

30 avril 2007
Les huits vêtements du Cohen Gadol
Une étude à faire:
bonjour, j' aurais besoin des informations les plus completes sur le sens profond de la facon dont le cohen gadol s' habillait au temps du temple,
le sens profond le pourquoi de chacun des 8 vetement.
pourriez vous me fournir ces informations en allant le pluis profondement possible?
dans l' attente d'une reponse positive rapide et précise, je vous remercie.
Z L 29 -04-07
___________________________
Aller au plus "profond", c'est chercher tout ce que ces différentes traditions, rites et accessoires signifient pour le croyant, pour le peuple, pour chacun d'entre nous
L'essentiel à comprendre est que d'une part, nous sommes tous différents et précieux aux yeux de D-ieu
Chacun est différent d'autrui, mais tous, nous sommes le Peuple, nous devons chacun nous tourner vers l'autre, tous les autres sans exception
L'appel mutuel à la conversion et à la vigilence, l'accueil mutuel sont importants
D'autre part, que l'entreprise de l'homme pour échapper à son "égo" et cheminer vers la sainteté est cahotante et génératrice de bruit, alors que la réalisation en D-ieu ouvre au murmure, au doux bruit divin, à la calme intimité
Et finalement: que si sainteté est aussi synonyme de beauté et gloire, d'où les vêtements en fils d'o r= nous devons utiliser au service de D-ieu ce que nous avonsdde plus beau, précieux et rafiné
l'or évoque également la corruption de l"idolâtrie du veau d'or, et n'est pas de mise lorsqu'on veut obtenir le pardon
alors: le cohen gadol doit donc entrer dans le saint des saint, s'approcher de D-ieu avec les vêtements les plus purs et simples, en fil de lin
le sanctuaire intérieur où D-ieu réside en chaque homme ne peut être détruit, là, dans ce temple intérieur, il est dans son essence la plus pure et simple, la plus humble, là il peut s'épancher en vérité, en coeur à coeur avec son Créateur
là il peut demander et obtenir le pardon non seulement pour lui, mais pour le reste du peuple
là il est en proximité immédiate avec D-ieu, sans artifice, ni fard
débarrassé des vêtements glorieux, des vêtements-écrans
en nudité, en vérité, en humilité
Voilà à quoi préparent également les différents changements de vêtements et les rites de putrification au yom kippur
Bonne étude et bonne synthèse de ces documents
T.S. 30 avril 07
_____________________________________
Documents pouvant servir à l'étude sollicitée:
Vivre la Paracha avec Le Rabbi
« Tu adapteras sur ses pans [de la robe] des grenades…des clochettes d’or au milieu d’elles, tout autour. Elle sera sur Aaron pour le service ; le son [des clochettes] s’entendra quand il entrera dans le Sanctuaire… »
(Exode 28 – 33,35)
Ce texte décrit les vêtements du Cohen Gadol – Grand Prêtre – précisant que des clochettes devaient être placées aux extrémités de sa robe.
Quel but avaient ces clochettes ?
Pourquoi le Grand Prêtre ne pouvait-il pas entrer dans le sanctuaire sans les porter ?
N’aurait-il pas été plus convenable que l’entrée dans le Sanctuaire se fasse dans le silence et dans la discrétion, puisqu’il est dit (Rois I 19 – 11,12) « D-ieu ne s’est pas dévoilé dans le bruit ! [Puis Il vint] dans un doux et subtil murmure » ?
La réponse tient dans le fait que le Cohen Gadol représentait tout le peuple Juif avec ses diverses composantes. Nous pouvons dire que tout Israël l’accompagnait au moment où il servait dans le Mikdach.
Or, nos sages nous indiquent que le service de D-ieu du Baal Téchouva – celui qui s’enfuit du mal et qui entreprend un retour vers Hachem – est caractérisé par le tumulte, l’élan et le dynamisme. Nous pouvons comparer l’entrain de sa démarche à celui de l’homme qui s’échappe de quelque chose ou de quelqu’un qui lui veut du mal.
