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15 août 2006

Les icônes

Une de mes amies cherche des renseignements au sujet de la technique des icônes religieuses et de stages permettant.d'apprendre comment peindre ces icônes

Je rassemble ici quelques définittions, quelques descriptifs de technique et plusieurs url que je vous conseille très vivement d'aller visiter, tant sont interessants et riches les sites sources!

Icône

Beaucoup parlent d’icônes « religieuses », mais il est plus juste de qualifier l’iconographie chrétienne d’art « sacré ». Que ce soit des icônes grecques, des icônes russes, roumaines, serbes etc..., icônes contemporaines ou anciennes, elles sont toutes à rapporter à la dénomination de « sacré ». L’icône orthodoxe, de par ses caractéristiques chrétiennes, n'est  pas un « objet d’art », culturel. Son domaine est celui du « cultuel », du liturgique, et son caractère apophatique en fait une œuvre divino-humaine tout à fait « à part »…

l’icône est précisément une image- l’écriture d’une idée- qui permet de contempler la beauté divine même, Dieu en tant qu’il devient visible dans la création. Elle est l’expression par excellence, dans le domaine artistique, de la théologie négative.

Toutes les icônes présentées ici ont été peintes à la tempera, mélange d’œuf, d’eau, de vinaigre de vin et de pigments. Sur toutes a été appliquée une dorure à la feuille d’or, l’or étant le symbole de la lumière éternelle ( lumière divine ou lumière de l’intelligence). Du point de vue strictement technique, la pratique de l ' « écriture » des icônes demande un travail minutieux comportant de multiples couches de glacis ( jusqu’à 20 couches dans les carnations ), ce qui en fait le point de départ d'une longue méditation silencieuse...ainsi que d'une contemplation sans limites.

source

Pour devenir écriture, cette " expression " a choisi ses matériaux (or, pigments de première qualité, tempera) et sa manière picturale afin d'accéder à l'intemporalité car l'icône (mot d'origine grec : EIKON signifie image, portrait) représente au vrai sens du terme :

ELLE REND PRESENT

C'est au moyen de symboles : la perspective inversée, les
proportions non conformes à la peinture profane ou religieuse que cet art sacré communique un message de prière et de beauté.

L'icône est une des manifestations de la tradition de l'église chrétienne orthodoxe, c'est un message évangélique, un objet culturel qui fait partie intégrante de sa vie liturgique.
Si l'icône est image, elle n'est pas illustration pure, ni décoration. Elle est le symbole de l'Incarnation, elle est Présence offrant aux yeux le message spirituel que la Parole adresse aux oreilles.
Par la Foi qu'elle dit, par sa beauté et par sa profondeur, l'icône peut ouvrir un espace de paix. Elle invite à accueillir le mystère du Salut jusque dans la chair et la création.

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LEXIQUE:

TEMPERA:

Sauce artisanale à base d'œuf permettant soit de broyer les pigments sur une plaque de verre dépoli avec une mollette également en verre dépoli ou en pierre de porphyre, soit de les émulsionner au couteau à palette (plastique) suivant leur qualité intrinsèque (C.F. connaissance des pigments et chimie des couleurs).
La tempera, qui est une détrempe au même titre que l'aquarelle, la gouache dont le liant est l'eau, a une particularité essentielle: celle d'être à base d'œuf, ce qui la distingue des autres détrempes ("tempera à l'œuf" est donc un pléonasme).
Il est dommage que ce terme italien soit improprement traduit en français par détrempe notamment au sein des musées, ne permettant pas au public de découvrir une technique ancestrale.
Les recettes a tempera sont multiples, elles peuvent utiliser une base de tempera maigre ou une tempera grasse avec l'adjonction d'huile. Certains peintres n'utilisent que le jaune, ce qui à mon avis est une erreur, le blanc ayant un pouvoir de colle. La nature est bien faite, sachons l'utiliser.
La tempera Greschny que Béatrice utilise le plus souvent et qui a été mise au point par la famille Greschny depuis des siècles, améliore ses qualités en y ajoutant dans des proportions bien définies des vernis. Ceux-ci, outre leur fonction de conservateurs renforcent la qualité picturale.

