, le 19 mars 1910.
Charles de Foucauld
et les Pères Blancs
L'acte de décès du P. de Foucauld, transcrit en mai 1917 par le Capitaine de la Roche porte mention" du nommé de Foucauld Charles, profession de Père Blanc, né en 1858 à Strasbourg, décédé vers le 1° décembre 1916 et inhumé à Tamanghasset" (Correspondances sahariennes, CS 1034). Pourtant dans une lettre du 8 mars 1908 à sa sœur Marie de Blic, évoquant le cher et vénéré P. Guérin, il précise: " n'est pas mon directeur et je ne suis pas Père Blanc; il est évêque du diocèse où je me trouve et me comble de bontés."
Charles de Foucauld ne connaissait pas les Pères Blancs avant de débarquer à Alger le 10 septembre 1901. Tout juste ordonné, il avait proposé ses services à l'évêque du Sahara , par l'entremise de Mgr Livinhac, sans savoir qui devait remplacer Mgr Hacquart, noyé à Ségou le 4 avril. En compagnie du prieur de la Trappe de Staouéli (CS 45), c'est le tout jeune préfet apostolique, Charles Guérin, 29 ans, qui vint l'accueillir au bateau. Il devait mourir du typhus avant lui, le 19 mars 1910, à 38 ans. C'est le P. Henri Bardou, alors supérieur à Ouargla, qui occupera ce poste de janvier 1911 à 1916. Lui et le Fr. Charles se rencontrèrent en 1913 à Tilremt, entre Ghardaia et Laghouat, dans un bordj qui existe encore (CS 939). Après lui, c'est Mgr Gustave Nouet qui fera le transfert à El Goléa en 1929 des restes du Fr. Charles.
Après les massacres des deux caravanes P.B. et de la mission Flatters (en 1876 et 1881), les trois postes de Ghardaia, Ouargla et El Goléa avaient été réoccupés en 1884 (CS 17). Ce sont les diaires de ces postes qui nous parlent avec émotion des passages de l'ermite.
Pendant son séjour à Beni-Abbès (1901-1904), il fut logé à Maison-Carrée, lors de son arrivée, reçut à la Pentecôte 1903 la visite de son évêque (et du P.Vellard, son photographe) et fit retraite durant six semaines (11 novembre au 26 décembre 1904) chez les Pères de Ghardaïa (les PP. David, Lasonnery et Perrier qu'il édifia par son austérité et sa vie de prière).
Mgr Guérin évoque sa visite de Pentecôte: "I1 nous fut bien doux de vivre quelques jours dans l'intimité de ce vrai prêtre qui possède si parfaitement l'esprit de Jésus. Non moins doux de constater la gloire que retire Jésus de la sainteté de son humble ministre: auprès des Européens, officiers et soldats, comme auprès des indigènes, nous n'avons saisi qu'un même écho de respectueuse admiration et de religieuse vénération pour le cher et pauvre solitaire qui, par son oubli de lui-même, son inépuisable générosité et aussi sa très constante amabilité gagne du premier coup tous les cœurs" (Chroniques Trimestrielles, CT 101).
Les Pères de Ghardaïa notent: "Les desseins du Fr. Charles de Jésus étaient de venir prendre, durant quelques semaines, le repos physique et surtout moral, dont il sentait si fort le besoin après une existence si opposée aux désirs de son âme assoiffée de silence et de recueillement. Il venait aussi rendre compte au Chef de Mission des résultats de son voyage et prendre ses ordres pour l'avenir avec une humilité touchante. Il fut résolu qu'il resterait à Ghardaïa au moins jusqu'à Noël. Pendant les premiers jours, il se joignit à la Communauté avec la plus grande simplicité et de la manière la plus aimable, nous intéressant beaucoup, tant par tout ce qu'il nous racontait de son récent voyage et des Touaregs que par les souvenirs plus anciens de son voyage au Maroc. Puis, à partir de l'Avent, il demanda à entrer en retraite, et jusqu'à Noël nous ne le vîmes plus guère sortir de sa chambre que pour aller passer de longues heures à la chapelle" (CT 122).
Il aurait aimé trouver un compagnon chez les Pères Blancs. Ceux auxquels il songeait, le P. Pierre Richard et le P. Camille de Chatouville, ne purent se libérer. Quant au Fr. Gilles (Michel Goyat), il le renvoya au bout de trois mois, le jugeant inapte à sa mission (CS 915).