En extension, cet aspect du service de D-ieu existe aussi chez chaque Juif, même chez celui qui n’aurait commis aucun péché. Lorsque l’homme réalise combien il est, en fait, éloigné de D-ieu – soit parce qu’il n’a pas encore éradiqué le mal qui est en lui, soit parce qu’il n’a pas encore atteint un véritable degré d’abnégation – il s’éveille en lui un désir brûlant de quitter son statut présent.
Ce type de service de D-ieu est en aucune sorte contradictoire avec le principe énoncé plus haut selon lequel Hachem se révèle dans « un doux et subtil murmure ». En fait, c’est au moment où l’homme finit par atteindre le Divin, l’instant où il entrevoit le degré de D-ieu qui transcende les mondes – le Nom de Havaya, le Tétragramme – que le lien dans la discrétion se crée. Tant que l’homme est encore soumis à un combat, interne et externe, tant qu’il tente d’échapper au mal et de se libérer de son ego pour évoluer spirituellement, son entreprise sera animée et bruyante.
C’est pourquoi le Cohen Gadol était vêtu d’un costume orné de clochettes pour entrer dans le Sanctuaire : ainsi, il entrait avec ceux qui, symboliquement, étaient aux extrémités de la robe – de la communauté.
Ces hommes, de part leur situation spirituelle, font – comme les clochettes – un certain bruit dans leur service Divin.
L’enseignement est clair : Nous devons, aujourd’hui aussi, nous tourner vers nos frères, tous nos frères sans distinction, et clamer haut et fort que le moment est venu de mettre les Téfilin, de placer une Mezouza aux portes, d’allumer les bougies de Chabbath etc.
Nous vivons maintenant les moments les plus sombres de l’exil, l’instant qui précède la venue du Machia’h ; nous sommes, aux extrêmes de la robe du temps.
C’est là que doivent être placées les clochettes.
En d’autres termes : de nos jours, la meilleure façon de ramener les Juifs au Judaïsme et à D-ieu est de s’assurer que « le son sera entendu » !
Likouté Si’hoth Vol XVI
__________________________________
Le jour de Kippour même, le Cohen Gadol devait suivre un ordre précis d'offices, sacrifices et purifications:
Korban Tamid (Offrande perpétuelle) du matin : le Cohen Gadol réalisait d'abord l'offrande perpétuelle, qui se tient le matin, mais était d'ordinairement réalisée par des cohanim ordinaires, vêtu d'une tunique dorée spéciale, après s'être immergé dans un mikveh et avoir lavé ses mains et pieds.
Premier changement d'habits : le Cohen Gadol s'immergeait dans un mikveh spécial dans la cour du Temple, et revêtait une tunique de lin spéciale. Il lavait ses mains et ses pieds deux fois, la première après avoir retiré sa tunique dorée, la seconde avant de revêtir celle de lin.
Tirage au sort des boucs : à la porte orientale (Nikanor), le Cohen Gadol tirait au sort parmi deux boucs. L'un était choisi "pour le Seigneur," l'autre "pour Azazzel." Le Cohen Gadol nouait un fil rouge au bouc dédié "à Azazzel."
Un taureau comme offrande expiatoire personnelle : le Cohen Gadol se penchait (réalisant une semikha et faisait une confession sur le bouc pour lui-même et sa maisonnée, prononçant le Tétragramme. Le peuple tombait en prosternation en entendant le Nom; selon certaines traditions, l'orchestre du Temple jouait plus fort à ce moment pour que le Nom ne soit pas entendu. Le Cohen Gadol abattait alors un taureau en tant que korban 'hatat (offrande expiatoire) et recueillait son sang dans un bol
.
Préparation de l'encens : le Cohen Gadol gravissait le mizbea'h (autel) et prenait une pleine pelletée de braises avec une pelle spéciale. De l'encens lui était apporté. Il en remplissait ses mains et le plaçait dans un récipient (il s'agissait, selon le Talmud de la partie la plus physiquement difficile du rituel, le Cohen Gadol devant garder la pelletée de charbons ardents en équilibre et empêcher son contenu de tombern en s'aidant de ses aisselles, voire de ses dents, tout en remplissant ses mains d'encens).
