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Sentences spirituelles diverses, mieux connaître les grandes religions: Judaïsme, Islam, Christianisme, Charles de Foucauld

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28 novembre 2006

Le parfait renoncement

(Bagavad-Gita-28)  A lire de bas en haut

18-78 Où que Se trouve Krsna, le maître de tous les yogîs, où que se trouve Arjuna, l’archer sublime, là règnent l’opulence, la victoire, la puissance formidable et la moralité. telle est ma pensée.
18-77 Et lorsque vient à ma mémoire, ô roi, l’éblouissante Forme de Krsna, plus grande encore est pour moi la merveille, et toujours plus grande ma joie.
18-76 O roi, me rappelant encore et encore ce dialogue merveilleux entre Krsna et Arjuna, j’éprouve une immense joie, et chaque instant je frémis.
18-75 Par la grâce de Vyâsa, j’ai entendu cet entretien, le plus secrets; directement je l’ai entendu de Krsna, le maître de tous les yogas, qui en personne parlait à Arjuna.
18-74 Sanjaya dit: Tel ai-je entendu le dialogue de deux âmes magnanimes, Krsna et Arjuna, dialogues si merveilleux qu’il fait sur mon corps les poils se hérisser.
18-73 Arjuna dit: O cher Krsna , Toi l’Infaillible, mon illusion s’est maintenant évanouie; j’ai, par Ta grâce, recouvré la mémoire. Me voici ferme, affranchi du doute; je suis prêt à agir selon Ta parole.
18-72 O Arjuna, conquérant des richesse, as-tu tout écouté d’un mental parfaitement vigilant? tes illusions, ton ignorance, sont-elles à présent dissipées?
18-71 Quant à celui qui l’aura écouté avec foi, sans envie, il s’affranchira des suites de ses actes coupables et atteindra les planètes où vivent les vertueux.
18-70 Et Je le proclame, celui qui étudiera cet entretien sacré, le nôtre, M’adorera par son intelligence.
18-69 Nul de Mes serviteurs, en ce monde, ne M’est plus cher que lui, et jamais nul ne Me sera plus cher.
18-68 Pour celui qui enseigne ce secret suprême à Mes dévots, le progrès dans le service de dévotion est assuré, et, à la fin, nul doute, il reviendra à Moi.
18-67 Ce savoir secret ne saurait être dévoilé aux hommes ni austères, ni dévoués, ni engagés dans le service de dévotion, ou qui M’envient.
18-66 Laisse là toute autre forme de religion, et abandonne-toi simplement à Moi. Toutes les suites de tes fautes, Je t ’en affranchirai. N’aie nulle crainte.
18-65 Emplis toujours de Moi ton mental, et deviens Mon dévot, offre-Moi ton hommage, voue-Moi ton adoration, et certes à Moi tu viendras. Cela, Je te le promets, car tu es Mon ami, infiniment cher.
18-64 Si Je te révèle cette part du savoir, la plus secrète, c’est que tu es Mon ami très cher. Ecoute Ma parole, car Je la dis pour ton bien.
18-63 Ainsi t’ai-Je dévoilé le plus secret des savoirs, Réfléchis mûrement, puis agis comme il te plaira.
18-62 Abandonne-toi tout entier à Lui, ô descendant de Bharata. Par Sa grâce, tu connaîtra la paix absolue, et tu atteindras l’éternelle et suprême demeure.
18-61 Le Seigneur Suprême Se tient dans le coeur de tous les êtres, ô Arjuna, et dirige leurs errances à tous, qui se trouvent chacun comme sur une machine constituée d’énergie matérielle.
18-60 Sous l’emprise de l’illusion, tu refuses à présent d’agir selon Mes instructions. Mais, contraint par ta propre nature, tu devras agir de même, ô fils de Kuntî.
18-59 Si tu n’agis pas selon Mes directives, si tu refuses de livrer le combat, tu te verras alors fourvoyé. Et, par ta nature, il te faudra tout de même combattre.
18-58 Si tu deviens conscient de Moi, tous les obstacles de l’existence conditionnée, par Ma grâce tu les franchiras. Si toutefois, tu n’agis pas animé par une telle conscience, mais par le faux ego, Me fermant ton oreille, tu seras perdu.
18-57 Dans tous tes actes, ne dépends que de Moi, et place-toi toujours sous Ma protection. Ce service de dévotion, accomplis-le en pleine conscience de Ma Personne.
18-56 Bien engagé en des activités de toutes sortes, Mon dévot, sous Ma protection, atteint, par Ma grâce, l’éternelle et impérissable demeure.
18-55 A travers le service de dévotion, et seulement ainsi, peut-on Me connaître tel que Je suis. Et l’être qui, par une telle dévotion, devient pleinement conscient de Ma Personne, entre alors en Mon royaume absolu.
18-54 Celui qui atteint le niveau spirituel réalise du même coup le Brahman Suprême, et y trouve une joie infini. Jamais il ne s’afflige, jamais il n’aspire à quoi que ce soit; il se montre égal envers tous les êtres. Celui-là obtient alors de Me servir avec un amour et une dévotion purs.
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18-51 Tout entier purifié par l’intelligence, maîtrisant le mental avec détermination, renonçant aux objets qui font le plaisir des sens, affranchi et de l’attachement et de l’aversion, l’homme qui vit en un lieu retiré, qui mange peu et maîtrise le corps et la langue, qui toujours demeures en contemplation, détaché, sans faux ego, sans vaine puissance ou vaine gloire, sans convoitise ni colère, qui se ferme aux choses matérielles, libre de tout sentiment de possession, serin, - cet homme se trouve certes élevé au niveau de la réalisation spirituelle.
18-50 Brièvement, ô fils de Kuntî, apprends de Moi comment, si l’on agit de la façon que Je vais t’exposer, on peut atteindre la perfection suprême, le niveau de brahman.
18-49 L’homme peut goûter les fruits de renoncement par la simple maîtrise de soi, le détachement des choses de ce monde et le désintérêt à l’égard des plaisirs matériels. Là réside en fait la plus haute perfection du renoncement.
18-48 Comme le feu est couvert par la fumée, toute entreprise est voilée par quelque faute. Aussi, ô fils de Kuntî, nul ne doit abandonner l’acte propre à sa nature, fut-il empreint de taches.
18-47 Mieux vaut s’acquitter de son devoir propre, fut-ce de manière imparfaite, que d’assumer celui d’un autre, même pour l’accomplir parfaitement. Par l’accomplissement des devoirs prescrits, que sa nature assigne à chacun, on n’encourt jamais le péché.
18-46 En adorant le Seigneur, l’Omniprésent, à l’origine de tous les êtres, l’homme peut, dans l’accomplissement de son devoir propre, atteindre la perfection.
18-45 En suivant, dans ses actes, sa nature propre, chaque homme peut connaître la perfection. Comment accomplir cela, écoute Moi te le dire à présent.
18-44 L’aptitude à la culture des terres, au soin du détail et au négoce, voilà qui est lié à l’acte à l’acte du vaisya. Quant au sûdra, il est dans sa nature de servir les autres par son travail.
18-43 Héroïsme, puissance, détermination, ingéniosité, courage au combat, générosité, art de régir, - telles sont les qualités qui accompagnent l’acte de ksatriya
18-42 Sérénité, maîtrise de soi, austérité, pureté, tolérance, intégrité, sagesse, savoir et pitié, - telle sont les qualités qui accompagnent l’acte du brâhmana.
18-41 Brâhmanas, ksatriya, vaisyas et sudras se distinguent par les qualités qu’ils manifestent dans l’action, ô vainqueur des ennemis, selon l’influence des trois gunas.
18-40 Nul être, ni sur la Terre, ni parmi les devas, sur les planètes supérieurs, n’est libre de l’influence des trois gunas.
18-39 Quant au bonheur aveugle à la réalisation spirituelle, et qui du début à la fin n’est que chimère, issu du sommeil, de la paresse et de l’illusion, ce bonheur, on le dit relever de l’ignorance.
18-38 mais le bonheur né du contact des sens avec leurs objets, qui d’abord est pareil au nectar, mais à la fin prend le goût du poison, ce bonheur est dit appartenir à la passion.
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18-36 maintenant, ô meilleur des Bhâratas, écoute-Moi te décrire les trois sortes de bonheur dont jouit l’être conditionné, et par la répétition de quoi il en vient parfois au terme de toute souffrance. Le bonheur qui d’abord peut sembler comme un poison, mais à la fin s’avère comparable au nectar, et qui éveille à la réalisation spirituelle, ce bonheur, on le dit procéder de vertu.
18-35 Quant à la détermination qui se révèle impuissante à mener au-delà du rêve, de la peur, des lamentations, de la morosité et de l’illusion, cette détermination inapte, ô fils de Prthâ, relève de l’ignorance.
18-34 Mais la détermination par quoi, dans la piété, l’acquisition de biens et la satisfaction des sens, on tient fortement à quelque fruit personnel, cette détermination, ô Arjuna, elle appartient à la passion.
18-33 La détermination qu’on ne peut briser, que la pratique du yoga soutient avec constance, et qui ainsi gouverne le mental, la vie même et les mouvement des sens, cette détermination. ô fils de Prthâ, procède de la vertu.
18-32 Quant à l’intelligence baignant dans l’illusion et les ténèbres, qui prend l’irréligion pour la religion et la religion pour l’irréligion, qui toujours se tourne vers la voie mauvaise, cette intelligence, ô fils de Prthâ, relève de l’ignorance.
18-31 Mais l’intelligence qui de la religion ou de l’irréligion ne distingue pas les voies, ni ne distingue ce qu’il convient ou ne convient pas de faire, cette intelligence imparfaite, ô fils de Prthâ, elle appartient à la passion.
18-30 L’intelligence par quoi l’on distingue ce qu’il convient ou ne convient pas de faire, ce qui est à craindre et ce qui ne l’est pas, ce qui enchaîne et ce qui libère, cette intelligence, ô fils de Prthâ, procède de vertu.
18-29 A présent, écoute, ô conquérant des richesses, en détail Je vais décrire pour toi les trois sortes d’intelligence et de détermination, selon les trois gunas.
18-28 Quant à l’agissant qui toujours va à l’encontre des préceptes scripturaires, matérialiste, obstiné, fourbe et savant dans l’insulte, paresseux, toujours morose, qui sans cesse remet au lendemain, on le dit baigner dans l’ignorance.
18-27 Mais l’agissant qui s’attache aux fruits de son labeur, qui avec passion désir en jouir, qui est avide, envieux, impure, ballotté par les joies et peines.
18-26 L’agissant libre de tout attachement matériel, affranchi du faux ego enthousiaste, résolu, et indifférent au succès comme à l’échec, on le dit sous le signe de la vertu.
18-25 Quant à l’acte accompli dans l’inconscience et l’égarement, sans considérer les suites ou l’enchaînement qu’il entraîne, qui fait violence à autrui et s’avère impraticable, cet acte est dit relever de l’ignorance.
18-24 Mais l’acte accomplit par grand effort, l’acte qui vise à l’assouvissement des désirs, et que motive le faux ego, cet acte est dit appartenir à la passion.
18-23 L’acte que dicte le devoir, l’acte qui s’accomplit sans attachement, sans attrait ni aversion, et s’accompagne du renoncement à ses fruits, cet acte, on le dit procéder de la vertu.
18-22 Quant au savoir par quoi, aveugle à la vérité, on s’attache à une seule sorte d’action, comme si elle était tout, ce savoir, fort restreint, il est dit qu’il relève des ténèbres de l’ignorance.
18-21 Mais le savoir par quoi l’on perçoit l’existence, en divers corps, d’autant d’être aux natures différentes, ce savoir, sache-le, appartient à la passion.
18-20 Le savoir par quoi l’on distingue en toutes existence une essence spirituelle unique, impérissable, une au sein du multiple, ce savoir, sache-le procède de vertu.
18-19 Il est trois ordres de savoir, d’actes et d’agissants; ils correspondent aux trois gunas. Ecoute-Moi te les décrire.
18-18 Le savoir, l’objet du savoir et le connaissant sont les facteurs qui suscitent l’acte. Les sens, l’acte en soi et son auteur forment la triple base de toute action.
18-17 Celui dont les actes ne sont pas motivés par le faux ego, dont l’intelligence ne s’enlise pas, tuât-il en ce monde, jamais ne tue. Jamais non plus ses actes ne l’enchaînent.
18-16 Et donc, celui qui se croit seul agissant, qui ne considère pas les cinq facteurs de l’acte, ne montre certes pas grande intelligence, et se trouve par là dans l’incapacité de voir les choses en leur juste relief.
18-15 Quelque acte, bon ou mauvais, que l’homme accomplisse par le corps, le mental ou le verbe, procède de ces cinq facteurs.
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18-13 Laisse-Moi t’instruire, ô Arjuna aux-bras-puissants, des cinq facteurs de l’acte, que décrit la philosophie du sânkhya: ils sont le lieu, l’auteur, les sens l’effort et, surtout, l’Ame Suprême.
18-12 Le triple fruit des actes - désirable, indésirable et mixte - guette, après la mort, l’homme qui n’a pas pratiqué le renoncement. mais le sannyâsi n’aura ni jouir ni à souffrir d’un tel fruit.
18-11 Impossible, en vérité, est, pour l’être incarné, le renoncement à tout acte. Et donc, le vrai renoncement, on dira que le pratique celui qui renonce aux fruits de l’acte.
18-10 L’homme d’intelligence, établi dans la vertu, qui ne hait l’action défavorable ni s ’attache à l’action propice, n’éprouve aucun doute quant à l’agir.
18-9 mais celui qui, par crainte, ou le jugeant pénible, se dérobe au devoir prescrit, on le dit dominé par la passion, Jamais un tel acte ne saurait conférer l’élévation qui résulte du renoncement.
18-8 Et celui qui, par crainte, ou le jugement pénible, se dérobe au devoir prescrit, on le dit dominé par la passion. Jamais un tel acte ne saurait conférer l’élévation qui résulte du renoncement.
18-7 Jamais on ne doit renoncer au devoir prescrit. De l’homme qui, sous l’emprise de l’illusion, le délaisse, on dit que son renoncement relève de l’ignorance.
18-6 Mais toutes ces pratiques, il faut les accomplir sans en attendre aucun fruit, seulement par sens du devoir, ô fils Prthâ. telle est Mon ultime pensée.
18-5 On ne doit nullement renoncer aux actes de sacrifices, d’austérité et de charité: il faut certes les accomplir. Au vrai, ces sacrifices, austérités et charité sanctifient même les grandes âmes.
18-4 De Mes lèvres à présent, ô meilleur de Bhâratas, écoute la nature du renoncement. Les Ecritures, ô tigre entre les hommes, distinguent en lui trois ordres.
18-3 Certains sages affirment que toute action intéressée doit être reniée, quand d’autre soutiennent que les actes de sacrifices, d’austérité et de charité
18-2 Le Seigneur Bienheureux dit: Abandonner les fruits de toute actes, voilà ce qu’entendent les sages par ce mot, "renoncement" [tyâga].Et ce que les grands érudits nomment "sannyâsa ", c’est l’état même de l’homme qui pratique ce renoncement.
18-1 Arjuna dit: J’aspire à connaître le but du renoncement [tyâga], ô Toi aux-bras-puissants, et aussi le but du sannyâsa, ô vainqueur du monstre Kesî, ô Hrsîkesa.

