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Sentences spirituelles diverses, mieux connaître les grandes religions: Judaïsme, Islam, Christianisme, Charles de Foucauld

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21 mars 2008

Accepter la diversité (travaux à pratiquer avec des élèves)

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un manuel interactif en évolution (tout n'est pas  terminé puisque ce manuel est en "évolution", vous pouvez  contribuer à son élaboration, voir item: qui contacter au bas de cette page d'introduction
nous avons sélectionné pour vous les parties actuellement fournies de ce site et nous en rendons compte ici)


Comment est-il possible d'être différents mais égaux?

Le chapitre est découpé autour de quatre notions de base :

1 -  Les différences existent. Nous ne devenons pas égaux en niant que les différences existent. Les différences existent et doivent être reconnues..

2 -  Il se peut que nous n'aimions pas certaines différences. Nous n'aimons pas toujours les différences des autres mais cela ne veut pas dire que nous soyons mauvais. Nous devenons mauvais quand nous voulons empêcher les autres d'être différents.

3 -  Mais les différences sont aussi positives. Ce sont les différences qui rendent le monde intéressant.

4 -  Accepter les différences est bénéfique à tous. Le seul moyen de vivre en paix avec les autres est d'apprendre à les accepter. 

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1) Les différences existent

Nous ne devenons pas égaux en niant que les différences existent.
Les différences existent et doivent être reconnues. 

Chaque être humain est unique. Il n’existe pas deux personnes identiques. C’est pourquoi, les différences existent et sont naturelles.

Certaines différences, comme la couleur de la peau, des yeux, ou des cheveux, le type physique, les traits du visage et ainsi de suite proviennent de l’héritage génétique. Puis, il y a les traits de personnalité, qui varient d’une personne à l’autre, et qui sont en partie déterminés par l’environnement, et en partie déterminés par l’éducation. Enfin, chacun de nous appartient à une culture déterminée et donc a une identité culturelle propre.

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2) Il se peut que nous n'aimions pas certaines différences 
 

NOUS N’AIMONS PAS TOUJOURS LES DIFFERENCES DES AUTRES, MAIS CELA NE VEUT PAS DIRE QUE NOUS SOYONS MAUVAIS. NOUS DEVENONS MAUVAIS QUAND NOUS VOULONS EMPECHER LES AUTRES D’ETRE DIFFERENTS.

Quand des gens de cultures différentes se rencontrent, il apparaît souvent des malentendus et des dégoûts. Nous ne devons pas avoir peur de reconnaître les différences; nous ne devons pas craindre non plus de dire pourquoi nous ne les aimons pas. Plus tard nous verrons comment on peut traiter et surmonter les différences.

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3) Mais les différences sont aussi positives

Ce sont les différences qui rendent le monde intéressant. 

Très souvent, ce que nous trouvons d’attirant chez les autres est précisément ce en quoi ils sont différents de nous. Imaginez comme le monde serait ennuyeux si nous avions tous le même visage, si nous disions tous la même chose. Ou imaginez-vous dans un musée où seraient exposées mille reproductions du même tableau: le temps d’arriver à la seconde reproduction, vous auriez perdu toute curiosité pour celle qui suit.

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4) Que nous aimions les différences ou pas, le seul moyen de vivre en paix avec les autres est d'apprendre à les accepter

Accepter les différences arrange tout le monde

Une fois qu’on a accepté l’idée que les différences existent et que, bien que certaines différences nous semblent positives, d’autres peuvent ne pas nous plaire, il nous faut comprendre que la vie nous oblige à tolérer aussi les choses qui nous déplaisent, et cela est à notre avantage.

Pour vivre dans un état de paix relative, les groupes humains qui partagent le même territoire peuvent trouver ensemble un système de règles et d’interdits pour empêcher qu’on franchisse le seuil de la violence, en d’autres termes pour qu'on puisse juguler les épisodes de violence isolés quand ils surviennent. La première règle est celle de l’égalité entre les êtres humains: cela ne revient pas à nier que nous avons tous des caractéristiques propres qui nous rendent tous différents; c’est la confirmation que tous les gens sont égaux en droit.

