

27 décembre 2006
Saints innocents - 28 décembre - et St Raphaël, l'Archange médecin
Sts Innocents- 28 décembre
Ce sont les victimes du roi de Judée, hérode le Grand. Lors de la venu des mages qui veulent adorer le « roi de Juifs » à Bethléem, en informent Hérode, ce roi fait par les Romains. Craignant un futur rival, Hérode ordonne de tuer tout les enfants de moins de deux ans à Bethléem et dans ce qui en dépendait.
Ainsi s'accomplit l'oracle de Jérémie :
« Une voix dans Rama s'est fait entendre, pleur et longue plainte : c'est Rachel pleurant ses enfants ; et elle ne veut pas qu'on la console, car ils ne sont plus ».
Matthieu établit un parallèle entre l'enfance du Christ et celle de Moïse. Tous deux naissent lors d'un massacre des enfants d'Israël (Ex 1,22). Le bébé qu'était Jésus échappa au massacre. L'ange du Seigneur était en effet apparu à Joseph dans un songe pour lui dire : « Lève toi, prends l'enfant et sa mère ; fuyez en Égypte, et restez-y jusqu'à ce que je te prévienne ». Ainsi la cruauté d'Hérode n'atteindra pas son but. Là aussi Matthieu établit un parallèle, tous deux pénétrèrent en Égypte (Ex 3,10 - Mt 2,13-14) ; l'un et l'autre réalisent la parole « j'ai appelé mon enfant d'Égypte » (Mt 2,15 ; Os 11,1).
Auguste disait d'Hérode : « Mieux vaut être le goret d'Hérode que son gosse », en effet le roi ne tuait pas les porcs, animaux impurs.
Prudence, Poète Latin et chrétien (348 - 405) a composé cette hymne en l'honneur de ces martyrs.
« Je vous salue, Fleurs des martyrs, qu'a l'aurore de votre vie l'ennemi du Christ arracha, comme le vent les roses naissantes. Première victimes du Christ, doux troupeau d'agneaux immolés, vous jouez, devant l'autel même, avec vos palmes et vos couronnes.
Gloire soit à toi, ô Seigneur, à toi qui est né de la Vierge ; gloire au Père et au Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles. Amen. »
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**St Raphaël, Archange
Saint Raphaël est un archange bienveillant qui a remède à tout, modèle parfait de l’ange gardien, messager lumineux de la miséricorde divine !…
Extraits du Livre de Tobie:
Tobie sortit donc chercher un homme connaissant bien le chemin pour aller avec lui en Médie. Il sortit et trouva devant lui l’ange Raphaël, et il ne savait pas que ce fut un ange de Dieu.
Prier pour les maladies physiques et psychiques; Références bibliques : Job 13, 23-25 / Job 16, 12-14 / Job 19, 6-8 / ps. 37 / ps. 68 / Dt 30,19 / Gal 6, 2-5 / Gal 5, 22-24 / sainte Thérèse de Lisieux L.T.190 / Évangile de la vie : Jean-Paul II . Invocations : Par l'intercession de saint Michel et du chœur céleste des Séraphins, que le Seigneur nous rende dignes d'être enflammés d'une parfaite charité. Amen. Par l'intercession de saint Michel et du chœur céleste des Chérubins, que le Seigneur nous fasse la grâce d'abandonner la voie du péché et de courir dans celle de la perfection chrétienne. Amen. Par l'intercession de saint Michel et du chœur céleste des Trônes, que le Seigneur répande en nos coeurs l'esprit d'une véritable et sincère humilité. Amen. Par l'intercession de saint Michel et du chœur céleste des Dominations, que le Seigneur nous fasse la grâce de dominer nos sens et de nous corriger dans nos mauvaises passions. Amen. Par l'intercession de saint Michel et du chœur céleste des Puissances, que le Seigneur daigne protéger nos âmes contre les embûches et les tentations du démon. Amen. Par l'intercession de saint Michel et du chœur admirable des Vertus Célestes, que le Seigneur ne nous laisse pas succomber à la tentation, mais qu'il nous délivre du mal. Amen. Par l'intercession de saint Michel et du chœur céleste des Principautés, que le Seigneur remplisse nos âmes de l'esprit d'une véritable et sincère obéissance. Amen. Par l'intercession de saint Michel et du chœur céleste des Archanges, que le Seigneur nous accorde le don de la persévérance dans la foi et dans les bonnes oeuvres pour pouvoir arriver à la possession de la gloire du paradis. Amen. Par l'intercession de saint Michel et du chœur céleste de tous les Anges, que le Seigneur daigne nous accorder d'être gardés par eux pendant cette vie mortelle pour être conduits ensuite à la gloire éternelle du ciel. Amen. Réflexions : Introduction : "Les arbres et les rochers t'enseigneront des choses que ne t'enseigneront point les maîtres de la science" (Bernard de Clervaux). "Si vous connaissiez les mystères de la chambre du malade", nous dit Marthe Robin. L'école de Marie au pied de la Croix est une école de Sagesse et de Compassion, en présence, au seul Père qui nous ait été donné. Il nous faut comprendre le pourquoi des choses; le pourquoi de nos effondrements, physiques et psychiques; le pourquoi de nos choix de vies. Mais faisons-le dans la douceur, sans révolte. Sous le regard et dans la présence de la Cour Céleste, essayons de comprendre le pourquoi "tomber malade", pourquoi l'atteinte du corps, pourquoi la maladie psychique, pourquoi rejeter la vie dans l'avortement. En demeurant petit dans l'épreuve, nous serons comme un petit enfant que tout menace mais dont les Anges voient la face de Dieu en permanence! L'"offrande de l'épreuve", de toute épreuve, est un mystère qui nous renvoie au mystère de la Passion. ( prière de Marthe Robin dans la partie " prières"). Et il nous est demandé et donné de remercier, de bénir, pour cette offrande. Bénir! Au fond, la bénédiction favorise la guérison intérieure à partir du moment où on accepte de donner à Dieu tout ce qui en nous est colère, amertume, révolte et que nous Lui permettons d'œuvrer en nous. Bénir, c'est remettre en soi l'amour de Dieu là où on l'a enlevé! Il est donc important de faire mémoire dans les temps de nos vies, de nos relations avec Dieu, de nos relations avec les autres, de nos relations à nous-mêmes. Si on néglige de faire mémoire dans les épreuves, ( de maladies, de familles, personnelles; comme le suicide, l'euthanasie, l'avortement ) on aboutit à l'oubli du sens du " pourquoi cela arrive-t-il?". On en arrive à oublier que nous sommes des êtres d'amour et donc appelés à retrouver Dieu dans tous les évènements de nos vies . Retrouver Dieu et demeurer ainsi au cœur de l'Alliance! C'est justement au cœur de l'Alliance que Notre Père et l'Église nous offrent le sacrement des malades. Oui, merci Père, pour le sacrement d'amour que tu donnes à nos maladies . Tu nous offres un sacrement destiné à ceux qui sont confrontés à l'épreuve. Tu nous offres par là un moment privilégié à nous autres croyants, au sein d'une communauté fraternelle. Tu nous offres avec le prêtre, de pouvoir compter sur la présence de frères pour réaliser au service de l'Église, notre vocation comme membres souffrants du Corps du Christ: "Qui invoquera le nom du Seigneur sera sauvé." (Rm 10,13) Quand on se sent abandonné dans le pourquoi de la souffrance et de la maladie, sainte Thérèse de Lisieux nous interpelle : " Cher petit agneau, ( répondit le Bon Pasteur) j'exaucerai ta demande, bientôt, oui bientôt, je prendrai la bergère et son agneau; alors pour l'éternité vous bénirez l'heureuse souffrance qui vous aura mérité tant de bonheur, et moi-même, j'essuierai toutes larmes de vos yeux ! " (L.T.190) Tout de suite, le mystère de l'adoption de la brebis perdue ou éperdue se présente à nous. Joseph gardien de l'Agneau en témoigne. A chaque instant de notre existence, comme papa, comme maman, nous pouvons remplir cette vocation première au-delà de la parenté génétique: Être adoptifs de la vie! Comment considérer les ténèbres qui nous entourent autrement que par cette adoption de l'amour dans la souffrance! Les Ténèbres et nuits physiques; les ténèbres et nuits psychiques, la nuit de la solitude qui conduisent à la dépression, à la maladie mentale. "Je pars pour un pays où l'on ne parle qu'une seule langue, celle de l'amour" ( Jean XXIII ). La peur, le stress, l'anxiété, l'angoisse, constituent la spirale du doute, du sentiment d'être rejeté, du refus. Ils constituent une porte ouverte par laquelle s'engouffrent la névrose, l'abandon, l'insomnie, la culpabilité, le remords, l'interprétation, l'anorexie, la boulimie... Veillez, car vous ne savez ni le jour, ni l'heure, laissez vos lampes allumées, que la pénombre ne s'installe, que le doute ne vous envahisse: "Soyez sobres, soyez vigilants: votre adversaire, le démon, comme un lion qui rugit, va et vient à la recherche de sa proie. Résistez-lui avec la force de la foi."(1P 5, 8-9a) Car le danger de la porte ouverte sur le froid et l'obscurité, c'est le regard jeté en arrière, le retour en arrière avant l'épreuve, avec la colère, le regret, la tristesse, le désespoir, le remords, et finalement la stérilité, la désertification. A tout désert, Jésus nous dit: " Viens! Suis-moi "(Jn. 21,19). (Attention ne confondons pas le temps du désert avec la dépression. Car ce passage au temps de la désolation peut être un temps à vivre dans la foi la fructification de choses nouvelles. Ce temps de désert est un don pour la sanctification). L'essoufflement, l'épuisement, dans le retour en arrière, se fait souvent dans la lutte contre une spirale biologique instable, un tracas excessif, une rentabilité excessive, une recherche absolue de la performance, le harcèlement... Tout le risque réside dans le fait que cette "descente aux enfers" fissure l'image de soi jusqu'à la dévalorisation avec tout le cortège des douleurs et des souffrances que cela entraîne. Or,"Tout ce que Dieu a fait, a été fait dans la beauté et la mesure" (Isaac le Syrien). Dieu n'a pas donné à l'homme le pouvoir de dominer sur la vie, ni à la femme de dominer la vie. Il ne leur a pas donné esprit de décision sur la vie. Ainsi, l'interruption d'une vie ne peut se faire que quand tous les résultats des tentatives proposées auront été décevants. Un juste respect de la vie humaine n'exige pas davantage. La blessure du vide, du manque, issue d' un refus de maternité pendant les premiers mois, d'un isolement de la maman, de la naissance d'un enfant prématuré, d'une grossesse qui suit un avortement ou une fausse couche, d'un avortement, est une blessure importante que l'on peut comparer à une blessure de mort. Le ventre qui donne la vie a généré la mort ou s'est retrouvé "assassiné "par un entourage discriminatoire. La maman crie, hurle, avec son enfant: " Que ne m'a -t-on fait mourir dans le sein de ma mère! Que ne m'a -t-elle servi de tombereau! Que n'est-elle restée éternellement enceinte!" ( Jr 20,17 ) La nuit des saint Innocents nous hante. Nous nous sentons honteux, témoins silencieux, porteurs de vie égocentrique devant l'enfant étouffé par trop d'amour, l' enfant mort prématurément, l'enfant avorté, l' enfant mort subitement, l' enfant " calculé", l' enfant "erreur" dans un parcours"logique"( contraception). Les sanglots de la vie sont assourdissants. L'enfant est handicapé physique. L'enfant est handicapé psychiquement. Je pleure la vie, je contemple la mort. Je donne à l'enfant un prénom du silence. Non, le ventre qui a créé la mère était un ventre de vie! Alors, nos regards se tournent vers cette vie qui nous a faits. Nous regardons vers Marie de Nazareth. En ton sein, Vierge Marie, comment pouvons-nous renaître? Comment renommer le ventre maternel du nom de l'espérance? Marie nous enseigne qu'elle tire de la Croix de son fils, le bois de nos croix. Car le chemin par lequel Jésus nous est donné est aussi le chemin par lequel nous allons à lui. Notre identité en effet, ne réside pas en nous mais dans le Christ! :" Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature. Ces choses anciennes sont passées, voici que toutes choses sont devenues nouvelles" ( 2 Cor 5,17 ). Merci Marie, car tu es un canal de la grâce pour nous. Merci de ré-interpeler notre baptême: gloire à l'enfant qui nous est donné et que nous pouvons nommer dans l'Eucharistie"! Oui, Seigneur, viens visiter ton peuple ! Que par maman Marie, nos mères de la terre te découvrent et s'élancent vers toi pour proclamer un apostolat de la maternité ! En résumé Dans les épreuves quelles qu'elles soient, posons-nous la question: comment aborder la souffrance dans le respect ? Un début de réponse serait de dire qu'il serait bon de ne pas se laisser envahir par une spiritualisation dans la façon de voir la maladie. Car nous sommes un ensemble corps-esprit et donc un ensemble dans lequel l'Esprit agit. Si nous voulons aider notre frère, il ne faudra pas négliger chez lui ce qui est fragile. Il nous faudra donc éviter que le spirituel soit mal compris ou mal à propos quand celui qui souffre n'est pas prêt à le recevoir ou à le reconnaître. Un simple moment offert à Jésus peut en effet agir plus qu'une spiritualité à outrance ! Prenons donc le temps de regarder notre frère malade avec patience; de le redécouvrir; de regarder sa relation avec lui-même et avec les autres sans critique. La charité est tant finalement le ciment