C'est grâce à l'iconographie que cette technique nous est parvenue sans interruption depuis des siècles. L'iconographie prohibant la peinture à l'huile qui séduit, attise les sens au point de désirer toucher l'objet. C'est l'inverse pour la tempera qui n'a pas cette puissance d'attraction. Ce caractère correspond parfaitement à sa nature. C'est un art sacré que l'on respecte, on ne cherche pas à poser la main sur lui.
Paradoxalement la tempera utilisée par les peintres à été supplantée par la peinture à l'huile à partir du XVe siècle. Celle-ci répondant au besoin pour les peintres de reproduire les choses dans leur réalité visuelle et matérielle ce qui était impossible à tempera. Celle-ci ne permettant pas les transitions de couleur nuancée (à titre d'exemple). Issue d'une philosophie nouvelle, la peinture à l'huile pris son essor aux cours de ses derniers siècles.

TECHNIQUE et PENSEE:

extrait du livre du père Gilbert Assémat sur " Nicolas Greschny un peintre d'icône " P.83 Edition les béatitudes anciennement Lion de Judas.
" C'est saint Thomas d'Aquin qui, au XIIIe siècle, a introduit l'aristotélisme dans la philosophie chrétienne jusque-là marquée presque exclusivement par le platonisme. Il a accordé de l'importance à la réalité matérielle, alors que précédemment c'est le monde des idées qui comptait. IL nous a amené à regarder les objets pour eux-mêmes. Les faits au lieu de relever de la mystique furent observés comme faits historiques (C'est alors que l'on commença à lire l'évangile comme on lit un livre d'histoire). Tout ce renouvellement de la pensée fut, parmi bien d'autres facteurs, à l'origine de la Renaissance.
Pendant plusieurs décades on sent d'ailleurs l'hésitation des peintres pris entre les deux techniques parce que partagés entre les deux philosophies. Ainsi, les pré-raphaëliques utilisent la tempera quand il s'agit de peindre les visages ou les mains des personnages qu'ils considèrent encore comme divins ; mais ils se servent de l'huile pour peindre les vêtements et les objets dans leur réalité quotidienne la plus concrète…. "

PROPLASME:

Du grec proplasmos; du russe sankir. Pro = avant ….; ouvrage façonné: ébauche.
Les proplasmes de base sont les couleurs des fonds utilisés en particulier pour les carnations (visages, mains, pieds) et dans l'ensemble pour les vêtements, les rochers, la végétation, les monuments.
La particularité technique de ces proplasmes est de déposer la couleur extrêmement diluée (pigment+tempera+eau) avec le pinceau bien chargé (style pinceau aquarelle petit gris) dans les limites du dessin gravé, de façon à former une flaque (goutte) liquide. Le pinceau est maintenu à la verticale, on écrit ainsi l'icône. Il faut garder la même densité de matière sur toute la flaque et surtout ne plus retoucher ce qui à été déposé sous peine de destabiliser le travail. Quand tout est bien sec la couche doit être uniforme, mat, solide, pas empâtée.
Les proplasmes de base sont toujours de couleurs sombres, on éclaircit progressivement.
On procède de cette façon pour mettre l'accent sur la Lumière qui jaillit des ténèbres.
" Les ténèbres ne sont pas ténèbres devant toi, la nuit comme le jour est Lumière. "

source

TECHNIQUE

La planche
Telle l'arche de la première alliance, l'icône peinte sur une planche de bois et recouverte d'or portera la nouvelle alliance n'est plus seulement plus un code de loi mais la présence d'une personne.
Déterminez d'abord le format de votre planche en comptant le cadre.

Le cadre représente l'Eglise, au sens grec du mot "Ecclesia"   qui veut dire : "qui appelle". Il est une invitation à entrer dans le mystère de la Foi.

Prenez une planche de bois (naturel ou panneau) sèche de 1,5 à 4 cm d'épaisseur et coupez-là au format choisit 

Avec du papier de verre (grain 60), poncer le contour pour  adoucir les arêtes.

Faîtes tremper 10 cl de colle de peau de lapin dans 70 cl d'eau froide pendant 6 heures. 

Faîtes chauffer doucement (bain-marie) la colle jusqu'a dissolution de la colle en un mélange homogène, et imprégner votre planche de cette colle encore chaude.
 
