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Sentences spirituelles diverses, mieux connaître les grandes religions: Judaïsme, Islam, Christianisme, Charles de Foucauld

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20 décembre 2005

Mieux connaître Hanuka (fête juive)

Pendant la fête des Lumières, nous célébrons le miracle de la fiole d'huile qui a duré huit jours et qui continue aujourd'hui encore d'illuminer nos vies.

Hanouka, la fête des lumières !

La fête d'Hanouka célèbre à la fois une victoire militaire et religieuse du peuple d'Israël ; elle commémore la reconquête du temple de Jérusalem et sa purification dont le candélabre allumé est le symbole le plus fort.
Pour comprendre les origines de cette fête, il faut remonter au IIème siècle avant notre ère, période à laquelle la Judée, au sortir d'une guerre de partage entre les généraux successeurs d'Alexandre le Grand, était sous la domination du roi de Syrie, Antiochus IV Epiphane. Or ce roi était un tyran qui n'avait aucun respect pour la religion juive et s'efforçait d'helléniser l'ensemble des populations formant son royaume, c'est-à-dire d'imposer à tous la culture et la religion grecque. Refusant de se soumettre aux pratiques païennes qu'on leur imposait, de nombreux Juifs se soulevèrent, avec à leur tête Juda Maccabé. Ils se rendirent à Jérusalem en - 165, et reconquérirent le temple profané.
Un miracle est associé à la purification du temple par les soldats juifs : lorsqu'ils voulurent allumer la lampe aux sept branches, ils ne trouvèrent qu'une fiole suffisante pour un jour. Pourtant, la provision d'huile alimenta miraculeusement la lampe durant huit jours...


Les traditions d'Hanouka

Hanouka, la fête des lumières, a une portée symbolique très forte pour tous les Juifs. Pour célébrer le miracle de la fiole d'huile, la coutume veut que pendant les huit jours de fête on allume un candélabre à 8 branches, en allumant suivant un ordre précis une bougie de plus chaque jour. L'allumage des bougie est accompagné de prières. La fête des lumières est également l'occasion de festivités : on se réunit autour de repas de fête, et on distribue aux petits enfants de la monnaie et des cadeaux.


HANOUKKA, LA DEDICACE DU TEMPLE.

A. Rivka Cohen

Una kandelika Dos kandelikas Tres kandelikas Otcho kandelas para mi !
Quelle joie que celle chantée par Flory Jagoda !
Chaque année, durant toute la fête des lumières, le cd de la nona ke kanta anime immanquablement d'une tendresse désuète
nos soirées familiales !

Dans quelques jours, avec mes enfants, mes petits-enfants, nous fêterons à nouveau cette solennité, symbole de la renaissance
perpétuelle du peuple juif.
Bien sûr je rappellerai aux enfants qu'en l'an 175 avant l'ère commune, en l'an 3585 du calendrier hébreu,
Antiochus IV Epiphane, celui que les Juifs surnommaient le fou, montait sur le trône du royaume de Syrie... Cet Antiochus
IV avait interdit aux Juifs l'étude et la pratique de la Tora ; il avait fait brûler les rouleaux de la Loi, bafouait le respect de
toutes les traditions, imposait à nos ancêtres brimades et persécutions sans répit...

Et fièrement, je leur répèterai qu'à Modiin, non loin de Jérusalem, vivaient Mathatias et ses cinq fils de la famille
de Hasmonaïm.
Ces zélateurs, ardents partisans de la foi mosaïque, avaient opposé une résistance opiniâtre à l'oppresseur et en 165
avant l'ère commune, ils libérèrent Jérusalem.
De l'antiquité à nos jours, de génération en génération, les mérites et la bravoure de Judas Maccabée se sont
rapportés.
En hébreu, makavet signifie le coup, le marteau, celui qui frappe juste, en français il se nommerait Judas Martel.
Cette fois encore, Judas Maccabée et les siens avaient démontré qu'il était plus facile de vaincre des hommes que
d'annihiler la foi des Juifs en l'Eternel ou leur patriotisme profond.
Les soldats d'Antiochus IV avaient profané le Temple.
Les hommes de Judas Maccabée débarrassèrent le sanctuaire des images, des statues profanes, des idoles du culte
païen qui le souillaient.
Puis ils bâtirent un nouvel autel et le consacrèrent le 25 du mois de Kislev, date choisie pour la nouvelle dédicace du Temple.