le plus important de l'équilibre psycho-corporel : "Nous qui sommes du jour, soyons sobres; revêtons la cuirasse de la foi et de la charité, avec le casque de l'espérance du salut." (1 Th. 5, 8b) La charité étant un fruit de l'amour: l'amour est donc un excellent remède ! "Le commandement de Dieu, c'est croire au nom de son Fils Jésus-Christ et nous aimer" (1 Jn 3,23) Face à celui qui souffre, il nous faut donc être présent, attentif, tenir bon, éviter les beaux discours, ne pas juger. Bref, il nous faut regarder, considérer l'autre tel qu'il est, en le respectant, en l'accueillant. Et demeurant ainsi dans l'amour, nous ferons appel à la compassion. Notre présence à Dieu se fera donc sans écraser notre frère, en le laissant libre, sans marchandage à la foi. Car Notre Père nous attend dans la liberté des enfants de Dieu, dans le discours de la foi. Notre frère ou notre sœur sera donc considéré dans la liberté et le discernement. (C'est pourquoi dans l'écoute du malade nous ne mêlerons pas les deux niveaux: conversion et guérison.) Dieu est une lampe pour les pas! Il nous éclaire le chemin de l'espérance. L'espérance de guérir dans est le pardon donné. L'espérance de regarder Jésus avec le cœur et dans le cœur. L'espérance de vivre le moment idéal pour donner le pardon à soi-même, aux autres, à sa famille, et donc à Dieu! Car il nous faut nous tenir prêts à paraître devant Dieu et veiller dans la Foi, l'Espérance et la Charité à tout instant de notre vie terrestre.. °°°000°°° Temps de célébration pour les St innocents: Antienne : Dt.30,19 Je prends aujourd'hui à témoin contre vous le ciel et la terre: je te propose la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie, pour que toi et ta postérité vous viviez, aimant le Seigneur ton Dieu, écoutant sa voix, vous attachant à lui. Première lecture : Gn.1, 27-28a Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa. Dieu les bénit. Psaume ( 139 13-17) 138 C'est toi qui m'as formé les reins, qui m'a tissé au ventre de ma mère; je te rends grâce pour tant de mystères: prodige que je suis, prodige que tes oeuvres. Mon âme tu la connaissais bien, mes os n'étaient point cachés de toi, quand je fus fait dans le secret, brodé au profond de la terre. Mes actions, tes yeux les voyaient, toutes, elles étaient sur ton livre; mes jours inscrits et définis avant que pas un d'eux n'apparut... Deuxième lecture : Ga 5, 22 et Ga 6, 2 et 5 Mais le fruit de l'Esprit est charité, joie, paix, longanimité, serviabilité, bonté, confiance dans les autres, douceur, maîtrise de soi: contre de telles choses il n'y a pas de loi....Porter les fardeaux les uns des autres et accomplissez ainsi la loi du Christ... Car tout homme devra porter sa charge personnelle. Évangile : Mt 24, 42-44 et Mt 25, 31 et 34-36. "Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour va venir votre Maître... Quand le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, escorté de tous les Anges, alors il prendra place sur son trône de gloire... Alors le Roi dira à ceux de droite: Venez les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume qui vous a été préparé depuis la fondation du monde. Car j'ai eu faim et vous m'avez donné à manger, j'ai eu soif et vous m'avez donné à boire, j'étais un étranger et vous m'avez accueilli, nu et vous m'avez vêtu, malade et vous m'avez visité, prisonnier et vous êtes venus me voir." Intercessions : R/ Nous t'implorons Seigneur de gloire. Venez, adorons le Christ en sa naissance: il est la gloire des saints Innocents -Vêtus de blancs, ils marcheront avec le Seigneur, car ils sont innocents. Rendons gloire au Christ dont la splendeur est chantée par la bouche des enfants, des tout-petits, et acclamons-le -Tu as fait des enfants martyrs les prémices de ton royaume, accorde-nous de trouver une place parmi les convives. Enfant tu as connu l'exil, la persécution -Veille sur l'enfance en proie à la famine, à la guerre, au malheur. Que le désert de nos maladies physiques ou mentales nous conduise au mystère de la solitude dans le face à face -Que notre offrande soit portée par Ton Ange en présence de Ta gloire. Père, garde nous dans la présence de la Cour Céleste dans nos épreuves et maladies -Que notre offrande soit portée par Ton Ange en présence de Ta gloire. Père, aide-nous à découvrir la vie que tu nous donnes dans les maladies et les deuils. Apprends-nous que toute mort est: entrée dans la vie -Oui, mon enfant ton nom est inscrit dans les Cieux. Père, enseigne-nous à l'image de saint Joseph, le juste par excellence à être ajustés dans nos relations humaines et de comprendre la grâce de l'adoption -Oui, mon enfant, ton nom est inscrit dans les Cieux. Louis et Zélie Martin, parents de sainte Thérèse de Lisieux, aidez-nous dans nos nuits physiques et mentales -Oui, mon enfant, ton nom est inscrit dans les Cieux. R/ Intercessions libres... Puisque en ce jour Seigneur, les saints Innocents ont annoncé ta gloire, non point par la parole, mais par leur seule mort, fais que notre vie tout entière témoigne de la foi que notre bouche proclame.
Prier pour les handicapés de la vie...
Dans ta sagesse admirable, Seigneur, tu assignes leurs fonctions aux Anges et aux hommes; fais que nous soyons protégés sur cette terre par ceux qui dans le ciel servent toujours devant ta face...
Notre Père
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10 Ave Maria
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Gloire au Père
Prières
Sache mon enfant, que les plus grands obstacles à la sainteté sont le découragement et l'inquiétude. Ils t'enlèvent la possibilité de t'exercer à la vertu. Toutes les tentatives réunies ne devraient pas, même un instant, troubler ta tranquillité intérieure. Quant-à l'irritabilité et au découragement, ce sont là les fruits de ton amour propre. Il ne faut pas te décourager, mais t'efforcer de faire régner l'amour de ton Dieu à la place de ton amour propre. Confiance donc, mon enfant, tu ne dois pas te décourager. Viens me demander pardon puisque je suis toujours prêt à te l'accorder. A chaque fois que tu me le demandes, tu célèbres ma Miséricorde. (Sainte Faustine)
Offrande de l'épreuve
Ô Jésus, tu étais Dieu et ton amour t'a pressé de te faire homme! Homme et Dieu tout ensemble.
Ô Jésus, tu as dit: "Personne ne m'ôte la vie, je la donne librement". Je t'en supplie, donne-nous de souffrir et de mourir comme toi, non parce que nous sommes obligés, ni comme des esclaves, mais librement, sainement, amoureusement!
Tu as dit aussi: " On ne peut donner une plus grande preuve d'amour que de mourir pour ceux que l'on aime". Ô Jésus, donne -nous de t'imiter dans nos épreuves, nos maladies, à notre mort.
Que notre mort soit un acte de générosité à ta plus grande gloire, à ton plus grand amour et mieux encore, qu'elle soit un acte d'abandon et d'amour!
Ô mon Dieu, que ma vie de souffrance serve à mes parents, à mes amis, à mes bienfaiteurs, à tous les chrétiens, aux pauvres pêcheurs, aux incroyants, aux orgueilleux, aux persécuteurs, à mes chères paroisses, à ma noble patrie, à l'humanité entière: c'est-à-dire, à Dieu.
Oh non! Ne mourir ni par faiblesse, ni par chagrin, ni à cause de la maladie, mais comme Jésus et avec Jésus: mourir d'amour.
Que ma maladie soit l'amour!
(Marthe Robin)
À Notre Dame de Lourdes
Ô Vierge Immaculée, par votre Assomption vous êtes dans la lumière la plus puissante de la gloire de Dieu. Dans cette lumière vous me regardez profondément, comme vous regardiez Bernadette, vous me souriez parce que vous m'aimez. Donnez-moi des signes de votre intercession toute-puissante auprès de Dieu et de votre bonté maternelle.
Vous qui voyez le passé, le présent et l'avenir de ma vie, vous savez ce dont j'ai besoin pour mon salut. Vous pouvez tout. Je m'abandonne entièrement à vous, ô ma Reine et ma Mère, surtout dans cette nécessité... Je vous recommande aussi tous ceux que Dieu m'a confiés. Amen.
À saint Raphaël**
Glorieux Archange saint Raphaël, grand prince de la Cour Céleste, illustre par les dons de la sagesse et de la grâce, guide des voyageurs sur terre et sur mer, consolations des malheureux et refuge des pêcheurs, je vous supplie de m'assister dans toutes mes nécessités et les peines de cette vie, comme vous avez soutenu le jeune Tobie dans ses pérégrinations.
Puisque vous êtes le remède de Dieu, je vous prie humblement de guérir mon âme de ses nombreuses infirmités, et mon corps des maux qui l'affligent si cette grâce me convient.
Je vous demande en particulier une angélique pureté afin de mériter ainsi d'être le temple vivant du Saint-Esprit. Amen..
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Icône : L'Archange saint Raphaël, monastère de l'Annonciation à Nazareth en Galilée : 06/01/91
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Pour ceux qui ne peuvent s'engager dans un temps de prière aussi conséquent,
ils peuvent prendre le "temps de prière" journalier suivant, qui leur permettra ainsi de demeurer frères et sœurs du Monastère Invisible des Offrants du Chemin de Marie.
Ecce venio, me voici ! Ô mon Jésus, Divin Agneau, perpétuellement immolé sur nos autels pour le salut du monde.
1 Notre Père : suivi de : Dieu Tout Puissant, nous vous offrons les plaies de Notre Seigneur Jésus Christ, pour guérir celles de nos âmes.
5 Je vous salue Marie : suivis de "Ô mon Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de vos Saintes Plaies".
Ô Marie, conçue sans péché, aies pitié de nous, pauvres pêcheurs.
Jésus, Marie, sauvez les âmes !
Dieu Notre Père, je te rends grâce pour Louis et Zélie Martin dont le couple fut fidèlement uni, donnant le témoignage d'une vie exemplaire chrétienne, par l'exercice du devoir d'état et la pratique des vertus évangéliques. Dans l'éducation d'une famille nombreuse, à travers les épreuves, les deuils et la souffrance, ils ont manifesté généreusement leur confiance en Toi, leur soumission en Ta Volonté.
Daigne, Seigneur, faire connaître Tes desseins à leur égard et m'accorder les grâces que je sollicite, dans l'espérance que le père et la mère de sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus pourront un jour être proposés en modèles aux familles d'aujourd'hui. Amen.
Consécration à Marie:
Je te choisis aujourd'hui, ô Marie, en présence de toute la Cour Céleste, comme ma Mère et ma Reine. Je te livre et consacre en toute soumission et amour, mon corps et mon âme, mes biens intérieurs et extérieurs, ainsi que la valeur même de mes bonnes actions passées, présentes et futures, te laissant un entier et plein droit de disposer de moi et de tout ce qui m'appartient, sans exception, selon ton bon plaisir, pour la plus grande gloire de Dieu, dans le temps et dans l'éternité. Amen.
(Prière de consécration de saint Louis-Marie Grignion de Monfort)
Ô Père Tout Puissant, daignez bénir nos familles, nos malades et nos prêtres. Bénissez nos frères et nos sœurs partout dans le monde;
Père, bénis- nous !
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Parvenu à l’âge d’homme, je pris une femme de la descendance de notre famille. Elle me donna un fils que je nommai : Tobie.
Comme j’avais été fidèle à mon Dieu de tout mon cœur, le Très-Haut me donna la faveur de Salmanasar dont je devins l’homme d’affaires.
A la mort de Salamanasar, les routes de Médie se fermèrent et je ne pus continuer à m’y rendre. Aux jours de Salamanasar, j’avais fait souvent l’aumône à mes frères de race, je donnais mon pain aux affamés, et des habits à ceux qui étaient nus ; et j’enterrais, quand j’en voyais, les cadavres de mes compatriotes jetés par-dessus les remparts de Ninive. Quelqu’un de Ninive vint informer le roi que j’étais le fossoyeur clandestin. Quand je sus le roi renseigné sur mon compte, que je me vis recherché pour être mis à mort, j’eus peur, et je pris la fuite. Tous mes biens furent saisis ; tout fut confisqué au trésor royal ; rien ne me resta que ma femme Anna et que mon fils Tobie.
Moins de quarante jours après, le roi fut assassiné par ses deux fils…
Alors Ahikar intercéda pour moi et je pus redescendre à Ninive.
A notre fête de la Pentecôte, je pris un bain et j’allais dans la cour, et je m’endormis le long du mur de la cour le visage découvert à cause de la chaleur. Je ne savais pas qu’il y avait au-dessus de moi, des moineaux (5) dans le mur. De la fiente me tomba dans les yeux, toute chaude, et provoqua des leucomes. J’allai chez les médecins pour me faire soigner, mais plus ils m’oignaient de médicaments, plus les leucomes aveuglaient mes yeux jusqu’à la cécité complète. Je fus privé de mes yeux pendant quatre ans.
Pendant ce temps, ma femme Anna s’était louée pour faire des travaux féminins.
(...)
//Tobie, le fils de Tobit doit entreprendre un voyage.//
Tobie sortit donc chercher un homme connaissant bien le chemin pour aller avec lui en Médie. Il sortit et trouva devant lui l’ange Raphaël, et il ne savait pas que ce fut un ange de Dieu.