 

Le choix du bois
Tous les bois peuvent être utilisés pour confectionner les planches d'icône mais ils doivent être dépourvus de noeuds et bien secs. Le bois favori des iconographes est le tilleul car il est très homogène, tendre et donc facile à travailler. Le sapin et le pin, pourtant utilisés couramment dans les pays de l'est, ont une mauvaise réputation à cause de la poix qu'ils contiennent mais, s'ils sont bien secs et nettoyés de toute trace de résine, ils conviennent parfaitement. Le chêne et le châtaignier, même bien secs, ont tendance à se fendre à cause de leur texture très filandreuse : il vaut mieux les utiliser pour les petits formats (moins de 30 cm.). 

Le bois vendu de nos jours par l'industrie n'est pas sec en profondeur. Il est donc conseillé de laisser sécher deux ou trois années supplémentaires à l'abri des intempéries, du soleil et à température extérieure avant de l'employer.

Le Moyen-Age, faute de moyens techniques adéquats, n'a pas pu produire des panneaux de bois croisé (contre-plaqué), mais il est évident que ce bois aurait été employé pour la confection des grandes icônes à cause de ses avantages de stabilité, de solidité et d'homogénéité. Le contre-plaqué marine est cependant inutilisable car il a été rendu imperméable et, de ce fait, les différentes couches de préparation ne peuvent y adhérer solidement.

L'utilisation du bois latté est déconseillé car celui-ci présente souvent des intervalles creux entre les lattes collées sous la fine plaque de surface qui, avec le temps, risque de céder. L'aggloméré est à éviter également car cet agrégat de sciure, de copeaux et de colle se décompose rapidement, surtout dans des milieux humides.

La planche
Si la planche choisie est un peu convexe, choisir ce côté pour peindre. Autrement, choisir le côté qui est le plus proche du coeur de l'arbre d'après le dessin des stries de croissance comme illustré ci-dessous.

Renoncer à utiliser des planches trop déformées incompatibles avec la technique de la flaque.

 

Le calcul du format
Avant de découper une planche, il est nécessaire de bien calculer son format dans des proportions exactes et selon la grandeur choisie pour l'icône.
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Les proportions se calculent toujours pour le cadre intérieur de l'icône, par exemple : 
- 3 x 4 pour les bustes (voir ci-contre)

- 4 x 6 pour la Mère de Dieu de Vladimir

- 1 x 3 pour les personnages en pieds 

- 4 x 5 pour la Trinité de Roublev..

La largeur des rebords doit être ajoutée aux mesures du cadre intérieur de l'icône avant la découpe. Ces rebords peuvent être agencés de différentes manières :

- 4 rebords de largeur égale

- 3 rebords égaux, le rebord du bas plus large

- 2 rebords latéraux égaux et 2 rebords horizontaux plus larges mais égaux.

Une fois la planche découpée, voici les deux techniques les plus répandues pour façonner des rebords :

La planche creusée

 

En général les planches sont creusées d'une profondeur de 2 à 5 mm, voire plus, selon l'effet désiré. Ce travail peut s'effectuer à l'aide d'une gouge et d'une mailloche comme ci-contre ou à l'aide d'outils électriques (défonçeuse). 
Le fond sera égalisé au grattoir car sa surface doit être rendue la plus plane possible.

Si de petits noeuds apparaissent lors du travail, il faut les évider à la gouge et boucher les trous avec une pâte que l'on peut fabriquer en mélangeant de la sciure fine et de la colle à bois. 

Les baguettes collées

Il est aussi possible de faire ces bords à l'aide de baguettes (en balsa par exemple) collées (colle à bois ou colle de peaux) en les serrant à l'aide de serre-joints pendant une nuit de séchage. Ces baguettes auront le bord intérieur arrondi (chanfreiné) et ne seront jamais d'un bois plus dur que celui de la planche. 
Attention à ne pas fixer les baguettes avec des clous car le levkas oxyde le métal et risque d'éclater.

Les traverses de renfort

Lorsque la taille de la planche excède 30 cm de largeur, il est conseillé de la renforcer par des traverses en queue d'aronde qui limiteront son gauchissement. 
Choisir un bois d'une dureté supérieure à celle de la planche pour confectionner ces traverses.

L'entaillage de la planche

Une fois la planche terminée, on l'entaille en diagonale sur toute la surface à l'aide d'un couteau ou d'un cutter pour garantir une meilleure prise de la colle. 
Il est recommandé de casser les arêtes trop vives de la planche au moyen d'une râpe à bois ou de papier abrasif.

La colle et sa préparation

La colle utilisée couramment est de la colle de peaux vendue sous forme de plaques, de grains ou de paillettes.