FIN DE LA BHAGAVAD-GITA

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27 novembre 2006

Les branches de la foi

(Bagavad-Gita-17)  A lire de bas en haut

17-28 mais les sacrifices, les austérités et les actes charitables accomplis sans foi en Suprême sont éphémères, ô fils de Prthâ, quels que soient les rituels qui les accompagnent. On les dits asat, et ils sont vains, dans cette vie comme dans la prochaine.
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17-26 La vérité Absolue constitue le but des pratiques dévotionnelles, et on La désigne par le mot sat. Ces pratiques - sacrifices, austérités et actes charitables - , en harmonie avec l’Absolu, la Personne Suprême, sont pour Lui plaire, ô fils de Prthâ.
17-25 On doit accomplir sacrifice, austérités et charitables en prononçant le mot ta, si l’on veut connaître le but de ces pratiques spirituelles, qui est de s’affranchir des chaînes de la matière.
17-24 Ainsi, les spiritualistes entament toujours leurs sacrifices, austérités et actes charitables en prononçant le om, afin d’atteindre l’Absolu.
17-23 Om tat sat, depuis les origines de la création, ces trois syllabes ont servi à désigner la Vérité Suprême et Absolue [Brahman]. Pour la satisfaction du Suprême, brâhmanas les ont prononcées lors du chant des hymnes védiques et de l’accomplissement des sacrifices.
17-22 Enfin, la charité qui n’est faite ni en temps ni en lieu convenable, ni à des gens qui en sont dignes ou qui s’exerce de façon irrespectueuse et méprisante, on la dit relever de l’ignorance.
17-21 Mais la charité é qu’inspire l’espoir de la récompense, ou le désir d’un fruit matériel, ou encore faite à contrecoeur, celle-là est dite appartenir à la passion.
17-20 La charité que dicte le devoir, fait sans rien attendre en retour, en de justes conditions de temps et de lieu, et qui en est digne, cette charité, on la dit s’accomplir sous le signe de la vertu.
17-19 Enfin, les pénitences et austérité accomplies par sottise, et faites de tortures obstinées, ou subies en vue de blesser, de détruire, on les dit issues de l’ignorance
17-18 Quant aux pénitences ostentatoires, qui recherchent le respect, l’honneur et la vénération des hommes, on les dit appartenir à la passion. Elles ne sont qu’instables et éphémères.
17-17 pratiqué avec foi par des hommes dont le but n’est pas d’obtenir pour eux-mêmes quelque bienfait matériel, mais de satisfaire le Suprême, la triple union de ces austérités procède de vertu.
17-16 Sérénité, simplicité, gravité, maîtrise de soi et pureté de la pensée, - telles sont les austérités du mental.
17-15 User d’un langage vrai, dirigé vers le bien de tous, mais encore éviter les mots blessants, ainsi que réciter assidûment les Vedas, - telles sont les austérités du verbe.
17-14 Respecter le culte du Seigneur Suprême, des brâhmanas, du maître spirituel, et de tous ceux qui sont au-dessus de nous, tel le père et la mère; observe la pureté, la simplicité, la continence et non-violence, - telles sont les austérités du corps.
17-13 Quant au sacrifice accompli sans foi aucune et hors des préceptes scripturaires, où nulle nourriture consacrée n’est distribuée, nul hymne chanté, où les prêtres ne reçoivent aucun don en retour, il est dit relever de l’ignorance.
17-12 Mais le sacrifice accompli en vu de quelque résultat ou bienfait matériel, ou d’une manière ostentatoire, par orgueil, sache qu’il naît de la passion, ô meilleur des Bhâratas.
17-11 Parmi les sacrifices, celui qu’on accomplit par devoir, selon les règles des Ecritures, et sans en attendre aucun fruit pour soi-même, appartient à la vertu.
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17-8 Les aliments de la vertu purifient l’existence et en prolongent la durée; ils procurent force, santé, joie et satisfaction. Ces aliments substantiels sont doux, juteux, gras et plein de saveur. Les aliments trop amers, acides, salés, piquants, secs ou chauds, sont aimés de ceux que domine la passion. Ils engendrent souffrance, malheur et maladie. Et chers aux hommes qu’enveloppe l’ignorance, les aliments cuits plus de trois heures avant d’être consommés, les aliments privés de goût, e fraîcheur, malodorants, décomposés ou impurs, voir les restes.
17-7 Les aliments chers à chacun se divisent aussi en trois ordres, qui correspondent aux trois gunas. De même pour le sacrifice, l’austérité, la charité. Ecoute, et Je t’enseignerai ce qui les distingue.
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17-5 Les hommes qui s’imposent des austérités sévères, mais non conformes aux Ecritures, s’y livrant par orgueil, égoïsme, concupiscence, qu’ils Me torturent aussi, Moi, l’Ame Suprême sise en eux, ceux-là, sache-le, sont des asuras.
17-4 Les hommes que gouverne la vertu vouent leur culte aux devas, ceux que domine la passion, aux êtres démoniaques, et ceux qu’enveloppe l’ignorance vivent dans le culte des fantômes et autres esprit.
17-3 Selon quel guna marque son existence, l’être développe une foi particulière, ô Bharata. On le dit de foi telle, selon qu’il baigne en l’un ou l’autre.
17-2 Le Seigneur Bienheureux dit: Selon la nature des influences matérielles [gunas] reçues par l’être incarné, sa foi peut appartenir à trois ordres : vertu, passion, ou l’ignorance. Entends là-dessus Ma parole.
17-1 Arjuna dit: Quant à ceux qui ne suivent pas les principes des Ecritures, mais se vouent à un culte de leur invention, quelle est leur condition, ô Krsna? Est-ce celle de la vertu, de la passion ou de l’ignorance ?