Lorsque les Juifs voulurent rallumer la lampe perpétuelle, ils ne trouvèrent qu'une seule fiole d'huile pure, scellée
par le Grand Prêtre, une seule fiole d'huile épargnée des souillures, une quantité à peine suffisante pour brûler tout un jour.
Et huit jours étaient nécessaires pour que les prêtres puissent préparer une nouvelle provision...
Savez-vous comment était obtenue cette huile pure ?
Elle était obtenue par la récupération et l'accumulation des seules premières gouttes de chaque olive.

Une question se posait. Fallait-il en raison de cette carence renoncer à faire rayonner dans le sanctuaire l'éclat
perpétuel ?
Le Talmud rapporte le miracle de la fiole d'huile qui permit l'éclat de la lampe du Temple durant huit jours, miracle
qui est à l'origine de la prescription de la fête de Hanoukka.

Et la lumière symbolise le rayonnement de la Tora, la victoire d'un petit nombre sur le grand, de l'esprit sur la
force, la supériorité du judaïsme sur le paganisme, l'âme impérissable d'Israël.

Ces huit jours furent consacrés, dès l'année suivante, comme une fête impérissable. Ainsi la première nuit de
Hanoukka, lorsque brillent les trois premières étoiles, chacun allume la première lumière ; une flamme supplémentaire
s'ajoutera, chaque soir, jusqu'au huitième jour.

Le candélabre s'appelle " la hanoukkia ", mais dans notre maison sépharade, elle s'appelle en judéo-espagnol " la
hanuka ", du nom de la fête.
Il déploie huit branches pour rappeler les huit jours de la mitzva, plus une neuvième, nommée " gabaï " ou serviteur
qui sert à allumer les flammes.

Jusqu'à aujourd'hui, mon enfance sépharade bruxelloise reste profondément marquée par les gestes simples de la
piété familiale.
L'emplacement où se posait (ou se pose) la hanuka était choisi avec fébrilité, avec une attention toute particulière : à la
gauche de la mezouza de la porte d'entrée et proche de la fenêtre pour que le miracle de la fiole d'huile qui alimenta la lampe
du Temple soit rendu publique.
La famille debout se rassemblait (se rassemble) autour de la hanuka. Au moment de la prière, grands et petits
devaient (et doivent) être entourés des mitzvot, des préceptes mentionnés sur le parchemin de la mezouza à gauche, et des
berahot, des bénédictions à droite.
En hébreu, nous chantions les prières qui accompagnent l'allumage... et à tue-tête, en français, le psaume :
Affranchi de ses tyrans, tout ton peuple triomphant... (le maoz tsour) sans doute était-ce une habitude corollaire des classes
de l'Alliance Israélite Universelle !...
Aujourd'hui nous respectons cette tradition ! L'image demeure semblable à celle d'antan !

Dans quelle réjouissance bruyante, réclamions-nous les fritadikas que Maman vive et caressante se hâtait de préparer !

Si je dédie la première partie contée de ce texte à mes petits-enfants, Shaï et Sara, (ijos de mi ija, dos vezes mis ijos !) la
seconde, je la destine aux mamans ! Elles se feront un bonheur de gâter la gourmandise de leurs bambins et celle des maris !
Manos benditchas... Bokas benditchas !

Lisez et faites les emplettes et préparez ces fritadikas !
Elles bousculeront quelque peu les bimuelos savoureux !
1 poireau 3 branches de coriandre 1 oeuf 1 à 2 cuillerées à soupe de farine tamisée Sel - poivre blanc Poêle à larges alvéoles destinée aux blinis Huile pour la friture
Ciseler les légumes en filaments de cinq ou six centimètres de long. Les mêler, les ébouillanter, les essorer. Ajouter l'oeuf
battu.
Saler, poivrer. Incorporer la farine au fur et à mesure.
Huiler les alvéoles de la poêle. Déposer dans l'huile chaude, une cuillerée à soupe de légumes préparés.
La galette se dore des deux côtés.