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liens pour ressources pédagogiques sur ces sujets

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La religion

Préliminaire à l’Idée de base par Umberto Eco

Avant d’aborder le sujet délicat de la religion, l’enseignant demandera tout d’abord aux enfants si leur famille ou des familles de leur voisinage prennent part aux pratiques religieuses courantes dans leur pays. Il leur demandera ensuite s’ils connaissent quelqu’un dans leur pays qui pratique une religion différente ( ou encore s’ils ont lu dans un livre, ou vu au cinéma, ou à la télévision qu'il existe des gens qui pratiquent des religions différentes, y compris d’anciennes religions aujourd’hui abandonnées, comme celles de la Rome ou de l’Egypte antiques). À partir de la constatation qu’il existe plusieurs religions, l’enseignant peut passer à la question : “ Qu’est-ce qu’une religion ? ” .

Le sentiment religieux

On a décrit les êtres humains comme des animaux religieux. Nous ne savons pas ce qui se passe dans la tête d’un chat, d’un chien ou d’un oiseau, mais il semble que les animaux n’ont pas de religion ( même si quelqu’un a prétendu, un jour, que lorsqu’un chien aboie à la lune, c’est une façon pour lui de reconnaître l’existence de quelque chose au-delà de son propre monde). En revanche, tous les peuples sur lesquels nous avons quelques informations manifestent l’existence d’un sentiment religieux.

Comme nous le verrons plus loin, il y a des religions qui croient en un dieu unique ( ce sont les religions monothéistes) et d’autres qui croient en une multitude d’entités religieuses, comme les dieux de l’antiquité gréco-romaine, ou l’esprit de l’eau, des arbres etc (les religions polythéistes) ; il y a des religions qui utilisent des églises ou des temples et d’autres qui honorent leurs dieux dans l’environnement naturel ; il y a des religions qui représentent leurs dieux sous la formes de statues ou d’images peintes et d’autres qui les vénèrent dans un rocher et d’autres encore qui semblent n’avoir aucun objet concret de vénération ou d’adoration. Mais avant de décider ce qu’est réellement une religion, il conviendrait d’établir en quoi consiste la nature du sentiment religieux qui semble exister dans toutes les communautés humaines d’hier et d’aujourd’hui .

Pourquoi ?

Les enfants commencent très tôt à harceler leurs parents de “ pourquoi ? ”. Pourquoi le soleil produit-il de la lumière ? Pourquoi l’eau est-elle mouillée ?etc…etc… Le sentiment religieux commence de se manifester quand les gens se demandent pourquoi ils existent, ou pourquoi l’univers ( le monde, le ciel, le soleil, la lune, les étoiles ) existe et comment il a commencé d’exister.
Ces “ pourquoi ” portent d’abord sur le passé, le présent et l’avenir. En ce qui concerne le passé, les êtres humains se demandent si l’univers a été créé par quelqu’un. En ce qui concerne le présent, ils s'interrogent pour savoir comment vivre et se comporter avec leurs proches, et si l’être qui a créé le monde intervient d’une façon ou d’une autre pour les aider, les protéger, les juger, les récompenser ou les punir éventuellement avec la collaboration de certaines “ aides ” tels que des anges, des esprits ou autres forces de la nature.
De même, tous les êtres humains se rendent compte que certains aspects de la vie sont mauvais (comme, par exemple, la maladie, la mort, la perte des êtres aimés ou des choses auxquelles on est les plus attaché ). Ils se demandent pourquoi tout ne se passe pas comme ils le voudraient et si ce qu’ils perçoivent comme néfaste se passe avec l’autorisation de l’être qui a créé le monde, ou non, et si oui pour quelle raison. Au bout du compte, ils se demandent ce qu’il adviendra d’eux, et des autres, après la mort. Tout se termine-t-il dans le néant ou bien le créateur du monde prend-il soin de ses créatures après leur mort ?
Toutes ces questions ( dont nous reparlerons dans la seconde partie de ce chapitre) sont l’expression du sentiment religieux et ce sont elles qui ont initialement donné naissance aux différentes religions dont nous parlerons dans la première partie.