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26 novembre 2006

Nature divine et démoniaque

(Bagavad-Gita-26)  A lire de bas en haut

16-24 Ce qu’est ton devoir et ce qu’il n’est pas, sache donc le déterminer à la lumière des principes que donnent les Ecritures. Connaissant ces lois, agit de manière à graduellement t’élever.
16-23 Celui en revanche, qui rejette les préceptes des Ecritures pour agir selon son caprice, celui-là n’atteint ni la perfection, ni le bonheur, ni le but suprême.
16-22 O fils de Kuntî, l’homme qui a su éviter ces trois portes de l’enfer voue son existence à des actes qui engagent dans la réalisation spirituelle. Il atteint ainsi peu à peu le but suprême.
16-21 Trois portes ouvrent sur cet enfer: la concupiscence, la colère et l’avidité. Que tout homme sain d’esprit les referme, car elles conduisent l’âme à sa perte.
16-20 Ceux-là, renaissant vie après vie au sein des espèces démoniaques, jamais ne peuvent M’approcher, ô fils de Kuntî. Peu à peu, ils sombrent dans la condition la plus sinistre.
16-19 Les envieux et malfaisants, les derniers des hommes, Je les plonge dans l’océan de l’existence matérielle sous les diverses formes de la vie démoniaque.
16-18 Ayant cherché son refuge dans le faux ego, dans la puissance, l’orgueil, la concupiscence et la colère, le démoniaque blasphème la vrai religion et M’envie, Moi le Seigneur Suprême, qui réside en son corps même, comme en celui des autres.
16-17 Vain de lui-même, toujours arrogant, égaré par la richesse et la fatuité, il accomplit parfois des sacrifices; mais hors de tout principe de tout règle, ceux-ci n’en peuvent porter que le nom.
16-16 Confondu par des angoisses multiples et pris dans un filet d’illusions, il s’attache par trop a plaisir des sens, et sombre en enfer
16-15
16-14
16-13 Telles est la pensée de l’homme démoniaque: "Tant de richesses sont aujourd’hui miennes, et par mes plans, davantage encore viendront. Je possède aujourd’hui tant de choses, et demain plus et plus encore! Cet homme était de mes ennemis, je l’ai tué; à leur tour, je tuerai les autres. De tout je suis le seigneur et le maître, de tout le bénéficiaire. Moi parfait, moi puissant, moi heureux, moi le plus riche, et entouré de hautes relation. Nul n’atteint ma puissance et mon bonheur. J’accomplirai des sacrifices, ferai la charité, et par là me réjouirai." C’est ainsi que le fourvoie l’ignorance.
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16-11 Jouir des sens jusqu’au dernier moment, tel est, croient-ils, impératif majeur pour l’homme, Aussi leur angoisse ne connaît-elle pas de fin. Enchaînés par des centaines, par des milliers de désirs, par la concupiscence et la colère, ils entassent des richesses par voies illicites, pour satisfaire l ’appétit de leurs sens.
16-10 Les êtres démoniaques, qui se réfugient dans la vanité de soi, l’orgueil et insatiable concupiscence, deviennent la proie de l’illusion. Fascinés par l’éphémère, ils consacrent leur vie à des actes malsains.
16-9 Partant de telles conclusions, les démoniaque, égarés, dénués d’intelligence, se livrent à des oeuvres nuisibles, infâme, qui visent à détruire le monde.
16-8 Ils prétendent que ce monde est irréel et sans fondement, que aucun Dieu ne le dirige; qu’il résulte du désir sexuel et n’a d’autre cause que la concupiscence.
16-7 Ce qu’il faut ou ne faut pas faire, les êtres démoniaques l’ignorent. En eux, ni pureté, ni juste conduite, ni véracité.
16-6 En ce monde existe deux ordres d’êtres créés, les uns divins, les autres démoniaques. je t’ai déjà longuement parlé des attribues divins. de Mes lèvres, ô fils de Prthâ, entends maintenant les attributs démoniaques.
16-5 Les qualités divines servent la libération de l’être, les attributs démoniaques poussent à l’asservir. Mais n’aie crainte, ô fils de Pându, car avec les qualités divines tu naquis.
16-4 Arrogance, orgueil, colère, suffisance, âpreté, ignorance, - tel sont, ô fils de Prthâ, les traits marquants des hommes issus de la nature démoniaque.
16-3
16-2
16-1 Le Seigneur Bienheureux dit: Absence de crainte, purification de l’existence, développement du savoir spirituel, charité, maîtrise de soi, accomplissement des sacrifices, étude des Vedas, austérité et simplicité, non-violence, véracité, absence de colère, renoncement, sérénité, aversion pour la critique, compassion, absence de convoitise, douceur, modestie et ferme détermination, vigueur, pardon, force moral, pureté, absence d’envie et de pureté des honneurs, - telles sont, ô descendant de Bharata, les qualités spirituelles des hommes de vertu, des hommes nés de la nature divine.

