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20 mai 2006

Livre Da Vinci code contre essai... 2 ème partie

- Voici quelques éléments de réponse qui pourraient nous éclairer sur les étranges rapports que Léonard entretenait avec l'Eglise.
Selon certains commentateurs modernes la femme qui se tient à coté de Jésus serait Marie Madeleine.
Les Femmes (certaines en tout cas) auraient tenu un rôle essentiel dans la vie de Jésus ; rôle que l'Eglise a ensuite volontairement occulté pour mettre les hommes sur le devant de la scène.
Si dans les 4 Evangiles retenues par le droit canon lors du concile de Nicée vers 325 on parvient à peine à trouver quelques mentions du rôle des femmes, il en est autrement dans les évangiles apocryphes ; dans celle de Philippe notamment qui écrit " elles étaient trois à toujours marcher avec le Seigneur : Marie sa mère, sa sœur et Madeleine qui est dite sa compagne. Sa mère, sa sœur et sa compagne s'appelaient toutes Marie " Philippe écrit " Le Christ l'aimait plus que tous les disciples et il avait l'habitude de souvent l'embrasser sur les lèvres " ( le terme de disciple ne se référant pas uniquement aux hommes et le terme de compagne se traduisant plutôt par épouse)

- Il serait donc possible d'imaginer Jésus marié.
Dans les 4 Evangiles reconnus par le droit canon on remarque que, Marie Madeleine est la seule femme à ne pas être identifiée par rapport à un homme - sœur, mère, fille ou épouse. Elle est simplement appelée par son nom. Se pourrait il que les évangélistes aient ignoré son identité, il est plus vraisemblable de la supposer si célèbre qu'aucune précision supplémentaire ne soit nécessaire.
Outre Marie, Marie Madeleine est la seule femme nommément citée. Elle apparaît pour la première fois au cours du ministère de Jésus en Galilée, puis elle assiste à la crucifixion et devient le premier témoin de la résurrection. Marie Madeleine est non seulement la première femme, mais encore la première personne à l'avoir vu.
Elle est même la première a avoir reçu une mission apostolique directe de Jésus ; celle de porter la nouvelle de sa résurrection aux Apôtres. Elle apparaît donc bien comme un personnage essentiel proche de Jésus, même si l'Eglise ne s'est ensuite intéressée qu'aux hommes, aux Apôtres … et à Pierre pour en faire son premier Apôtre qui bâtira une église régentée par une papauté et un clergé exclusivement masculin.

- Il est par ailleurs surprenant de constater que de Marie Madeleine a tenu un rôle de premier ordre dans diverses traditions.
Ainsi les cathares étaient ils persuadés que Marie Madeleine fut l'épouse, sinon la concubine de Jésus ; farouches adversaires de la sexualité et même du mariage il est impensable qu'ils aient inventé cette histoire et qu'ils ne se soient appuyés sur des connaissances certaines et sérieuses.
En Languedoc comme en Provence Marie Madeleine qui se confond avec Marie de Magdala ; la Magdaléenne, est de nos jours encore une sainte populaire. Elle y aurait même vécu, étant venue en France après la mort de Jésus. Elle aurait résidé à la Sainte Baume et ses ossements seraient à la basilique de Saint Maximin ; plusieurs fêtes catholiques la vénèrent encore actuellement dans la région.
La légende de la Magdaléenne (s'il s'agit d'une légende) a même laissé quelques traces ailleurs puisque l'on retrouve dans la cathédrale de Chartres,un vitrail qui représente Marie Madeleine dans son bateau, à son arrivée en France. Ce vitrail est la plus vieille représentation de la légende en France ; sa présence montre l'importance qu'elle revêtait pour les architectes de cathédrales.

De nombreux commentateurs laissent supposer que le secret des Templiers concernait entre autre Marie Madeleine, ses relations avec Jésus, la place de Jean Baptiste et la découverte du Graal.

- Avant de revenir à Léonard de Vinci évoquons le début de la période des Templiers pour faire une découverte surprenante.
En 1099 Jérusalem est à nouveau aux mains des croisés et Godefroi de Bouillon s'y installe à la tête de l'ordre. Une abbaye est construite sur le mont Sion elle donnera son nom au prieuré de Sion, ordre qui se sépare de celui des Templiers en 1188. A partir de cette date les deux ordres assument chacun de façon autonome et indépendante leur destin.
L'ordre des Templiers reste visible jusqu'à son déclin au 14eme siècle et son histoire nous est plus ou moins connue, mais l'ordre du prieuré de Sion disparaît discrètement aux yeux des profanes et se fait oublier.
Comme l'ordre des Templiers, celui du prieuré de Sion garde jalousement ses secrets concernant semble t'il aussi Marie Madeleine, son rôle et le Saint Graal.
Certains chercheurs ont retracé le parcours du Prieuré les menant à nos jours puisqu'il aurait son siège à Saint Julien en Genevois, et est enregistré comme association sous le titre de " Circuit " (Chevalerie d'Institution et Règles Catholiques d'Union Indépendante et Traditionaliste) une association qui comptait plus de 9000 membres en 1956. Contrairement aux templiers, les membres du prieuré continuent à travailler au fil des siècles, sous forme de société initiatique et secrète mais pas seulement en France.
La liste de quelques Grands Maîtres nous incite à penser que le Prieuré a réussi à rester influant ; on relève entre autres en commençant par les derniers ; Jean Cocteau dans les années 1950, Claude Debussy dans les années 1900, Victor Hugo vers 1860, Isaac Newton de 1691 à 1727, Botticelli de 1483 à 1510 et……….. Léonard de Vinci de 1510 à 1519

- Etant Grand Maître du Prieuré de Sion, (donc proche des Templiers), et compte tenu de ses connaissances ésotériques, Léonard n'a-t-il pas voulu nous faire parvenir un certain nombre de messages à travers ses peintures ?