Déposer sur un papier absorbant. Dresser sur un plat chauffé.

Ces fritadikas se réalisent avec différents légumes : deux pommes de terre râpées bien poivrées, une vingtaine de feuilles
d'épinards ciselées, une courgette finement râpée parfumée de sarriette fraîche, des lamelles d'oignons, du potiron râpé relevé
de thym et d'ail, trois carottes râpées avec une côte de céleri effilée...
Beraha i salud ! Buena fiesta a todos !


Des photos de la fête de Hanuka


Les Juifs messianiques qui pratiquent cette coutume voient aussi dans ce symbole la lumière dispensée par le Messie en qui ils ont cru, et que Siméon avait contemplé dans le temple, alors qu'il tenait un enfant dans ses bras. Ce nouveau-né n'était pas seulement le fils de sa jeune mère, Marie, qui était à ses cotés. Siméon avait compris et proclamé, dans ce même temple de Jérusalem autrefois reconquis par Judas et son armée, que Jésus était bien cette "lumière qui éclaire les nations, la gloire d Israël son peuple" : il inaugurait une fête qui dure encore pour ceux qui, par la foi en ce Messie, retrouvent le chemin de la communion avec le Dieu d' Israël… Frédéric BAUDIN

Posté à 15:18 - Découverte judaïsme - Commentaires [5] - Permalien [#]

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Commentaires

  • la nourriture

    excusez moi je fais un exposé sur la fête d'Hanouka je voulais savoir si dans cette fête on mange des plats typiques de la fête et si oui lesquels ? merci beaucoup !

    Posté par kiwii !, 03 avril 2008 à 18:00
  • Réponses

    Nous avons déjà planché sur ce sujet, la réponse se trouve à cet endroit:

    http://carnetspi.canalblog.com/archives/2005/12/26/1150406.html

    et également dans la note présente, avez-vous lu ceci?
    que je copie-colle ici:

    Lisez et faites les emplettes et préparez ces fritadikas !
    Elles bousculeront quelque peu les bimuelos savoureux !
    1 poireau 3 branches de coriandre 1 oeuf 1 à 2 cuillerées à soupe de farine tamisée Sel - poivre blanc Poêle à larges alvéoles destinée aux blinis Huile pour la friture
    Ciseler les légumes en filaments de cinq ou six centimètres de long. Les mêler, les ébouillanter, les essorer. Ajouter l'oeuf
    battu.
    Saler, poivrer. Incorporer la farine au fur et à mesure.
    Huiler les alvéoles de la poêle. Déposer dans l'huile chaude, une cuillerée à soupe de légumes préparés.
    La galette se dore des deux côtés.

    Déposer sur un papier absorbant. Dresser sur un plat chauffé.

    Ces fritadikas se réalisent avec différents légumes : deux pommes de terre râpées bien poivrées, une vingtaine de feuilles
    d'épinards ciselées, une courgette finement râpée parfumée de sarriette fraîche, des lamelles d'oignons, du potiron râpé relevé
    de thym et d'ail, trois carottes râpées avec une côte de céleri effilée...

    et nous complétons par deux notes du 3 et 4 avril 08, vous les trouverez en cliquant sur les dates du calendrier colonne de droite en haut

    Bon travail! Vous avllez avoir de la matière pour votre exposé!

    Posté par KNTHMH, 04 avril 2008 à 01:35
  • Quelle signification ont les lettres qui composent le nom "Maccabée"?

