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02 avril 2006

Mieux connaître Pessah (fête juive)

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Cette année du 13 Avril 2006 au 21 Avril 2006

Pâque est d'abord la fête du renouveau de la nature.

Elle commémore aussi la libération du peuple hébreu de l'esclavage qu'il subissait en Égypte. Le mot Pessah signifie "passage". Il désigne le passage de Yahweh qui frappa les maisons des égyptiens et épargna les israélites et il commémore le passage de la mer rouge. Pour fêter la sortie d'Égypte, la veille au soir de Pessa'h, on mange en famille le repas pascal (Seder). La fête de Pâque commence le jeudi et dure 8 jours.

Elle commence au soir du 14 Nissan dernier jour avant la pleine lune qui suit l'équinoxe de printemps et  dure 8 jour du 15 au 22 Nissan qui est le premier mois de l'année selon la Bible. Selon le rituel au temps de Jésus, le repas pascal (Seder) était préparé à la fin de l'après midi du 14 Nissan. On ne pouvait consommer du pain fermenté pendant les 7 jours qui suivaient.


RITUEL

Le soir de Pessah, nous lisons la Haggadah, le récit de la sortie d'Egypte*. Ce récit construit sous forme de questions / réponses explique les conditions de la sortie d'Egypte, et rapporte les différentes opinions des sages sur le Seder et le sens de la fête de Pessah. Il contient également des louanges et des prières en relation avec la grandeur de Dieu, ses miracles et le souhait que nous avons tous de voir l'Exil se terminer " l'an prochain à Jérusalem".

A travers le cérémonial du Seder et de la Haggadah, il nous faut concrètement ressentir le goût de l'émancipation et de la liberté. La parole et le questionnement qui scandent les différentes étapes de la soirée doivent nous aider à y parvenir. Par définition, un homme asservi est un homme qui ne pose pas de question, qui se soumet sans discuter. Le soir de Pessah, plus on parle, plus on interroge, et plus on touche à l'essence de la fête...

Il est fondamental que chaque génération ressente avec la plus vive acuité que la sortie d'Egypte a fait de nous un peuple à part entière, libre d'une liberté fondamentale et inaliénable. Aucune persécution, aucun emprisonnement ne peut annuler ce qu'inaugure pour toujours la sortie d'Egypte : la naissance d'un peuple et l'avènement de sa liberté de conscience.

La Haggadah plus qu'un simple récit de libération nous confronte à l'expérience de la sortie, du passage vers quelque chose d'autre...

Elle montre très concrètement comment l'esclave inconscient de son aliénation se métamorphose en homme libre de ses choix et de sa foi. Durant tout le Seder, nous conjuguons et superposons les symboles contradictoires de libération et d'aliénation, justement pour mieux percevoir cette métamorphose. La liberté n'arrive pas comme un cadeau, elle se conquiert, elle se recherche...

*Pourquoi racontons nous la sortie d'Egypte, avec tellement de détails le soir de Pessa'h ?

Sur un bateau voyageaient plusieurs commerçants. Ils revenaient d'Extrême-orient, ramenant chacun des marchandises diverses : l'un un chargement de diamants, l'autre des tapisseries, un troisième des épices, un autre encore des bijoux.

Soudain éclate un orage qui menace de faire couler le navire. Tous les passagers. oublient la valeur de la marchandise qu'ils risquent de perdre. Ils sont tous égaux devant le danger et ne sont préoccupés que par le sauvetage de leur propre personne.

Mais, grâce à Dieu, le calme revient et les commerçants arrivent à bon port, contents d'avoir pu préserver tous leurs biens. Dès qu'ils mettent pied à terre, ils s'empressent de raconter à leurs amis venus les accueillir à quel danger ils ont échappé. Et il est facile, en les écoutant, de reconnaître celui dont les marchandises avaient le plus de valeur, car les détails qu'il rapporte sur la tempête sont beaucoup plus nombreux que ceux du voyageur qui risquait de subir une moindre perte.

Israël, s'il avait sombré en Egypte sans que l'Eternel l'eût délivré, n'aurait pas reçu la Torah et n'aurait pas été choisi pour remplir la noble mission qui est la sienne. Nous nous rendons compte à Pessa'h quelle eût été la grande perte que nous aurions subie de ce fait et c'est pourquoi nous ne pouvons raconter avec assez de détails cet événement miraculeux si important pour nous que fut la sortie d'Égypte.