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25 novembre 2006

La personne suprême

(Bagavad-Gita-15)  A lire de bas en haut

15-20 Ce que maintenant Je te révèle, ô toi sans péché, est la part la plus secrète des Ecritures védiques. Qui en saisit la teneur connaîtra la sagesse, ô descendant de Bharata et ses efforts le mèneront à la perfection
15-19 Celui qui, libre des doutes, Me connaît ainsi, comme Dieu, la Personne Suprême, celui-là, sache-le, sa connaissance embrasse tout. C’est pourquoi, ô descendant de Bharata de tout son être il Me sert avec amour et dévotion.
15-18 Puisque Je suis absolu, au-delà du faillible et de l’infaillible, puisque Je suis le plus grand de tous, le monde et les Vedas, Me célèbrent comme cette Personne Suprême.
15-17 Mais autre que ceux-là est le plus grand des êtres, le Seigneur en personne, qui entre dans le mondes et les soutient.
15-16 Il est deux ordres d’êtres; le faillibles et l’infaillible. Dans l’univers matériel, tous sont faillibles; mais dans le monde spirituel, il est dit que tous sont infaillibles.
15-15 Je Me tiens dans le coeur de chaque être, et de Moi viennent le souvenir, le savoir et l’oubli, Le but de tous les Vedas et de Me connaître; en vérité, c’est Moi qui ai composé le Vedânta, et Je suis Celui qui connaît les Vedas.
15-14 Je suis, en chaque corps animé, le feu de la digestion, et aussi le souffle vital, inspiré comme expiré, Ainsi, Je fais, l’assimilation des quatre sortes d’aliments
15-13 J’entre en chacune des planètes, et à travers Mon énergie, les maintiens dans leur orbite. Je deviens la lune, et par là donne le suc de la vie à tous les végétaux.
15-12 La splendeur du soleil, qui dissipe les ténèbres l’univers entier, sache-le, procède de Ma Personne. Et aussi de la lune, et aussi celle du feu.
15-11 Il voit tout cela avec clarté, le spiritualiste établi avec constance dans la résiliation spirituelle. Mais les autres, dénués de réalisation spirituelle, ne peuvent, quelque effort qu’ils y mettent, saisir la vérité.
15-10 Les sots ne sauraient concevoir comment l’être vivant quitte le corps, ou de quelle sorte de corps, sous l’empire des trois gunas, il doit jouir. Mais tout cela, celui dont les yeux sont initiés à la connaissance peut le voir.
15-9 Revêtent ainsi un nouveau corps grossir, l’être vivant se voit doté d’un sens déterminé de l’ouï, de la vue, du toucher, du goût et de l’odorat, qui tous gravitent autour du mental. Il jouit par là d’une gamme propre d’objets des sens.
15-8 Comme l’air emporte les odeurs, l’être vivant, en ce monde, emporte avec lui, d’un corps à un autre, les divers manières dont il conçoit la vie.
15-7 Les êtres, dans le monde des conditions, sont des fragments éternels de Ma personne. Mais parce que ils sont conditionnés, ils luttent avec acharnement contre les six sens, et parmi eux, le mental.
15-6 Ce royaume suprême, le Mien, ni le soleil, ni la lune, ni la force électrique ne l’éclairent. Pour qui l’atteint, point de retour en ce monde.
15-5 L’homme libre d’illusion, d’orgueil et de rapports faux, l’homme qui comprend l’éternel, qui triomphe de la concupiscence et de la dualité des joies et des peines, et qui connaît la voie de l’abandon à la Personne Suprême, celui-là atteint éternel royaume.
15-4
15-3 De cet arbre, nul ne peut, en ce monde, percevoir la forme exacte. Nul n’en peut voir la fin, le commencement ni la base. Mais il faut, avec détermination, trancher du glaive du détachement ce banian aux puissantes racines, chercher le lieu d’où, une fois qu’on l’atteint, il n’est pas de retour. Puis là, s’abandonner à la Personne Suprême, Dieu, de qui tout a commencé, et en qui tout demeure depuis des temps immémoriaux
15-2 Les branches de cet arbre, que nourrissent les trois gunas, s’étendent en hauteur comme en profondeur; ses ramilles sont les objets des sens. Certain de ses racines pointent aussi vers le bas, liées aux actes matériels accomplis dans le monde des hommes.
15-1 Le Seigneur Bienheureux dit: Il existe un arbre banian, un arbre dont les racines pointent vers le haut, et vers le bas pointent les branches; ses feuilles sont les hymnes védiques. Qui le connaît, connaît les Vedas.

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24 novembre 2006

Les trois gunas

(Bagavad-Gita-24)  A lire de bas en haut

14-27 Je suis le fondement du Brahman impersonnel, qui est immortel, intarissable, éternel, et qui constitue le principe même du bonheur ultime.
14-26 celui qui tout entier s’absorbe dans le service de dévotion, sans jamais faillir, transcende dès lors trois gunas et atteint par là le niveau du brahman.
14-25
14-24
14-23
14-22 Le Seigneur Bienheureux dit: Celui, ô fils de Pându, qui n’éprouve nulle aversion, qu’il soit devant l’éclairement, l’attachement ou l’illusion, qui n’éprouve également nulle soif de ces choses en leur absence; qui, au-dessus de ces fruits que portent les trois gunas, se tient comme neutre, toujours inflexible, conscient de ce que rien n’agit en dehors d’eux; qui regarde d’un même oeil le plaisir et la souffrance, et pour qui la motte de terre, l’or et la pierre sont d’égale valeur, qui est sage et tient pour identique et l’éloge et le blâme; qui n’est affecté ni par la gloire ni par l’opprobre, qui traite également amis et ennemis, et qui a renoncé à toute entreprise intéressée, - de celui-là on dit qu’il a transcendé les trois gunas.
14-21 Arjuna dit: A quel signes, ô Seigneur, se reconnaît l’être qui a dépassé les trois gunas? Comment se comporte-t-il? Et par quelle voies transcende-t-il ces gunas
14-20 Quant l’être incarné se trouve capable de dépasser les trois gunas, il s’affranchît de la naissance, de la mort, de la vieillesse, ainsi que des souffrance qu'elles engendrent. Il peut dès lors jouir d’ambroisie, en cette vie même.
14-19 Quand on voit, dans tout actes, que rien n’échappe aux trois gunas, mais que Moi, le Seigneur Suprême, les transcende, alors on peut connaître Ma nature spirituelle.
14-18 Ceux qui gouverne la vertu peu à peu s’élèvent jusqu’aux planètes supérieurs, ceux que domine la passion demeurent sur la planètes moyennes terrestres, et ceux qu’enveloppe l’ignorance choient dans le mondes infernaux
14-17 De la vertu naît le savoir véritable, et de la passion l’avidité. La folie et la sottise, l’illusion aussi, viennent de l’ignorance.
14-16 Il est dit que les actes accomplis sous l’égide de vertu entraînent la purification de leur auteur; sous l’influence de passion, la détresse, sous l’ignorance, la sottise.
14-15 Qui meurt sous la passion renaît parmi les hommes qui se vouent à l’action intéressée. Et qui meurt sous l’ignorance renaît dans le monde des bêtes
14-14 Qui meurt sous la vertu gagne les planètes supérieures, las planètes pures où vivent les grands sages.
14-13 Et quand monte l’ignorance, ô fils de Kuru, alors naissent les ténèbres, l’inertie, la démence et l’illusion.
14-12 Quant grandit la passion, ô meilleur de Bhâratas, alors grandissent avec elle les signes de grand attachement, de désir incontrôlables, d’aspirations ardentes et d’efforts intenses.
14-11 Quand par toutes les portes du corps pénètre le flot lumineux de savoir, alors on peut être assuré que la vertu croît en passion.
14-10 Tantôt, dominant vertu et ignorance, la passion l’emporte; et tantôt, c’est la vertu qui vainc passion et ignorance. Ainsi, ô descendant de Bharata, jamais entre les gunas ne cesse la lutte pour régner.
14-9 La vertu attache au bonheur, la passion aux fruits de ses actes, et l’ignorance à la folie, ô descendant de Bharata.
14-8 Quant à l’ignorance, ô descendant de Bharata, sache qu’elle cause l’égarement de tous les êtres. Ce gunas entraîne folie, indolence et sommeil, qui enchaînent l’âme incarnée.
14-7 La passion, sache-le, consiste en soifs, en désirs ardents et sans fin, ô fils de Kunti. Elle rive l’âme incarné qu’elle domine à l’action matérielle et à ses fruits.
14-6 O toi sans péché, sache que la vertu, le plus pur des gunas, éclaire l’être et affranchit des suites de tous ces actes coupables. Celui qu’elle gouverne développe le savoir, mais dans un même temps, devient conditionné par le sentiment de bonheur qu’elle procure.
14-5 La nature matérielle est formée des trois gunas: vertu, passion et ignorance. Que l’être distinct, impérissable, touche la nature matérielle, ô toi aux-bras-puissants, et il se trouve conditionné par ces trois gunas.
14-4 Comprends cela, ô fils de Kunti, que toutes espèces de vie procèdent du sein de la nature matérielle, et que J’en suis le père, qui donne la semence.
14-3 La substance matérielle en sa totalité, nommée brahman, est le siège de la conception; ce brahman, Je le féconde, ô descendant de Bharata, et Je rend ainsi possible la naissance de tous les êtres.
14-2 Qui s’établit dans ce savoir peut atteindre à la nature spirituelle et absolue, semblable à la Mienne. Alors, il ne renaît pas au temps de la création, et à l’heure de dissolution, n’en est pas affecté.
14-1 Le Seigneur Bienheureux dit: Encore une foi, Je te dirai cette sagesse suprême, le plus haut des savoir, par quoi tous les sages sont d’ici-bas élevés à la perfection ultime.

