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Sentences spirituelles diverses, mieux connaître les grandes religions: Judaïsme, Islam, Christianisme, Charles de Foucauld

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20 novembre 2006

La forme universelle

(Bagavad-Gita-11)  A lire de bas en haut

11-32 Le Seigneur Bienheureux dit: Je suis le temps, destructeur des mondes, venu engager tous les hommes. En dehors de vous [Les pândavas], ils périront tous, guerriers des deux armées qui s’affrontent.
11-31 O maître des maître, Toi dont la forme est si terrible, Je t’en prie, dis moi qui Tu es, Je Te rends mon hommages; accorde-moi Ta grâce. Je ne comprend pas le dessin de Tes oeuvres, et voudrais le connaître.
11-30 O Visnu, Je te vois qui engloutis tous êtres dans Tes bouches enflammées, qui couvres l’univers de Ta radiance sans mesure et embrases les mondes
11-29 Comme des phalènes se hâtent à leur perte dans le feu brûlant, ainsi tous les hommes se précipitent dans Tes bouches pour s’y détruire
11-28 Telles les eaux de fleuves qui dans l’océan se jettent, ces légions de grands guerriers dans Tes bouches de feu se ruent et périssent.
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11-26 Les fils de Dhrtarâstra et leurs alliés royaux, et Bhîsma, Drona, Karna, et aussi les plus éminents de nos guerriers, tous se précipitent dans Tes bouches, dont les dents effroyables écrasent leurs têtes. J’en vois même qui, entre ces dents, sont broyés.
11-25 Comme Je regarde Tes visages, ardent comme la mort, et Tes dents, terribles, les sens me font défaut. De toutes parts m’assaille la confusion. O Seigneur de seigneur. ô havre des mondes, accorde-moi Ta grâce.
11-24 Tes couleur éblouissante, multiples, emplissent les cieux, et à la vue de Tes yeux immenses et flamboyants, de Tes bouches béantes, je ne puis conserver plus longtemps mon mental en paix, ô Visnu, Toi qui tout pénètres, j’ai peur.
11-23 A la vue de Tes visages et de Tes yeux sans nombre, de Tes yeux sans nombre, de Tes bras, ventres, jambes, tous innombrable, et de Tes terribles dents, ô Toi aux-bras-puissants, les planètes et tous leurs devas sont troublés, comme je le suis moi-même.
11-22 Les différentes manifestations de Siva, les Adityas, les Vasus, les Sâdhyas, les Visvadevas, les deux Asvins, les Maruts, les ancêtres et les gandharvas, les Yaksas, les Asuras et les devas accomplis, tous Te contemplent, frappés d’émerveillement.
11-21 Tous les devas, par groupes, se soumettent en entrent en toi. terrifiés, les mains jointes, ils T’adressent des prières et chantent les hymnes védiques.
11-20 Bien qu’unique, Tu Te déploies à travers le ciel, les planètes et l ’espace qui sépare. Contemplant cette forme, la Tienne, terrible et merveilleuse, ô grand parmi les grands, je vois les trois systèmes planétaires, tous jetés dans la confusion.
11-19 Sans commencement, sans milieu et sans fin, Tu es de tout l’origine, Sans nombre sont Tes bras, sans nombre Tes yeux grandioses, et parmi eux, le soleil et la lune. Tes bouches crachent un feu brûlant, et de Ta radiance, Tu réchauffes cet univers tout entier.
11-18 Tu es le but premier, suprême, et nul, dans tous les univers, n’égale Ta grandeur, Toi qui es intarissable, le plus ancien de tout. Tu es le soutien de la religion impérissable et l’éternelle Personne Divine.
11-17 Sa radiance éblouissante, dont le flamboiement et l’ampleur sont semblables à ceux du soleil, rend Ta forme, parée de multiples couronnes, de masse de disques, difficile à garder sous les yeux.
11-16 O Seigneur de l’univers, je vois, en Ton corps universel, d’innombrable formes, d’innombrables yeux, bouches, bras et ventres, étendus à l’infini, Là, point de fin, de milieu, ni de commencement.
11-15 Arjuna dit: O Krsna, mon cher Seigneur, je te vois, en Ton corps réunis, tous les devas et autres êtres. J’aperçois Brahmâ, assis sur la fleur de lotus, et Siva, et les sages, et les serpents divins.