Dosages pour 5 à 6 planches de 20 x 25 cm

Faire gonfler 200 grammes de colle dans 1 litre d'eau froide durant toute une nuit. 
La plaque de colle sera réduite en morceaux. Attention aux éclats : enfermer la plaque dans un chiffon avant de la briser à l'aide d'un marteau.

Le lendemain, faire chauffer la colle au bain-marie, en remuant au fouet, et porter jusqu'aux premiers bouillons. 
La colle s'emploie très chaude et il faut bien la remuer avant l'application pour éviter les grumeaux. Pour des emplois ultérieurs de cette même colle, la réchauffer au bain marie sans la faire bouillir car une colle trop cuite perd de sa force.

Cette préparation sert :

- au collage des baguettes pour les rebords.
- à la première couche sur toute la planche.
- au marouflage (encollage de la toile).

La colle se conserve plusieurs semaines au réfrigérateur.

L'encollage de la planche

  Lorsque la colle est bien chaude, la retirer du feu et l'étaler sur la planche à l'aide d'un pinceau large. Eviter les épaisseurs. Encoller la planche recto-verso pour la protéger des moisissures à l'arrière. Laver le pinceau et le fouet à l'eau chaude et laisser sécher pendant une nuit.

Le marouflage
Cette opération consiste à coller une toile sur la planche dans le but d'avoir un enduit solidaire de la toile et non du bois, car celui-ci ne cesse jamais de travailler. Ce procédé rend le fond plus souple et vise à éviter des craquelures.

Le choix d'une planche en contre-plaqué rend cette étape inutile car le bois croisé de bonne qualité est très stable et ne travaille pas.

  - Préparer un morceau de toile un peu plus grand que le format de la planche. Un vieux drap en coton fera très bien l'affaire. Eviter les tissus trop épais car ils réagissent à l'humidité et risquent de produire des fissures.

- Enduire la planche de colle, attendre que celle-ci prenne et poser la toile en partant du centre en chassant les bulles d'air. On peut s'aider d'une cale en bois pour bien coller les angles des rebords.

- Veiller à ce que la colle ne traverse pas la toile afin de pouvoir repérer les bulles d'air après séchage. Il n'est pas nécessaire d'entoiler le chant de la planche.

Après une nuit de séchage, examiner la planche soigneusement en la frottant fortement avec la main. Si les fibres du tissus se déplacent sous la pression, cela indique la présence de bulles d'air... Faire une entaille en croix sur ces bulles, relever le tissu pour y remettre de la colle. Entailler ensuite tout le pourtour du cadre intérieur pour éviter des tensions au séchage entre les rebords et le fond de la planche.

Repasser une couche de colle sur la totalité de la toile en insistant sur les parties entaillées. Laisser sécher pendant une nuit.

Une fois la colle sèche, découper le tissu qui déborde de la planche au cutter. 
Si l'on veut conserver l'apparence du bois sur les côtés, on peut les protéger des taches par un ruban adhésif.

  Dosages pour 5 à 6 planches de 20 x 25 cm 
La préparation du levkas

Le mot levkas vient du grec "leukos" qui signifie blanc. C'est le nom usuel donné à l'enduit blanc du fond de l'icône composé de blanc de Meudon, de Troyes ou d'Espagne mélangé à de la colle sur lequel les couleurs offriront leur meilleure transparence.

Faire gonfler 80 grammes de colle de peaux dans un litre d'eau pendant une nuit. 
Le lendemain, faire chauffer la colle au bain-marie et en y incorporant progressivement un kilo de blanc de Meudon (ou de Troyes). Faire tomber le blanc sous forme de pluie et bien remuer au fouet.

Une fois tout le blanc versé, continuer à bien remuer pour éviter les grumeaux et chauffer jusqu'à l'apparition de vapeurs. Ajouter cinq ou six gouttes d'huile de lin au mélange afin de garantir une certaine souplesse au levkas. Eteindre le feu et continuer à battre pendant quelques minutes. 
Il ne faut jamais faire bouillir le levkas et il est préférable de le préparer dans un récipient profond afin d'éviter une trop grande évaporation. Ne pas enlever la peau qui se forme sur le dessus, elle se dissoudra en mélangeant.