L’enfant partit et l’ange avec lui ; le chien aussi s’en alla avec eux. La première nuit arriva et ils campèrent sur le fleuve Tigre. L’enfant descendit se laver les pieds dans le fleuve ; un grand poisson voulait dévorer le pied du jeune homme qui cria.
//le poisson est attrapé et le coeur et le foie, le fiel conservés. Avec le coeur et le foie sera préparé une fumigation qui aura la vertu de mettre en fuite les démons, avec le fiel un onguent qui gué"rira la cécité.
C'est ainsi que Tobie délivrera Sarra qui était la captive du démon Asmodée qui avait été la cause de son veuvage 7 fois le soir de ses noces, et qu'il rendra la vue à son père Tobit//
Alors Raphaël les prit tous les deux à l’écart, et il leur dit : « Bénissez Dieu, célébrez-le devant tous les vivants pour le bien qu’il vous a fait. Bénissez et chantez son Nom. Faites connaître à tous les hommes les actions de Dieu comme elles le méritent et ne vous lassez pas de le remercier… Remerciez-le dignement, faites-le bien, et le malheur ne vous atteindra pas.
Mieux vaut la prière avec le jeûne et l’aumône avec la justice que la richesse avec l’iniquité. Mieux vaut pratiquer l’aumône que thésauriser de l’or… L’aumône sauve de la mort et elle purifie de tout péché. Ceux qui font l’aumône sont rassasiés de jours ; ceux qui font le péché et le mal se font du tort à eux-mêmes.
Je vais vous dire la vérité… je vous ai déjà enseigné qu’il convient de garder le secret du roi tandis qu’il convient de révéler dignement les œuvres de Dieu. Vous saurez donc que lorsque vous étiez en prière, toi et Sarra, c’était moi qui présentais vos suppliques devant la gloire du Seigneur… j’ai été envoyé pour éprouver ta foi, et Dieu m’envoya pour te guérir, ainsi que ta belle fille Sarra. Je suis Raphaël, l’un des sept Anges qui se tiennent toujours prêts à pénétrer auprès de la Gloire du Seigneur.»
Ils furent pris d’effroi tous les deux ; ils se prosternèrent et eurent grand-peur… mais il leur dit : « Ne craignez point, la paix soit avec vous. Bénissez Dieu à jamais. Pour moi, quand j’étais avec vous, ce n’est pas à moi que vous deviez ma présence, mais à la volonté de Dieu : c’est lui qu’il faut chanter. Vous avez cru me voir manger, ce n’était qu’une apparence. Alors, bénissez le Seigneur sur la Terre, et rendez grâce à Dieu… Je vais remonter à Celui qui m’a envoyé. Ecrivez tout ce qui est arrivé. » Et il s’éleva. Quand ils se redressèrent, il n’était plus visible…
Ils louèrent Dieu ; ils le remercièrent d’avoir opéré de telles merveilles : un ange de Dieu ne leur était-il pas apparu !
Pour lire l'intégrale du livre de Tobie
28 février 2005
Résilience et la Résurrection
Comment définissez-vous la résilience ?
Stefan Vanistendael : Comme la capacité d'une personne à construire la vie dans des situations difficiles. La résilience en tant que réalité humaine est probablement née avec l'humanité. Après tout, c'est seulement ainsi qu'ont pu survivre les pauvres et les opprimés. Il leur a fallu être résilients, d'une manière ou d'une autre, même s'ils ne savaient l'exprimer sous forme de concept. Dans un sens, en s'intéressant aujourd'hui à la résilience, la science s'intéresse à la sagesse des pauvres et des opprimés.
Pourquoi refusez-vous d'utiliser le verbe rebondir, lorsque vous parlez de résilience ?
S.V. : Parce que ce mot rappelle l'effet d'un ressort. Quand une balle rebondit, elle revient à la même place. Or, pour moi, la résilience traduit précisément la capacité de l'être humain à se projeter en avant, à avancer, malgré l'épreuve qu'il a subie. On ne redevient jamais « comme avant l'épreuve », mais on entre dans une nouvelle phase de sa croissance, avec la mémoire de son passé. La résilience est une dynamique de projet, de construction. Et ceci, à tout âge. Des personnes qui ont subi un traumatisme à l'âge adulte peuvent également devenir résilientes.
Qu'est-ce qui différencie ceux qui parviennent à triompher de leur malheur de ceux qui se laissent entraîner dans une carrière de victime ?
S.V. : Les résilients ne sont pas, a priori, des gens exceptionnels ou surdoués. Ce sont les coups de l'existence qui leur révèlent leur aptitude à faire face. La résilience n'est pas une sorte de super-capacité à être fort, mais davantage l'aptitude à mobiliser ses forces et à se reconnaître vulnérable. Pourquoi certains couples tiennent-ils davantage que d'autres, si ce n'est parce que chacun a appris à faire avec ses faiblesses et avec celles de l'autre ?
Qu'est-ce qui, chez un enfant gravement atteint, déclenche le processus de reconstruction ?
S.V. : Le premier facteur relève de l'attitude de son entourage. Si un enfant traumatisé -comme d'ailleurs un adulte- ne se sent pas accepté comme personne telle qu'elle est, il ne pourra pas repartir. Cette acceptation constitue probablement la base sur laquelle tout le reste va s'édifier.
Les parents peuvent-ils contribuer à faire émerger chez leur enfant, hors d'un contexte malheureux, cette capacité de toujours avancer ?
S.V. : Il n'existe pas de recette qui permette de sortir à coup sûr de ses difficultés. Cette démarche nous pousse surtout à poser un regard plus positif sur nos enfants. Pour construire cette capacité, il faut surtout que l'enfant se sente accepté par sa famille. Si ce n'est pas le cas, d'autres peuvent jouer ce rôle. Toutes les études montrent que l'adulte résilient a rencontré sur son chemin au moins une personne qui s'est intéressée à lui personnellement, a pris le temps de l'écouter, s'est efforcée de le comprendre et a cru en lui.
Qu'est-ce qui peut encore l'aider ?
S.V. : Tout ce qui lui permet de donner un sens à sa vie, ce qui favorise chez lui l'acquisition de compétences et l'estime de lui-même. Il faut savoir par ailleurs qu'une personne est plus ou moins résiliente selon les phases de son existence et selon les circonstances. Rien n'est jamais perdu d'avance mais rien n'est jamais définitivement acquis.
Affirmer que l'homme est capable de survivre au malheur, n'est-ce pas un peu le sens que les chrétiens donnent à l'espérance ?
S.V. : En effet. Le Christ nous a montré qu'il n'est pas nécessaire de chercher à revenir à ce qu'était la vie avant le malheur. Le Christ nous a libérés de cette profonde aliénation en nous indiquant une autre voie : notre vie brisée, nos blessures peuvent se transformer en une vie nouvelle et inattendue.
Vous pensez à la résurrection ?
S.V. : Je le crois, du moins si l'on accepte l'idée que la résurrection commence déjà sur terre, que cette regénération peut se produire ici et maintenant. Le Christ a montré que ce processus se poursuivra au-delà du temps et de l'espace, au-delà de nos limites naturelles. Ceci ne justifie ni ne glorifie les souffrances humaines, mais peut alléger le désespoir et ouvrir l'avenir au bonheur.
Propos recueillis par Agnès Auschitzka
27 février 2005
Comment j'ai pu me séparer de mon fauteuil roulant
Léon Huor
L'auteur de ce témoignage est né en 1942. Chinois originaire du Cambodge, il vit actuellement dans la banlieue de Versailles. Il était athée. A la suite d'un accident qui lui a valu une section à 95% de la moelle épinière, il est devenu paraplégique et condamné, pour le restant de ses jours à se déplacer en fauteuil roulant. Quand cette terrible sentence est tombée, il a songé à mettre fin à sa vie. Mais en 1985, il eut la chance de connaître la Parole de Dieu. Toute sa famille s'est fait baptiser. Il est alors touché par la grâce de Dieu : il peut actuellement marcher avec une canne et avec peine sans canne. Il a passé tous les examens cliniques et professionnels pour devenir chauffeur de taxi. Il l'est depuis 1992 jusqu'à ce jour ! Gloire soit à Jésus le Seigneur miséricordieux !
Serviteur dans une ambassade
Originaire de l'Ile de Haïnan (Chine), mon père a émigré au Cambodge avant la seconde guerre mondiale pour y commercer. Je suis né en 1942 dans la ville de Da-Nian et hérite dès mon plus jeune âge de la tradition athée de la famille.
Pendant la seconde guerre mondiale, la fortune de ma famille ayant été détruite par l'armée japonaise, j'ai été contraint dès l’âge de treize ans à travailler dur pour aider mes parents.
En 1965, bien vu de l'Ambassadeur d'X en France, j'ai été embauché pour travailler à l'ambassade. Fou de joie et honoré d'avoir été choisi, j'ai très vite réalisé que je n'étais qu'en fin de compte un commis de cuisine. Très déçu, je passais le plus clair de mon temps à dormir en dehors des heures de travail. Les fonctionnaires de l'ambassade s'emportaient facilement contre nous et nous n' étions même pas libres de sortir, quand nous en avions envie. Quand je repense à cette période de "réclusion" longue de cinq ans, mon coeur se serre encore.
Le Cauchemar
Quelques années après, suite à un accident, je suis devenu paraplégique. Même les meilleurs hôpitaux parisiens (Cochin-Garches) ont "capitulé". Quand j'ai appris la sentence (section de moelle à 95%, paraplégie définitive), je n'avais qu'une idée en tête : mettre fin à ma vie.
Dorénavant, notre vie était voilée de tristesse. Nous ne mangions même pas à notre faim, et nous subsistions grâce aux allocations familiales.
Touché par la grâce
En février 1985, Dieu frappa à notre porte. "Dieu nous tend la main, quand nous sommes désespérés". Par hasard, une amie nous a présenté un membre de Véritable Jésus Eglise. Quand celui-ci eut appris mon histoire, il me rendit témoignage de la venue de Jésus le Sauveur, de son amour et de sa puissance. Au début, j'étais très intrigué. Bien que mes idées athées fussent profondément ancrées, je sentis en moi une force supérieure qui m'encouragea à chercher à mieux connaître cette Eglise.
Dès lors chaque week-end, des membres de l’église me rendaient visite. Dans le même temps, les témoins de Jéhovah venaient également m'annoncer la Bonne Parole...Comme les membres de Véritable Jésus Eglise consacraient régulièrement leurs jours de repos à venir s'occuper de moi, pour aider mon corps à trouver le chemin de la guérison et mon âme, celui du Salut, j'ai été petit à petit conquis par leur amour. Qui plus est, dans leurs discussions ils se référaient constamment à la Bible et ils me rapportaient nombre de témoignages, à travers lesquels Dieu manifesta sa puissance. Je me décidai donc à aller à l’église pour comprendre davantage.
Dans l’église, J'ai pu alors constater chez tous les membres de l’église, petits comme grands, un amour sincère et une joie spontanée. Tout cela me parut d'autant plus précieux que nous vivons actuellement une époque où l'on n'agit que par intérêts. En même temps, grâce à la patience des frères et soeurs, mes interrogations concernant Dieu et le monde ont fondu comme neige au soleil. Je compris donc que Dieu était avec cette Eglise et qu'il lui octroyait sa bénédiction. Je reconnaissais alors que Jésus était le Sauveur.
Baptême
Le 26 mai 1985, au cours d'une session d'évangélisation, j'ai pu affermir ma foi. Ce matin-là, les quatre membres de ma famille ont reçu le baptême dans la Marne et devinrent enfants de Dieu. Au cours du baptême, des gens en vacances sur les bords de la Marne nous observaient avec curiosité. Vivant dans un pays de longue tradition chrétienne, ils n'ont jamais assisté à un baptême dans un fleuve et s'étonnaient de trouver des gens encore à ce point fidèles à la Bible. Pour me descendre dans la Marne, deux frères n'ont pas ménagé leurs forces, car j'étais lourd et ne pouvais pas du tout les aider. Mais grâce à la puissance miraculeuse de notre Seigneur, après le baptême, je me sentais bien, extraordinairement joyeux. Pour me remonter sur le bord du fleuve, les deux frères peinaient déjà beaucoup moins. Je n'étais pas encore guéri, mais l'amélioration était très nette.
Marche sans cannes
Dès lors, la puissance de Dieu continuait à opérer sur moi. Mon état clinique évoluait favorablement sans l'aide de médicaments. Fin décembre 1985, je conduisis en voiture toute ma famille en Allemagne de l'Ouest pour participer à la cinquième convocation spirituelle européenne.
Pendant la réunion, je suis monté sur scène pour rendre témoignage de la grâce de Dieu. Pendant que je parlais, une force descendit en moi.
Confiant, je déclarai alors que je voulais tenter de marcher sans cannes, ce que j’exécutais sur le champ. Devant un auditoire composé d'une quarantaine de personnes venant de France, d'Angleterre et d'Allemagne, je fis le tour de la salle sans mes cannes en cinq minutes. Je ne pouvais alors m'empêcher de m'écrier intérieurement : "Grâces soient rendues à Dieu, je peux enfin marcher sans cannes !" Ceux qui étaient présents ne pouvaient contenir leurs éloges et rendaient également grâces à Jésus-Christ, notre Dieu.
Le Seigneur m'a vraiment prouvé son amour. Bien que je passe mon temps à renier son existence, il me tolère dans tout son amour. A tout moment il veille sur moi et guette la meilleure occasion pour ramener cette brebis égarée que je suis, dans sa bergerie.
