Sentences

Sentences spirituelles diverses, mieux connaître les grandes religions: Judaïsme, Islam, Christianisme, Charles de Foucauld

compteur_carnetspi


27 février 2005

Comment j'ai pu me séparer de mon fauteuil roulant

Témoignage

Léon Huor

L'auteur de ce témoignage est né en 1942. Chinois originaire du Cambodge, il vit actuellement dans la banlieue de Versailles. Il était athée. A la suite d'un accident qui lui a valu une section à 95% de la moelle épinière, il est devenu paraplégique et condamné, pour le restant de ses jours à se déplacer en fauteuil roulant. Quand cette terrible sentence est tombée, il a songé à mettre fin à sa vie. Mais en 1985, il eut la chance de connaître la Parole de Dieu. Toute sa famille s'est fait baptiser. Il est alors touché par la grâce de Dieu : il peut actuellement marcher avec une canne et avec peine sans canne. Il a passé tous les examens cliniques et professionnels pour devenir chauffeur de taxi. Il l'est depuis 1992 jusqu'à ce jour ! Gloire soit à Jésus le Seigneur miséricordieux !

Serviteur dans une ambassade

Originaire de l'Ile de Haïnan (Chine), mon père a émigré au Cambodge avant la seconde guerre mondiale pour y commercer. Je suis né en 1942 dans la ville de Da-Nian et hérite dès mon plus jeune âge de la tradition athée de la famille.

Pendant la seconde guerre mondiale, la fortune de ma famille ayant été détruite par l'armée japonaise, j'ai été contraint dès l’âge de treize ans à travailler dur pour aider mes parents.

En 1965, bien vu de l'Ambassadeur d'X en France, j'ai été embauché pour travailler à l'ambassade. Fou de joie et honoré d'avoir été choisi, j'ai très vite réalisé que je n'étais qu'en fin de compte un commis de cuisine. Très déçu, je passais le plus clair de mon temps à dormir en dehors des heures de travail. Les fonctionnaires de l'ambassade s'emportaient facilement contre nous et nous n' étions même pas libres de sortir, quand nous en avions envie. Quand je repense à cette période de "réclusion" longue de cinq ans, mon coeur se serre encore.

Le Cauchemar

Quelques années après, suite à un accident, je suis devenu paraplégique. Même les meilleurs hôpitaux parisiens (Cochin-Garches) ont "capitulé". Quand j'ai appris la sentence (section de moelle à 95%, paraplégie définitive), je n'avais qu'une idée en tête : mettre fin à ma vie.

Dorénavant, notre vie était voilée de tristesse. Nous ne mangions même pas à notre faim, et nous subsistions grâce aux allocations familiales.

Touché par la grâce

En février 1985, Dieu frappa à notre porte. "Dieu nous tend la main, quand nous sommes désespérés". Par hasard, une amie nous a présenté un membre de Véritable Jésus Eglise. Quand celui-ci eut appris mon histoire, il me rendit témoignage de la venue de Jésus le Sauveur, de son amour et de sa puissance. Au début, j'étais très intrigué. Bien que mes idées athées fussent profondément ancrées, je sentis en moi une force supérieure qui m'encouragea à chercher à mieux connaître cette Eglise.

Dès lors chaque week-end, des membres de l’église me rendaient visite. Dans le même temps, les témoins de Jéhovah venaient également m'annoncer la Bonne Parole...Comme les membres de Véritable Jésus Eglise consacraient régulièrement leurs jours de repos à venir s'occuper de moi, pour aider mon corps à trouver le chemin de la guérison et mon âme, celui du Salut, j'ai été petit à petit conquis par leur amour. Qui plus est, dans leurs discussions ils se référaient constamment à la Bible et ils me rapportaient nombre de témoignages, à travers lesquels Dieu manifesta sa puissance. Je me décidai donc à aller à l’église pour comprendre davantage.