Les quatre premières couches de levkas

Le levkas refroidit très vite et a tendance à s'épaissir, c'est pourquoi il faut le poser très chaud, au moyen d'une brosse large, en un seul passage rapide. La couche doit être la plus fine possible pour réduire les risques de fissures. 
Si on enduit plusieurs planches à la suite, il est nécessaire de réchauffer le levkas plusieurs fois et de bien le remuer car la colle, plus lourde que le blanc, a tendance à descendre au fond du récipient.

Laisser sécher pendant une nuit.

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Poser les quatre premières couches de levkas en croisant le sens du pinceau lors de l'application pour égaliser la surface. Les premières couches laissent apparaître des petites bulles qui disparaissent ensuite au passage successif des couches et par le travail à la spatule. 
Prendre soin de couvrir le récipient contenant le levkas d'un film de plastique de ménage (cellophane) pour éviter une trop forte évaporation lors de son refroidissement.

Atténuer progressivement la force de la colle couche après couche en ajoutant un demi-verre d'eau à chaque réchauffement du levkas pour éviter que des tensions entre les couches ne produisent des fissures.

Le ponçage

  Dès la troisième couche et lorsque le levkas est bien sec, entreprendre un premier ponçage au moyen d'une cale en bois recouvert de papier de verre (grain180 à 240) pour réduire les inégalités. Le mouvement du ponçage doit être circulaire et régulier. 
Plus on avance dans la pose des couches, plus le papier choisi sera fin : le ponçage de la couche de finition se fait avec du papier de 600 afin d'éliminer les dernières raies.

Ne pas poncer trop en profondeur pour éviter de faire réapparaître les petites bulles du début.

Les doubles couches de levkas
Les doubles couches ont pour but de retarder le séchage du levkas, ce qui facilite le travail à la spatule. Ce procédé sera répété deux à trois fois selon le résultat obtenu. Il est inutile de repasser une couche supplémentaire sur un levkas déjà bien dressé.
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  - Poser une couche de levkas au pinceau
- Attendre 5 minutes de séchage pour que la couche devienne un peu mate
- Remettre une couche de levkas au pinceau
- Passer la spatule à plat sur les rebords. Puis, en partant de ceux-ci, lisser vers le bas en faisant "chuter" la spatule sur la surface intérieure de la planche et égaliser le fond sans remonter sur le rebord opposé. Répéter l'opération depuis chaque rebord en faisant tourner la planche.
- Passer l'index mouillé sur le chanfrein pour effacer les traces de spatule et façonner les angles.

La couche de finition
Cette étape s'effectue en déposant des gouttes de levkas aux derniers endroits qui présentent des défauts, des petits trous ou des raies de spatule. Ces gouttes sont déposées sur le fond sec et lissées d'un coup de spatule ou égalisées avec la paume de la main légèrement humidifiée. Si des petites bulles subsistent, on les bouche également avec la paume de la main et un peu d'eau.
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Les fentes et les craquelures

Si des craquelures apparaissent au cours de la pose des couches ou à la fin du travail, il faut remettre la planche à nu et si celle-ci ne présente aucun défaut majeur (noeuds, fente ou gauchissement important), recommencer. Inutile de rajouter des couches supplémentaires cela ne ferait que s'aggraver. Inutile aussi de vouloir boucher les fentes en y coulant du levkas, les fentes vont se déplacer...

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Ne jamais oublier qu'une planche d'icône ne peut ou ne doit avoir la perfection mécanique d'un produit industriel et que les imperfections d'une planche n'ont jamais nuit ni à l'esthétique, ni à la valeur spirituelle d'une icône. Il est toutefois important que cette planche ne présente pas de gros défauts aux endroits prévus pour les visages qui sont les centres de présence de l'icône. De petites craquelures à certains endroits secondaires peuvent être admises, comme sur le pourtour intérieur du cadre pour lequel on a parfois utilisé un bois différent et qui ne réagit pas forcément de la même manière que le support de fond à l'humidité chaude du levkas et à son séchage. 

source

ETAPES DE LA REALISATION D’UNE ICÔNE          

 

-Choix du bois à la scierie :hêtre,chêne,tilleul etc.…( un bois non résineux et non huileux )

-Passage chez le menuisier pour raboter, aligner…

Préparation de la planche

a- ponçage

b- encollage avec un mélange de colle de peau de lapin et d’eau

c- pose d’une toile fine à la colle de peau

d- préparation d’un enduit( levkas) avec de la colle de peau, du blanc de Meudon, de l’eau, un peu d’alcool et quelques gouttes d’huile de lin…Le tout se fait dans un récipient au bain marie.