Bonne est la volonté divine
Quand je repense à la chute du Cambodge en mars 1979 entre les mains des communistes, ce sont des événements terrifiants qui me viennent à l'esprit. En une nuit, la population de la capitale (Phnom-Penh), qui comportait trois millions d'habitants, était chassée de la ville vers des campagnes. Démunis de vivres et devenus des sans-abri, ces cambodgiens étaient contraints à travailler la terre, tout en se nourrissant de plantes diverses et en buvant de l'eau boueuse. En un laps de temps très court, au moins un million d'habitants furent décimés. Je me réjouis maintenant que Dieu, dans sa miséricorde m'ait permis à l'époque de travailler à l'Ambassade d'X en France et grâce à ce poste, faire venir ma mère et mes soeurs à Paris. Sans cela, nous n'aurions pas pu partir et échapper à ce génocide, avec le peu de fortune dont nous disposions. De plus, le Seigneur nous a permis de connaître Son Eglise, la Véritable Jésus Eglise à Paris. Quand je repense à tout ce passé, je ne sais comment rendre au Père, un peu de ce que j'ai reçu de Lui. Il y a quelques milliers d'années, Joseph, vendu par ses frères en Egypte et devenu 13 ans plus tard homme puissant de ce pays, déclara à ses frères saisis par la crainte : "Vous aviez formé le projet de me faire du mal, Dieu l'a transformé en bien, pour accomplir ce qui arrive aujourd'hui et pour sauver la vie d'un peuple nombreux" (Gn 50.20). Telle est également l'expérience qu'a vécue ma famille. Dieu est un Dieu véritable.
Dieu est sur terre, à nos côtés
Après notre baptême, nous vivions pleinement dans la joie chrétienne. Mais au fil du temps, surmenée par le travail et les tâches ménagères, mon épouse commençait à perdre progressivement cette joie et considérait comme une corvée les réunions, les prières et la lecture biblique. Un jour, alors que je l'encourageais à lire plus souvent la Bible, elle me répondit sur un ton exaspéré : "je pense que tu as perdu la tête, à force de croire". Elle s'est tout de suite repentie. Consciente de ses propres faiblesses, elle s'est mise alors à prier avec ferveur pour recevoir le Saint-Esprit.
Fin 1985, pendant la réunion spirituelle européenne, mon épouse commença à sentir la présence du Saint-Esprit sans toutefois le recevoir. Dès lors, elle adorait prier. Elle était à plusieurs reprises émue par le Saint-Esprit, mais celui-ci ne demeurait pas en elle.
Fin juillet 1987, après avoir participé à une session d'évangélisation à Londres, nous allions rendre visite aux autres membres de l’église en Ecosse. Le 08 août, nous voici à Edinbourg. Cette nuit-là, avant de se coucher, mon épouse implora le Seigneur: "Jésus mon Seigneur, j'attends depuis longtemps le Saint-Esprit. Pourrais-tu me l'octroyer demain, lors du service de prière du Sabbat ?"
Le lendemain, jour du Sabbat, elle s'était mise à prier avec la communauté. Deux minutes après, elle chantait malgré elle "Alléluia, Alléluia". Elle était remplie d'une joie ineffable. Son chant ne se termina qu'avec la fin du service de prière.
Peu après, elle s'était remise à prier avec d'autres membres de l’église. Le même chant mélodieux reprenait et se répétait ainsi trois fois de suite jusqu'au service suivant.
A midi, pendant la prière, inspirée par le Saint-Esprit, elle se mettait de nouveau à chanter. Remémorant les différentes grâces qui ont touché sa famille et pleine de gratitude, elle passait, malgré elle, du chant à un rire radieux. Peu après, une force descendit en elle. Elle commença à parler en langues avec facilité. Remplie du Saint-Esprit, elle ressentit une joie intense qu'aucune réjouissance de ce monde n'aurait pu lui procurer. Elle s'exclama en son for intérieur: "Jadis, j'entendis parler de Dieu, mais il était une entité abstraite. A présent je peux le sentir, et expérimenter sa puissance et son amour".
Par le passé, tout en sachant qu'il fallait lire souvent la Bible et prier régulièrement, mon épouse n'avait pas toujours le courage de le faire. Elle se montrait même parfois désagréable, quand je l'y encourageais. A présent, sous la conduite du Saint-Esprit, elle adore aller aux réunions, prier, lire la Bible et m'invite souvent à y participer. En tant que mari, je ne peux que m'en féliciter, rendre constamment grâces à Dieu et le glorifier. Amen !
Venez à moi,
Vous tous qui êtes fatigués et chargés,
Et je vous donnerai du repos.
Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions,
Car je suis doux et humble de coeur,
Et vous trouverez du repos pour vos âmes.
Car mon joug est aisé,
Et mon fardeau léger.
( Mt 11.28-30)
26 février 2005
L'évangile écrit par un médecin: Marc
L'évangile selon St Marc est le plus court des évangiles. Le plus mésestimé aussi. Parce qu'il n'a pas l'élégance de Luc, le sérieux de Matthieu, la hauteur de vues de Jean. Marc est nerveux, rapide. Il a un curieux tic d'écriture : l'adverbe ''aussitôt'' qui revient plus de 40 fois. Comme le récit, Jésus se hâte. Vers quoi ? Vers Jérusalem et la croix ? Peut-être. Mais, au début, l'urgence qui l'anime semble d'un autre ordre. Il faut écouter ce qu'il dit, selon Marc, à l'aube de son ministère : ''le Règne de Dieu s'est approché.'' Il faut alors, grâce à Marc, le regarder agir envers les malades, les handicapés, ceux que la religion ou la société laissent à l'écart. La guérison des corps va de pair avec celle des cœurs : il pardonne les péchés. Autant de paroles et de gestes énigmatiques qui suscitent l'étonnement : ''Qui est-il donc ?'' La question traverse les siècles. Aujourd'hui encore tous ceux qui admirent l'homme Jésus ne sont pas forcément prêts à le reconnaître comme '''Christ'' ou à le déclarer ''Fils de Dieu''.
25 février 2005
Réagir face au handicap
Objectif
Cette séquence est basée sur plusieurs animations qui mènent à une réflexion sur le handicap.
Niveau
Elle a été élaborée pour deux classes de quatrième totalisant quarante deux élèves.
Temps
Chaque séance dure une heure et demie et la séquence se déroule sur cinq séances.
Conditions de mise en oeuvre
Trois intervenants encadreront chacun un groupe de quatorze élèves.
Les séances se dérouleront, en fonction de leurs objectifs et de leurs activités, en classe, au CDI et sur le terrain de basket.
Matériel nécessaire pour cette séquence :
- canne fauteuil roulant
- bandeaux
- écharpes
- casque et bouchons anti-bruit.
panneaux, crayons
Ressources
Le document utilisé pendant cette séquence est la Bible.
Déroulement
Séance 1 : Qu'est-ce que le handicap ?
Objectif : A partir des différentes représentations des élèves, faire émerger une définition du handicap.
Activités : - Remue-méninges par groupe de trois ou quatre élèves.
- Présentation des idées sur un panneau par ensemble de dix mots.
- Mise en commun.
Séance 2 : Handicapé, quelle est ma place dans la société en général et à l'école en particulier ?
Objectif : Réfléchir à la place de la personne handicapée dans la société actuelle.
Activités : - Imaginer la matinée d'un élève handicapé au collège.
- Compte-rendu de la simulation.
Les élèves s'organisent en groupes de trois. A l'intérieur de chaque groupe, une personne se met dans la situation d'une personne handicapée. Le groupe doit choisir un handicap parmi les suivants : paraplégie, cécité, surdité-mutité, deux bras cassés.
Un emploi du temps est distribué à chaque groupe organisant la matinée de la manière suivante :
1- arrivée au collège
2- histoire-géographie
3- SVT
4- Récréation de dix minutes
5- EPS (deux heures)
6- Repas à la cantine
Afin de reproduire le handicap les élèves ont à leur disposition un matériel adapté (cf. liste ci-dessus).
Lors du compte-rendu, chaque groupe devra expliquer la manière dont le trio s'est organisé pour vivre cette matinée : l'élève handicapé a-t-il eu besoin d'aide ? les deux autres élèves ont-ils accepté de l'aider ? si oui, comment (rôle de chacun pour la prise de notes par exemple) ? quelles sont les difficultés rencontrées (notamment pour l'accès aux salles spécialisées) ? les avantages ?
Réponses chrétiennes : Le handicap crée des obstacles au quotidien mais avec l'aide des autres les difficultés peuvent être surmontées. Ceci est l'occasion pour chacun d'une réflexion sur l'acceptation des différences, sur l'affirmation de la place de chacun dans la société et sur la nécessité de l'accueil de l'Autre quel qu'il soit.
Séance 3 : Aidez-vous les uns les autres comme je vous ai aidés.
Objectif : A travers un texte de la Bible, illustrer la séance 2 et voir comment Jésus réagissait face à la différence.
Support : Texte du Nouveau-Testament : Marc 1.40-45 « Guérison d'un lépreux »
Activités : - Lecture du texte puis échange sous forme de questions/réponses
- Démarche d'intériorisation : Elle vise à prolonger la réflexion de manière plus personnelle. En tenant compte de ce qui a été vécu à la séance 2 et du texte de l'Evangile, chaque élève doit écrire en une ou deux phrases le fruit de sa réflexion sur le handicap.
Séance 4 : Vivre le handicap.
Objectif : Montrer que le handicap ne se résume pas à une somme d'obstacles à surmonter.
Activités : - Témoignage d'un joueur de basket amateur paraplégique.
- Découverte du handisport
- Tir au panier un contre un (fauteuil / valide ; fauteuil / fauteuil)
Séance 5 : Dire le handicap.
Objectif : Exprimer sous une forme artistique les phrases écrites à la séance 3.
Activités : - Réaliser une production (peinture, dessin, mime, sketch, photos) illustrant le message écrit lors de la séance 3.
- Présentation des productions pour clôturer la séquence.
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ANALYSE NARRATIVE DU TEXTE BIBLIQUE
Référence : Marc 1. 40-45
On trouve deux autres versions de ce texte dans Mathieu 8. 2-4 et Luc 5. 12-16.
Un lépreux vient à lui, le supplie et, s'agenouillant, lui dit : « Si tu le veux, tu peux me purifier. » Emu de compassion, il étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » Et aussitôt la lèpre le quitta et il fut purifié. Et le rudoyant, il le chassa aussitôt, et lui dit : « Garde-toi de rien dire à personne ; mais va te montrer au prêtre et offre pour ta purification ce qu'a prescrit Moïse : ce leur sera une attestation. » Mais lui, une fois parti, se mit à proclamer hautement et à divulguer la nouvelle, de sorte que Jésus ne pouvait plus entrer ouvertement dans une ville, mais il se tenait dehors, dans des lieux déserts ; et l'on venait à lui de toutes parts.
Schéma narratif
Situation initiale : supplication du lépreux
La scène se passe en Galilée. Jésus proclame la Bonne Nouvelle.
Il rencontre un lépreux qui le supplie de le guérir.
Elément déclencheur : la compassion
Jésus est touché par cet homme, il est « ému de compassion » ce qui le pousse à agir.
Péripéties : le toucher et la parole
Jésus conjugue deux actions : il touche le lépreux et s'adresse à lui.
Dénouement : la guérison du lépreux
Le lépreux guéri ne doit pas révéler ce qui vient de se passer.
Situation finale : Jésus se retire
Le lépreux révèle sa guérison. Jésus doit s'isoler.
Schéma actantiel
Sujet : Jésus Objet : guérison
Destinateur : la compassion Destinataire : le lépreux
24 février 2005
Le mystère, pourquoi certains sont guéris et d'autres non
Par Francis Mac Nutt
[ 20-01-2005 ]
Francis MacNutt exerce depuis des années un ministère de guérison. Il a écrit des livres sur ce thème et l'un d'entre eux a été traduit en français sous le titre "le pouvoir de guérir" (Cerf)
Francis MacNutt nous montre comment la puissante action de Dieu s'inscrit dans l'amour pour les autres, dans la vie toute simple, comme dans la compréhension des phénomènes qui nous est donnée par la médecine.
Dans cet article, il nous invite à l'espérance. Dieu agit en permanence. A nous d'accueillir sa grâce avec foi, amour et intelligence.
UNE BONNE NOUVELLE A SAISIR
Il arrive que l'on prie pour quelqu'un, cette personne n'est pas guérie alors que sa voisine quitte son fauteuil roulant et se met à marcher. Pourquoi? pourquoi certains sont-ils guéris et pas les autres?
Une femme a des tumeurs visibles sur le cou. Tandis que vous priez vous les voyez diminuer et quinze minutes après elles disparaissent. Vous priez pour une autre femme qui a le même genre de tumeur et apparemment le même profil spirituel, rien ne semble se passer, du moins rien au niveau de la tumeur.
Si vous êtes un évangéliste qui exerce le don de guérison et prie pour un millier de personnes en une soirée dans une grande salle, vous pouvez demander aux personnes guéries de venir sur l'estrade donner leur témoignage et vous n'avez pas à assister celles qui n'ont pas été guéries.
Mais si vous êtes pasteur, et que vous ayez des cancéreux dans votre congrégation, vous pouvez être amené à devoir leur expliquer pourquoi Dieu ne semble pas répondre à leur prière.