Offrande de l'encens : tenant la pelle et le récipient, le Cohen Gadol pénétrait dans le Saint des Saints. À l'époque du Premier Temple, il plaçait la pelle entre les pieux de l'Arche de l'Alliance. À celle du Second Temple, il plaçait la pelle à l'endroit où l'Arche s'était tenue. Il attendait que la pièce s'emplisse de fumée avant de partir.
Aspersion de sang dans le Saint des Saints : le Cohen Gadol prenait le bol contenant le sang du taureau, et retournait dans le Saint des Saints. Il procédait à l'aspersion du sang du taureau avec son doigt huit fois, devant l'Arche, ou l'endroit où elle s'était tenue. Le Cohen Gadol quittait alors le Saint des Saints, plaçant le bol sur le support devant la Parokhet (rideau séparant le Saint du Saint des Saints).
Le bélier pour le Seigneur en tant qu'offrande expiatoire pour les Cohanim : Le Cohen Gadol se rendait à l'extrémité orientale de la cour du Temple, près de la Porte de Nikanor, imposait ses mains (Semikha) sur le bélier "dédié au Seigneur", et prononçait la confession en faveur des Cohanim (prêtres). Le peuple se prosternait en l'entendant prononcer le Tétragramme. Il abattait ensuite le bouc, et recueillait son sang dans un autre bol.
Aspersion de sang dans le Saint : se tenant sur l'"eikhal (le Saint), de l'autre côté de la Parokhet le séparant du Saint des Saints, le Cohen Gadol prenait le sang du taureau de l'endroit où il l'avait posé, et l'aspergeait avec son doigt huit fois, en direction de la Parokhet. Il prenait ensuite le bol contenant le sang du bélier, procédant de la même manière et au même endroit, avant de le remettre sur son support.
Étalement du sang sur l'autel d'or (pour l'encens) : le Cohen Gadol retirait le sang du bouc du support, et le mélangeait avec le sang du taureau. Il étalait alors, en partant du nord-est, le mélande des sangs aux quatre coins de l'autel d'or dans l'Eikhal.
Le bouc pour Azazzel : le Cohen Gadol quittait l'Eikhal, et se rendait dans la porion orientale de l'Azarya (la cour d'Israël). Arrivé près de la Porte de Nikanor, il imposait ses mains (semikha) sur le bouc "pour Azazzel" et confessait les péchés de tout le peuple d'Israël. Le peuple se prosternait lorsqu'il prononçait le Nom. Tandis qu'il faisait une confession générale, les gens dans la foule réalisaient une confession privée. Le Cohen Gadol envoyait alors le bouc "dans le désert." En pratique, afin d'éviter son retour dans une habitation humaine, l'animal était précipité du sommet de l'une des collines aux alentours de Jérusalem.
Préparation des animaux sacrificiels : tandis que bouc "pour Azazzel" était conduit vers la colline, le Cohen Gadol retirait les entrailles du taureau, et entrelaçait les corps du taureau et du bouc. D'autres prenaient les corps au Beit HaDeshen (maison de la cendre), où les animaux étaient brûlés lorsqu'on avait reçu la confirmation que le bouc "pour Azazzel" avait été poussé de la colline.
Lecture de la Torah : une fois la confirmation que le bouc "pour Azazzel" avait été poussé de la colline reçue, le Cohen Gadol passait la porte de Nikanor, arrivait dans lEzrat Nashim' (la Cour des Femmes) et lisait les portions de la Torah afférentes à Yom Kippour et ses sacrifices.
Second changement de tunique : le Cohen Gadol retirait ses vêtements de lin, s'immergeait dans le mikveh dans la cour du Temple, et revêtait un second ensemble d'habits dorés spéciaux. Il lavait ses mains et ses pieds avant de retirer sa tunique de lin, et après s'être revêtu de ses habits dorés.