ACTUALITÉ PERMANENTE DE PESSA'H

Nous célébrons Pessa'h non seulement en souvenir d'un événement qui arriva à nos aïeux en l'an 2448 après la Création, mais pour quelque chose qui ne cesse de nous arriver; qui nous arrivera encore quand Dieu, béni est-Il, nous enverra notre juste Messie qui nous rassemblera des quatre coins de la terre pour nous conduire à notre Terre Sainte, ainsi que nous disons dans l'action de grâces qui précède l'absorption de la seconde coupe de vin :

" Béni es-Tu [.... ] Qui nous as rachetés comme Tu as racheté nos ancêtres d'Egypte, et nous as permis de vivre jusqu'à cette nuit pour y partager la Matzah et le Maror. Ainsi, ô Eternel, notre Dieu et Dieu de nos pères, permets-nous de vivre jusqu'à d'autres fêtes [...... ] heureux dans l'édification de Ta ville, joyeux de T'adorer, afin que nous puissions manger le Sacrifice de Pessa'h [.... ] et Te rendre grâces par un nouveau chant pour notre rédemption et la libération de notre âme. Béni es-Tu, ô Dieu, Qui as racheté Israël ". 


15 étapes pour la liberté

1. KADESH

La première étape pour acquérir votre liberté est de reconnaître que vous êtes spécial. Vous possédez une combinaison particulière de talents, d'aptitudes et d'expériences qui vous qualifie pour apporter une contribution unique au monde.
L'esclavage est une vie sans aucun accomplissement, sans aucune réussite, ni aucun sens.

A Pessa'h, nous entamons notre voyage vers la liberté individuelle, en nous posant la question: de quoi l'humanité a-t-elle le plus besoin? En quoi puis-je contribuer de manière profonde à protéger et à alimenter le monde ? Et...que vais-je faire à ce sujet ?

2. OUR'HATZ

Nous avons tous ressenti ce sentiment d'émerveillement à la rencontre d'une personne fascinante ou à la lecture d'un livre passionnant.
Pessa'h nous apprend que pour être vraiment libres, nous devons aborder la vie avec l'émerveillement d'un enfant. " Quel est l'homme sage ? " demande le Talmud. " Celui qui apprend de chacun. "

Pessa'h est la fête du printemps, de la joie et de la renaissance. Nissan est le premier mois de l'année. Et le mot " mois " en hébreu, 'hodesh, a d'ailleurs les mêmes lettres que le mot " nouveau ", 'hadash. Le Séder est chargé d'activités inhabituelles. Soyez curieux. Soyez un étudiant de la vie. Soyez libre.

3. KARPAS

Nous prenons un légume et bénissons Dieu d'avoir créé les fruits de la terre. La gratitude est libératrice. " Quel est l'homme riche ? " demande le Talmud. " Celui qui est satisfait de ce qu'il possède. "

Si nous apprécions réellement tout ce que nous possédons, nous devrions constamment proclamer : " La vie est un cadeau merveilleux ! "

Analysons ceci plus profondément encore. Nous trempons ce légume dans de l'eau salée, afin de réaliser que même les choses qui nous semblent amères - la perte d'un emploi ou la fin d'une relation amoureuse - sont en fait le mieux qui pouvait nous arriver.

La gratitude est une attitude qui demande des efforts et une attention constante. Un juif prend soin de dire 100 bénédictions chaque jour. Sa récompense est l'émancipation.

4. YA'HATS

La définition de la maturité est la capacité d'échanger un petit plaisir immédiat en un plus grand plaisir futur.
Le défi de l'âge adulte est de nous habituer à envisager les conséquences à long terme de nos actions.
" Quel est l'homme sage ? " demande le Talmud. " Celui qui voit le futur. " Nous brisons la matsah du milieu, pas pour maintenant, mais pour plus tard. Parce que la vraie liberté est un investissement à long terme.

5. MAGUID

Les Sages nous disent que l'unique faculté donnée à l'humanité est le pouvoir de la parole. La parole est un outil de construction et de destruction. Car de même que la parole a le pouvoir de construire, elle a le pouvoir de détruire. La médisance et les commérages divisent familles et communautés.