C'est évidemment une fausse impression. A un certain niveau nous sommes sûrs que notre prière est exaucée car nous croyons fermement que Dieu entend et répond à toutes nos prières. Cependant cette vérité n'est pas convaincante pour qui souffre d'un cancer.
Nous devons chercher des raisons plus profondes à l'absence de guérison physique. J'aimerais vous en partager plusieurs. Elles m'ont guidé dans la direction spirituelle qui conduit directement à la guérison physique, car je crois profondément qu'ordinairement Dieu nous veut en bonne santé.
UNE FOI INTENSE
La première raison est bien évidemment notre besoin réel de foi, croire intensément que Jésus désire nous guérir.
Parfois la guérison est bloquée par notre manque de foi, parfois celui de la personne malade, parfois celui de la personne qui exerce le ministère de guérison. On a beaucoup écrit et parlé de l'importance première de la foi. Pas besoin de commentaire si ce n'est pour dire que le manque de foi n'est pas la seule cause de la non guérison du malade
Si l'on s'accroche à cette idée de manque de foi, les malades non guéris se sentent immédiatement coupables, ce qui ne fait qu'intensifier leur maladie physique en y ajoutant la tristesse d'être dans des ténèbres spirituelles.
Je connais dans les hôpitaux des mourants détruits par des chrétiens pleins de bonnes intentions qui ne cessent de leur répéter qu'ils seront guéris s'ils ont assez de foi mais disparaissent lorsque la fin approche.
Voici les autres raisons qui nous aident à atteindre la guérison complète.
LE PARDON
Parfois une guérison spirituelle plus profonde est nécessaire ; la maladie physique est là pour attirer notre attention sur un problème spirituel plus profond pour lequel il faut prier.
LA PLUPART D'ENTRE NOUS SAVONS PAR EXPERIENCE QUE LE REFUS DE PARDONNER A NOS ENNEMIS PEUT PROVOQUER UNE TENSION ET UNE COLERE CONSTANTES QUI PEUVENT PROVOQUER LA MALADIE.
Certains cas d'arthrite, pas tous, sont le résultat d'un non pardon. Si nous sommes frappés par la mort d'un être aimé ou si nous avons été rejetés, ceci peut diminuer peut-être inconsciemment notre volonté de vivre, ce qui entraîne un affaiblissement de notre système immunitaire. Certains docteurs pensent que le cancer peut faire suite à une perte importante.
Si cela est vrai, nous devons aider la personne dans son affliction et prier pendant tout le temps de deuil ou de rejet, ceci menant à une guérison spirituelle et à la disparition du cancer. Une orthopédiste m'a dit que lorsqu'elle avait l'occasion de prier avec ses malades atteints de cancer pour guérir en profondeur leur perte, leur cancer presque toujours entrait en phase de rémission.
L'histoire de Jésus guérissant le paralytique que l'on a fait descendre par le toit (Marc 2.1-12), implique que le pardon des pêchés de cet homme était lié au fait qu'il puisse prendre son lit et marcher.
UNE PUISSANCE
Celui qui exerce le ministère de guérison n'a pas le don ou la puissance nécessaires pour agir en tant que canal et guérir à un moment précis.
St Paul parle des dons de guérison qui sont donnés à l'un et non à l'autre (1Cor 12.8-10), et Jésus reproche à ses disciples de ne pas avoir prié et jeûné assez pour délivrer de son épilepsie l'enfant possédé.
En lisant les Ecritures ou par expérience personnelle nous nous rendons compte que nous pouvons manquer de puissance, soit parce que nous ne nous sommes pas assez préparés ou parce que nous n'avons pas le don de guérir ou délivrer quelqu'un.
Dans le premier cas c'est notre faute (Jésus a fait des reproches à ses disciples) ou bien il peut arriver que pour les cas les plus graves nous n'ayons pas atteint un niveau spirituel ou un don suffisants. Pour qu'un paraplégique en fauteuil roulant soit guéri, il est nécessaire, je pense, d'avoir le don spirituel de guérison (ou d'opérer des miracles) mentionné par Paul dans la 1ère épitre aux Corinthiens (chapitre 12)
* *
La première conséquence de tout cela est que si nous devons blâmer quelqu'un parce que la guérison n'as pas eu lieu, il nous faut hésiter avant de blâmer le malade. Cest tout aussi probable que celui qui accomplit le ministère de guérison ne se soit pas suffisamment préparé par la prière, ou qu'il n'ait pas l'autorité spirituelle requise pour apporter la guérison de Jésus à cette personne. J'admire le refus de John Wimber de prier pour quelqu'un sans avoir eu auparavant "le feu vert" de L'Esprit.
* *
Dans ce passage fameux où nous sommes encouragés à appeler les anciens de l'Eglise quand nous sommes malades, il semblerait que ce soit la foi des anciens qui aidera le malade à se lever "La prière de la foi sauvera le malade..."(épitre Jacques ch 5 : 15)
En tout cas, ne blâmons personne quand la personne pour laquelle nous prions ne semble pas aller mieux, à moins que l'Esprit nous montre que nous ne nous sommes pas suffisamment préparés ou que par une parole de connaissance nous sachions que la personne a besoin de foi ou de pardon.
PRENDRE DU TEMPS
Enfin beaucoup de gens ne sont pas guéris parce qu'on ne fait pas le poids et on ne persévère pas dans la prière pendant un certain temps, nous appelons cela "la prière d'imprégnation".
Même Jésus parfois avait besoin de prier plus d'une fois : "Jésus lui mit de nouveau les mains sur les yeux et il vit distinctement" (Marc 8.25). Les démons qui étaient légion ne sont pas sortis aussitôt que Jésus leur a commandé de sortir.
Si Jésus a pris du temps pour guérir ou exorciser les gens, nous devons sûrement nous attendre à prendre nous aussi du temps. Quand des malades ne sont pas guéris par la prière, cela peut être parce que nous n'avons pas prié assez longtemps pour favoriser la guérison complète. "Et Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus qui crient à lui JOUR ET NUIT, même s'il TARDE à les secourir?" (Luc 18.7, Bible de Jérusalem).
* *
Pour toutes ces raisons, quand les gens ne sont pas guéris par la prière, nous ne devrions pas IMMEDIATEMENT EN CONCLURE QUE CE N'EST PAS LA VOLONTE DE DIEU DE GUERIR, NI AUTOMATIQUEMENT DIRE QUE CES MALADES MANQUENT DE FOI.
La bonne nouvelle est que beaucoup plus de gens peuvent être guéris si seulement nous prions pour les racines profondes spirituelles de la maladie ; si nous-mêmes sommes mieux préparés par la prière (et le jeûne ) et si nous sommes prêts à passer PLUS DE TEMPS à prier pour la personne malade.
Francis MACNUTT
The mystery.Why some are healed and others are not.
Reproduit avec la permission de Christian Healing Ministries
Traduit de l'anglais par Anne-Marie LAIDET
VOISINS le BRETONNEUX(78)
23 février 2005
Extraits d'un forum de discussion sur la guérison dans les églises catholiques et pentecôtistes
source Forum Top chrétien (cache d'une page qui n'existe plus)
Extraits de cette page:
-Je ne crois par contre qu’aux miracles dans le nom de Jésus pour la gloire de Dieu (je vous répète) et non au don de guérison donné en dehors de l’église donné à un homme en particulier… les gens se tournent alors vers cette personne et non vers Dieu … surtout ne pas confondre « guérisseur » et serviteur du Seigneur (ayant le ministère de guérison… une fois ou plusieurs dans sa vie)… le chrétien demande la guérison à Dieu et c’est Dieu qui guérit (ou opère un autre miracle) et quand le malade guéri témoigne, cette personne ne dit pas…cette personne ma guéri mais bien DIEU M’A GUERRI et celui ou elle qui a prié l’a fait au nom de Jésus et ne se reconnaît aucune aptitude particulière…sinon d’avoir été un instrument de Dieu…au service de Dieu !
-Le miracle ne Doit pas être une Raison de croire (cf 1Co 13) mais, dans la foi, l'inexplicable peut donner une consolation et consolider la foi...
Il y a des guérisons inexpliquées à Lourdes et certaines (après enquête) ont été reconnues comme "miraculeuses".
maintenant la guérison n'est pas toujours physique ou psychologique, elle est bien souvent spirituelle. Et cela ne se mesure pas............
il faut être vigilant avec le mot "MIRACLE"
comme avec le mot "mystère", "Magique" ou "imaginaire"
car l'Adversaire s'en sert aussi très habilement.
-Pour moi l'AMOUR GRATUIT et DESINTERESSE dont l'être humain est capable et qui le rend semblable à Dieu et une VRAI miracle ! et il est très actuel et ne dépend pas d'une appartenance ou d'une dénomination.
Nous somme tellement fait pour l'Amour et la lumière que nous ne nous étonnons plus du jour qui se lève de la miséricorde qui nous est faite.
Ne cherchons pas tant des choses extraordinaires mais émerveillons nous sans cesse de l'inoui du message du Christ qui transforme nos vies
-J'ai cherché à savoir combien de guérisons miraculeuses ont été déclarées telles à Lourdes par l'Eglise. Le chiffre est ridicumement petit quand on sait les millions de personnes qui vont à Lourdes chaque année. Mais il faut savoir que l'Eglise est très circonspecte vis-à-vis de ces miracles... Il lui faut la preuve que la personne était bien malade ou blessée avant. Il faut aussi que la guérison soit réelle et en plus qu'elle soit inexplicable par la science... Alors voilà, il suffit de cliquer ici et de compter : j'en ai compté 62... oui, depuis 1858, seules 62 guérisons ont été déclarées miraculeuses par l'Eglise... Il n'a jamais été dit que d'autres guérisons sur des pélerins de Lourdes ne sont pas aussi parfois des miracles... Mais l'Eglise en reconnaît 62 s'officiels.
-Citation:
"l'un de mes frères a eu une grave maladie étant bébé. Selon les médecins, il n'y avait aucun espoir. Mes parents ont prié" Mère Marie-Thérèse Haze" (aujourd'hui canonisée) et mon frère est sorti du coma après 16 jours (si mes souvenirs sont bons). "
Dans un tel cas, il n'y AUCUNE PREUVE qu'il y a eut miracle...
Par contre je connais quelqu'un qui connaissait un paraplégique depuis des années et qui l'a vu guéri, marcher soudainement lors d'une guérison dans une assemblée.
Paul disait qu'ils cesseraient lorsque ce qui est partiel sera devenu complet ; est-ce que nous connaissons déjà de façon complète ?
-Jésus était suivi par un grand nombre de malades ou d'impotants et qu'il en guérissait quelques-uns d'entre eux...
Jésus pouvait guérire TOUTE les maladies ... dans le sens il avait la « faculté » de guérire n'importe quelle maladie ... mais il me semble aussi qu'il n'a pas guéri tous les malades...
…par contre sur environ 25 témoignages de guérison, aucune ne s’est passée de la même façon ou dans un même lieu, pour ne pas qu'on n’en fasse un rituel mais bien pour qu'on se tourne vers Jésus ...
-Actes 5.16 (NBS) La multitude accourait aussi des villes voisines de Jérusalem, portant des malades et des gens perturbés par des esprits impurs ; et tous étaient guéris
22 février 2005
La subjectivité : la dimension cachée du handicap et de la Réadaptation.
Claude Hamonet, Service de Médecine Physique et de Réadaptation, CHU Henri Mondor et Bichat-Claude Bernard et Laboratoire de Droit Médical, d'Éthique et de Santé Publique (Professeur Christian Hervé, Faculté de Médecine de Necker, Université Paris 5), Teresa Magalhaes, Institut de médecine Légale de Porto, Marie de Jouvencel, Centre de Réadaptation Fonctionnelle, Richebourg, * Correspondance et tirés à part : Claude Hamonet Service de Médecine Physique et de Réadaptation, CHU Henri Mondor, 94010 Créteil France. Courrier électronique : claude.hamonet@hmn.ap-hop-paris.fr
L'approche psychologique de la personne handicapée ne doit plus se limiter à une évaluation des performances cognitives et à l'accompagnement de ce qu'il est habituel d'appeler "travail de deuil", une nouvelle dimension, anthropologique, doit être donnée à l'appréciation de la subjectivité.
La notion de subjectivité, c'est-à-dire de ce que ressent la personne qui vit des situations de handicap est l'un des principaux paramètres qui entrent, aujourd'hui, dans la définition même de l'état de handicap.
Le handicap
Modifications du corps
Limitations fonctionnelles subjectivité
obstacles dans les situations de la vie
CORPS
CAPACITÉS PERSONNE SUBJECTIViTÉ
SITUATIONS DE LA VIE
Le Système d'identification du handicap -SIMH (Paris - Créteil, Porto 3)
On ne peut pas établir et évaluer correctement une réadaptation si on, ne tient pas compte de l'interprétation et du ressenti par la personne handicapée des évènements qu'elle vit dans un contexte de handicap.
Une telle approche rejoint les préoccupations de l'OMS, à propos de la définition de la santé, à partir de la notion de "bien-être". "La santé est un état de complet bien-être physique, psychologique et social, qui ne consiste pas seulement en l'absence de maladie ou d'infirmité" (Charte de l'OMS, 1947). Une telle définition est évidemment utopique et s'apparente davantage à l'idée que l'on se fait du bonheur.