- En recherche de vérité, après avoir appris ces diverses théories, j'ai voulu aller à Milan voir de mes propres yeux l'œuvre de Léonard pour essayer de mieux comprendre.
Ayant vu la peinture murale de près je me suis reposé les questions du début de ce travail mais sous un autre angle.
J'ai d'abord été frappé de constater qu'après la dernière restauration (qui je le rappelle essaie d'être fidèle à l'original) les couleurs des vêtements de Jésus et de Marie Madeleine ne soient pas inversées comme énoncé dans les précédents commentaires ; la fresque est difficile à décrypter parfois mais j'ai pu remarquer que la couleur rouge était très différente d'un personnage à l'autre. Je me mis alors à douter des interprétations que je viens de vous présenter.

J'ai également appris qu'étaient conservés dans la bibliothèque royale de Windsor certains croquis de Léonard qui étaient les esquisses, les éléments préparatoires à la fresque finale L'une de ces documents concerne l'étude du bras de Pierre.
N'avez vous pas l'impression qu'en bas du croquis on distingue l'esquisse de sa main repliée en arrière comme ceci ( faire le geste) elle pourrait tout simplement être la main qui tenait le mystérieux poignard ? ? ?

La thèse qui parlait d'une main en surnombre est difficile à vérifier puisque l'état de la fresque ne permet pas de repérer toutes les mains. A ce niveau encore je me demande si les précédentes thèses n'ont pas été établies à partir de reproductions et interprétations peu fidèles de la fresque d'origine.

Quant au mystère des pains non rompus et à l'expression dure et agressive des visages, j'ai également appris à Milan que la fresque ne représenterait pas l'institution de la cène ( de l'eucharistie) située à la fin du repas, mais un moment antérieur où Jésus dit : " l'un de vous me livrera "il s'agit d'un moment éminemment grave et chargé d'émotion où l'on peut comprendre que les disciples soient à la limite de se fâcher, soit en mettant la parole de Jésus en doute, soit en suspectant leur voisin ; ce qui peut expliquer leurs attitudes courroucées.

Et Marie Madeleine alors ? Là aussi je fus troublé de découvrir dans la cène de Domenico Ghirlandaio ( peintre mort en 1494, un an avant que Léonard ne réalise la sienne) qu'il y avait aussi à la droite de Jésus un personnage au visage juvénile voire féminin.

de plus ce personnage conforme aux Evangiles,était comme le disent les écritures " penché sur sa poitrine " ( nous sommes par contre dans cette œuvre là au moment exact ou Jésus partage le pain)

- S'agit il vraiment d'une femme dans la fresque de Léonard ? la peinture de Ghirlandaio nous rappelle que Jean était très jeune ( il apparaît sans barbe évidemment), que c'était le disciple que Jésus " aimait le plus " et que même dans la tradition chrétienne actuelle il est souvent décrit comme " efféminé "

Il faut également rappeler que Léonard (vraisemblablement homosexuel) avait naturellement tendance à représenter l'archétype de la beauté masculine de façon efféminée.
Peux t on dire que le personnage avait une poitrine aux formes féminines ? l'état de la fresque ne me permet vraiment pas de l'affirmer ;

vous remarquerez sur cette reproduction en noir et blanc que l'on aperçoit les pieds de Jésus ; qui ne sont plus visibles sur la fresque originale ; c'est peut être ce genre d'interprétation et ce genre de mauvaise reproduction qui peut nous induire en erreur.

- En conclusion
A ce jour je dois vous avouer que je ne sais plus où est la limite entre l'ésotérisme et la vérité dans cette œuvre.

Le travail que je vous ai présenté demanderait à être poursuivi encore par des recherches beaucoup plus approfondies et minutieuses, mais serait t il possible alors de découvrir La Vérité ? ou d'en rester à des vérités.
Nous voilà au cœur de notre réflexion ….., j'en retiens pour leçon qu'il nous faut toujours rester vigilants et garder un esprit critique à l'écoute des affirmations qui nous sont faites ; et que ces affirmations ne devraient être retenues qu'après avoir été vérifiées.
Il ne s'agit pas de mettre systématiquement en doute tout ce qui nous est dit, mais de savoir prendre du recul et d'analyser les apparentes vérités.

- Nous devons certes faire la lumière… mais toute lumière nous renvoie à la question de l'éclairage, à la question de sa source ; à la question de la qualité de la lumière donc…………...
Comme je vous l'ai déjà dit au début de ce travail, Léonard à peint sa fresque comme un véritable trompe l'œil, en simulant un éclairage venant de la gauche ; côté où le mur était percé de véritables fenêtres et d'où venait la vraie lumière, il a donc choisi d'emblée de mettre son œuvre énigmatique sous un certain éclairage ; peut être aurait il pu nous en proposer d'autres ?

- J'espère que ce voyage vous aura permis de découvrir au moins deux éclairages (le mot éclairage étant bien sur pris au sens figuré), que vous aurez perçu deux façons de voir les choses ; peut être en découvrirez vous encore d'autres ?
S'agit il d'ésotérisme ou de vérités ? je vous laisse y répondre vous même.

- Bibliographie

- Il cenacolo.Guide du visiteur du réfectoire
Léonard de Vinci d'Enrica Crispino
La révélation des Templiers de Lynn Picknett et Clive Prince paru en 1997
Internet
Et " pour le fun " comme l'on dit maintenant le best seller Da Vinci Code qui ne vous apprendra rien de précis ni de constructif mais qui a le mérite d'être un roman facile à lire.

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