A Pessa'h, nous utilisons notre parole pour " construire " l'humanité - en communiquant, en associant et en nous encourageant mutuellement. Nous restons éveillés une bonne partie de la nuit, à raconter l'histoire de notre exode, à goûter et à partager la joie de la liberté.

6. RA'HTSA

Celui qui se soucie du spirituel et de sa santé physique, établira une discrimination envers toute forme de consommation : quel film regarder, quel ami fréquenter et quel niveau d'éthique pratiquer dans son travail. Les rues sont pleines d'une multitude d'options. Mais ce n'est pas une raison pour consommer de manière compulsive.

Nous " lavons nos mains " pour nous purifier et nous écarter des influences malsaines. La liberté est la faculté de pouvoir dire : " J'ai choisi de ne pas en prendre. "

7. MOTSI

Dieu nous fait deux cadeaux : 1) la matière première et 2) les moyens de la transformer en vie.
Ce que l'homme crée n'est jamais parfait, il ne peut que se mettre au diapason de la perfection ultime qui est l'apanage de Dieu.

8. MATSAH

Saisir l'instant présent. Attendre même une seconde peut faire toute la différence entre une opportunité saisie et un acte manqué.
En fait, la vie est elle-même une affaire de secondes. Le Talmud nous parle de personnes qui, ayant sombré aux profondeurs de l'humanité, changèrent en un instant le cours de toute leur vie.

Le Séder nous enseigne bien plus que la différence entre la matsah et le pain, il nous enseigne la différence entre la vie et la mort.

9. MAROR

Nous avons appris au monde " à transformer les épées en charrues ". Nous avons appris au monde " aime ton prochain comme toi-même ". Nous avons appris au monde à être équitable devant la justice, et que l'admiration ne revient pas au beau, au riche et au puissant, mais au bon, au sage et au gentil.
Dieu est non seulement présent lors de nos délivrances (symbolisées par la matsah), mais également lors de nos exils amers. Il ne nous abandonnera jamais.

10. KOREKH

Le Talmud nous révèle que les juifs en Egypte ont été libérés grâce à leur unité. Nous étions solidaires dans notre engagement mutuel et dans notre engagement pour le futur de notre peuple. Des semaines plus tard, au Mont Sinaï, nous étions ensemble et avons accepté la Torah d'un seul cœur et d'un seul esprit.

Par le mérite de notre unité, nous avons été libéré d'Egypte et ce sera en ce mérite que nous serons libérés à nouveau.

11. SHOUL'HAN OREKH

Nos dirigeants spirituels ne se sont pas voués au célibat, ni ne méditent au sommet d'une montagne. Plutôt que de combattre ou de nier le physique, le judaïsme souligne l'importance des repas de fête et des relations maritales.
Dieu le souhaite ainsi. La preuve en est qu'au lieu de créer des aliments insipides (ou sous forme de pilules protéiques), D.ieu a concocté une variété d'arômes et de textures - orange, fraise, chocolat, banane, mangue. Pourquoi ? Parce qu'Il veut que l'humanité en tire du plaisir ! Adam et Eve furent placés dans le jardin d'Eden - le Jardin du Plaisir. Le Talmud nous dit que l'une des premières questions que l'on pose à une personne quand elle arrive au Ciel, est : " As-tu tiré du plaisir de tous les fruits du monde ? "

La nuit du Séder, nous consommons un repas de fête pour nous enseigner que la vraie liberté est notre capacité de sanctifier la vie.

12. TSAFOUN

Le plaisir physique, bien qu'il fasse partie intégrante de notre vie, doit parfois céder la place à une valeur suprême, au spirituel.

Pour illustrer ce concept, le Talmud compare l'être humain à " un cheval et un cavalier ". La raison d'être du cheval est de nous conduire là où nous désirons aller ; si on l'abandonne à lui-même, le cheval se livrera à la paresse et risque même de désarçonner son cavalier. C'est pourquoi son conducteur est chargé de prendre toutes les décisions.

De même, notre corps est le véhicule qui nous permet de nous déplacer tout au long de notre vie, il requiert soin et attention - mais pas au point d'occuper la place centrale.
Sois maître de toi-même.