Une définition, plus réaliste, est proposée par René Dubos (4) : "Un état physique et mental relativement exempt de gêne ou de souffrance qui permet à l'individu de fonctionner aussi efficacement et aussi longtemps que possible dans le milieu où le hasard ou le choix l'ont placé". Nous y apportons quelques modifications. On pourrait plagier en disant qu'être en Homme en bonne santé c'est être un Homme qui ne connaît pas de situation de handicaps dans la vie. À la place de "fonctionner", nous proposons "être autonome" qui est plus moderne et plus approprié au vocabulaire de l'handicapologie.
Une telle notion de la santé s'articule parfaitement avec celle de handicap et de réadaptation, puisqu'il s'agit de retrouver un équilibre, même précaire, même transitoire, entre les exigences de l'environnement et les aptitudes fonctionnelles de la personne. Elle remet en cause la notion même de guérison qui est dissociée de celle du retour à un état anatomique et physiologique considéré comme normal. C'est ainsi qu'un paraplégique peut être guéri s'il a trouvé un bon équilibre entre la compensation fonctionnelle et situationnelle et son état lésionnel, Il en est de même pour un amputé de l'avant-bras, appareillé par une prothèse myoélectrique, qui a trouvé une autonomie (avec dépendance de sa prothèse) complète pour les situations de la vie courante et les situations professionnelles.
Ces préoccupations de "bien-être de la personne" concernent aussi la sexualité et la vie amoureuse. Cette notion a été intégrée par l'OMS en 1975 en proposant le concept de "santé sexuelle" ainsi définie : "La santé sexuelle représente l'intégration des éléments somatiques, affectifs, intellectuels et sociaux de la vie sexuelle, de façon à favoriser l'épanouissement et la mise en valeur de la personnalité, la communication et l'amour. Le droit à l'information sexuelle et le droit au plaisir sont des valeurs inhérentes à ce concept".
Les personnes handicapées attendent des rééducateurs une relation de confiance et de franchise sans brutalité et ne souhaitent pas que les préoccupations portent uniquement sur l'état de leur peau, de leur vessie et de leur fauteuil roulant. Robert Murphy dans son extraordinaire témoignage "le corps silencieux, un voyage à l'intérieur de la paralysie" (5) indique que ce qu'il a toujours attendu de ses médecins c'est que l'un d'eux lui dise "qu'est-ce que ca vous fait d'être tétraplégique ?". Il en est de même d'un médecin victime d'un traumatisme cérébral qui reproche aux médecins de ne pas lui avoir dit, à un moment donné, qu'il serait handicapé.
Un tel recentrage de l'information, du raisonnement médical et des aspects éthiques de la médecine et de la santé est devenu encore plus nécessaire face au déferlement de pratiques de soins que nos prédécesseurs du XVIIe siècle tels que Gillibert de Lyon (6) auraient qualifié de "charlatanesques". Issues d'un reboutisme ancestral, elles développent des théories réductrices qui font, par exemple, de "l'ajustement ostéopathique" du corps une panacée, oubliant que l'Homme est aussi formé d'un "esprit". Ailleurs c'est précisément le psychisme qui est visé, à travers des théories douteuses qui prennent l'habillage de "kinésiologie" ou de PNL "Psycho-Neuro-Linguistique"). À entendre certains discours théorisants, à l'aube du XXIe siècle, on croit rêver !!Diafoirus a changé de camp ! La recherche de spiritualité, nécessaire à l'Homme, surtout dans ces périodes de "catastrophisme mondialisé" et, singulièrement à l'Homme qui souffre, doit trouver une autre réponse, de la part des médecins dont le rôle est aussi de "contribuer à réenchanter un monde désenchanté" selon l'expression de Christian Hervé (7) et pas seulement de traiter des corps pathologiques ou déformés.
La subjectivité et la pratique quotidienne de la médecine de Rééducation.
Dans le contexte de la recherche que nous avons menée de façon continue, depuis plusieurs années, sur l'identification et l'évaluation du phénomène handicap, nous avons introduit, à partie de 1998, une quatrième dimension au modèle tridimensionnel (lésions, fonctions, situations), radicalement différent de celui (bidimensionnel en fait) de P.H.N. Wood (8) que nous avions défini et validé (4, 10). Nous l'avons appelée "subjectivité".
L'objectif était d'associer la personne concernée à sa propre évaluation, mais aussi de mieux connaître son interprétation personnelle sur les circonstances de survenue, son état actuel et les possibilités d'évolution. Plusieurs volets sont envisagés.
Le point de vue sur les circonstances de survenue est essentiel et trop souvent négligé. Il a une signification anthropologique profonde de passage d'un état à l'autre. Ce passage, dans un monde violent, est souvent perçu comme une atteinte à l'honneur comme le soulignent Julian Pitt-Rivers (11) ou Yvonne Lambert-Faivre (12).
"Tout affront physique est un affront à l'honneur dans la mesure où s'en trouve souillée ce que Simmel appelle "ideal sphere" qui circonscrit l'honneur d'une personne," J. Pitt-Rivers (11). "L'atteinte à l'intégrité corporelle a de tout temps constitué "le" dommage suprême dont la punition devait être à la hauteur du trouble social et du préjudice individuel causés, "œil pour œil, dent pour dent", demeure le symbole archaïque de l'équilibre mythique et quasi religieux ainsi rétabli entre la victime et le responsable", Yvonne Lambert-Faivre (12).
On peut y ajouter le point de vue exprimé par l'anthropologue britannique Mary Douglas (13) dans "Purity and danger" : "Le corps est le miroir de la société, la crainte de la souillure, est un système de protection symbolique de l'ordre culturel".
Cette notion de ce qu'on appelle aujourd'hui "le syndrome victimaire" avait été perçue par Georges Canguilhem (2) "Cette notion d'invalidité mériterait une étude de la part d'un médecin-expert qui ne verrait pas seulement dans l'organisme une machine dont le rendement doit être chiffré, d'un expert assez psychologue pour apprécier les lésions comme des déchéances plus que comme d es pourcentages "
Le vécu des évènements qui ont suivi et tout particulièrement les "annonces" parfois dramatisantes et traumatisantes faites à l'intéressé et à sa famille par les urgentistes ou les réanimateurs, à la phase initiale de l'installation des lésions.
Le fait d'avoir "frôlé" la mort, d'avoir été le comateux, contribue à fragiliser la personne handicapée et doit être pris en compte par le médecin-rééducateur.
Le point de vue sur l'état de son corps est également essentiel. Ce corps différent sera le "miroir" qui sera sa nouvelle représentation sociale. Il fait référence aussi à une éventuelle culpabilité, surtout dans les atteintes à support génétiques. C'est ce que Goffman exprime à travers ce témoignage d'une adolescente de16 ans :" Chère mademoiselle Cœur solitaire. …Les garçons ne veulent pas de moi parce que je suis née sans nez et pourtant je danse bien et j'ai un joli corps et mon père m'achète de beaux habits… .Qu'est-ce que j'ai ai pour mériter un sort aussi horrible ? Même si j'ai fait de mauvaises choses c'est pas avant d'avoir un an et je suis née comme ça. J'ai demandé à papa et il m'a dit qu'il ne sait pas, mais que peut-être j'ai fait quelque chose dans l'autre monde avant ma naissance ou que peut-être j'étais punie pour ses péchés. Amicalement. Désespérée," " Stigmates" "(1). La nouvelle apparence avec une perte (amputation), une modification (désaxation des doigts) ou une motricité non maîtrisée a une signification qui est largement influencée par l'histoire personnelle et le cadre culturel. Ceci est accentué par un contexte social qui met en valeur, ne serait-ce que par la publicité, les présentations de mode et les "poupées Barbie" ou "le corps parfait"
Le point de vue sur les capacités et performances fonctionnelles.
La perte de confiance en ses possibilités. La sensation d'être fragile va constituer un obstacle à la réadaptation. Elle est parfois induite par un discours iatrogène notamment sur le dos en inquiétant (à tort) les personnes ayant "mal au dos" à propos d'images radiologiques sans aucun rapport avec la cause de leur souffrance quand ce n'est pas à propos d'une soi-disant "instabilité vertébrale". Le rôle du rééducateur sera de restaurer cette confiance. À ce point de vue, la rééducation en groupe, la pratique de sports collectifs ont une valence thérapeutique très élevée.
Le point de vue sur les situations de handicap vécues est essentiel et constitue un excellent témoin du degré d'efficience de la réadaptation. Les sensations d'être "inclus" ou "exclus", d'être en marge sont à prendre en considération ; mais aussi, comme le dit Robert Murphy (5) en état de "liminarity", c'est-à-dire "en passage", "en transit", en devenir. Là encore, la notion ritualisée du passage au sens de l'Ethnologue français Van Gennep (14) est essentielle à comprendre. C'est le rôle de l'équipe de la réadaptation et de la famille coalisées, de mettre en œuvre tout ce qui contribue à cette transition, dans un sens positif.
Rappelons que le service de rééducation ou le centre de réadaptation sont des lieux de passage de la maladie au handicap : On y rentre malade, on en ressort avec des situations de handicap à vivre.
Le dernier aspect de la subjectivité est précisément l'espoir placé dans une démarche d'adaptation ou de réadaptation qui conditionne toute la participation de la personne à sa propre guérison fonctionnelle, situationnelle et subjective.
De cette façon, il rejoint pleinement la définition européenne de la "Physical Medicine and Réhabilitation", qu'il faut largement diffuser.
"La Médecine Physique et de Réadaptation (MPR) a pour objectifs de mettre en œuvre et de coordonner toutes les mesures visant à prévenir ou, réduire au minimum évitable, les conséquences fonctionnelles, subjectives, sociales et, donc, économiques d'atteintes corporelles par maladies, accidents ou, du fait de l'âge "
Bibliographie
1-Goffman E. (1975) "Stigmates", Les Éditions de Minuit, Paris 2-Canguilhem G. (1966,1993), " Le normal et le pathologique ", Paris, PUF. 3-Dubos R. (1985), "L'Homme interrompu", Paris, Seuil. 4-Hamonet Cl., Magalaes T.,(2000), "Système d'identification et de mesure du handicap (SIMH)", Esa, Paris.s. 5-Murphy Robert F.. ( i990),"Vivre à corps perdu", Plon, Paris. 6 Gillibert(1772) "L'anarchie medicinale", Neufchatel 7-Hervé Ch., Communication personnelle. 8-Wood PHN (1980) "International Classification of impairments, Disabilities and handicaps", WHO, Genève. 9-Hamonet Cl. (1990, 1995,2000), "Les personnes handicapées", Paris, PUF10-Hamonet Cl , 10- Hamonet Cl., Magalhaes T., "la notion de santé", La Presse médicale, 31 mars 2001,30, n°12, pp 587-590. 11-Pitt-Rivers J. (1983) "Anthropologie de l'honneur", Le Sycomore, Paris. 12-Lambert-Faivre Y. (2000) "La réparation juridique du Dommage corporel", Dalloz, Paris. 13 Douglas M. (1971)" De la souillure", FM/Fondation, Paris
Mots clés : Subjectivité, Mesure du handicap, Réadaptation, Personne handicapée, Médecine Physique et de Réadaptation. Key words : Subjectivity, Disability, Assessment, Rehabilitation, Disabled Persons, Physiatry.
Résumé
L'application des connaissances médicales, et psychologiques aux besoins émergents des personnes handicapées se sont d'abord faites en utilisant les méthodes qui avaient fait leurs preuves pour le diagnostic et le traitement des maladies. Aborder le handicap est totalement différent. Ceci a entraîné un certains nombre de dérives dont la principale est une stigmatisation par la médicalisation des personnes en situation de handicaps. L'état de handicap apparaît alors comme une "complication-séquelle" de la maladie plutôt que comme une difficulté à accèder à la vie en société et un état de "mal-être", voire une "déchéance", selon la formule de Georges Canguilhem (2).
La réponse qui nous semnble la plus adaptée est de prendre en compte la subjectivité des personnes handicapées et d'essayer de lui trouver un mode d'expression et de quantification.
Nous proposons, dans le contexte d'une approche quadridimensionnelle du handicap, une définition et une méthode d'évaluation de la subjectivité de la personne en situation de handicap qui permet d'avoir un regard plus réaliste sur ce qu'elle est véritablement, à travers son propre ressenti. C'est, de notre point de vue, un passage obligé pour une démarche médico-sociale de Réadaptation. Elle contribue nécessairement à une redéfinition de la notion de santé et à une reconsidération de la santé publique.