Offrandes des béliers : Le Kohen Gadol offrait deux béliers comme korban olah, les abattant du côté nord du mizbea'h (autel extérieur), recueillant leur sang dans un bol, portant le bol sur l'autel extérieur, et jetant le sang aux extrémités nord-est et sud-ouest du Mizbea'h. Il démembrait les béliers et brûlait ses parties entièrement sur le Mizbea'h. Il procédait ensuite à l'offande de farine (min'ha) accompagnant l'offrande des béliers, et aux nessakhim (libations de vin).
Offrande supplémentaire (korban moussaf) : le Cohen Gadol réalisait ensuite l'offrande supplémentaire (moussaf).
Crémation des Entrailles : le Cohen Gadol plaçait les entrailles du taureau et du bouc sur le Mizbea'h et les brûlait entièrement.
Troisième changement d'habits : le Cohen Gadol retirait ses habits dorés, s'immergeait dans un mikveh, et se vêtait d'un nouvel ensemble de vêtements de lin, se lavant encore les mains et les pieds à deux reprises.
Retrait de l'encens du Saint des Saints : le Cohen Gadol retournait dans le Saint des Saints, et retirait le bol d'encens, ainsi que la pelle.
Quatrième changement de vêtements : le Cohen Gadol retirait sa tunique de lin, s'immergeait dans un mikveh, et portait le troisième ensemble d'habits dorés, lavant ses mains et ses pieds deux fois de plus.
Offrande perpétuelle (korban tamid) du soir : Le Cohen Gadol réalisait la partie vespérale de l'offrande perpétuelle dans les habits spéciaux dorés. Il lavait ses mains et ses pieds une dixième fois.
Le Cohen Gadol portait donc cinq ensembles de tuniques, trois en or, deux en lin, s'immergeait dans le mikveh à cinq reprises, lavait en outre ses mains et ses pieds par dix fois
.
Les sacrifices incluaient deux agneaux (sacrifice quotidien), un taureau, deux boucs, deux béliers, ainsi que des offrandes accompagnatrices de farine (min'ha), des libations de vin et trois offrandes d'encens (deux étaient habituelles, la troisième était spécifique à Yom Kippour).
Le Cohen Gadol entrait trois fois dans le Saint des Saints, et prononçait trois fois le Tétragramme, à l'occasion des trois confessions.
source
__________________________
Regardez passer ce Cohen. Il porte l'habit sacerdotal d'un simple prêtre, tout de lin blanc. Le caleçon, la longue tunique, une longue ceinture entourée sur ses reins et un turban. Il est pieds nus, et ne porte aucun vêtement de plus que les quatre vêtements prescrits par la Torah.
Seul le Grand Prêtre se distingue, par quatre vêtements supplémentaires qu'il porte en permanence lorsqu'il officie tous les jours: Par dessus caleçon et tunique, sa longue ceinture faite d'un tissage de près de 32 coudées de long, il porte une robe bleue, sur laquelle est posé un gilet particulier le Ephod, lui-même porteur de la plaque pectorale le 'Hochen. Le gilet est agrafé sur des épaulettes qui portent deux pierres précieuses sur lesquelles sont gravés les noms des 12 tribus, et bouclé par des lanières sur les côtés.
La plaque pectorale d'un tissage épais porte 12 pierres précieuses de couleur différentes. La Torah rapporte que le scintillement de ces pierres était interrogé par les Grands d'Israël en difficulté et apportait la réponse de D.ieu à leurs questions. Ce recours aux "Ourim et Toumim" n'existait plus dans le Second Temple car le 'Hochen de Moïse avait disparu.
Le Cohen Gadol en portait une copie, sans disposer du recours à l'Esprit Saint qui se manifestait dans le 'Hochen de Moché.
Sur le front du Cohen Gadol, vous voyez aussi le Tsits, tiare en or, sur laquelle est gravée la phrase "Sanctifié pour D.ieu". Le nom de D.ieu y est ici gravé avec ses soixante dix lettres.