Transcendance et Immanence

D’une manière générale, les religions reconnaissent l’existence de quelque chose qui nous est supérieur, que nous ne pouvons ni voir ni toucher mais dont nous sommes dépendants. On distingue entre les religions qui reconnaissent un principe transcendant et celles qui reconnaissent un principe immanent.
Par principe transcendant, nous entendons une entité divine qui n’appartient pas à notre univers et qui est fondamentalement différente de nous. Elle est de nature spirituelle et réside dans le ciel ou ailleurs. Selon certaines religions ce principe transcendant a non seulement créé l’univers mais s’est aussi manifesté aux êtres humains à travers une révélation qui leur est transmise par le canal de textes sacrés.
Par principe immanent, nous entendons une cause (ou un système de causalité) qui appartient à notre univers, et qui est souvent considérée comme étant l’entité divine elle-même ; ou bien ce sont les nombreuses forces en action dans l’univers ( l’air, le feu, et les diverses forces naturelles telles que le vent, le soleil ou les étoiles) qui sont considérées comme différents aspects de la dimension sacrée.
A quoi croient les incroyants ?
D’une certaine manière, ceux qui ne reconnaissent aucune sorte de religion (et qu’on appelle les agnostiques et les athées) participent également à une forme de sentiment religieux.

Les agnostiques sont des gens qui pensent qu’on ne peut pas apporter de réponses aux questions posées plus haut. Ils réfutent donc les réponses apportées par les différentes religions. Cela ne veut pas dire, cependant, qu’ils sousestiment l’importance de beaucoup de ces questions. Ils s’efforcent donc de définir leurs propres valeurs (cf 2.1.4.1)
Pour les athées, l’univers n’a pas été créé par quelque entité transcendante. Ils sont le plus souvent convaincus de pouvoir prouver cela scientifiquement. Il pensent aussi que la véracité des révélations des diverses religions ne peut pas être prouvée. Un certain nombre d’entre eux acceptent l’existence d’un principe immanent, tout en pensant que si l’entité divine s’identifie à l’univers dont nous faisons partie, cela signifie qu’il n’existe pas de dieu autre que nous-même. Tout comme les agnostiques, les athées s’efforcent de respecter un certain nombre de valeurs fondamentales (cf 2.1.4.1)
Certains êtres humains ne croient en aucune entité divine. Parce que dieu n’existe pas, ils pensent que l’homme est libre d’agir comme bon lui semble et qu’il peut, pour assouvir ses désirs, tuer, voler, ou piétiner les droits d’autrui. Ces cas sont cependant beaucoup plus rares qu’on ne le pense. Il est très rare qu’un être humain ne s’interroge pas sur ce qui est bien et sur ce qui est mal, et ne se sente pas solidaire des autres, au nom de liens d’ordre affectif, moral ou communautaire. Il en est ainsi parce que les être humains sont fondamentalement des animaux sociaux, ce qui signifie qu’ils ne peuvent survivre qu’à la condition d’être reconnus, aimés et aidés par d’autres. Lorsque des gens s’interrogent sur leur relation à autrui et se demandent pourquoi ils ressentent des attachements, ils formulent une certaine forme de sentiment religieux, même s’ils ne croient en aucune religion.


 

  Un monde de religions

Il y a de nombreuses religions de par le monde

On rencontre dans le monde de nombreuses religions: A partir de l’hindouisme, qui recouvre plusieurs mouvements religieux différents, d’autres traditions religieuses se sont dégagées et sont devenues des religions distinctes : c’est le cas du bouddhisme, du jaïnisme et du sikhisme.

Les trois religions monothéistes sémitiques sont le judaïsme, le christianisme et l'islam. Certaines religions prennent racine dans la culture d’un peuple particulier, comme le confucianisme, le taoisme, le shintoïsme et les religions originelles d’Afrique, d’Amérique et d’Australasie. D’autres encore, comme le bahisme, combinent des éléments empruntés à plusieurs traditions.

 

•  Religion et chronologie   

Les différentes religions ne respectent pas les mêmes chronologies. Par exemple les juifs utilisent un calendrier qui commence à la date présumée de la création du monde (pour eux, l’année 2001 de l’ère vulgaire correspond à l’année 5761 ), alors que les musulmans comptent les années à partir de l’hégire ( l’année 2001 est pour eux l’année 1379).

Le calendrier habituellement utilisé dans les relations internationales est le calendrier chrétien, qui commence à la date présumée de la naissance de Jésus-Christ. Les pays de tradition chrétienne sont en l’an 2001 A.D (“ Anno Domini ”, an du Seigneur) on dit aussi 2001 de l’ère vulgaire (E.V.).

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