ANNEXE
SIMH :L'outil de mesure "Handitest"
1- CORPS 0 1 2 3 4 Tête et cou Face Rachis et moelle Thorax et abdomen (contenu pelvien et périnée inclus) Membres (bassin inclus) 2-CAPACITÉS Rester dans la position debout Rester dans la position assise MAINTIEN Se tourner dans la position couchée DEPLACEMENT Passer de la position couchée à la position assise Passer de la position assise à la position debout Marcher ou se déplacer à l'horizontale Courir Se relever du sol Prise avec la main droite MANIPULATION Prise avec la main gauche PREHENSION Placer la main droite dans l'espace Placer la main gauche dans l'espace Orale COMMUNICATION Écrite Gestuelle Mémoire COGNITION Capacité d'apprentissage AFFECTIVITÉ Orientation Affectivité CONTRÔLE DE Contrôler l'émission d'urine SPHINCTERS Contrôler l'émission de matières fécales SEXUALITÉ Avoir des relations sexuelles complètes PROCREATION Procréer 3 - Les SITUATIONS DE LA VIE Manger et boire Aller aux toilettes Faire sa toilette S'habiller et se déshabiller Se mettre au lit et se lever du lit ACTES DE LA Se déplacer à l'intérieur du logement VIE Faire ses activités domestiques COURANTE Ramasser un objet du sol Écrire Téléphoner Gérer son budget Prendre ses médicaments Sortir et entrer dans son logement Monter ou descendre un escalier ou une pente Faire ses courses et ses activités du dehors habituelles Utiliser un moyen de transport commun Utiliser un moyen de transport individuel VIE Avoir des relations affectives avec la famille AFFECTIVE Avoir des relations affectives avec les amis et voisins ET SOCIALE Pratiquer des activités de loisirs passives Pratiquer des activités de loisirs actives Exercer une activité professionnelle ou de formation VIE Se déplacer vers son lieu de travail ou vers l'école PROFESSIONNELLE Se déplacer sur son lieu de travail ou à l'école OU DE Aller aux toilettes sur son lieu de travail ou à l'école FORMATION Se restaurer sur son lieu de travail ou à l'école Établir de bonnes relations au travail ou à l'école 4-SUBJECTIVITE Attitude face aux circonstances de survenue d'une modification du corps Perception de son état corporel Perception des situations de la vie Sentiments vis-à-vis de son état
21 février 2005
Foi et guérisons? La guérison véritable
Le témoignage de Joni:
Interview de
Joni Eareckson Tada
Interview recueilli par Richard Mayhue,
pasteur des Eglises Evangéliques des
Frères aux Etats-Unis, et professeur
à Master's Seminary (Californie).
Traduction de Daniel Dutruc-Rosset.
La majorité des gens aux Etats-Unis connaît l'histoire de Joni Eareckson Tada, étant donné l'énorme publicité dont elle bénéficie à travers ses livres, ses peintures et ses interventions publiques. Dieu donne à cette jeune femme un grand ministère en faveur des infirmes.
Cependant on ne connaît pas la Joni de tous les jours. Le plus grand nombre ne soupçonne pas sa lutte pour accomplir les actes les plus simples de la vie ordinaire, comme se baigner ou prendre ses repas. Beaucoup ne voient en elle que la "superstar".
Je suis allé rendre visite à Joni à Woodland Hills, dans sa modeste demeure surplombant la vallée de San Fernando en Californie du sud. Quelques escarres avaient contraint Joni à garder le lit mais elle accepta néanmoins avec grâce de passer un après-midi en ma compagnie.
Richard : Est-ce que tu crois que les mouvements de guérison par la foi et leur message peuvent être une source de confusion ?
Joni : Récemment j'ai dû prendre l'avion pour San Francisco à l'occasion d'une conférence. Pendant le vol j'engageai la conversation avec une jeune hôtesse dont le visage rayonnait de l'amour de Jésus. Elle était l'une des personnes les plus pétillantes et les plus joyeuses qu'il m'avait été donné de rencontrer. Il était évident qu'elle venait de rencontrer le Seigneur et qu'elle était subjuguée par son amour. Elle me dit : "Joni, je ne pourrais pas servir un Dieu qui ne voudrait pas guérir tout le monde. Un Dieu dont ce ne serait pas la volonté que tout le monde soit guéri".
Je lui fis la remarque suivante : "Il est pourtant évident, à regarder le monde autour de soi, que ce n'est pas la volonté de Dieu que tout le monde soit guéri ; tout simplement parce qu'un grand nombre de personnes ne le sont pas. L'homme ne peut pas résister à la volonté de Dieu, et si la guérison de l'humanité entière faisait partie de son dessein, rien ne pourrait empêcher qu'il en soit ainsi. Nous devrions voir des évidences de ce fait partout autour de nous, mais ce n'est pas le cas. C'est pourquoi on peut en conclure qu'il n'est pas de la volonté de Dieu que tout le monde soit guéri."
Elle me fit ensuite une réflexion de ce genre : "Mais pourtant, est-ce que notre foi n'a pas quelque chose à voir là-dedans ?" Je crois que voilà un excellent sujet de conversation parce que, en dehors du fait que les gens ont du Royaume de Dieu une conception aussi erronée que leur herméneutique, la tentation est grande de retirer quelques passages bibliques de leur contexte, quelques versets ici et là qui parlent de foi, et de bâtir autour de cette foi toute une théologie. Je vois la foi tout bonnement comme un instrument par lequel s'exprime la grâce divine. D'autres, ceux qui partagent l'opinion de l'hôtesse, la voient peut-être davantage comme un gourdin que nous brandissons au dessus de la tête de Dieu, ou bien comme les ficelles à tirer si nous voulons voir Dieu bouger. A mon avis, ce n'est pas de la foi mais de la présomption ; cela rabaisse presque Dieu au rang d'un pantin.
Richard : Est-ce que tu es jamais allée à une réunion de guérison ?
Joni : Franchement j'ai assisté à quelques réunions de Kathryn Kuhlman. Je crois que toute la pensée derrière ces réunions est très subtilement faussée dans le sens où elle entretient l'idée que se faisait l'hôtesse de l'air, c'est-à-dire que le but poursuivi par Dieu en rachetant l'humanité était principalement de faire de nous des êtres heureux, en bonne santé et vivant une vie exempte de difficultés. S'efforcer de se raccrocher à n'importe quoi ; tirer les ficelles pour forcer Dieu à agir ; engager avec Lui une partie de bras de fer ou le réduire à notre taille ne sont de notre part que des efforts désespérés pour voir nos désirs satisfaits et nos prières exaucées de la manière dont nous nous imaginons qu'elles doivent l'être. Son dessein, lorsqu'Il nous a rachetés, était de nous amener à être conformes à l'image de Christ. Et cela nous l'oublions souvent.
Richard : Quand tu assistais à ces réunions, t'es-tu avancée pour être guérie ?
Joni : Oui. Si je me souviens bien, c'était à l'hôtel Hilton à Washington. Il y avait un monde fou et j'étais complètement à l'arrière de la salle. Il y avait des chaises partout et on ne pouvait pas bouger. Vraiment nous étions entassés les uns sur les autres.
Il y avait des gens en chaises roulantes, d'autres avec des trotteuses, d'autres avec des béquilles ; enfin pleins de gens comme moi. Tu comprends, Richard, j'en étais arrivée au point où je m'inventais des péchés à confesser. Je voulais m'assurer qu'entre Dieu et moi tout était transparent. C'est vrai que tout au fond de moi je me sentais un peu ridicule d'être là, mais je me disais que le fait de se sentir ridicule face à Dieu, face à tous ces gens, était nécessaire.
Il était indispensable que je sois prostrée ; que je me rende totalement, absolument vulnérable, non seulement devant lui, mais aussi devant tout le monde. Et puis il y avait des gens qui priaient pour moi lorsque je me rendais à ces réunions.
J'avais déjà reçu l'onction d'huile. Un nombre incalculable de personnes m'avaient imposé les mains, et je me disais : "C'est vraiment bien, parce que cela veut dire qu'on tente le nécessaire". Toutes les mesures imaginables — des pasteurs qui vous imposent les mains, l'huile, les prières et les péchés que je confessais. J'ai tout essayé. Je me rendais là-bas, m'imaginant que Dieu avait aplani le chemin, préparé la scène et que j'allais pouvoir rouler jusqu'à l'estrade et que le miracle allait arriver !
Mais rien ne s'est passé. Pendant très longtemps j'ai été incapable de comprendre pourquoi mes mains et mes jambes ne recevaient pas le message que mon esprit leur envoyait. Je me rappelle les regards que je portais à mes membres, comme s'ils étaient distincts de ce que j'étais et de ce que je pensais. Mon coeur et mon esprit disaient : "Tu es guéri, mon corps !
Je voulais m'assurer que j'avais la foi avec un grand "F".
Richard : Est-ce que tu avais orienté tes pensées en lisant des ouvrages ayant trait à la guérison ?
Joni : Oui, l'important était ma foi. La développer, la dégrossir, l'entraîner, la maintenir en grande forme. Je croyais vraiment ! Et pourtant mes mains et mes pieds ne réagissaient pas à ce que je savais être la vérité. C'est alors que j'ai commencé à réaliser que, soit Dieu était en train de me faire une monstrueuse et cruelle plaisanterie — que j'étais la victime d'une farce divine — ou bien que mon interprétation des Ecritures était inexacte.
Je ne pouvais pas croire que Dieu faisait de moi l'objet d'une plaisanterie. J'avais vu Dieu à l'oeuvre dans d'autres aspects de ma vie et j'avais foi dans les Ecritures. Je savais qu'une telle chose n'entrait pas dans sa nature ni dans son caractère. Dieu n'est pas le Dieu des malentendus ou des plaisanteries cruelles. Je me suis donc dit que le problème devait résider en moi. Cependant je savais qu'il n'était pas dans ma foi : Je croyais avec tant d'ardeur. J'avais appelé des gens et je leur avais dit : "Vous me verrez à votre porte demain. Je vais sauter et courir sur votre trottoir." J'avais vraiment joué franc-jeu. Je croyais vraiment et donc je savais que le problème ne résidait pas dans la qualité de ma foi.
Il fallait donc que la faute se trouve dans ma compréhension des Ecritures. C'est alors que j'ai commencé à remonter jusqu'au jardin d'Eden, jusqu'à la racine-même de la souffrance, de la maladie, des blessures et de la mort. Je réalisai que la maladie avait commencé avec le péché et, comme je l'ai raconté dans a step further [un pas de plus], j'ai commencé, lentement et systématiquement, à assembler les éléments du courant de l'histoire de la Rédemption divine à travers la Bible jusqu'à ce que j'en entrevoie la structure. Quand j'en arrivais au Nouveau Testament, je commençai tout d'un coup à comprendre les miracles, les guérisons et tout l'enthousiasme qui accompagnait Jésus sur la terre.
Très logiquement la souffrance devait faire partie de la substance et des fibres mêmes de l'action rédemptrice de Dieu pour l'humanité. Et même une fois le salut accompli, la souffrance devait encore trouver sa place dans la chaîne et la trame de l'histoire de la rédemption. Lorsque Jésus s'est occupé du péché et de ses conséquences, il a enclenché le processus d'inversion des effets du péché avec tout ce qui en résultait. Cependant il n'a fait que poser des fondements : Le monde est encore déchu ; les gens meurent toujours ; des catastrophes naturelles se produisent encore, les gens continuent de tomber malades et ainsi de suite jusqu'à ce qu'Il revienne.
Lire l'Ancien Testament m'a été d'une grande aide. En considérant les promesses de l'ancienne alliance (comment les yeux de l'aveugle s'ouvraient, les oreilles des sourds entendaient, et comment l'Oint du Seigneur possédait joie et bonheur) je commençai petit à petit à comprendre que la venue de Jésus n'était que le commencement et non le tableau dans son ensemble. Ainsi que nous le savons, Il revient, non pas sous les traits d'un humble serviteur mais sous ceux d'un Roi inaugurant son règne. Il établira son royaume et tiendra toutes ses promesses glorieuses.
Je pense que c'est la raison pour laquelle j'accepte ma chaise roulante et ma souffrance. Si, à cause de cela, un plus grand nombre de personnes peuvent avoir accès au Royaume de Dieu et faire partie de sa famille, alors cela prend un sens. Souffrir sans raison, souffrir pour rien, voilà qui serait vraiment douloureux.
Richard : Pour en revenir à votre hôtesse, comment votre conversation a-t-elle tourné ?
Joni : Ma conversation avec l'hôtesse me chagrinait parce qu'elle était typique, sur une petite échelle, de la mentalité des Eglises de ce pays. Lorsque je suis descendue de l'avion à l'aéroport, j'ai été accueillie par mes sponsors. Ils avaient amené avec eux une jeune femme qui avait eu la colonne vertébrale brisée dans un accident d'automobile un an auparavant. Elle était parvenue au point où elle était capable de faire confiance à Dieu et d'accepter son sort.
Mais quelqu'un lui avait dit que la volonté de Dieu pour elle était qu'elle soit guérie. Bref, elle s'était mise à croire, toujours davantage. Elle avait fait de gros efforts ; elle était passée par toutes les étapes nécessaires, et pourtant elle n'avait pas été guérie. Tout cela l'avait plongée dans la dépression. L'image qu'elle avait de Dieu s'était altérée.
A l'intérieur d'elle-même, Dieu commençait à ressembler à un monstre cruel jouant des farces monstrueuses aux humains. On lui disait aussi que sa dépression n'était pas la marque d'une vie de foi. En fait sa dépression n'était rien de plus qu'un pur péché. Que tout cela était cruel, affreusement cruel !
Elle répondit à ceux qui lui faisaient ces remarques : "Regardez Joni. Elle aime le Seigneur et elle marche avec Christ. Pourtant le Seigneur n'a pas choisi de la guérir". A quoi on répliqua que Joni s'était résignée à ne jamais être guérie. C'était la raison pour laquelle elle ne l'était pas.
Cette jeune femme désirait vraiment m'entendre personnellement. Avais-je jamais été déprimée ? Est-ce que je croyais que tout cela était la volonté de Dieu ? Est-ce que je m'étais résignée à ne jamais pouvoir me tenir sur mes jambes ?
La conversation avec l'hôtesse encore toute fraîche dans ma mémoire, ma première réflexion fut : "Non, je ne suis pas résignée à ne jamais guérir." Il est vrai que d'un autre côté il y a des gens qui disent que Dieu n'accomplit jamais de miracles de guérison : Ils voudraient faire entrer l'activité divine dans un moule. A l'inverse, d'autres personnes disent que Dieu veut que tout le monde soit guéri. Eux aussi enferment Dieu dans un moule. Voilà pourquoi je lui ai dit : "Non, je ne suis pas résignée à ne jamais guérir". J'ai accepté de laisser toutes les questions ouvertes. Cependant la balle est dans le camp de Dieu, plus dans le mien. Si ma compréhension des Ecritures est correcte et mon opinion de Dieu suffisamment élevée, alors les choses dépendent de Lui.