C'est finalement à Maison-Carrée qu'il séjourna le plus souvent: dix jours en septembre 1901, douze en novembre 1906 (pour y prendre le Fr. Gilles) et, à l'aller et au retour, lors de ses trois séjours en France: en 1909 (13 au 16 février; 8 au 11 mars), en 1911 (11 au 16 février; 16 au 19 mars) et en 1913, accompagné d'un Touareg (7 au 10 juin; 29 sept. au 2 octobre). Il venait alors de Tamanrasset par El-Goléa (où étaient les PP. Richard, Ohrand et Foca) et prenait à Ghardaia la diligence puis l'autobus pour Alger, sauf en 1911, où il passa par Beni-Abbès et Béchar d'où il prit le train pour Perregaux et Alger. D'abord intimidé en 1901 par ces vieilles barbes, il s'y sentit vite chez lui. Il était heureux, quand c'était possible, de voir ses correspondants: Mgr Livinhac et Mgr Guérin, les PP. Marchal et Voillard (celui-ci devint en 1911 son conseiller, après la mort de l'abbé Huvelin en juillet 1910), et de bons amis parmi lesquels les PP. Michel, Duchêne, Mercui, ou le P. Ludovic Girault qui sollicita son ami René Bazin en 1917 de rédiger la biographie de l'ermite (CS 912). C'est l'imprimerie de Maison-Carrée qui publia dès 1918 Le P. Charles de Jésus, vicomte de Foucauld et en 1927 les Articles du Procès de l'Ordinaire.
Le diaire note au 8 décembre 1906: "Le P. de Foucauld (Charles de Jésus) qui a fait successivement des conférences au Noviciat de Sainte-Marie, au Sanatorium, aux Frères, parle aujourd'hui du Maroc aux Pères de la Maison-Mère. Conférence fort intéressante où paraissent tour à tour et la compétence de l'ancien officier et l'humilité du religieux "(CT 137).
Puis en 1909: "Il nous donna les plus intéressants détails sur toute la région qu'il habite, désormais ouverte à l'influence française. Le chef des Touareg Hoggar, Moussa, a fixé sa maison à Tamanrasset même, auprès du P. de Foucauld. Il a auprès de lui, comme khodja ou secrétaire, l'homme qui connaît le mieux la langue tamacheq. Le Père profite de cette circonstance pour faire de cette langue l'étude la plus sérieuse. Chaque jour, ce khodja aide le cher Père à terminer des dictionnaires ou à traduire en tamacheq divers passages de l'Ancien ou du Nouveau testament. Daigne N.S. permettre qu'un jour nos confrères viennent profiter de ces travaux qui leur donneront de suite les moyens d'agir sur ces pauvres populations: c'est là le grand dessein et l'ardente prière du cher solitaire" (Rapports Annuels, RA 1908).
Pour mieux connaître Charles de Foucauld : sa vie par René Bazin publiée d'abord en 1921, son évolution spirituelle par le Petit frère Antoine Chatelard, en 2002, et ses lettres à des Pères Blancs et Sœurs Blanches publiées en 1998 par Ph. Thiriez et A. Chatelard.
Il parlera en 1911 de "tous les P. Blancs à l'ombre desquels (il) vit depuis dix ans!" et qu'il aimerait voir prendre sa suite. Il note cependant en 1905 dans son carnet (Carnets de Beni Abbès, CBA 169) les réticences des autorités militaires à ce sujet "car 1) ils ont donné des ennuis presque partout. 2) ils sont souvent maladroits et se mêlent de ce qui ne les regarde pas. 3) les enfants qui fréquentent leurs écoles sont d'ordinaire pires que les autres! On ne sait s'il partage ce point de vue ou s'en sert pour décider les Sœurs Blanches à venir les premières." (CS 913). Celles-ci, installées à Laghouat dès 1872 avec un prêtre d'Alger, puis à Ghardaïa où elles sont en 1904 une quinzaine, en charge des hôpitaux civil et militaire, le reçoivent et l'écoutent avec dévotion. Leur supérieure canadienne, Mère Augustine, fut la dirigée du Fr. Charles (CS 954).
Un travail de recherche fut réalisé, en 1951, au scolasticat d'Eastview, et repris en 1978 par le P. Pierre Delétoile, décédé en 1995, sur Les Pères Blancs, témoins de la vie missionnaire de Ch. de Foucauld. Il cite abondamment les Chroniques Trimestrielles de 1903 à 1907, le Petit Écho de 1913 à 1922, les Rapports Annuels de 1905 à 1912, les Missions Catholiques de 1917 et 1918, les Missions d'Afrique de 1918-1919. Si l'on y parle peu de son passé ni de son séjour à Nazareth, on admire le saint religieux et l'apôtre hors du commun.