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23 novembre 2006

La prakrti, le purusa et la conscience

(Bagavad-Gita-13)  A lire de bas en haut

13-35 Celui qui, à la lumière de la connaissance, voit ainsi ce qui distingue le corps du possesseur du corps, et connaît également la voie par où l’on se libère de l’emprise de la nature matérielle, celui-là atteint le but suprême.
13-34 Comme le soleil, à lui seul, illumine tout l’univers, ainsi, ô descendant de Bharata, l’âme spirituelle, à elle seule, éclaire de la conscience le corps tout entier.
13-33 Comme l’éther, qui, partout répandu, ne saurait partout, lui de nature subtile, se mêler à rien, ainsi l’âme, de la substance du brahman, bien que dans le corps, ne se mêle pas avec lui.
13-32 Ceux qui ont la vision d’éternité peuvent voir que l’âme est spirituelle, éternelle, au-delà des trois gunas. Bien que sise dans le corps de matière, ô Arjuna, jamais l’âme n’agit, ni n’est liée.
13-31 Quand l’homme d’intelligence cesse de voir en terme d’identités multiples, dues à des corps multiples, il atteint la vision de brahman. Alors, par tout, il ne voit que l’âme spirituelle.
13-30 Celui qui peut voir que c’est le corps, né de la nature matérielle, qui accomplit toute action, que jamais l’âme, intérieur, n’agit, celui-là en vérité voit.
13-29 Qui en chaque être voit l’Ame Suprême, partout la même, ne laisse pas son mental l’entraîner à la dégradation. Ainsi parvient-il au but suprême et absolu.
13-28 celui qui voit que l’Ame Suprême, dans tous les corps, accompagne l’âme distincte, et comprend que jamais ni l’une ni l’autre ne périssent, celui-là en vérité voit.
13-27 Sache, ô meilleur des Bhâratas, que tout ce qui est, mobile et immobile, ne procède que de l’union de champ d’action avec le connaissant du champ.
13-26 Puis on rencontre ceux qui, bien que versés dans le savoir spirituel, s’engagent dans l’adoration du Seigneur Suprême parce que qu’ils ont entendu parler de Lui. Prêtant volontiers l’oreille aux dires d’autorités, eux aussi triomphent du cycle des morts et des renaissances.
13-25 L’Ame Suprême, certains La perçoivent à travers la méditation, d’autres en cultivant la connaissance, d’autre encore par l’action non intéressée.
13-24 Il atteindra certes la libération, celui qui comprend ainsi la nature matérielle, et ce que sont l’être vivants et l’interaction des trois gunas. Quelle que soit sa condition présente, jamais plus il ne renaîtra en ce monde.
13-23 mais il est, dans le corps, au autre bénéficiaire, lequel transcende la matière; et le Seigneur, le possesseur suprême; témoin et consentant, qu’on nomme l’Ame Suprême.
13-22 Ainsi, l’être distincts emprunte, au sein de la nature matérielle, diverses manières d’exister, et y prend jouissance des trois gunas; cela, parce qu’il touche à cette nature. Il connaît alors souffrances et plaisirs, en diverses formes de vie.
13-21 De la nature, on dit qu’elle est cause de tous les actes matériels et de leurs suites; l’être distincts, pour lui, est des plaisirs et souffrances divers qu’il connaît en ce monde.
13-20 La nature matérielle comme les êtres distincts, sache-le, n’ont pas de commencement. Leurs mutations et les trois gunas n’ont d’autre origine que la nature matérielle.
13-19 Ainsi, Je t’ai en peu de mots décrit le champ d’action, le savoir et l’objet du savoir. Toute la profondeur de ces choses, à Mes seuls dévots il est donné de la comprendre, et d’atteindre ainsi à Ma nature.
13-18 De tout ce qui est lumineux, Elle est la source de lumière. Elle est non manifesté. Elle demeure par-delà les ténèbres de la matière. Elle est le savoir, l’objet du savoir et le but du savoir. Elle habite le coeur de chacun.
13-17 Bien qu’Elle semble divisée, l’Ame Suprême demeure indivisible; Elle est Une. Bien qu’Elle soutienne tous les êtres, comprends que c’est Elle aussi qui dévore et les fait se développer tous.
13-16 La Vérité suprême est au-dedans comme au-dehors, dans le mobile comme dans l’immobile; Elle dépasse le pouvoir de perception de d’entendement lié aux sens matériels. Infiniment lointaine, Elle est aussi très proche.
13-15 Source originelle des sens de tous les êtres, l’Ame Suprême en est pourtant Elle-même dépourvue. Soutien de tous, Elle reste partout sans attache. Et, au-delà des trois gunas, Elle n’en demeure pas moins le maître.
13-14 Partout Ses mains et Ses jambes, Ses yeux et Ses visages, et rien n’échappe à Son ouïe. Ainsi, partout présente, l’Ame Suprême.
13-13 Je t’instruirai maintenant de l’objet du savoir, et sa connaissance te fera goûter l’éternel. On l’appelle brahman, le spirituel; il est sans commencement, et à Moi subordonné. Il transcende le monde de la matière, et, avec lui, les effets et les causes qui lui sont inhérents.
13-12
13-11
13-10
13-9
13-8 L’humilité, la modestie, la non-violence, la tolérance, la simplicité, l’acte d’approcher un maître spirituel authentique, la pureté, la constance et la maîtrise de soi; le renoncement aux objets du plaisir des sens, affranchissement du faux ego et la claire perception que naisse, maladie, vieillesse et mort sont maux à combattre; le détachement d’avec sa femme. ses enfants, son foyer et ce qui s’y rattache, l égalité d’esprit en tout situation, agréable ou pénible; la dévotion pure et constante envers Moi, la recherche des lieux solitaires et le détachement des masses, le fait de reconnaître l’importance de la réalisation spirituelle, et la recherche philosophique de la Vérité Absolue, - tel est, Je le déclare, le savoir, l’ignorance tout ce qui va contre.
13-7
13-6 l’ensemble des cinq grands éléments, du faux ego, de l’intelligence, du non-manifesté, des dix organes des sens, du mental et des cinq objets des sens puis le désir et aversion, joie et peine, signes de la vie et conviction, - tels sont, en bref, le champ d’action et ce qui résulte des éléments constituants.
13-5 Ce savoir, du champ d’action et de son connaissance, divers sages l’ont exposé, en divers Ecrits védiques - notamment le Vedânta-sutra - où causes et effets sont présentés avec force raison.
13-4 Ecoute à présent, Je t’en prie: en peu de mots Je décrirai le champ d’action, comment il est constitué, ses métamorphoses, sa source, de même que le connaissant de ce champ et son influence.
13-3 Comprends, ô descendant de Bharata, que dans tous les corps, le connaissant, Je le suis aussi. Telle est Ma pensée.
13-2
13-1 Arjuna dit: Que sont la prakrti [la nature] et le purusa [le bénéficiaire], que sont le champ et le connaissant du champ, le savoir et l’objet du savoir? Je désire l’apprendre, ô cher Krsna. Le Seigneur Bienheureux dit: On appelle "champ" le corps, ô fils de Kuntî, "connaissant du champ " celui qui connaît le corps.

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22 novembre 2006

Le service de dévotion

(Bagavad-Gita-12)  A lire de bas en haut

12-20 Celui qui, plein de foi, dans cette impérissable voie du service de dévotion s’engage tout entier, faisant de Moi le but suprême , celui-là M’est infiniment cher.
12-19
12-18 Celui qui envers l’ami ou l’ennemi se montre égale, et le même devant la gloire ou l’opprobre, la chaleur ou le froid, les joies ou les peines, l’éloge ou la blâme, qui toujours est libre de toute souillure, silencieux, satisfait de tout, insouciant du gîte, et qui, établi dans la connaissance, Me sert avec amour et dévotion, celui-là M’est très cher.
12-17 Celui qui ne se saisit ni de la joie ni de la peine, qui ne s’afflige ni convoite, qui renonce au favorable comme au défavorable, celui-là, Mon dévot, M’est très cher.
12-16 Celui qui ne dépend en rien des modes de l’action matérielle, l’être pur, expert en tout, libre de tout anxiété, affranchi de la souffrance, et qui ne recherche point le fruit de ses actes, celui-là, Mon dévot, M’est très cher.
12-15 Celui qui jamais n’est cause d’agitation pour autrui et que jamais non plus l’agitation ne trouble, que joies et peines n’affectent pas, celui-là M’est très cher.
12-14
12-13 Celui, envieux de rien, qui se comporte avec tous en ami bienveillant, qui de rien ne se croit le possesseur, qui du faux ego est affranchi et dans la joie comme dans la peine reste le même, qui plein de pardon, toujours connaît le contentement, qui avec détermination est engagé dans le service de dévotion, et dont le mental et l’intelligence sont en accord avec Moi, celui-là M’est très cher.
12-12 Mais si à cette pratique non plus tu ne peux te plier, cultive alors la connaissance. Supérieur à la connaissance, néanmoins, est la méditation, et supérieur à la méditation, le renoncement aux fruits des actes, car ce renoncement peut conférer, pour le mental, toute paix
12-11 Et si tu peux même agir dans cette conscience, alors efforce-toi de renoncer à tout fruit de tes actes, et en l’âme d’établir ta conscience.
12-10 Si t toutefois tu ne peux te soumettre aux principes régulateurs du bhakti yoga, alors essais de Me consacrer tes oeuvres, car en agissant pour Moi, tu atteindras l’état parfait.
12-9 Si tu en peux ô Mon cher Arjuna, ô conquérant des trésors, attacher sur Moi ton mental sans faillir, observe alors les principes régulateurs du bhakti-yoga; tu acquerras ainsi le désir de M’atteindre.
12-8 Simplement fixe ton mental sur mental sur Moi, Dieu, la Personne Suprême, et loge en Moi toute intelligence. Ainsi, nul doute, tu vivras toujours en Moi.
12-7
12-6 pour qui M’adore, abandonne à Moi tous ses actes et se voue à Moi sans partage, absorbé dans le service, de dévotion et méditant constamment sur moi, son mental fixé sur Moi, pour celui-là, ô fils de Prthâ, Je suis le libérateur qui bientôt l’arrachera à l’océan des morts et des renaissances.
12-5 Pour eux, cependant, dont le mental se lie au non-manifesté, à l’aspect impersonnel de l’Absolu, le progrès sera fort pénible. Avancer par cette voie est toujours difficile pour l’être incarné.
12-4
12-3 Quant à ceux qui tout entiers se vouent au non-manifesté, à l’indéfini, inconcevable, inaccessible aux sens, omniprésent, fixe, immuable [le concept impersonnel de la Vérité Absolue], ceux-là, dont le culte consiste à maîtriser les sens, se montrer égal envers tous et oeuvrer pour le bien universel, certes, ils finissent aussi par M’atteindre.
12-2 Le Seigneur Bienheureux dit: Celui qui attache sur Ma Forme personnelle son mental, et toujours s’engage dans Mon adoration, plein d’une foi spirituelle ardente, celui-là, Je tiens pour le plus parfait.
12-1 Arjuna dit: De celui qui ainsi T’adore, par les service de dévotion, et de celui qui voue son culte au Brahman impersonnel, au non-manifesté: lequel des deux est le plus parfait?