Dans l’église, J'ai pu alors constater chez tous les membres de l’église, petits comme grands, un amour sincère et une joie spontanée. Tout cela me parut d'autant plus précieux que nous vivons actuellement une époque où l'on n'agit que par intérêts. En même temps, grâce à la patience des frères et soeurs, mes interrogations concernant Dieu et le monde ont fondu comme neige au soleil. Je compris donc que Dieu était avec cette Eglise et qu'il lui octroyait sa bénédiction. Je reconnaissais alors que Jésus était le Sauveur.

Baptême

Le 26 mai 1985, au cours d'une session d'évangélisation, j'ai pu affermir ma foi. Ce matin-là, les quatre membres de ma famille ont reçu le baptême dans la Marne et devinrent enfants de Dieu. Au cours du baptême, des gens en vacances sur les bords de la Marne nous observaient avec curiosité. Vivant dans un pays de longue tradition chrétienne, ils n'ont jamais assisté à un baptême dans un fleuve et s'étonnaient de trouver des gens encore à ce point fidèles à la Bible. Pour me descendre dans la Marne, deux frères n'ont pas ménagé leurs forces, car j'étais lourd et ne pouvais pas du tout les aider. Mais grâce à la puissance miraculeuse de notre Seigneur, après le baptême, je me sentais bien, extraordinairement joyeux. Pour me remonter sur le bord du fleuve, les deux frères peinaient déjà beaucoup moins. Je n'étais pas encore guéri, mais l'amélioration était très nette.

Marche sans cannes

Dès lors, la puissance de Dieu continuait à opérer sur moi. Mon état clinique évoluait favorablement sans l'aide de médicaments. Fin décembre 1985, je conduisis en voiture toute ma famille en Allemagne de l'Ouest pour participer à la cinquième convocation spirituelle européenne.

Pendant la réunion, je suis monté sur scène pour rendre témoignage de la grâce de Dieu. Pendant que je parlais, une force descendit en moi.

Confiant, je déclarai alors que je voulais tenter de marcher sans cannes, ce que j’exécutais sur le champ. Devant un auditoire composé d'une quarantaine de personnes venant de France, d'Angleterre et d'Allemagne, je fis le tour de la salle sans mes cannes en cinq minutes. Je ne pouvais alors m'empêcher de m'écrier intérieurement : "Grâces soient rendues à Dieu, je peux enfin marcher sans cannes !" Ceux qui étaient présents ne pouvaient contenir leurs éloges et rendaient également grâces à Jésus-Christ, notre Dieu.

Le Seigneur m'a vraiment prouvé son amour. Bien que je passe mon temps à renier son existence, il me tolère dans tout son amour. A tout moment il veille sur moi et guette la meilleure occasion pour ramener cette brebis égarée que je suis, dans sa bergerie.

Bonne est la volonté divine

Quand je repense à la chute du Cambodge en mars 1979 entre les mains des communistes, ce sont des événements terrifiants qui me viennent à l'esprit. En une nuit, la population de la capitale (Phnom-Penh), qui comportait trois millions d'habitants, était chassée de la ville vers des campagnes. Démunis de vivres et devenus des sans-abri, ces cambodgiens étaient contraints à travailler la terre, tout en se nourrissant de plantes diverses et en buvant de l'eau boueuse. En un laps de temps très court, au moins un million d'habitants furent décimés. Je me réjouis maintenant que Dieu, dans sa miséricorde m'ait permis à l'époque de travailler à l'Ambassade d'X en France et grâce à ce poste, faire venir ma mère et mes soeurs à Paris. Sans cela, nous n'aurions pas pu partir et échapper à ce génocide, avec le peu de fortune dont nous disposions. De plus, le Seigneur nous a permis de connaître Son Eglise, la Véritable Jésus Eglise à Paris. Quand je repense à tout ce passé, je ne sais comment rendre au Père, un peu de ce que j'ai reçu de Lui. Il y a quelques milliers d'années, Joseph, vendu par ses frères en Egypte et devenu 13 ans plus tard homme puissant de ce pays, déclara à ses frères saisis par la crainte : "Vous aviez formé le projet de me faire du mal, Dieu l'a transformé en bien, pour accomplir ce qui arrive aujourd'hui et pour sauver la vie d'un peuple nombreux" (Gn 50.20). Telle est également l'expérience qu'a vécue ma famille. Dieu est un Dieu véritable.

