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05 mai 2006

Apprivoiser la souffrance ou "lacher-prise"

Apprivoiser la souffrance

/tous droits réservées à: http://www.michelemorgan.ca / (n'hésitez pas à consulter le site et la page-source, je ne reproduis que quelques brefs extraits pour vous inciter à approfondir ce témoignage et ses conseils fort judicieux que je connais TOUS pour avoir vécu le même chemin que cette femme!)

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Que faire avec cette souffrance? On aurait tendance, de prime abord, à penser qu'il faut fuir la souffrance, la faire taire ou encore la nier pour qu'elle ne nous empêche pas d'accéder à la joie. Rien n'est plus inexact, car plus on lutte contre la souffrance, plus elle risque de nous rattraper de plein fouet. Par ailleurs, et c'est là la bonne nouvelle, il y a plein de possibilités permettant d'accueillir la souffrance mais également de la laisser «passer», de l'empêcher de nous envahir totalement pour, éventuellement, la transformer en gain. (...)

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Lâcher prise de ses rêves d'amour, renoncer à vivre l'attachement émotionnel, laisser de côté l'amour romantique pour enfin apprendre à s'aimer soi-même et pour éventuellement accéder à l'amour véritable, tout cela n'est pas quelque chose de facile et ni qui s'accomplit instantanément. On a parfois l'impression que le plancher va s'ouvrir sous ses pieds et que l'on va se retrouver au fond d'un ravin. On regarde autour de soi, on ne voit que des couples heureux, même si l'on sait très bien que les apparences peuvent être trompeuses, on pense à tout ce qui ne sera plus et qui était bon. On appréhende aussi le quotidien qui aurait pu être tellement agréable à deux. Comment envisager de fleurir l'extérieur, d'installer le barbecue sur la terrasse ou encore de sortir le vélo alors qu'on est désormais seul pour en profiter? Voilà le défi, et voilà pourquoi j'ai voulu «prendre le taureau par les cornes» et ne pas me laisser abattre par cette souffrance. (...)

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La chérir davantage, de l'estimer telle qu'elle est et non telle qu'on a voulu qu'elle soit, de la respecter aujourd'hui et à jamais, et de faire en sorte qu'on la respecte sans concessions, compromis ou réserves. J'ai alors senti la tristesse s'atténuer et le chagrin fondre comme neige au printemps, et j'ai finalement perçu, à travers les larmes qui coulaient encore, un sourire de bonheur, le plaisir d'être reconnue et appréciée. (...°

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Le travail d'accueil de la souffrance ne veut pas dire être masochiste et penser délibérément et avec obsession à ce qui nous fait mal. Il signifie seulement entrer en soi, prendre contact avec cette souffrance et lui demander ce qu'elle a à nous dire. Une fois cette compréhension établie, la souffrance passera comme un nuage qui ne reste pas en place dans le ciel. (...)

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Pour bien vivre le processus d'accueil de la souffrance, il est préférable de ne pas prendre de médicaments, sauf en cas d'extrême nécessité. Mais, si vous êtes déjà sous traitement médical et qu'on vous a prescrit des médicaments, je vous suggère de parler à votre thérapeute de la démarche que vous voulez entreprendre avant de supprimer les médicaments ou d'en modifier la posologie.

Un réseau de soutien est évidemment une bonne soupape de sûreté pour les heures les plus sombres au cours desquelles vous aurez peut-être l'impression de déraper. Un simple appel téléphonique ou encore une rencontre de quelques minutes suffiront sans doute pour vous redonner confiance dans votre démarche d'accueil de la souffrance. Mais il n'est surtout pas conseillé de s'étourdir et de fuir, car l'objectif poursuivi ne serait sûrement pas atteint. (...)

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Mon frère suggère que l'on remercie nos bourreaux de coeur au lieu de les blâmer de ne pas avoir vraiment livré la marchandise d'amour promise, car, selon lui, ils ont justement été placés sur notre route pour nous faire revivre la souffrance initiale tant et aussi longtemps que nous n'aurons pas compris où se situe le chemin de la délivrance. (...)

Écrire est aussi une thérapie très efficace pour se libérer d'une souffrance et pour la dédramatiser. Vous n'êtes pas obligé de publier ce que vous écrivez, ni même de le faire lire à quiconque. N'écrivez que pour vous, pour bien identifier toutes les émotions que votre souffrance vous fait vivre et pour vous rendre compte de toutes les constatations qu'elle vous amène à faire sur votre vie. (...)

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Caractéristiques d'un être qui ne vous aime pas véritablement

Il ne fait pas ce qu'il dit (avec vous) et il ne dit pas ce qu'il fait (avec l'autre).

Il ne vous dit pas: «Je t'aime», il vous dit: «Je t'aime, mais...»

Il vous parle toujours du bonheur que vous vivrez, avec lui, dans l'avenir pour vous faire supporter le malheur que vous vivez, avec lui, au présent.

Il se voit avec vous pour l'éternité en oubliant l'enfer dans lequel il vous plonge dans la quotidienneté.

Il vous donne le sentiment d'être une personne très importante lorsque vous n'êtes pas disponible, puis vous traite comme un objet à partir du moment où il réalise que vous l'aimez sincèrement et que vous voulez partager sa vie. (...)

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Pleurer abondamment, exprimer sa colère ou toute autre émotion ressentie au cours du processus d'accueil de la souffrance.

Il est possible et même probable que le processus d'accueil de la souffrance vous amène à pleurer considérablement, à exprimer votre colère par le cri primal et à imaginer que ce torrent de larmes n'aura jamais de fin. Mais, je peux vous l'assurer, il se tarira au bout d'un certain temps. Certaines personnes pleurent plusieurs jours de suite, alors que, chez d'autres, les pleurs sont concentrés en quelques séances plus espacées mais qui durent quand même plusieurs heures à la fois.

Empêcher ces larmes de couler ne peut vous aider d'aucune façon. Au contraire, leur permettre de remplir votre puits d'amour fera en sorte que vous ne sentirez plus jamais la soif d'attachement et d'amour que la dépendance affective vous conduisait à éprouver.

Une fois votre puits d'amour bien plein, vous serez aussi capable de donner de l'amour à d'autres personnes puisque vous aurez réussi à transformer toute forme de souffrance en forces positives. La pierre philosophale et la fontaine de Jouvence se résument, à mon avis, à cette alchimie magnifique que l'être humain peut accomplir en prenant contact avec l'esprit en lui. (...)

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Apprivoiser la souffrance est donc une façon d'améliorer sa qualité de vie et de cultiver le bien-être en dépit des imprévus, qui sont inévitables au cours d'une vie. C'est aussi une façon de mieux comprendre et d'aider plus efficacement les gens autour de soi qui ont, eux aussi, des épreuves à traverser. (...)

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