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20 novembre 2006

La forme universelle

(Bagavad-Gita-11)  A lire de bas en haut

11-32 Le Seigneur Bienheureux dit: Je suis le temps, destructeur des mondes, venu engager tous les hommes. En dehors de vous [Les pândavas], ils périront tous, guerriers des deux armées qui s’affrontent.
11-31 O maître des maître, Toi dont la forme est si terrible, Je t’en prie, dis moi qui Tu es, Je Te rends mon hommages; accorde-moi Ta grâce. Je ne comprend pas le dessin de Tes oeuvres, et voudrais le connaître.
11-30 O Visnu, Je te vois qui engloutis tous êtres dans Tes bouches enflammées, qui couvres l’univers de Ta radiance sans mesure et embrases les mondes
11-29 Comme des phalènes se hâtent à leur perte dans le feu brûlant, ainsi tous les hommes se précipitent dans Tes bouches pour s’y détruire
11-28 Telles les eaux de fleuves qui dans l’océan se jettent, ces légions de grands guerriers dans Tes bouches de feu se ruent et périssent.
11-27
11-26 Les fils de Dhrtarâstra et leurs alliés royaux, et Bhîsma, Drona, Karna, et aussi les plus éminents de nos guerriers, tous se précipitent dans Tes bouches, dont les dents effroyables écrasent leurs têtes. J’en vois même qui, entre ces dents, sont broyés.
11-25 Comme Je regarde Tes visages, ardent comme la mort, et Tes dents, terribles, les sens me font défaut. De toutes parts m’assaille la confusion. O Seigneur de seigneur. ô havre des mondes, accorde-moi Ta grâce.
11-24 Tes couleur éblouissante, multiples, emplissent les cieux, et à la vue de Tes yeux immenses et flamboyants, de Tes bouches béantes, je ne puis conserver plus longtemps mon mental en paix, ô Visnu, Toi qui tout pénètres, j’ai peur.
11-23 A la vue de Tes visages et de Tes yeux sans nombre, de Tes yeux sans nombre, de Tes bras, ventres, jambes, tous innombrable, et de Tes terribles dents, ô Toi aux-bras-puissants, les planètes et tous leurs devas sont troublés, comme je le suis moi-même.
11-22 Les différentes manifestations de Siva, les Adityas, les Vasus, les Sâdhyas, les Visvadevas, les deux Asvins, les Maruts, les ancêtres et les gandharvas, les Yaksas, les Asuras et les devas accomplis, tous Te contemplent, frappés d’émerveillement.
11-21 Tous les devas, par groupes, se soumettent en entrent en toi. terrifiés, les mains jointes, ils T’adressent des prières et chantent les hymnes védiques.
11-20 Bien qu’unique, Tu Te déploies à travers le ciel, les planètes et l ’espace qui sépare. Contemplant cette forme, la Tienne, terrible et merveilleuse, ô grand parmi les grands, je vois les trois systèmes planétaires, tous jetés dans la confusion.
11-19 Sans commencement, sans milieu et sans fin, Tu es de tout l’origine, Sans nombre sont Tes bras, sans nombre Tes yeux grandioses, et parmi eux, le soleil et la lune. Tes bouches crachent un feu brûlant, et de Ta radiance, Tu réchauffes cet univers tout entier.
11-18 Tu es le but premier, suprême, et nul, dans tous les univers, n’égale Ta grandeur, Toi qui es intarissable, le plus ancien de tout. Tu es le soutien de la religion impérissable et l’éternelle Personne Divine.
11-17 Sa radiance éblouissante, dont le flamboiement et l’ampleur sont semblables à ceux du soleil, rend Ta forme, parée de multiples couronnes, de masse de disques, difficile à garder sous les yeux.
11-16 O Seigneur de l’univers, je vois, en Ton corps universel, d’innombrable formes, d’innombrables yeux, bouches, bras et ventres, étendus à l’infini, Là, point de fin, de milieu, ni de commencement.
11-15 Arjuna dit: O Krsna, mon cher Seigneur, je te vois, en Ton corps réunis, tous les devas et autres êtres. J’aperçois Brahmâ, assis sur la fleur de lotus, et Siva, et les sages, et les serpents divins.
11-14 Alors, frappé d’émerveillement, les poils hérissés, Arjuna, rend son hommage au Seigneur, et jointes, commence de Lui offrir des prières.
11-13 Les mondes, bien qu’infinis et innombrables, Arjuna les voit alors, tous rassemblés en un point unique, en la forme universelle du Seigneur.
11-12 Si les milliers et des milliers de soleil, ensemble, se levaient dans le ciel, peut-être leur éclat s’approcherait-il de celui du Seigneur Suprême dans cette forme universelle.
11-11
11-10 Prodigieuse la vision tout entière: innombrables les bouches, innombrables les yeux, en cette forme universelle, parée de divins et étincelants joyaux, de multiples vêtures, brandissant de multiples armes. Glorieusement couverte de guirlandes, ointe de parfums célestes, cette forme qui tout pénètre, magnifique et sans fin, Arjuna la contemple.
11-9 Sanjaya dit: O roi, à ces mots, Dieu, la personne Suprême, maître de tous les pouvoirs surnaturels, montre à Arjuna Sa forme universelle.
11-8 Mais tu ne peux Me voir avec les yeux qui sont tien; Je te confère donc les yeux divins par quoi tu pourras contempler, Mes inconcevables pouvoirs.
11-7 Tout ce que tu désires et désireras voir, le mobile comme l’immobile, vois le à l’instant dans cette forme universelle, car tout s’y trouve, ô Gudâkesa
11-6 Aperçois les Adityas, les Rudras, tous les autres devas. Contemples, ô meilleur des Bhâratas, les innombrables manifestations que jamais jusqu’ici nul n’a connues.
11-5 Le Seigneur Bienheureux dit: O Mon cher Arjuna, fils de Prthâ , vois ici Ma gloire, des centaines, des milliers de formes divines, infiniment divers, multicolores comme la mer.
11-4 O Seigneur, ô maître de tous les pouvoirs surnaturels, si Tu estimes que je peux la contempler, montre-moi, je T’en prie, Ta forme universelle.
11-3 O personne Suprême, ô Forme souveraine, je Te vois devant moi, tel que Tu es, mais je désire encore celle de Tes formes par quoi Tu pénètres dans la manifestation matérielle.
11-2 De Tes lèvres, ô Toi aux yeux pareils-au-lotus, j’ai appris Tes gloires intarissable, et par elles, j’ai aussi découvert les vérités précises sur l’origine et la fin des êtres.
11-1 Arjuna dit: Les enseignements sur les secrets du savoir spirituel qu’avec bonté Tu m’as révélés, je les ai entendus, et mon illusion s’est maintenant évanouie.
11-55 Ce lui qui, affranchi de la spéculation intellectuelle et de la souillure de ses actes passés, bienveillant à l’égard de tous les êtres, s’absorbe dans le service de dévotion pur, celui-là, ô cher Arjuna, certes vient à Moi.
11-54 Ce n’est qu’en Me servant avec un amour et une dévotion sans partage qu’on peut Me connaître tel que Je suis, debout devant toi, ô Arjuna, et de même, en vérité, Me voir. Ainsi, et seulement ainsi, pourra-t-on percer le mystère de Ma Personne, ô Parantapa.
11-53 Cette Forme que tu vois de tes yeux spirituels, ni la simple étude des Vedas, ni les ascèses, ni les actes charitables, ni adoration rituelle ne permettent de la comprendre. Nul, par ces chemins, ne Me verra tel que Je suis.
11-52 Le Seigneur Bienheureux dit: Cette Forme, la Mienne, que maintenant tu contemples, il est bien difficile de la voir, Mon cher Arjuna. Les devas eux-mêmes sans cesse aspirent à la découvrir, cette Forme su chère.
11-51 En voyant Krsna dans sa Forme originelle, Arjuna dit: Je vois cette Forme aux traits humains, si merveilleusement belle, et voici que s’apaise mon mental, et que je reviens à ma propre nature, ô Janârdana.
11-50 Sanjaya dit à Dhrtarâstra : Tenant ces propos, Krsna, Dieu, la Personne Suprême, dévoile à Arjuna Sa Forme à quatre bras, puis reprend Sa Forme à deux bras, pour réconforter le prince terrifié.
11-49 Devant cette forme terrible de Moi, ton mental s’est obscurci, mais que s’apaise ta crainte, que cesse ton trouble. en toute sérénité, contemple maintenant la Forme de ton désir.
11-48 Ni l’étude des Vedas, ni les sacrifices, ni les actes charitables, ni même les rites, l’ascèse sévère ou telle autres pratiques, ne donnent de voir Ma forme universelle. Nul avant toit; ô meilleur des guerriers Kurus, nul n’a pu la contempler.
11-47 Le Seigneur Bienheureux dit: C’est dans la joie, Mon cher Arjuna, que par Ma puissance interne, Je t’ai révélé, en ce monde, Ma forme universelle, sublime, infinie, l’éblouissante, que nul avant toi n’ai jamais vue.
11-46 o Seigneur universel, je désire Te contempler dans Ta forme à quatre bras, couronnée, portant la masse, le disque, la conque et la fleur de lotus. Grande est mon impatience de T’admirer dans cette Forme, ô Toi aux mille bras.
11-45 En voyant cette forme universelle, que jamais encore j’avais vue, je suis heureux, mais en même temps, mon mental est ébranlé par peur, C’est pourquoi je Te prie de m’apparaître à nouveau dans Ta Forme de Personne Suprême; fais moi cette grâce, ô Seigneur des seigneurs, ô refuge de l’univers.
11-44 Tu es le Seigneur Suprême, à qui chaque être doit toute adoration. Je tombe donc à Tes pieds, T’offre mon respect et implore Ta miséricorde. Comme un père pour son fils, un ami pour un ami, un amant pour son aimée, sois tolérant envers moi, daigne, mon Seigneur, souffrir les fautes que j’ai pu commettre à Ton endroit.
11-43 De l’entière manifestation matérielle, Tu es le père , Le Seigneur adorable, le glorieux maître spirituel. Nul n’est Ton égal, combien mois plus haut, combien mois Un avec Toi! Dans trois mondes, Ta puissance règne, sans mesure.
11-42
11-41 Méconnaissant Tes gloires, je T’ai, dans le passé, nommé ainsi: "ô Krsna", "ô Yâdava", "ô mon ami". pardonne-moi, je T’en prie, tout ce que j’ai pu faire par déraison ou par amour. Que de fois T’ai-je manqué de respect, quand nous nous divertissons ensemble, quand nous nous allongions sur le même lit, partagions le même repas, parfois seuls, parfois devant plusieurs compagnons. Tous ces offenses, ô Acyuta, je T’en demande pardon.
11-40 De devant, de derrière, de toutes parts, reçois mon hommage, O puissance infini, maître de pouvoirs sans mesure, Tu pénètres tout, et ainsi, Tu es tout.
11-39 Tu es l’air, le feu, l’eau et aussi la lune. Tu es la maître absolu et aîeul. Mille fois, encore et encore, je T’offre mon hommage et mon respect.
11-38 Tu es Dieu, la personne Suprême et originelle, unique sanctuaire de ce monde manifesté. Toute est par Toi connu, et Tu es tout ce qui se peut connaître. Aux trois gunas Tu n’es point lié, ô Forme infini, Tu es partout présent dans l’univers.
11-37 O Toi, si grand, qui dépasses même Brahmâ, tu es le maître originel. Comment ne Te rendraient-ils pas leur hommage, ô Toi l’Infini. O refuge de l’univers, tu es la source impérissable, la cause de toutes las causes, au-delà de la manifestation matérielle.
11-36 Arjuna dit: Au son de Ton Nom, ô Hrsîkesa, l’univers s’emplit de joie, et ainsi, tous s’attachent à Toi, Les êtres accomplis Te rendent leur hommage respectueux, mais les êtres démoniaques, saisis d’épouvante, s’enfuient de toutes parts. C’est justement et à bon droit qu’il en ainsi.
11-35 Sanjaya dit à Dhrtarâstra : O roi, ayant ouï les paroles de Seigneur Suprême, Arjuna tremble, et, terrifié, les mains jointes, Lui rend son hommage. D’une voix coupé par l’émotion, il se met à parler.
11-34 Drona, Bhîsma, Jayadratha, Karna, et les autres guerriers valeureux, tous déjà sont mis à mort, Combat sans être troublé, et tu vaincras dans cette lutte tous tes ennemis.
11-33 Aussi, lève-toi, prêt à combattre. Triomphant de tes ennemis, tu jouiras d’un royaume prospère. Tous, par Mon ordre, sont déjà tués, et toi, ô Savyasâcin, ne peut être, dans cette lutte, qu’un instrument dans Ma main.