À la nouvelle de son assassinat, les Pères de Ouargla notent: "Les auteurs de ce crime abominable voulaient s'emparer de celui qui, par son incontestable influence, empêchait les Hoggars de se soulever contre la France. La consigne était de remettre le Père vivant entre les mains du grand chef des Snoussis ; mais l'arrivée d'une de nos patrouilles dérangea les plans, et fit terminer le raid d'une manière sanglante" (Petit Écho PE 68).
Répondant en 1921 au P. Voillard, René Bazin disait: "Il me semble que nos contemporains ne distingueront pas entre Ch. de Foucauld et vos frères. Il a été leur compagnon, leur ami, leur obligé. On peut dire qu'il est leur modèle. Par là, il servira la cause de la conversion des musulmans. Ses prières vous vaudront d'être un jour appelés au secours par ceux-là qui vous ont si peu compris jusqu'à présent. Nul ne sait tout ce qu'un saint peut faire pour continuer, invisible, les travaux commencés par lui. I1 préparera le bien que vous accomplirez" (PE 98).
Philippe Thiriez
ancien vicaire général du diocèse Laghouat, Sahara
rédacteur de Se Comprendre www.comprendre.org
Lyon, France
03 décembre 2005
Famille spirituelle de Charles de Foucauld
La Famille spirituelle de Charles de Foucauld aujourd’hui
Près de 15 000 membres composent aujourd’hui la Famille spirituelle issue de la spiritualité de Charles de Foucauld. Les 19 groupes de cette Famille spirituelle sont organisés en 11 instituts religieux, 2 instituts séculiers et 6 associations publiques ou privées de fidèles, l’ensemble formant l’Association Famille Spirituelle Charles de Foucauld. Chacun des groupes a des accents particuliers venant de son origine et de son histoire propres, mais tous ont en commun les grandes orientations de Charles de Foucauld : vivre dans l’esprit de Nazareth, autour de Jésus présent dans l’Eucharistie, pour "crier l’Evangile" par un témoignage de partage et d’amour fraternel donné à tous, à chaque personne rencontrée, avec une attention spéciale aux pauvres.
La liste ci-dessous est établie selon la date de fondation :
Union de Frères et Sœurs de Jésus
Association de fidèles: Fondée par Charles de Foucauld en 1909, approuvée par son évêque en 1913, continuée après sa mort par Louis Massignon, cette "confrérie" (ou "sodalité") est constituée en 1986 association de fidèles. Regroupe des baptisés (prêtres et laïcs) en diaspora à travers le monde qui veulent vivre selon les conseils évangéliques du Directoire de Charles de Foucauld. *
Adresse du coordinateur : Jean-François Six, 127, rue Notre-Dame-des-Champs, 75006 Paris, tél. 01 46 33 59 38.
Contact : Alec et Bernadette Cadi, 6078 South Waterway Drive, Miami FL 33155 USA.
*suivre l'Evangile (devenir des "Evangiles vivants), l'Eucharistie (cultiver un grand amour pour le Christ eucharistique), l'Evangélisation (être des défricheurs évangéliques)
Groupe Charles de Foucauld
Association fondée en 1923 à Oran, puis en 1962 à Bon-Encontre (Lot-et-Garonne) pour l’accueil des personnes démunies.
Adresse : "Barre", 47240 Bon-Encontre, tél. 05 53 96 16 68.
Petites Sœurs du Sacré-Cœur
Institut religieux fondé en 1933 à Montpellier.
Adresse : Fraternité générale - 67, rue des Berthauds, 93110 Rosny-sous-Bois, tél. 01 49 35 16 29.
Petits Frères de Jésus
Institut religieux fondé en 1933 à Paris et à El-Abiod-Sidi-Cheikh (Algérie). Fraternité générale : 97 Sudbourne Road, UK - Londres SW2 5AF.
Adresse en France : 20, rue Pierre-Leroux, 75007 Paris, tél. 01 47 83 31 74.
Petites Sœurs de Jésus
Institut religieux fondé en 1939 à Touggourt (Algérie). Fraternité générale : via di Acque Salvie 2, Tre Fontane, I - 00142 Rome, tél. (0039) 06 591 19 89.