Je crois vraiment, ainsi que je le lui ai dit, que la guérison est l'exception qui confirme la règle qui veut que Dieu, à notre époque, ne guérisse pas toujours miraculeusement, pas plus qu'Il ne ressuscite les morts ou ne permette de marcher sur l'eau. Ce sont là tout bonnement des choses qui n'arrivent pas.
Je lui ai dit que j'étais souvent déprimée. Par exemple, je suis maintenant alitée avec quelques escarres tenaces. Voilà maintenant plusieurs mois que je dois garder le lit. C'est très décourageant et même parfois déprimant. Des gens me disent qu'ils prient pour ma guérison. La jeune femme me demanda, avec une drôle d'expression sur le visage : "Et tu ne crois pas que c'est un péché ?". Je lui dis : "Si je permettais à ces émotions d'altérer mon idée de Dieu, ce serait un péché. Mais ce n'en est pas un dans le sens où ma vue de Dieu n'a pas changé."
Cependant je suis un être humain. Dieu sait comment je suis faite et Il se souvient que je ne suis que poussière. J'ai été créée avec de vraies larmes. Je ne peux ressentir des émotions heureuses en étant clouée au lit trois mois durant, mais tout cela n'a pas altéré ma vision de Dieu. La dépression que je traverse fait partie intégrante de ma nature humaine. Un peu de dépression est la rançon des coups et des bleus quotidiens qui sont le lot des hommes, chrétiens et non chrétiens. Cependant, pour le chrétien, point n'est besoin de désespérer puisque nous avons un espoir - l'espoir que Christ établira un ordre nouveau.
Richard : Il est bien de faire la distinction entre le mot "dépression", qui est attaché à ce qui fait notre humanité, et le mot "désespoir" qui ne devrait jamais faire partie de notre relation de rédemption avec Christ.
Joni : C'est si merveilleux. J'ai vraiment désespéré au début, après mon accident. Je ne savais pas comment emboîter les pièces du puzzle. Je ne savais absolument pas que Dieu était là ; qu'Il se souciait de moi ; qu'Il contrôlait la situation et que je n'avais pas à m'en faire ; que ce n'était pas un accident ; qu'Il avait un plan bien ordonné et qu'Il tenait à ma disposition la puissance de la résurrection. J'ignorais tout cela. C'est pourquoi dans les premiers mois de mon infirmité, oui, j'ai désespéré. J'ai pensé qu'il n'y avait pas d'espoir. Mais les chrétiens ne devraient jamais désespérer, même si parfois il leur arrive de déprimer.
Richard : As-tu jamais analysé les étapes de ta réflexion, depuis l'adolescente handicapée que tu étais, jusqu'au point où tu te trouves maintenant ? Existe-t-il des paliers particuliers qu'il t'a fallu franchir ?
Joni : Eh bien, je crois avoir suivi la "filière" classique de ceux qui finissent par accepter leur handicap. On trouve cinq phases typiques : le traumatisme, le refus, la colère, le marchandage et l'acceptation.
Au début, oui, j'étais choquée et totalement incrédule. C'est curieux Richard. Je voyais mon corps paralysé, mais je ne réalisais pas qu'il en serait désormais toujours ainsi. Ce n'est pas que j'en refusais l'idée, c'est que le lien ne s'établissait pas. Et le lien ne s'établissait pas parce que tout cela était trop traumatisant. Ensuite est survenue la colère : "Mon Dieu, comment as-tu pu laisser m'arriver une chose pareille ?".
Et puis une autre chose m'a toujours semblé curieuse : Pourquoi est-ce que nous accusons Dieu ? Pourquoi Lui ? C'est probablement notre nature pécheresse qui doit nous porter à rejeter la faute sur lui. Nous n'incriminons jamais vraiment la révolte initiale de l'homme, nous rejetons la responsabilité sur Dieu, pas sur Satan. Fidèle à notre nature humaine, telle est l'attitude de la brute qui sommeille en nous. Il semble que nous soyons incapables d'endosser une quelconque responsabilité.
Après cela j'entrai dans une phase de refus : "Les choses ne sont pas ce qu'elles doivent être. Mon Dieu, je sais très bien que tu vas me remettre sur pied." Après avoir traversé la période de marchandage avec le Seigneur j'en arrivai enfin au point où j'étais capable d'accepter ma situation. L'accepter non pas dans le sens d'une résignation dépourvue d'espoir, comme si je disais : "je pense que je m'accommode au mieux de mon état, je vais faire contre mauvaise fortune bon coeur et continuer à vivre", comme si je portais ma croix en m'apitoyant sur moi-même. Non, lorsque je parle d'acceptation, je veux dire saisir à pleines mains ce que Dieu nous a donné et le recevoir avec gratitude. Pour moi c'est cela accepter véritablement, et je crois que seul un chrétien en est capable.
Je pense que beaucoup de non croyants envisagent leur situation comme une sorte de martyre ou comme une situation à affronter stoïquement. Seuls, les chrétiens peuvent "accueillir" leur sort avec gratitude, sachant qu'ils reçoivent de la main de Dieu quelque chose qui servira, non seulement à sa gloire mais également à leur propre bien.
Pour en revenir à l'histoire de notre jeune paraplégique, nous avons parlé et discuté un peu des choses du Royaume de Dieu. Lorsque quelqu'un me pose des questions sur la guérison aujourd'hui, je commence par le Royaume et la raison de la venue de Christ et le sens des miracles. Je ne crois pas que l'on puisse donner des réponses avant d'avoir défini un cadre ou une structure dans lequel on puisse les y inscrire. Nous nous sommes encore entretenues sur le sujet de la dépression avant que je ne regagne ma chambre d'hôtel.
Le matin suivant je me levai pour prendre la parole à un déjeuner de dames — il y avait un millier de participantes — et je parlai sur la nature et le caractère de Dieu et sur notre vision de sa personne dans notre souffrance et nos problèmes. Pour introduire mon exposé je mentionnai le fait que je passais par une période de dépression. Et c'était la vérité. Pas plus d'une semaine et demie auparavant je m'élevais contre l'idée d'être clouée au lit, de me sentir "moche" et de prendre des kilos (parce que quand je suis couchée, je mange). Quoiqu'il en soit, je leur racontai tout cela parce que je désirais que ces gens comprennent que je ne leur présentais pas une théorie biblique bien construite sur laquelle j'avais travaillé des années auparavant.
Une fois mon discours terminé, je retournai m'allonger dans ma chambre à cause de mon escarre. C'est alors que le téléphone sonna. C'était une femme qui désirait me parler. Je pris l'écouteur et elle commença ainsi : "Joni, j'ai une parole de connaissance pour toi, de la part du Seigneur". Elle continua dans le style habituel de ceux qui ont des paroles de connaissance : "Ma fille...". Comme si c'était Dieu qui était en train de parler. La teneur de sa conversation c'était : "Ma fille, — et quelque chose comme — c'est ton péché qui te sépare de Moi et de la guérison. Ta dépression empêche ta communion avec Moi."
J'ai vraiment fait un effort sur moi-même pour tenir ma langue à la fin de sa "parole de connaissance". Je lui dis : "Merci d'avoir appelé pour me faire part de vos idées". J'ai pensé à la cruauté et à l'injustice de mon interlocutrice. Elle avait utilisé un "truc" spirituel bien pratique pour me donner son avis. Si on veut partager son opinion, pourquoi ne pas annoncer que c'est sa propre opinion ? Je ne lui ai pas dit cela, mais je bouillais vraiment en dedans de moi. Encore une fois cela nous ramène à l'hôtel et à la jeune paralysée dans sa chaise roulante. Si nous réduisons Dieu à notre échelle, nous rejetons la vue élevée qu'avaient de Lui les hommes et les femmes de la Bible pour le caser dans nos petits tiroirs commodes.
Richard : Souvent les gens te regardent et s'imaginent que tu mènes une vie normale et insouciante à la maison. Comment vis-tu tes problèmes quotidiens ?
Joni : Je crois que le problème dont je puis le mieux parler en ce moment est l'obligation de garder le lit avec cette escarre ; d'avoir l'impression que mon univers s'arrête à la barrière de mon jardin, d'avoir la sensation que mes prières ne dépassent pas le plafond ou de supporter l'image que me renvoie mon miroir : des cheveux gras, pas de maquillage et des draps aux relents d'alcool et d'antiseptique. Tout cela m'aide à apprendre à faire mienne à nouveau la Parole de Dieu d'une façon efficace.
J'ai appris il y a longtemps que le secret de la progression dans ma vie chrétienne est d'aborder la Parole de Dieu d'une façon systématique et intelligente ; de la partager en sections compréhensibles qui traitent par exemple de la dépression, des épreuves ou de la grâce, et de les apprendre par coeur.
C'est toujours vrai aujourd'hui. Il me faut laisser de côté le sentiment de mon handicap, la sensation que mes prières se heurtent au plafond de ma chambre, mes coups de tête, mes émotions, mes hésitations. Il me faut me résoudre dans mon for intérieur, ce qui constitue, je suppose, un acte de foi, à ne pas céder à mes sentiments mais plutôt à la Parole de Dieu. C'est en fait un acte de volonté. Par la volonté je ne dois pas permettre à mes sentiments et à mes émotions de détruire ma foi ou de déformer ma vision de Dieu.
J'accepte les émotions et les sentiments pour ce qu'ils sont, mais je m'applique à marcher sur la droite ligne de l'obéissance à la Parole de Dieu.
La Parole de Dieu me dit que toutes choses concourent au bien, non que toutes choses sont bien. Toutes choses concourent au bien. Je veux croire à ce que me dit la Parole de Dieu lorsqu'elle demande d'accueillir les épreuves comme des amis et de rendre grâces en toutes choses. Je crois que ce qui fait la différence, c'est une approche systématique de sa Parole.
Richard : Les malades ne demandent-ils pas souvent, pour quelles raisons ils sont dans cet état, et pourquoi Dieu permet leur souffrance ? N'en éprouvent-ils pas le besoin ?
Joni : Oui. Ou bien ils demandent : "Pourquoi ne suis-je pas guéri ?" Il est important de répondre à cette question si en tant qu'Eglise nous voulons exercer un ministère auprès des invalides ou passer du temps avec eux, ou faire d'eux des disciples ou que sais-je.
Quelquefois les gens prient pour la guérison d'une tante en phase terminale ou d'un mari qui se meurt du cancer. Ils savent bien que Dieu va rappeler cette personne à Lui. Alors, après le décès ils se réjouissent parce que le malade a fait l'expérience de ce qu'ils appellent "l'essence même de la guérison véritable". Il est clair que cela est une échappatoire — une spirituelle et très commode échappatoire.
Richard : Pourtant il y a un peu de vrai là-dedans. C'est la raison pourquoi cela est si trompeur, n'est-ce pas ?
Joni : Oui. Parce que ce n'est pas ce que ces gens veulent dire. Ils prient que telle ou telle personne soit guérie. En fait, de peur de faire preuve d'un manque de foi, ils refusent de considérer comme une possibilité le fait que la mort peut constituer la guérison véritable.
Richard : Selon ton expérience et tes nombreux correspondants, quelles sont les questions cruciales, celles auxquelles il est indispensable d'apporter une réponse pour les personnes souffrantes ou malades ou celles qui se trouvent plongées dans des circonstances qu'elles ne peuvent changer ?
Joni : Je crois que la question qui préoccupe le plus les gens est celle-ci : "Quelle est la part de responsabilité de Dieu ? Comment Dieu, un Dieu d'amour, peut-il tolérer la souffrance et le mal dans le monde ?"
Et deuxièmement : "En ce qui concerne la guérison, quelle est la part qui m'incombe à moi ? A quel niveau se situe ma foi ? Que fait Dieu ?"
Puisque nous avons déjà parlé de la première question, nous pouvons aborder la seconde. Les gens trouvent difficile de comprendre que dans les passages où Jésus disait : "Ta foi t'a guéri", il parlait en réalité du salut. C'est ce que je crois. La guérison physique n'était qu'une illustration de la guérison spirituelle.
Pourtant les gens pensent encore que la guérison est une affaire d'exercice de leur foi. Ils croient encore que les passages des Ecritures dans lesquels Jésus dit par exemple : "Si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne, va-t'en et elle s'en irait" placent la responsabilité sur eux.
Quelquefois je pense que Dieu peut lire les désirs de leurs coeurs ; mais peut-être est-ce aussi la providence divine qui, à partir de leur grossière erreur les amènera à regarder la Bible de plus près.
Prenez par exemple, la jeune hôtesse. Que fera cette chère jeune femme le jour où son mari tombera gravement malade ? Qu'est-ce qu'elle fera ? Je m'émeus pour elle dans un sens. Et pourtant d'un autre côté, je pense que Dieu espère qu'elle sera si déçue, que, comme moi, son désespoir l'amènera à ouvrir sa Bible et à la lire encore une fois plus attentivement. J'ai de la sympathie pour ces gens. Je peux me mettre à leur place. Cela souligne l'importance, pour les gens comme vous qui partagez les vérités divines, d'être exacts. C'est un grand défi à relever !