(A SUIVRE)

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19 novembre 2006

Les gloires de l'absolu

(Bagavad-Gita-10)  A lire de bas en haut

10-42 Mais à quoi bon, ô Arjuna, tout ce détail? Car, l’univers entier, par une simple étincelle de Ma personne, Je le pénètre et le soutiens.
10-41 Tout ce qui est beau, puissant, glorieux, éclôt, sache-le, d’un simple fragment de ma splendeur.
10-40 Mes gloires divines ne connaissent pas limites, ô vainqueur des ennemis, ce que Je t’ai révélé n’est que une manière d’exemple, une infime parcelle de Ma grandeur infini.
10-39 De plus , ô Arjuna, Je suis la semence de tout existence. Rien de mobile ou d’immobile n’existe sans Moi.
10-38 Parmi les châtiments, Je suis la verge, et chez ceux qui cherchent à vaincre, la mortalité. Dans les choses secrètes, Je suis le silence, et du sage la sagesse.
10-37 Chez les descendants de Vrsni, Je suis Vasudeva, et chez pândavas, Arjuna. Parmi les sages, Je suis Vyâsa, et d’entre les grands penseurs, Usanâ.
10-36 Je suis le jeu des trompeurs, et l’éclat de tout ce qui resplendit. Je suis la victoire, l’aventure et la force du fort.
10-35 D’entre les hymnes, Je suis le Brhat-sama, que l’on chante pour Indra, et d’entre les poèmes, la Gayatrï, que chantent chaque jour de brâhmanas. Parmi les mois, Je suis novembre et décembre, et parmi les saisons, le printemps fleurissant.
10-34 Je suis la mort qui tout dévore, et aussi la source de tout ce qui est à venir. Et la femme, Je suis le nom, la fortune, mais aussi les belles paroles, la mémoire, l’intelligence, la fidélité et la patience.
10-33 D’entre les lettres, Je suis le A, et parmi les mots composés, le dvandva. Je suis également le temps inexhaustible, et parmi les créateurs, Brahmâ, dont les faces multiples regardent partout.
10-32 De toutes création, ô Arjuna, Je suis le début et la fin, et l’entre-deux. Parmi toutes les sciences, Je suis la science spirituelle de l’âme, et des logiciens, Je suis conclusion, la vérité finale.
10-31 Parmi les purificateurs, Je suis le vent, et d’entre ceux qui portent les armes, je Râma. Chez les poissons, Je suis le requin, et parmi les cours d’eau, le Gange.
10-30 D’entre les démoniaques Daityas, Je suis le fervent Prahlâda, et d’entre les asservisseurs, le temps. parmi les bêtes, Je suis le lion, et parmi les oiseaux, Garuda, qui porte Visnu.
10-29 Chez les Nâgas, serpents célestes, Je suis Ananta, et chez le princes de l’ondes, Varuna. Parmi les ancêtres, je suis Aryamâ, et parmi ceux qui appliquent la loi, Yama, le deva de la mort.
10-28 Parmi les armes, je suis la foudre, et parmi les vaches, la surabhi, au lait abondant. Chez les procréateurs, Je suis Kandarpa, le deva de l’amour, et d’entre les serpents, le roi, Vâsuki.
10-27 D’entre les chevaux, sache Je suis Uccaihsravâ, ne du nectar d’immortalité, Chez les nobles éléphants, Je suis Airâvata, et chez les hommes le monarque.
10-26 D’entre les arbres, Je suis le figuier sacré, et d’entre les sages et les devas, Nârada. Chez les Gandharvas, chantres de devas, je suis Citrarahta, et parmi les âmes accomplies, le sage Kaplia.
10-25 Chez les grands sages, Je suis Bhrgu. Parmi les vibrations de son, Je suis om, la syllabe absolue, et parmi les sacrifices, le japa, le chant des Saints Noms, Parmi les masses inébranlables Himalayas.
10-24 D’entre les prêtres, ô Arjuna, sache que Je suis la tête, Brhaspati, le seigneur de dévotion, et d’entre les chefs militaires, Skanda, le seigneur de la guerre. Parmi les eaux, Je suis l’océan.
10-23 Parmi les Rudras, Je suis Siva, D’entre les Yaksas et les Raksasas, Je suis le deva des richesses [Kuvera], et chez las Vasus, Je suis le Feu [Agni]. D’entre les montagnes, Je suis Meru.
10-22 D’entre les Vedas, Je suis le sâma. Parmi les Vedas, Je suis Indra, et parmi les sens, le mental. En les êtres, Je suis la force vitale [la conscience].
10-21 D’entre les Adityas, Je suis Visnu, et d’entre les sources de lumière, le soleil radieux. Parmi les Maruts, Je suis Marïci, et parmi les astres de la nuit la lune.
10-20 Je suis l’Ame Suprême, ô Gudâkesa, situé dans le coeur de chaque être. De tous, Je suis le commencement , le milieu et la fin.
10-19 Le Seigneur Bienheureux dit: Je te décrirai donc Mes gloires divines, ô Arjuna, mais, seules les plus saillantes, car infinie est Ma splendeur.
10-18 De Tes puissances et de Tes gloires, encore et en détail parle-moi, ô Janârdana, car de l’ambroisie de Ta parole, je ne saurais me rassasier.
10-17 Comment dois-je sur Toi méditer, ô yogi suprême? Dans quelles formes Te contempler, ô Seigneur Bienheureux?
10-16 Instruis-moi en détail, je t’en prie, de Tes divins pouvoirs, par quoi Tu pénètres tous ces mondes et eux demeures.
10-15 En vérité; Toi seul, par Tes propres puissance, Te connais, ô source de tout ce qui est, Seigneur de tous les êtres, Dieu même de devas, ô Personne Suprême, maître de l’univers.
10-14 O Krsna, tout ce que Tu m’as dit, Je l’accepte comme la vérité la plus pure. Ni devas ni asuras ne connaissent Ton vrai visage, ô Seigneur.
10-13
10-12 Arjuna dit: Tu es le Brahman Suprême, l’ultime demeure, le purificateur souverain, La vérité Absolue et l’éternelle Personne Divine. Tu es Dieu, l’Etre primordial, original et absolu. Tu es le Non-né, la beauté qui tout pénètre. Tous les grands sages le proclament, Nârada, Asita, Devala, Vyâsa; et Toi-même, à présent, me le révèles.
10-11 Vivant dans leur coeur, et plein pour eux de compassion, Je dissipe, du flambeau lumineux de la connaissance, les t ténèbres nées de l’ignorance.
10-10 Ceux qui toujours Me servent et M’adorent avec amour et dévotion, Je leur donne l’intelligence par quoi ils pourront venir à Moi.
10-9 Mes purs dévots toujours absorbent en Moi leurs pensées, et leur vie Me m’abandonnent. Ils s’éclairent les uns les autres sur Ma Personne, s’entretiennent de Moi sans fin, et par là trouvent une satisfaction et une joie immenses.
10-8 De tous les mondes, spirituels et matériels, Je suis la source, de Moi tout émane. Les sages qui connaissent parfaitement cette vérité, de tout leur coeur Me servent et M’adorent.
10-7 Qui, en vérité, connaît cette gloire et cette puissance, les Miennes, Me sert avec une dévotion pure, sans partage; c’est là un fait certain.
10-6 Les sept grand sages, les quatre autre, qui furent avant eux, et les Manus [les pères de l’humanité] sont nés de Mon mental; tous les êtres, en ce monde, sont leurs descendants
10-5
10-4 L’intelligence, le savoir, l’affranchissement du doute et de l’illusion, l’indulgence, la véracité, la maîtrise de soi et la quiétude, les joies et les peines, la naissance et la mort, la peur et l’intrépidité, la non-violence, l’équanimité, le contentement, l’austérité, la charité, la gloire et l’opprobre, - tous de moi seul procèdent.
10-3 Qui Me sait non né, sans commencement, le souverain de tous les mondes, celui-là, sans illusion parmi les hommes, devient libre de tout péché.
10-2 Ni les multitude de devas, ni les grands sages ne connaissent Mon origine, car en tout, Je suis des uns comme des autres la source.
10-1 Le Seigneur Suprême dit: Encore une foi, ô Arjuna-aux-bras-puissants, Mon ami très cher, écoute Ma parole suprême, dite pour ton bien, et qui t’apportera la joie.