Adresse en France : Le Tubet, Avenue du Camp-de-Menthe, 13090 Aix-en-Provence, tél. 04 42 20 03 71.
Fraternité sacerdotale Iesus-Caritas
Association fondée en 1951 au Tubet, Aix-en-Provence, groupe international de prêtres diocésains.
Adresse en France : Secrétariat national, 5, rue Outrequin, 94669 Chevilly_Larue Cédex, tél. et fax. 01 49 79 06 92. Tél. du secrétaire : 05 45 91 86 88.
Adresse du responsable international : Mariano Puga, Obispado Aricude, Chiloe - Chili.
Fraternité séculière Charles de Foucauld
Association fondée en 1952-1953 à Paris et Lyon, groupe international de prêtres et de laïcs.
Adresse en France : Secrétariat national - Chantal Abel, 12, rue du Docteur Acquaviva, 13004 Marseille, tél. 04 91 49 71 69.
Adresse de la coordinatrice internationale : Marianne Bonzelet, Am Schlehdorn 24, D - 47906 Kempen (Allemagne), tél. (0049) 21 52 500 60.
Fraternité Iesus-Caritas
Institut séculier féminin fondé en 1952 à Ars.
Adresse en France : Jeanne Orfila, 16, rue Saint Geoffroy, 80000 Amiens, tél. 03 22 91 40 88.
Petits Frères de l’Évangile
Institut religieux fondé en 1956 à Aix-en-Provence.
Fraternité générale : Avenue Clemenceau 70, B-1070 Bruxelles, tél. (0032) 25 23 46 85.
Petites Sœurs de l’Évangile
Institut religieux fondé en 1963 à Santa-Maria (Vénézuela).
Fraternité générale : 31, rue Georges-Politzer, 93200 Saint-Denis, tél. 01 48 23 32 28.
Petites Sœurs de Nazareth
Institut religieux fondé en 1966 à Gand (Belgique).
Fraternité générale : Cederstraat 61, B – 9000 Gand. Adresse en France : 35, rue de la Charbonnière, 75018 PARIS, tél. 01 42 59 91 08.
Comunitat de Jesús
Association fondée en 1968 à Montserrat (Espagne), pour une vie de fraternité entre religieux, célibataires et couples.
Adresse : C/Joan Blanques 10, E- 08012 Barcelone (Espagne), tél. (0034) 973 175 643.
Comunita’ dei Piccoli Fratelli di Iesus Caritas
Institut religieux fondé en 1969 à Foligno (Italie) au service du ministère paroissial. Adresse : Abbazia di Sassovivo, I - 06034 FOLIGNO, tél.(0039) 07 42 35 19 61.
Petits Frères de l’Incarnation
Institut religieux fondé en 1976 à Haïti au service des paysans pauvres.
Adresse : B.P. 1594, Port au Prince, Haïti (West Indies), tél. (00509) 276 91 16.
Petites Sœurs du Cœur de Jésus
Institut religieux fondé en 1977 à Bangui (Centre-Afrique).
Adresse : B.P. 759, Bangui, République Centrafricaine, tél. (00236) 61 04 52.
Anh Em Phung Su (AEPS = Institut des frères serviteurs et sœurs servantes)
Institut séculier masculin et féminin fondé en 1979 au Vietnam.
Adresse : AEPS Lay Institute, Trân Minh Cuong, 489 Thông Nhât, Phan Rang, Ninh Thuân (Viêt-Nam), tél. (0084) 68 822 767.
Petits Frères de la Croix
Institut religieux fondé en 1980 à Québec, vivant en communauté monastique.
Adresse : 125, Rang Sainte Philomène, La Malbaie (Québec), G5A 2B5 Canada, tél. 001 418 439 4611.
Petites Sœurs de l’Incarnation
Institut religieux fondé en 1985 à Haïti.
Adresse : Avenue Christophe 165, B.P. 19113, Port-au-Prince, Haïti (West Indies), tél. (00509) 222 26 87.
Fraternité Charles de Foucauld
Association fondée en 1992 à partir de la Fraternité Iesus-Caritas, groupe international de femmes laïques ayant opté pour le célibat.
Adresse en France : Thérèse Bultel, 54, avenue de la Libération, 62510 Arques, tél. 03 21 98 34 08.
Adresse de la responsable internationale : Ana Maria Marabotto, Hocquart 2217 apto. 9, Montevideo- Uruguay.