11-14 Alors, frappé d’émerveillement, les poils hérissés, Arjuna, rend son hommage au Seigneur, et jointes, commence de Lui offrir des prières.
11-13 Les mondes, bien qu’infinis et innombrables, Arjuna les voit alors, tous rassemblés en un point unique, en la forme universelle du Seigneur.
11-12 Si les milliers et des milliers de soleil, ensemble, se levaient dans le ciel, peut-être leur éclat s’approcherait-il de celui du Seigneur Suprême dans cette forme universelle.
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11-10 Prodigieuse la vision tout entière: innombrables les bouches, innombrables les yeux, en cette forme universelle, parée de divins et étincelants joyaux, de multiples vêtures, brandissant de multiples armes. Glorieusement couverte de guirlandes, ointe de parfums célestes, cette forme qui tout pénètre, magnifique et sans fin, Arjuna la contemple.
11-9 Sanjaya dit: O roi, à ces mots, Dieu, la personne Suprême, maître de tous les pouvoirs surnaturels, montre à Arjuna Sa forme universelle.
11-8 Mais tu ne peux Me voir avec les yeux qui sont tien; Je te confère donc les yeux divins par quoi tu pourras contempler, Mes inconcevables pouvoirs.
11-7 Tout ce que tu désires et désireras voir, le mobile comme l’immobile, vois le à l’instant dans cette forme universelle, car tout s’y trouve, ô Gudâkesa
11-6 Aperçois les Adityas, les Rudras, tous les autres devas. Contemples, ô meilleur des Bhâratas, les innombrables manifestations que jamais jusqu’ici nul n’a connues.
11-5 Le Seigneur Bienheureux dit: O Mon cher Arjuna, fils de Prthâ , vois ici Ma gloire, des centaines, des milliers de formes divines, infiniment divers, multicolores comme la mer.
11-4 O Seigneur, ô maître de tous les pouvoirs surnaturels, si Tu estimes que je peux la contempler, montre-moi, je T’en prie, Ta forme universelle.
11-3 O personne Suprême, ô Forme souveraine, je Te vois devant moi, tel que Tu es, mais je désire encore celle de Tes formes par quoi Tu pénètres dans la manifestation matérielle.
11-2 De Tes lèvres, ô Toi aux yeux pareils-au-lotus, j’ai appris Tes gloires intarissable, et par elles, j’ai aussi découvert les vérités précises sur l’origine et la fin des êtres.
11-1 Arjuna dit: Les enseignements sur les secrets du savoir spirituel qu’avec bonté Tu m’as révélés, je les ai entendus, et mon illusion s’est maintenant évanouie.
11-55 Ce lui qui, affranchi de la spéculation intellectuelle et de la souillure de ses actes passés, bienveillant à l’égard de tous les êtres, s’absorbe dans le service de dévotion pur, celui-là, ô cher Arjuna, certes vient à Moi.
11-54 Ce n’est qu’en Me servant avec un amour et une dévotion sans partage qu’on peut Me connaître tel que Je suis, debout devant toi, ô Arjuna, et de même, en vérité, Me voir. Ainsi, et seulement ainsi, pourra-t-on percer le mystère de Ma Personne, ô Parantapa.
11-53 Cette Forme que tu vois de tes yeux spirituels, ni la simple étude des Vedas, ni les ascèses, ni les actes charitables, ni adoration rituelle ne permettent de la comprendre. Nul, par ces chemins, ne Me verra tel que Je suis.
11-52 Le Seigneur Bienheureux dit: Cette Forme, la Mienne, que maintenant tu contemples, il est bien difficile de la voir, Mon cher Arjuna. Les devas eux-mêmes sans cesse aspirent à la découvrir, cette Forme su chère.
11-51 En voyant Krsna dans sa Forme originelle, Arjuna dit: Je vois cette Forme aux traits humains, si merveilleusement belle, et voici que s’apaise mon mental, et que je reviens à ma propre nature, ô Janârdana.
11-50 Sanjaya dit à Dhrtarâstra : Tenant ces propos, Krsna, Dieu, la Personne Suprême, dévoile à Arjuna Sa Forme à quatre bras, puis reprend Sa Forme à deux bras, pour réconforter le prince terrifié.
11-49 Devant cette forme terrible de Moi, ton mental s’est obscurci, mais que s’apaise ta crainte, que cesse ton trouble. en toute sérénité, contemple maintenant la Forme de ton désir.