e- encollage de la planche avec ce mélange. L’on passe  8 à 15 couches selon la superficie de la planche,  en diminuant au fur et à mesure la quantité de colle par rapport à l’eau et au blanc de Meudon ( c’est à dire que le mélange est de plus en plus « maigre » ).Entre chaque couche, on attend  ½ heure à 1 heure.

f- Lorsque la planche est complètement sèche, le ponçage peut commencer. On utilise pour cela du papier de verre « à l’eau » : 180,240,320,400 et 600 pour finir…L’enduit (levkas) doit être aussi lisse que de la faïence.

Réalisation du dessin et de la mise en couleur

a- selon le degré de connaissance des structures de l’icône et de l’habileté de l’iconographe, le dessin se fait à main levée sur un calque ou bien est simplement décalqué. Il est retranscrit au poncif sur la planche préparée…

b-l’iconographe ( après la préparation requise pour la pratique de l’art sacré ), commence à appliquer les couleurs ( mélange de pigments, de jaune d’œuf, d’eau et d’un peu de vinaigre s’il doit conserver cette préparation plus d’un jour ) en  couvrant les principales parties avec les teintes les plus sombres (2, 3 ou 4 couches selon le pouvoir colorant des pigments ou de la transparence désirée ).

c-puis s’ébauchent les premières « lumières »…sur lesquelles viennent se poser de nombreuses couches successives transparentes,15 à 16,( cela est le cas notamment pour les carnations ) des lumières toujours plus accentuées.

d- par de petits traits fins blanc-cassé ( ultimes lumières ) placés aux endroits appropriés, on achève ainsi la réalisation des vêtements, des carnations et des paysages, éventuellement..

e- l’or est posé soit avant soit après tout le processus décrit en b, c et d …

f- les contours en traits foncés sont alors appliqués .

g- l’auréole est tracée au compas et au pinceau .

h- puis les Noms, qui finissent de « personnifier » l’icône et les bords, généralement peints en rouge foncé ou oxyde .

i- après un temps de séchage d’au moins un mois, l’icône est vernie à la gomme laque( 8 à 9 couches), et matifiée à la laine d’acier extra-fine .

 

Le dos de l’icône est teinté et verni. Un certificat d’authenticité y est collé, indiquant entre autre l’année de la réalisation.

source


Contacts pour stages, commandes et renseignements techniques:

1) Frère MatthieuAbbaye Saint Martin de Mondaye 14250 JUAYE-MONDAYE f.matthieu@mondaye.com Téléphone : 02.31.92.58.11

2) Richard  Sérène   

ATELIER de la CATHÉDRALE
Le Niau    "La Cathédrale"
49750 Rablay sur Layon
Tel: 02-41-78-65-93

courriel : richard-serene@wanadoo.fr

3) Session d’Icônes avec Mme Elisabeth Ozoline
au Monastère de St Doulchard dans le Berry
115, route de Vouzeron
18230 St Doulchard
Tel : 02-48-65-57-65

4) Atelier St André (un site très complet sur l'icône et la fresque)

Contact: http://www.atelier-st-andre.net/fr/pages/contacts/mail-fr.html

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De nouveaux impératifs de vie font que notre présence sur le net est restreinte aux lundi et mardi de chaque semaine scolaire, nous vous demandons de le prendre en considération et d'en tenir compte au cas où vous déposeriez des commentaires ou des questions. Merci et bonnes visites dans ce blog.

Commentaires

  • A voir !

    Je vous signale un blog sur l'iconographie : www.christophora.canalblog.com

    Posté par CHRISTOPHORA, 07 octobre 2008 à 22:07
  • Icônes sur porcelaine

    Je voudrais faire connaître cet Art aussi magnifique que difficile dont la symbolique , les passages par le feu , est aussi très riche....Merci de répondre à ma requête. Anne- France Peltier

    Posté par Peltier, 06 janvier 2013 à 14:56
  • Bonjour, bonne année

    Quelle est votre requête? vouloir faire connaître l'art des icônes sur porcelaine?
    Rien ne vous en empêche...
    vous avez mis le lien de votre blog sur votre commentaire
    ceux qui sont intéressés ou curieux pourront découvrir votre blog et les travaux que vous y présentez

    Posté par Carnetspi, 07 janvier 2013 à 04:30

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