C'est cette capacité de nous élever au-dessus de notre être physique qui marque la différence entre nous et les animaux.
La liberté est la capacité de placer notre âme aux commandes. " Quel est l'homme fort ? " demande le Talmud. " Celui qui soumet son penchant. "

13. BAREKH

La pression sociale est l'une des choses qui nous empêche de nous engager et de faire ce qui est juste. C'est une forme d'esclavage que d'être sans cesse préoccupé de son image et de son statut au sein de la société. (" Que penseront-ils de moi si j'exprime mon désaccord ? Comment vais-je supporter la souffrance de l'isolement et du rejet ? ")
Quand nous avons quitté l'Egypte, nous nous sommes libérés des contraintes sociales qui nous confinaient à un chemin étroit de modes, d'images et d'idées.

La liberté signifie faire ce qui est juste, même lorsque cela n'est pas très populaire. Je ne dois vivre qu'avec ma propre conscience. La réalité est libératrice.

14. HALLEL

"Quand les juifs sont sortis d'Egypte et ont traversé la Mer Rouge, ils ont chanté avec allégresse (Exode 15). Quand nous voyons la rétribution du mal, les égyptiens se noyant dans la mer, nous sommes immédiatement reconnaissants à Celui qui a orchestré ce renversement de situation ! D.ieu nous délivre de l'esclavage pour nous offrir la liberté - et nous sommes émerveillés devant la beauté et la rapidité de tout cela.

La rédemption peut être aussi rapide qu'un battement de paupière. Notre expérience égyptienne commença avec Joseph, enfermé dans sa cellule de prisonnier - et s'élevant à la position de premier ministre, en l'espace d'une journée !
Le Séder est la seule des 613 mitsvot à être accomplie spécifiquement la nuit, car à Pessa'h, nous transformons l'obscurité en lumière. Avec le " Hallel ", nous abandonnons tous principes intellectuels et expérimentons la joie de la liberté.

Le chant est le moyen d'expression d'une âme exaltée. C'est le moyen de briser nos chaînes et d'atteindre la liberté.

15. NIRTSAH

Nous clôturons notre Séder par la prière : " L'an prochain à Jérusalem ". Chaque synagogue dans le monde est orientée vers Jérusalem. C'est le centre de tous nos espoirs et de toutes nos aspirations - pas seulement sur un plan géographique, mais au sens large également.

Le Talmud nous dit que la création commença à partir de Jérusalem et que le monde se répandit à partir de ce point. Les cartes médiévales présentent Jérusalem comme étant l'épicentre de l'Asie, de l'Europe et de l'Afrique. Le monde converge vers cet endroit et toutes les forces vitales y résonnent. A travers Jérusalem, le monde entier est remis en perspective.

Le nom Jérusalem signifie " ville de paix ". Shalom, la paix, est bien plus que l'absence de conflit. C'est l'harmonie sans faille d'une humanité qui embrasserait sincèrement une vision commune. Jérusalem est une vision de D.ieu dans notre vie, la métaphore d'un monde parfait. Jérusalem nous donne l'espoir de réussir ce que nous devons accomplir en tant que peuple, sanctifier le monde.

En Egypte, nous n'avions pas encore intériorisé cette leçon, nous étions bien trop épuisés par notre dur labeur (Exode 6 : 9) et nous étions complètement absorbés par l'abîme spirituel de la société égyptienne. Quand nous avons finalement été libérés, cela s'est produit si vite et si hâtivement que même alors, nous avons été incapables de saisir la pleine signification de ce qui nous arrivait. Cela signifie qu'année après année, chaque Séder ajoute un peu de sens aux événements d'origine et nous rapproche de la rédemption finale.

Alors que le Séder touche à sa fin, nous sentons que le processus de rédemption est en train de se produire. Nous nous écrions : " L'an prochain à Jérusalem ! " Nous sommes en route pour retourner chez nous.


Les aliments présents sur le plateau interviennent à plusieurs moments de la soirée du Seder. Ils sont un moyen didactique pour transmettre l'essence du message de la Haggadah.

La soirée du Seder est une soirée de fête.

Sur la table dressée avec goût, on retrouve certains éléments clé : le vin et /ou le jus de raisin pour les quatre coupes.

Trois MATSOTS (pains azymes)

et le fameux plateau du Seder. Celui-ci peut être en argent, en métal, en bois, en verre ou en tout autre matériau. Il peut être recouvert d'une serviette ou d'un napperon. Ce qui importe, c'est que soient présents, et à l'emplacement indiqué, les aliments qui vont faire partie de la mise en scène de la Haggadah.