11-48 Ni l’étude des Vedas, ni les sacrifices, ni les actes charitables, ni même les rites, l’ascèse sévère ou telle autres pratiques, ne donnent de voir Ma forme universelle. Nul avant toit; ô meilleur des guerriers Kurus, nul n’a pu la contempler.
11-47 Le Seigneur Bienheureux dit: C’est dans la joie, Mon cher Arjuna, que par Ma puissance interne, Je t’ai révélé, en ce monde, Ma forme universelle, sublime, infinie, l’éblouissante, que nul avant toi n’ai jamais vue.
11-46 o Seigneur universel, je désire Te contempler dans Ta forme à quatre bras, couronnée, portant la masse, le disque, la conque et la fleur de lotus. Grande est mon impatience de T’admirer dans cette Forme, ô Toi aux mille bras.
11-45 En voyant cette forme universelle, que jamais encore j’avais vue, je suis heureux, mais en même temps, mon mental est ébranlé par peur, C’est pourquoi je Te prie de m’apparaître à nouveau dans Ta Forme de Personne Suprême; fais moi cette grâce, ô Seigneur des seigneurs, ô refuge de l’univers.
11-44 Tu es le Seigneur Suprême, à qui chaque être doit toute adoration. Je tombe donc à Tes pieds, T’offre mon respect et implore Ta miséricorde. Comme un père pour son fils, un ami pour un ami, un amant pour son aimée, sois tolérant envers moi, daigne, mon Seigneur, souffrir les fautes que j’ai pu commettre à Ton endroit.
11-43 De l’entière manifestation matérielle, Tu es le père , Le Seigneur adorable, le glorieux maître spirituel. Nul n’est Ton égal, combien mois plus haut, combien mois Un avec Toi! Dans trois mondes, Ta puissance règne, sans mesure.
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11-41 Méconnaissant Tes gloires, je T’ai, dans le passé, nommé ainsi: "ô Krsna", "ô Yâdava", "ô mon ami". pardonne-moi, je T’en prie, tout ce que j’ai pu faire par déraison ou par amour. Que de fois T’ai-je manqué de respect, quand nous nous divertissons ensemble, quand nous nous allongions sur le même lit, partagions le même repas, parfois seuls, parfois devant plusieurs compagnons. Tous ces offenses, ô Acyuta, je T’en demande pardon.
11-40 De devant, de derrière, de toutes parts, reçois mon hommage, O puissance infini, maître de pouvoirs sans mesure, Tu pénètres tout, et ainsi, Tu es tout.
11-39 Tu es l’air, le feu, l’eau et aussi la lune. Tu es la maître absolu et aîeul. Mille fois, encore et encore, je T’offre mon hommage et mon respect.
11-38 Tu es Dieu, la personne Suprême et originelle, unique sanctuaire de ce monde manifesté. Toute est par Toi connu, et Tu es tout ce qui se peut connaître. Aux trois gunas Tu n’es point lié, ô Forme infini, Tu es partout présent dans l’univers.
11-37 O Toi, si grand, qui dépasses même Brahmâ, tu es le maître originel. Comment ne Te rendraient-ils pas leur hommage, ô Toi l’Infini. O refuge de l’univers, tu es la source impérissable, la cause de toutes las causes, au-delà de la manifestation matérielle.
11-36 Arjuna dit: Au son de Ton Nom, ô Hrsîkesa, l’univers s’emplit de joie, et ainsi, tous s’attachent à Toi, Les êtres accomplis Te rendent leur hommage respectueux, mais les êtres démoniaques, saisis d’épouvante, s’enfuient de toutes parts. C’est justement et à bon droit qu’il en ainsi.
11-35 Sanjaya dit à Dhrtarâstra : O roi, ayant ouï les paroles de Seigneur Suprême, Arjuna tremble, et, terrifié, les mains jointes, Lui rend son hommage. D’une voix coupé par l’émotion, il se met à parler.
11-34 Drona, Bhîsma, Jayadratha, Karna, et les autres guerriers valeureux, tous déjà sont mis à mort, Combat sans être troublé, et tu vaincras dans cette lutte tous tes ennemis.
11-33 Aussi, lève-toi, prêt à combattre. Triomphant de tes ennemis, tu jouiras d’un royaume prospère. Tous, par Mon ordre, sont déjà tués, et toi, ô Savyasâcin, ne peut être, dans cette lutte, qu’un instrument dans Ma main.

(A SUIVRE)

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