Dieu est sur terre, à nos côtés

Après notre baptême, nous vivions pleinement dans la joie chrétienne. Mais au fil du temps, surmenée par le travail et les tâches ménagères, mon épouse commençait à perdre progressivement cette joie et considérait comme une corvée les réunions, les prières et la lecture biblique. Un jour, alors que je l'encourageais à lire plus souvent la Bible, elle me répondit sur un ton exaspéré : "je pense que tu as perdu la tête, à force de croire". Elle s'est tout de suite repentie. Consciente de ses propres faiblesses, elle s'est mise alors à prier avec ferveur pour recevoir le Saint-Esprit.

Fin 1985, pendant la réunion spirituelle européenne, mon épouse commença à sentir la présence du Saint-Esprit sans toutefois le recevoir. Dès lors, elle adorait prier. Elle était à plusieurs reprises émue par le Saint-Esprit, mais celui-ci ne demeurait pas en elle.

Fin juillet 1987, après avoir participé à une session d'évangélisation à Londres, nous allions rendre visite aux autres membres de l’église en Ecosse. Le 08 août, nous voici à Edinbourg. Cette nuit-là, avant de se coucher, mon épouse implora le Seigneur: "Jésus mon Seigneur, j'attends depuis longtemps le Saint-Esprit. Pourrais-tu me l'octroyer demain, lors du service de prière du Sabbat ?"

Le lendemain, jour du Sabbat, elle s'était mise à prier avec la communauté. Deux minutes après, elle chantait malgré elle "Alléluia, Alléluia". Elle était remplie d'une joie ineffable. Son chant ne se termina qu'avec la fin du service de prière.

Peu après, elle s'était remise à prier avec d'autres membres de l’église. Le même chant mélodieux reprenait et se répétait ainsi trois fois de suite jusqu'au service suivant.

A midi, pendant la prière, inspirée par le Saint-Esprit, elle se mettait de nouveau à chanter. Remémorant les différentes grâces qui ont touché sa famille et pleine de gratitude, elle passait, malgré elle, du chant à un rire radieux. Peu après, une force descendit en elle. Elle commença à parler en langues avec facilité. Remplie du Saint-Esprit, elle ressentit une joie intense qu'aucune réjouissance de ce monde n'aurait pu lui procurer. Elle s'exclama en son for intérieur: "Jadis, j'entendis parler de Dieu, mais il était une entité abstraite. A présent je peux le sentir, et expérimenter sa puissance et son amour".

Par le passé, tout en sachant qu'il fallait lire souvent la Bible et prier régulièrement, mon épouse n'avait pas toujours le courage de le faire. Elle se montrait même parfois désagréable, quand je l'y encourageais. A présent, sous la conduite du Saint-Esprit, elle adore aller aux réunions, prier, lire la Bible et m'invite souvent à y participer. En tant que mari, je ne peux que m'en féliciter, rendre constamment grâces à Dieu et le glorifier. Amen !

Venez à moi,

Vous tous qui êtes fatigués et chargés,

Et je vous donnerai du repos.

Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions,

Car je suis doux et humble de coeur,

Et vous trouverez du repos pour vos âmes.

Car mon joug est aisé,

Et mon fardeau léger.

( Mt 11.28-30)

Posté à 06:24 - Guérisons? - Commentaires [0] - Permalien [#]

De nouveaux impératifs de vie font que notre présence sur le net est restreinte aux lundi et mardi de chaque semaine scolaire, nous vous demandons de le prendre en considération et d'en tenir compte au cas où vous déposeriez des commentaires ou des questions. Merci et bonnes visites dans ce blog.

Commentaires

Poster un commentaire