    Posté par KREBS, 25 avril 2008 à 12:19
  • Significations du vocable: macchabé

    Maccabée est le surnom qu'a mérité Judas (voir plus bas le développement consacré au surnom *), Judas, troisième fils de Mattathias, ce prètre de la ville de Modiin qui décida de se révolter contre l'hellenisation de la culture juive. La révolte dirigée par lui était une révolte contre tout type d'acculturation de la part du peuple juif qui vivait au sein d'un monde hellénisé. Pour repousser cette "trahison" à la culture pure, cette avilissement et concession à la culture dominante, Mattathias et ses fils n'hésitèrent pas à parcourir la terre d'Israël dans une campagne "musclée" pour circoncire de force tout juif ne se livrant plus à cette pratique! (1 Macchabées 2: 45-46) A notre époque actuelle, nous n'hésiterions pas à qualifier "extrémistes" les actes de ce petit groupe de rebelles. Cependant, ce n'est certes pas ce côté là que voulut retenir la postérité et glorifier la fête d'Hanouka!
    Les fils de Mattathias, à sa mort, ont accepté de continuer la révolte, qui avait le vent en poupe. Les batailles succédèrent aux batailles et se conclurent par la victoire. Victoire temporaire puisque les générations suivantes se laisseront prendre par la tiédeur et succomberont à l'assimilation.
    Hanouka célèbre l'entrée triomphale des vainqueurs dans le temple de Jérusalem où la ration d'huile d'un jour ne s'épuisa pas pendant huit jours. Symbole de la victoire de l'éphémère qui atteint l'éternité (cette petite quantité d'huile brûle en fait miraculeusement le nombre de jour suffisant pour assurer l'arrivée de la nouvelle production d'huile nécessaire aux lampes = huit jours).

    * Un surnom avons-nous dit, qui signifie quoi? marteau, (maqqabah), ou bien signe de Dieu (maqqabayou), Judas, héros farouche et efficace autant qu'un plus récent Charles Martel (marteau), paraissait comme l'"envoyé de Dieu" pour libérer son peuple (de l'hellenisme). Ce surnom de "maccabée" désigna tout d'abord Judas seul, puis par extension, les livres dont Judas était le héros, furent dit "maccabée" ses quatres frères, puis tous ceux qui luttèrent ou souffrirent anonymement pour leur foi et leur nation opprimée à la même époque, en particulier les 7 frères dont l'épopée héroïque est rapportée au deuxième livre (rédigé directement en grec!). On appelle également les livres des macchabées "livre des martyrs d'Israël".
    Par la suite, ce mot a pris d'autres connotations et significations. Les "maccabéades" désignent l'évènement sportif par excellence du judaïsme contemporain.
    Le mot macabé, macchabé, machabé en français par exemple signifie: Un cadavre, un mort. Et macabre: relatif à la mort, lugubre.
    Dans le second livre des macchabées, se fait jour une théologie offrant une solution au problème de la rétribution: la vraie récompense des justes est dans l'au-delà, donc une fois le seuil de la mort franchi.
    On trouve également ceci dans le second livre: "Il (Judas Macchabée) fit faire pour les morts ce sacrifice expiatoire, afin qu'ils fussent absous de leurs péchés." 2 Macchabées 12 : 45
    D'où, je pense, une progressif glissement du vocable macchabé vers une idée de mort. Fin du XV ième siècle: macabrer = mourir.
    La "danse macabre" aurait été une danse liturgique ou un "mystère" représentant le sacrifice et la mort successive des 7 frères du second livre, signifiant que l'être humain doit passer par la mort, une représentation scénique en aurait été donnée dans l'église St Jean l'Évangéliste à Besançon en 1453.

    Posté par KNTHMH, 25 avril 2008 à 14:54
  • Ce n'est pas de cela qu'il s'agit; les lettres "hébreux" qui composent le nom "Maccabée" ont un sens, une signification; c'est comme un anagramme.


    Bien à vous,


    Krebs 05/06/08 14:48


    tant pis
    je vous ai dit que les lettres hébraîques composant ce nom signifient:
    marteau, (maqqabah), ou bien signe de Dieu (maqqabayou)

    si ce n'est pas ce que vous recherchez, je n'ai pas d'autre solution à vous proposer

    bien à vous

    Posté par KNTHMH, 06 juin 2008 à 13:37

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