Le jour de Kippour, certains phases du Culte étaient pratiquées par le Grand Prêtre muni de ses huit vêtements, et d'autres avec les seuls quatre habits de lin. A chaque change, le Grand Prêtre s'immergeait dans la Chambre du Bain située au dessus de la Loge de Parva, puis se lavait les mains au Kiyor, bassin d'ablutions.
source
________________________________
le Cohen devait effectuer son service dans le sanctuaire revêtu de vêtements rituels « de gloire et de splendeur », et un manque quelconque dans son habillement invalidait le service. Ceci parce que la plénitude de la sainteté est atteinte lorsqu’elle se révèle dans le monde matériel dans toute sa beauté et toute sa gloire. C’est certainement la raison pour laquelle le Cohen Gadol doit être « le plus grand parmi ses frères... en richesse » (Rambam), car la plénitude de la sainteté implique que celle-ci se révèle dans la plénitude de chaque chose, y compris dans la plénitude matérielle, la richesse.
_________________________________
Entrer Simplement
Yom Kippour est le jour le plus saint de notre calendrier. A l’époque du Beth-Hamikdach – le Temple -, c’était une journée particulière, car c’était le Cohen Gadol qui conduisait toutes les opérations du service et des rites de la Sainte Journée. Le Cohen Gadol allait et venait dans le Sanctuaire.
Il était amené à servir dans toutes les parties du Temple. C’était d’ailleurs le seul jour où il entrait dans le Kodech Hakodachim – le Saint des Saints.
Le Grand Prêtre portait une merveilleuse tenue tissée de fils d’or qu’il retirait juste avant d’entrer dans le Saint des Saints. Au coeur du Sanctuaire, il ne portait que de simples habits de lin.
Il était important que les prêtres soient vêtus de belles parures durant leur service. Cela donnait honneur et gloire à leur fonction. De plus, cela montrait que nous devions utiliser ce que nous avions de plus beau pour le service de D-ieu. C’est pourquoi le Cohen Gadol était vêtu de façon si majestueuse.
Or, s’il en est ainsi, pourquoi retirait-il ses vêtements tissés d’or précisément pour entrer dans le Saint des Saints ?
Nos sages nous indiquent que le Temple ne fut détruit que dans sa dimension matérielle. Il existe encore au sein de chaque Juif un Sanctuaire spirituel qui est éternel et que rien ne pourra jamais détruire.
Dans ce Temple intérieur, les opérations se déroulent de la même manière que dans le sanctuaire de Yérouchalayim.
Lorsque arrive le jour de Kippour chaque Juif tient le rôle du Cohen Gadol dans son Temple personnel.
L’homme se retrouve face à deux types de services dans deux espaces différents: le Sanctuaire où les habits tissés d’or étaient requis ; puis, dans le Saint des Saints où la simplicité de la tenue de lin était de mise.
Le fait que l’homme doive se vêtir généralement des vêtements tissés d’or signifie que chacun de nous doit consacrer ce qu’il a de plus cher pour faire le bien et le service de Hachem.
Néanmoins, dès lors que l’homme passe le seuil du Saint des Saints, qu’il laisse exprimer l’essence de son âme, tout accessoire devient superflu. C’est dans la simplicité absolue qu’il s’avance vers D-ieu, et d’une foi pure et intègre, il se tourne vers Lui. A ce niveau, toute différence entre les hommes est estompée, l’essence de l’homme se trouve face à l’essence de D-ieu.
C’est dans cet esprit que nous sonnons le Choffar à Roch-Hachanna. Cette corne ne produit aucun son mélodieux ; elle ne produit que de simples notes. Le jour de Roch-Hachanna, chaque juif se tourne vers Hachem et d’un cri qui vient du fond du coeur, il l’implore.
Le son plaintif du Choffar est une supplication pour que D-ieu nous accorde une bonne et douce année.
Ce sentiment de simplicité accompagne l’homme pendant Asséreth Yémé Téchouva – les dix jours de Retour – jusqu’à Kippour, jour où il épanche son âme devant Hachem afin qu’Il l’inscrive pour une bonne et douce année.