LE KARPASS

Il s'agit d'un légume sur lequel on peut dire la bénédiction " Boré peri haadama ". Ce peut être du persil, de la carotte, de l'oignon, du céleri, ou de la pomme de terre bouillie. Pessa'h est la Fête du Printemps, la fête de la naissance du peuple juif. Ces légumes sont ici le symbole du renouveau et de la régénération.

MAROR ET 'HAZERET

Ce sont les fameuses herbes amères, souvenir de notre esclavage en Egypte. On peut utiliser de la romaine, des endives, du raifort.

'HAROSSET

C'est un mélange doux, composé, en fonction des coutumes familiales ou communautaires, de pommes, poires, noix hachées et mélangées avec du vin, ou encore de dattes, pommes, noix et vin. Sa couleur brune nous rappelle le mortier que les hébreux utilisaient en Egypte pour fabriquer les briques nécessaires aux constructions.

ZEROA

A l'époque où le Temple existait, les juifs se rendaient à Jérusalem et y sacrifiaient l'agneau pascal en cette soirée du Seder. Ils le faisaient rôtir et le mangeaient en famille. C'était le clou de la soirée, le dessert, après lequel on ne mangeait plus rien. Le cou de poulet ou l'os d'agneau que nous plaçons sur le plateau du Seder sont là pour marquer ce sacrifice que nous ne faisons plus.

Au temps du Temple, chaque juif consommait l'agneau pascal en se joignant à un groupe. Pour le Talmud, plus grand était le groupe et mieux c'était. C'est ce qui explique la raison pour laquelle on fait souvent des Seder avec de nombreux convives.

BEITSA

Quand le Temple existait, on offrait un deuxième sacrifice ('Hagiga), qui lui, était consommé en plat principal. L'œuf présent sur le plateau nous rappelle le deuil de la destruction du Temple. Les Sages du Talmud font remarquer que chaque année, le jour de la semaine où tombe le premier jour de Pessa'h est le même que celui où tombe Ticha Beav, jour de la destruction du Temple.

L'EAU SALEE

A côté du plateau, on pose un bol contenant de l'eau salée. Au cours du Seder, on y trempera le Karpass. Cette eau salée a le goût des larmes que nos ancêtres ont versées en Egypte. De plus, le fait de tremper le légume dans l'eau suscitera la curiosité des enfants qui poseront ainsi des questions. Après tout, n'est-ce pas là le but de la soirée ?


LA PREPARATION COTE "CUISINE" (les manoeuvres de printemps)

Le plus vibrant c'est la communauté des femmes juives qui récurent leur maison, cuisinent, s'échinent dans les épiceries, préparent les menus, s'approvisionnent encore et au moment d'entrée en scène dans....la cuisine, se retrouvent à la case départ: attendant à la caisse du supermarché pour trois articles entre deux caddies d'enfer!

J'ai horreur d'attendre pour me mettre au travail (je m'oblige à attendre le lendemain de Pourim afin de mettre quelques limites à mon empressement).Je ne peux pas m'empêcher de commencer à planifier les menus et à en déduire une liste pour la viande, l'épicerie, le fromage, le nombre de paquets de matsot, etc...

Je suis impatiente de sortir ma vaisselle de Pessah et on doit choisir ce qu'il y a de plus beau. Je ne sais pas cuisiner autrement qu'en grandes quantités en prévision de nombreux invités.

J'ai hâte d'arriver le soir du seder préparé comme il se doit, avec le sentiment de fierté d'être une femme juive reliée aux autres et heureuse d'être membre d'une nation libérée par Hachem de l'esclavage.( Toute plaisanterie associant le ménage de Pessah et l'esclavage est strictement prohibée!)

Que chacun passe un Pessah, cacher, joyeux et en bonne santé!

conseils 1

conseils 2

La Pâque à un caractère domestique car elle se célèbre par un repas pris en famille (Seder) et un caractère public qui est le sacrifice des agneaux fait par les prêtres au Temple.

La Pâque juive (Pessah en hébreu) a pour origine une fête des bergers nomades (la Pâque sacrifice de printemps) et une fête agricole (la fête des Azymes ou des pains sans levain).

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