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18 novembre 2006

Le plus secrêt des savoirs

(Bhagavad-gita 9) Lire en commençant par le bas de la page

9-34 Emplis toujours de Moi ton mental, deviens Mon dévot, offre-Moi ton hommage et voue-Moi ton adoration. Parfaitement absorbé en Moi, certes tu viendras à Moi.
9-33 Que dire alors des brâhmanas, des justes, des bhaktas et des saints rois qui, en ce monde éphémère, en ce monde souffrances, Me servent avec amour et dévotion.
9-32 Quiconque en Moi prend refuge, ô fils de Prthâ, fut-il de basse naissance, une femme, un vaisya, ou même un sudra, peut atteindre le but suprême.
9-31 Rapidement, il devient sans reproche et trouve la paix éternelle. Tu peux le proclamer avec force, ô fils de Kuntî, jamais Mon dévot ne périra.
9-30 Commettrait-il les pires actes, il faut voir quiconque est engagé dans le service de dévotion comme un saint homme, car il est sur la voie parfaite.
9-29 Je n’envie, Je ne favorise personne, envers tous Je suis impartial. Mais quiconque Me sert avec dévotion vit en Moi, comme Je suis son ami.
9-28 Ainsi, tu t’affranchiras des suites de tes actes, tous, vertueux et coupables; par ce principe renoncement, tu sera libéré et viendras à Moi.
9-27 Quoi que tu fasse, que tu manges, que tu sacrifices et prodigues, quelque austérité que tu pratique, que ce soit pour Me offrir, ô fils de Kuntî.
9-26 Que l’on M’offre, avec amour et dévotion, une feuille, une fleur, un fruit, de l’eau, et cette offrande, Je l’accepterai.
9-25 Ceux qui vouent leur culte aux devas renaîtront parmi les devas, parmi les spectres et autres esprits ceux qui vivent dans leur culte, parmi les ancêtres les adorateurs des ancêtres: des même, c’est auprès de Moi que vivront Mes dévots.
9-24 Car Je suis l’unique bénéficiaire et l’unique objet du sacrifice. Or, ceux qui ignorent Ma nature véritable, absolue, retombent.
9-23 Toute oblation qu’avec foi l’homme sacrifie aux devas est en fait destinée à Moi seul, ô fils de Kuntî, mais offerte sans la connaissance.
9-22 Mais ceux qui M’adorent avec dévotion, méditant sur Ma Forme absolue, Je comble leurs manquent et préserve ce qu’ils possèdent.
9-21 Quand ils ont joui de ces plaisirs célestes, quand leurs mérites se sont épuisés, ils reviennent sur cette Terre mortelle. Un bonheur fragile, tel est donc, après avoir suivi les principes de Vedas, le seul fruit qu’ils récoltent.
9-20 C’est indirectement qu’il M’adorent, les hommes qui étudient les Vedas et boivent le soma, cherchant ainsi à gagner les planètes de délices. Ils renaissent sur la planète d’Indra, où ils jouissent des plaisirs des devas.
9-19 Je contrôle la chaleur, la pluie et la sécheresse, Je suis l’immortalité, de même que la mort personnifiée, L’être et non-être, tous deux sont en Moi, ô Arjuna.
9-18 Je suis le but, le soutien, maître, le témoin, la demeure, le refuge et l’ami le plus cher, Je suis la création et l’annihilation, la base de toutes choses, le lieu de repos et l’éternelle semence.
9-17 De cet univers, Je suis le père, la mère, le soutien et aïeul, Je suis l’objet du savoir, le purificateur et le syllabe om. Je suis également le Rk, le Sâma et le Yajus.
9-16 Mais c’est Moi qui suis le rite et le sacrifice, l’oblation aux ancêtres, l’herbe médicinale et le mantra. Je suis et le beurre, et le feu, et l’offrande.
9-15 D’autres, qui cultivent le savoir, M’adorent soit comme l’existence unique, soit dans diversité des êtres et des choses, soit dans Ma forme universelle.
9-14 Chantant toujours Mes gloires, se prosternant devant Moi, grandement déterminés dans leur effort spirituel, ces âmes magnanimes M’adorent éternellement avec amour et dévotion.
9-13 Mais ceux qui ignorent l’égarement , ô fils de Prthâ, les mahâtmâs, se trouvent sous la protection de la nature divine. Me sachant Dieu, la Personne Suprême, originel et intarissable, ils s’absorbent dans le service de dévotion.
9-12 Ainsi égaré, ils chérissent des vues démoniaques et athées. Vains sont leurs espoirs de libération, vains leur actes intéressés, vaine leur aspiration au savoir.
9-11 Le sots Me dénigrent lorsque sous la forme humaine Je descends en ce monde. Ils ne savent rien de Ma nature spirituelle et absolu, ni de ma suprématie totale.
9-10 La nature matérielle agit sous Ma direction, ô fils de Kuntî, sous Ma direction elle engendre tous les êtres, mobiles et immobiles, Par Mon ordre encore, elle est créée puis anéantie, dans un cycle sans fin.
9-9 Mais ces actes ne sauraient Me lier, ô Dhananjaya. A jamais détaché d’eux, J’y demeure comme neutre.
9-8 L’univers matériel tout entier est sous Mon ordre. par Ma volonté, il est à chaque fois de nouveau manifesté, et c’est toujours par elle qu’à la fin il est anéanti.
9-7 A la fin d’un âge, ô fils de Kutnî, toutes créations matérielles rentrent en Moi, et au début de l’âge suivant, par Ma puissance, Je crée nouveau.
9-6 De même que dans l’espace éthéré se tient le vent puissant, soufflant partout, ainsi, sache-le, en Moi se tiennent tous les êtres.
9-5 Dans le même temps, rien de ce qui est créé n’est en Moi. Vois Ma puissance surnaturelle! Je soutiens tous les êtres, Je suis partout présent, et pourtant, Je demeure la source même de toute création.
9-4 Cet univers est tout entier pénétré de Moi, dans Ma forme non manifestée. Tous les êtres sont en Moi, mais je ne suis pas en eux.
9-3 Les hommes qui, sur la voie du service de dévotion, sont privés de foi, ô vainqueur des ennemis, ne peuvent M’atteindre, ils reviennent naître et mourir en ce monde.
9-2 Ce savoir est roi entre toutes les sciences; il est le secret d’entre les secrets, la connaissance la plus pure, et parce qu’il nous fait directement réalise notre identité véritable, représente la perfection de la vie spirituelle. Il impérissable, et d’application joyeuse.
9-1 Le Seigneur Bienheureux dit: Parce que jamais tu ne Me jalouses, Mon cher Arjuna Je vais te révéler la sagesse la plus secrète, par quoi tu sera affranchi des souffrances de l’existence matérielle.

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