_____________________________
Entrer dans le Saint des Saints
Au début de la Paracha de A’haré, Hachem indique à Aaron, le frère de Moché, le Cohen Gadol – Grand Prêtre – que le Jour de Kippour, il se vêtira, pour rentrer dans le Saint des Saints, de vêtements de cérémonie en lin. Normalement, le Cohen Gadol portait des vêtements de cérémonie garnis d’or. Pour entrer dans le Saint des Saints, cependant, il devait porter des vêtements ordinaires en lin, identiques à ceux que portaient les simples Cohanim.
Rachi nous en donne la raison : « Un plaignant ne peut pas devenir avocat pour la défense. » Depuis que l'or avait été utilisé pour faire le Veau d'Or, il était déplacé que le Cohen Gadol en porte pour entrer dans le Saint des Saints afin d’implorer le pardon en faveur du peuple Juif ; l’or des vêtements pouvait servir de rappel du terrible péché.
Au moment où le Cohen Gadol – l’homme le plus saint du peuple Juif – entrait dans le lieu le plus sacré du monde – le Saint des Saints – le jour le plus sacré de l'année – Yom Kippour – les trois dimensions élémentaires du temps, de l’espace et de l’Homme se retrouvaient à l’état le plus élevé. Toutes les autres étapes du service du Cohen Gadol durant la journée de Kippour n’étaient qu’un prélude à cet ultime moment où il allait obtenir le pardon pour le peuple.
Le fait de porter des vêtements de cérémonie tissés d'or le reste de la journée, ne pouvait porter préjudice ; par contre, porter ces vêtements en or – évocateurs du Veau d'Or – dans le Saint des Saints, au moment même où le Cohen Gadol s'efforçait d’obtenir le pardon pour tous les péchés, aurait été déplacé.
Le service du Grand Prêtre, de Yom Kippour, n’avait pas pour seul objectif d’obtenir l’expiation ; il permettait au peuple Juif d’atteindre un degré de pureté et de sainteté qui créaient un rapport de proximité avec D-ieu, ainsi qu’il est dit : « Car, ce jour, sera pour vous expiation ; il vous purifiera de tous vos péchés ; vous serez purifiés devant Hachem. »
L’expiation des péchés et le privilège de se retrouver « devant Hachem » ne sont, bien sûr, pas exclusifs à Kippour. Il est vrai que ce jour est plus propice pour atteindre un haut niveau spirituel ; cependant, un Juif pourra vivre dans cet état d’esprit n’importe quel autre jour de l’année. Chaque Juif pourra, chaque jour de l'année, atteindre le niveau de proximité et être « devant D-ieu » en s’approchant de Lui, de Sa Torah et de Ses Mitsvoth.
Cependant, pour accéder à ce niveau, un Juif devra préalablement faire entrer dans le Saint des Saints sa propre personne ; il fera un travail interne et profond. L'individu devra sonder les profondeurs de son âme et éclairer son existence. Ce n’est qu’après que l'expiation et la purification seront obtenues pour lui et ses proches.
Comment atteindre, donc, un tel niveau ? En se débarrassant des vêtements glorieux - des vêtements d'or. Tant qu’une personne sera préoccupée par des banalités telles que la vanité, elle ne pourra pas être sensible aux dimensions profondes de son être, elle ne pourra, donc, pas entrer dans la pièce la plus secrète de l’existence, et atteindre le but ultime de la Création.
Ce n’est qu’après s’être vêtue des vêtements de lin d'un Cohen simple – c’est-à-dire, seulement après avoir atteint le niveau d’une véritable simplicité et humilité - qu’une personne aura le mérite de pénétrer dans le Saint des Saints, et ainsi obtenir l’expiation et la purification pour lui et ses proches. L’homme atteindra, alors, un niveau comparable à celui du Cohen Gadol ; il obtiendra « le pardon pour lui-même, pour sa famille, et pour toute la Communauté d'Israël. »
Likouté Si’hoth Vol XVII
______________________________
autres liens:
un document très complet à consulter

De nouveaux impératifs de vie font que notre présence sur le net est restreinte aux lundi et mardi de chaque semaine scolaire, nous vous demandons de le prendre en considération et d'en tenir compte au cas où vous déposeriez des commentaires ou des questions. Merci et bonnes visites dans ce blog.
